31 août 2010
Le banquier et ex Sénateur allemand Thilo Sarrazin: l´Allemagne oeuvre à sa disparition
Thilo Sarrazin, un ex Sénateur actuellement banquier membre du conseil d´administration
de la Bundesbank, la banque fédérale allemande, a présenté son livre fort
controversé hier : « Deutschland
schafft sich ab ». Ce livre rencontre, malgré son fondement
statistique irréprochable, la critique de tous. Pourquoi ?
Ces
vérités qui éclaboussent…dont on veut à tout prix méconnaître la voix
"La
vérité de demain se nourrit de l'erreur d'hier."
Antoine de Saint-Exupéry ; Terre des hommes - 1939. 
Que dit donc Sarrasin dans son livre de si curieux pour que tout le monde s´en prenne à
lui ; ce qu´il dit est-il exact ou faux ? Ces question, si on y répondait
sincèrement, on ne saurait que dire, comme 5 contre 95 % des allemands qui se
sont prêtés au sondage public, que Sarrazin avait complètement raison et ses
chiffres bien fondés. Mais alors pourquoi la chancelière, la SPD et même la
Bundesbank se distançaient-ils de lui et lui faisaient des remontrances sur ses
propos ? Une manière comme une autre de cacher la vérité qui, en venant à
jour dans cette période de crise économique et d´indésirable terrorisme fondamentaliste islamique, risquait de donner un regain d´arguments au
réveil d´un radicalisme de droite dont on sentait déjà, avec le chômage et la
compression des salaires imposés par la crise économique, gronder des bas
fonds assourdis des forces vives occidentales.
Aux Etats-Unis, sans grande gloire au front de la crise, Obama se débattait
avec Sarah Palin et le Tea Party des républicains. En France Sarkozy délogeait, avec
une violence inattendue et gravement décriée par le monde entier, des africaines
enceintes de logements d´occupation avant d´embarquer les gens de voyages et
les renvoyer chez eux en Roumanie. En Allemagne les délits de violence des
radicaux augmentaient de 30% et Sarrazin publiait ses conclusions explosives…Apparemment
le bas blessait bien quelque part face à la crise économique et face à la courbe
démographie occidentale en banqueroute dans le monde entier, même en Russie, au Canada ou en Australie. L´occident perdrait-il lentement la patience et
tendrait vers la remise en cause de ses propres valeurs démocratiques ? Serions-nous
en face d´une lente et progressive érosion sans issue ou tout cela ne serait-il
qu´une ironie des temps comme nous en avons déjà vu ?
Que disait donc Sarrazin pour qu´on se jeta sur lui de tous les côtés ;
après tout, la liberté d´expression est encore une valeur fondamentale en démocratie.
Oui, que disait-il de si choquant, ce banquier et ex Sénateur de Berlin ?
Chiffres à l´appui il a démontré que :
- les immigrés islamiques et arabes en Allemagne s´intégraient le plus mal ;
alors que les chinois, vietnamiens, indiens de deuxième génération avaient vaincu
leurs difficultés linguistiques et avaient fait gagner à leurs enfants de
meilleures qualifications professionnelles, les immigrés turques et arabes, à l´exception
des iraniens, des pakistanais et même afghans, ne s´intégraient que bien
difficilement. Or ce sont ceux qui faisaient le plus d´enfants lesquels n´étaient
ni suivis aux études, ni encouragés à briguer de hautes qualifications afin de
rehausser leur niveau de vie et celui de la société dans laquelle ils vivent.
- Ces immigrés islamiques vivaient le plus des transferts sociaux, étaient
moins productifs pour la société, leurs enfants se retrouvaient le plus souvent
à la loge la quasi ignorance, de la criminalité ou abandonnaient leurs études…ce
groupe d´immigré était celui qui voulait à tout prix se démarquer, par sa
religion et par son habillement, aux autres membres de la société.
- Les musulmans s´épousaient trop souvent entre eux en famille proche ou élargie,
ce qui créait un nombre croissant de maladies génétiques, notamment une forme
latente d´imbécillité intellectuelle. Ce groupe représentait en Allemagne à peu
prés 3 millions de personnes.
On peut jouer les
innocents gratuitement tant qu´on veut face à une situation donnée, mais pas autant d´ignorer la
vérité ou se
refuser tout simplement à être objectif; cela agrave toujours les
problèmes et leurs maux à l´avenir. Etait-ce une nouvelle qualité en
occident de cacher la vérité quand bien même celle-ci crie et saute
pleinement
aux yeux ? Ce que dit Sarrasin n´est pas nouveau et statistiquement,
c´est vrai
en France, en Allemagne, en Hollande, en Belgique. Mais ce qui est
étonnant, c´est
en fait la fausse réaction que ces vérités connues de tous soulèvent
aujourd´hui.
Veut-on cacher la vérité éternellement devant la détérioration
incroyablement menaçante
de la courbe démographique allemande ? Après tout l´industrie allemande
réclame
déjà des émigrés hautement qualifiés pour combler les rangs éclairés de
ses
techniciens et ingénieurs ; pourquoi se refuserait-on à dire aux
musulmans
de la deuxième génération (enfant de la première) qu´ils devaient
changer de mentalités
et saisir leurs chances encore plus réelles aujourd´hui qu´hier où on
les
enferma dans la main d´œuvre du plus bas de l´échelle sociale. Tout le
monde y
gagnait, la paix et l´économie sociale tout autant. Ces enfants
islamiques étaient
malgré tout allemands, ils ne devaient pas l´oublier ; l´avenir de
l´Allemagne,
c´était aussi leur avenir…comme celle de l´Europe.
En fait ce qui a choqué les politiciens dans les allégations de Sarrazin, c´était
cette phrase du genre "y en a marre" résumant les appréhensions fondées (sur les statistiques et les
chiffres de natalité entre les allemands et les émigrés islamiques) de l´auteur :
« Je
ne veux pas que mon pays soit, dans l´avenir, dominé par une majorité d´islamistes ;
si je veux voir des mosquées ou des islamistes, je m´offre des vacances en
Orient ». La politique montait aux barricades, ainsi que les associations
islamiques allemandes et mêmes juives…que craignait-on ? Une flambée indésirable
de querelles sociales ? Ou la politique se refusait-elle, parce que les associations
islamiques étaient fortement soutenue par l´Arabie Saoudite et son pétrole et
par la Turquie et son marché industriel apprécié dans la crise, à affronter
trop tôt une vérité qu´il fallait prendre aujourd´hui par les cornes avant qu´il
ne soit trop tard ? Curieusement la semaine passée un fait a défrayé la
chronique allemande à la rentrée scolaire : un chercheur pédagogue a découvert
qu´un enfant du nom de Kevin recevait toujours de mauvaises notes. Après vérifications
par noms et travaux échangés (On a donne le nom de Kevin aux meilleurs élèves
et d´autres noms courants aux Kevin), la thèse s´est hélas confirmée, pourquoi
cela ? L´Allemagne était-elle restée, comme le lui reprochait l´OECD, le
seul pays occidental où le nom des enfants et la profession de leurs parents
influaient sur leurs notations et leur avenir professionnel ?
Ce n´était sûrement pas pour aider les choses que Kadhafi atterrissait en Italie accompgné de 200 jeunes femmes et 30 chevaux. Son pays la Libye, faute d´investir chez elle ou presser le développement de son pays, achetait de plus en plus d´influences économiques dans l´industrie italienne. Et si ce n´était que cela…ce président musulman excentrique fit recruter pour saluer son arrivée 500 hôtesses italiennes des plus belles pour 80 € et tenta de les islamiser en leur disant : «L´Europe doit se convertir à l´Islam.». On n´en revenait pas : pas capable de s´industrialiser chez lui cet homme et chef d´Etat riche de pétrodollars n´avait d´autre pensée que d´islamiser les autres…si ce n´était pas un peu trop bédouin, tout cela ?
Toujours est-il
que la culture occidentale, une des cultures les plus belles et la plus
performante du monde ; celle qui a offert au monde le progrès le plus diversifié, réfléchi
et le plus organisé…si cette culture ouvrait ses portes à l´immigration, elle
se devait cependant de protéger son identité et ses caractères intellectuels et
rationnels ! Si les émigrés qui faisaient le plus d´enfants en occident, et
cela surtout avec sa courbe démographique chancelante actuelle, ne se donnaient
pas la peine d´adopter ses valeurs et les défendre au mieux de leurs capacités
et de l´amour de la démocratie dont ils ont eu la chance de bénéficier de ses
qualités, l´occident risquait bien de perdre ce qui a fait d´elle la culture la
plus puissante et la plus créative de la terre. Ou peut-être Kadhafi venait-il
déjà ironiquement donner les derniers sacrements à un occident en mal de
croissance et au bord du précipice ?
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
30 août 2010
Ayons le courage de critiquer et corriger nos aînés en Afrique
Commentaire sur facebook
Même Cheikh Anta Diop n´est pas infaillible !
Là vous m´avez bien déçu, cher @ Upahotep Kajor; je m´attendais de votre
part de plus d´autocritique...et surtout de dépassement du discours de Cheikh
Anta Diop...que j´ai lu il y a trente ans ! Le problème avec les écrits, c´est
qu´ils sont statiques, même la Bible, le Coran ou n´importe quelle
constitution. C´est pourquoi les gens réellement intelligents réécrivent et
rediscutent ces écrits.
Pour le cas de Cheikh Anta Diop que j´admire, ce que je lui reproche, c´est
son manque d´économisme criant ! Vous relevez ici ses trois facteurs:
historique, linguistique, psychologique...Où est donc resté l´économie et la
production et où est resté la promotion intellectuelle, la science et la technologie ? Tout cela
tombe-t-il du ciel ? Comprenez-moi bien: je suis sûr que Cheikh Anta Diop y a
pensé; seulement, à mon sens il a bien oublié d´y apporter un accent
particulier ! Or ce sont ces derniers facteurs qui déterminent la quintessence
réelle d´une culture, son avenir et sa vitalité créative ! Ce défaut, tous les
africains le font...ou alors ils croient que ces facteurs sont entendus ou
évidents dans une culture. Ce n´est absolument pas vrai. Voyez-vous, mon ami,
quand on fait des prétentions de soi aussi engagées pour notre continent que
les vôtres, la moindre des choses est qu´on fasse montre du détail le plus
méticuleux et le plus averti qui soit, pourquoi ?
Parce qu´au regard justement du passé des pyramides, des Bâtons d´Ishango,
des reines de Méroé, d´empires glorieux qui ont vu le jour en Afrique et
disparu cependant en ne laissant derrière eux que pierres froides et sable du désert ;
devant notre perte de technicité et de savoir-faire qui nous a valu
l´esclavage, la colonisation de tous les envahisseurs de nos terres, nous
sommes bien en droit de nous demander pourquoi nous sommes tombés si bas ? Et
si nous avons fait des erreurs, quelles étaient-elles et comment peut-on
aujourd´hui y remédier et retrouver notre créativité et notre ingéniosité
d´antan et bien mieux encore ? Car, ceci soit dit, le monde d´aujourd´hui est
encore plus criminel qu´hier car plus compétitif, faux et sournois.
A propos de votre facteur psychologique, je me permets de dire ceci: il n´y
a pas meilleur argument psychologique qu´une économie qui fonctionne et nourrit
les rêves et les attentes de ses enfants d´espoir et de meilleur avenir ! Par
contre, je me demande ce que ferait et vaudrait votre cure de psychologie dans
la pauvreté et la misère ? Et précisément si au lieu d´investir dans l´avenir
de leurs propres enfants, les élites africaines faisaient comme actuellement de
jeter l´argent par la fenêtre et consommer étrangers ? Vous sous-estimez
l´économie, mon ami et c´est dangereux, bien dangereux parce que vous ne me
donnez pas l´air d´avoir compris ce qui fait la force réelle ou la puissance d´une
culture.
A propos de votre facteur linguistique je vous donne cette blague belge sur
le bilinguisme pour vous détendre: deux sociétés de production s´installent à
bruxelles. L´une affiche à sa porte: ici on parle français; l´autre affiche le
lendemain: ici on ne parle pas, on travaille ! Vous comprendrez certainement
que j´aime la deuxième version de cette blague, n´est-ce pas…
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
29 août 2010
Devons-nous re-penser l´Afrique pour la désaliéner et la sortir de ses marasmes actuels ?
Commentaire sur Facebook sur les dangers culturels évidents des langues coloniales
sur l´originalité identitaire des africains
L´Afrique peut-elle redevenir elle-même et comment ?
Repenser l´Afrique ? En partant de quels critères ? Non, ce n´est pas de
l´arnaque; c´est plutôt pour dire que celui qui doit repenser l´Afrique,
celui-là n´existe pas parce qu´il a été lui-même influencé par tous les
éléments de l´histoire qui l´ont précédé et formé. Tout ce que nous pouvons
faire, à mon avis, c´est de retrouver l´Afrique de nos valeurs les plus belles,
les plus positives, les plus fidèles à nos identités. Mais ici encore nous
devons avoir le courage de faire la différence entre valeurs volages, aliénées
ou mêmes contradictoire à nos intérêts...et celles qui nous définissent et nous
réalisent réellement dans le temps et l´espace. C´est un énorme travail autant
honnête que sincère et objectif; combien de gens savent le faire ? Bonne
question quand on sait que les historiens africains sont muselés ou en retard
critique, que les économistes nous laissent piller et exploiter pendant que des
gouvernements fantoches et corrompus jetaient nos accumulations par la fenêtre
au lieu d´investir dans notre avenir à tous, que notre histoire était présentement
écrite par les étrangers que par nos propres écrivains ? Je me demande d´où
donc viendra le changement si nous laissons les choses comme elles sont
actuellement ?
A propos de langues étrangères ou africaines je dirai ceci: les structures
rationnelles d´une langues sont importantes au développement mental et
intellectuel d´un enfant et de toute la société. Mais une société peu versée
dans l´abstraction ne sait pas non plus créer l´abstraction par décret...or de
l´abstraction et de la spéculation naissent la science, la technique et l´imaginaire
esthétique et créatif. Apprendre une langue enrichit toujours celui qui s´y est
prêté parce qu´après tout son cerveau fait un effort pour définir, raisonner,
décrire les choses et les idées dans cette langue nouvelle ou dialoguer.
Cette histoire de langue, pour peu qu´elle soit importante et utile pour
l´identité d´un peuple, d´une nation, ne doit pas nous faire oublier la réflexibilité
de la langue par rapport à sa culture et à son contexte technique,
abstractionnel, scientifique. Les langues africaines, pour dire vrai, sont
restées enclavées dans le passé suite au module linguistique dominant de la
colonisation...et bien sûr le haut niveau technique et scientifique de la
culture du colonisateur. Aussi, parler de restaurer les langues africaines
aujourd´hui doit aussi passer par une actualisation profonde et permanente afin
que ces langues arrêtées redeviennent actives et répondent aux exigences des
temps et de notre évolution future. Et á propos de langues africaines il est
important de dire ceci á tous ceux qui chantent l´Union africaine…tout en suggérant
par-là une forme d´union raciale ou continentale ; il n´existe pas de
langue africaine réunissant toute l´Afrique ! Cela veut dire que l´union,
si elle se fait réellement, doit accepter d´emblé les différences linguistiques,
religieuses, de traditions et de valeurs régionales, etc. Ce n´est donc pas
cette Union qui va résoudre des problèmes économiques, politiques mais plutôt
le travail, le rendement et l´effort de rapprochement culturel dus au respect
du bon voisinage.
Je n´ose pas dire ou constater, encore une fois, que l´Africain se cherche
un échappatoire pour expliquer ou excuser ses problèmes actuels...qui sont
évidents et pas seulement linguistiques ! Retrouver la vraie Afrique africaine
est voeu louable et légitime mais complexe dans sa réalisation si on est
réellement sincère. La langue ne joue qu´un rôle parmi tant d´autres;
personnellement je pense que c´est l´imaginaire créatif africain qu´il faut
réactiver et magnifier: son sens du beau, du détail, son intelligence pratique
et fonctionnelle, son originelle saisie des problèmes et bien sûr de solutions
particulières à y apporter. Ceci est loin uniquement de n´être qu´un travail
linguistique ! Nous devons plutôt nous poser tous fondamentalement toutes les
questions existentielles relatives à notre avenir et notre sens de l´histoire
et y répondre le plus efficacement et le plus intelligemment que possible et
avec un idéal respectant nos meilleures valeurs, en organiser et abreuver nos
sociétés...tout en continuant à chercher en nous et par nous à l´avenir ce qui
nous réalise le mieux. Et nous verrons à ce moment là, logiquement, que ce
n´est pas une langue qui fait une identité, mais plus. Beaucoup plus.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
24 août 2010
Les africains sont-il vraiment les victimes économiques et culturelles volontaires des occidentaux ?
Commentaire sur Facebook
Les
africains devraient aussi avoir le courage de se tirer eux-mêmes les oreilles…
"On nous avait appris à chanter les louanges des Dieu pour nous faire
oublier que nous étions des hommes" Patrice Emery
Lumumba
Ba N Gaary, transférer la technologie ? Allons, mon ami vous rêvez; les
gouvernements occidentaux qui ont fait miroiter cela aux africains les
trompaient au grand jour. D´abord la technologie est privée en occident, pas
publique; ce n´est donc pas à un Etat ou un gouvernement d´en décider. Autre
absurdité qu´on a fait avaler aux intellectuels africains endormis est qu´on
peut leur donner la matière grise d´une culture entière...Mon Dieu il faut bien
être idiot un seul instant pour le croire ! Après tout, il a fallu des
investissements, des recherches, des efforts intellectuels et techniques
individuels pour arriver á ces résultats, privés comme je le disais.
Sommes-nous dans un système communiste en occident ? Depuis quand
récompense-t-on l´idiot et l´endormi incapable en système capitalisme ? Vous
voyez, mon ami, que rien qu´en réfléchissant logiquement on n´arrive pas à
comprendre que nos intellectuels se soient laissés aussi facilement berner à
attendre qu´on leur transforme le vent en or brillant. Qui est donc l´idiot du
village ? Il ne faut pas reprocher aux occidentaux l´infantilisme et la naïveté
insultante des intellectuels africains face `la défense résolue de leurs
intérêts. Il faut plutôt veiller à cesser de roupiller...
Le CFA rend servile ? Mais qui donc nous empêche de nous en débarrasser ?
Les grandes douleurs de la garantie par nous-mêmes ? Elles passeront, au moins
nous saurons où nous en sommes et ce qu´il faut faire pour maintenir nos
monnaie à tel ou tel niveau ; cela ne dépendra que de nous, mais pas seulement
du jeux du blabla et du victimairisme faussement innocentant, hein ! Sur la
question des matières premières, si les africains et parmi eux particulièrement
les congolais de la RDC avaient investi dans l´industrie de transformation au lieu
de jeter l´argent par la fenêtre et importer à outrance sans produire et
exporter la qualité de leur travail, ils se seraient développés plus rapidement
et seraient aujourd´hui moins pauvres. Au lieu de cela on fit confiance au faux
transfert de technologie qui n´arriverait jamais á moins d´en payer les
licences à leurs propriétaires respectifs et bien sûr on joua les arrivistes
consommant à outrance les produits industrialisés occidentaux. Ceci fit
disparaître les capitaux vers l´occident et manqua pour former des techniciens
adéquats, investir dans l´emploi et les petites entreprises et faire une
politique sociale de promotion à l´habitat, à l´urbanisme, à la lutte contre
l´analphabétisme...etc.
Je vous dis mon ami, je suis du métier et bien formé en Allemagne; je vous
en dirai d´autres, mais s´il y a quelque chose que je n´aime pas du tout c´est
le populisme bon marché de bien d´africains limités sur le Net autant qu´au
pouvoir en Afrique. Je reconnais que les occidentaux ont une part considérable aux
malheurs africains actuels, mais la plus grande part de bêtise et
d´irresponsable cécité revient aux africains eux-mêmes ! Nous avons connu près
de 1200 ans de domination islamique+ esclavage, puis 400 ans d´esclavage
occidental et 100 ans approximativement de colonisation...et les mêmes qu´hier
venaient vous dire de livrer vos matières premières aveuglement et qu´ils vous
transféreront la technologie et vous vous laissez prendre et abuser encore une
fois ? Comment peut-on appeler cela sinon que c´est la cime de l´idiotie ? Et
si vous vous libérez et aspirez à l´indépendance dans les année´60, la première
chose que vous faites c´est participer à l´assassinat de vos élites averties et
vous jeter dans l´imitation et la consommation des produits étranger ? Mon ami,
Ba N Gaary...dites-moi comment cela s´appelle, s´il vous plait, si ce n´est pas
l´illogisme le plus insultant qui soit envers soi-même ?
Aujourd´hui il ne faut pas pleurer des larmes de crocodile et condamner des
gens dont l´histoire n´a que trop bien illustré et chroniqué de leur rapacité;
les africains doivent seulement changer de mentalité, s´aimer mieux eux-mêmes,
leurs enfant et leur avenir au lieu de jouer les innocents perpétuellement
trompés par les autres, ces méchants occidentaux. Après tout, c´est aux
africains de défendre leurs intérêts et l´avenir de leurs enfants; ce rôle ne
revient pas à l´occident. Pas du tout. Celui qui veut vivre mieux, libre et
indépendant, celui-là ne dort pas et agit en conséquences. Combien de larmes
n´avons-nous pas versé dans l´histoire ? Où étaient donc Dieu, la civilisation
et les droits humains ? Faut pas rêver, mon ami, nous devons changer les choses
en Afrique absolument, mais sincèrement et en connaissance de cause, hein ! Et
maintenant, si nous voyions les choses en détail et plus consciencieusement ?
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
23 août 2010
A l´exemple de la "symbiose industrielle" de Kalundborg ; l´Afrique peut-elle s´industrialiser écologiquemen
Commentaire sur Facebook à propos de http://en.symbiosis.dk/industrial-symbiosis.aspx
Pas
seulement une question de volonté, mais aussi de savoir-faire…et de moyens
Vous serez tous surpris: tous les inconvénients écologiques actuels sont
hérités d´un courant industriel plus ignorant de ses effets secondaires que
réellement conscient et respectueux de la valeur de l´écologie pour le monde
entier. Le problème, tout le monde l´a soulevé, c´est l´emprisonnement mental
et financier dans des formes d´investissements et de consommation de produits
polluants ou destructeurs de l´écologie, L´Afrique, bien sûr, a une chance inouïe
d´éviter cela parce qu´elle est au début de son industrialisation et de son
orientation énergétique, technique et industrielle...mais, et ce mais est
évident, il faut plus d´intelligence technique, plus de critique et
d´éloignement de la faisabilité technique et énergétique occidentale.
Et là commencent en réalité les problèmes des africains car leurs
universités ne sont que peu innovatrices et librement créatives ou
interrogatrice de ce que peut être les solutions idéales. On copie plutôt qu´on
ne réfléchit et qu´on critique en Afrique...peut-être suis-je bien dur á ce
propos, mais vivant en Allemagne où l´écologie a une très grande influence
sociale et pionnière dans le monde entier, on voit combien les lobbies
traditionnels combattent les solutions plus écologiques. Par ailleurs, comme le
disait le professeur Modjib Latif, avec cette crise et la spéculation qui l´a
envenimée, les sociétés de capitaux investissent ailleurs que dans de nouveaux
principes de production plus écologique. A moins, bien sûr d´y être
poussés...ou généreusement subventionnés. a ce prix l´écologie devient un
chantage plutôt qu´une nécessité.
Il y a des solutions absolument géniales et simples dans
l´industrialisation de demain, c´est sûr, seulement, nos savants et ingénieurs
africains sont-ils assez libres d´esprit pour les voir et les adopter ? Ne sont-ils
pas tous formés en occident ? Autre chose qui montre combien le dilemme est
grand: quand on s´est enrichi avec des méthodes primitives, on a souvent
tendance à reproduire ces erreurs fondamentales plutôt qu´à les critiquer et
les changer. On le voit avec les sociétés de production d´électricité par
énergie atomique en Allemagne: avec cette crise et contre tout consensus social
ultérieur de débarquer de l´énergie atomique, ces sociétés ont imposé la
reconduction des durées d´exploitation des usines atomiques...pour ne pas avoir
à faire de nouveaux investissements dans le vent, les marées, la
géothermie...etc. On ne veut pas risquer de fixer le capital dans cette crise,
peut-être pour mieux spéculer en Asie ?
Une chose est certaine: il faut plus d´intelligence pour être simple et
efficace qu´il n´en faut pour faire comme les autres l´ont fait. L´Africain qui
a gardé son originalité et sa liberté intellectuelle d´esprit aura plus facile
à penser écologie et agir ainsi. Mais malgré tout il devra penser plus complexe
et plus large dans le temps et l´espace. Mais le pourra-t-il réellement ? C´est
à espérer d´autant que l´énergie solaire, celle des eaux, des déchets
biologiques...etc peuvent être employées efficacement. Quant aux autos et
autres, Sandrine Mubenga Ngalula a montré que c´était possible. En fait si nous
le voulons, nous le pourrons; mais que fait-on des autres, ceux qui polluent
malgré tout avec de vieux systèmes de production l´écologie mondiale et nous
mettent malgré tout en danger ? Bonne question, n´est-ce pas ? Pendant que nous
serions occupés à épurer l´air et respecter la nature, si les autres s´en
foutent, que fait-on ? On l´a vu lors de la conférence de Stockholm...les pays
industrialisés s´en foutent des pays pauvres; pour eux leurs cheminées
polluantes sont plus importantes que la santé des pauvres. Eh oui, on en voit
les effets d´inondation au Pakistan, en Chine...après cela coûte des sommes
folles pour réparer les dégâts et bien de vie humaines qu´on aurait pu éviter. Cela
n´empêche, bien sûr que les gens construisent des canalisations et soient plus regardant
des règles élémentaires de l´urbanisme !
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
21 août 2010
Combien sincères sont certains cris occidentaux de "Africains, prenez-vous en mains" ?
Commentaires sur Facebook
Les africains entre les faux bruits et les dures nécessités de la responsabilité...
@ Chère Odèle O., on voit que vous n´avez pas compris mon sarcasme…si les occidentaux devaient venir investir chez nous en masse à l´avenir comme ils l´ont fait en Chine, on aurait dû déjà le voir en Afrique du Sud ! Or, ce n´est pas le cas, n´est-ce pas ? Personne ne peut plus vivre par autarcie par soi-même, pour soi-même de nos jours; il n´y a que les idiots qui le pensent ou se l´imaginent…bêtement comme on le sait. Lorsque nous exigeons que les africains prennent leur avenir en main, ce n´est ni par autarcie ridicule ou abus criant d´égoïsme ou d´illumination de leur identité mise à mal dans le passé. C´est seulement que n´importe quelle culture qui n´a pas appris à se responsabiliser dans ses propres problèmes de finalité et orientation existentielle, cette culture s´abrutit à la longue et perd le sens des réalités qui est aussi dicté par le monde extérieur...qu´il ne faut pas oublier. Le plus important dans une culture est son intelligence créative, sa capacité imaginaire de saisie et d´extrapolation de solutions rationnelles, techniques et scientifiques que pose son droit à une légitime réalisation sensible ambitieuse et élaborée.
Personnellement je me méfie de gens qui parlent ou conseillent aux africains à se prendre en main (ce qui a été théoriquement fait depuis l´indépendance des années ´60), mais ces mêmes gens ne voient ni l´opportunité d´améliorer la qualité du réalisme politique, de celle de l´instruction en Afrique, d´accumuler et investir dans la petite et moyenne entreprise, d´accélérer ou de renforcer l´éducation et l´instruction des femmes, de mieux organiser la société et surtout rentabiliser l´économie nationale, de lutter contre la corruption...etc. Les mêmes qui parlaient ici de responsabilisation par la conscience et l´identité culturelle étaient les premiers qui aimaient ou ne savaient pas se séparer du confort occidental. Alors nous leur demandions seulement de produire ce même confort à domicile en Afrique afin que les leurs en profitent et aient des emplois ce qui ferait aussi avancer la société et l´économie nationale...or là aussi ils n´en étaient pas capables parce qu´ils ne savent que consommer, pas produire. Alors, quoi, veut-on cette responsabilisation ou voulait-on seulement tromper son monde ? on ne peut pas prétendre vouloir ceci…et pourtant se refuser à y œuvrer activement et effectivement. Il faut bien savoir ce qu´on veut !
Eh oui, sans produire et à haut niveau au besoin, sans frapper monnaie et créer la plus value qui servira à être investie dans les écoles, les ponts, le financement social et industriel ouvrant sur un meilleur avenir; comment veut-on faire le progrès ou aller de l´avant ? J´aime bien discuter, chère Odele O., mais pas avec des arguments non réfléchis, hasardeux ou gratuitement impulsifs. Nous avons devant nous des problèmes qui nécessitent un peu plus de sérieux et de rigueur que la simple discussion de palabres sans issue et sans ambition de contenu comme le pratiquèrent nos ancêtres dans le passé. Après tout cela fait des siècles que les africains jouent à ce jeu pendant qu´ils furent pris en esclavage pendant 400 ans sans rien y faire, qu´on leur arracha leurs terres en Afrique du Nord par les islamistes ou au Sud par les Boers et leurs descendants…et qu´ils durent subir la colonisation, sa castration historique, sa négation politique et ses fouets. Je crois qu´il est grand temps de voir les choses autrement et de prouver que nous avons très bien compris où court le lièvre, et que nous aussi nous sommes capables de protéger efficacement nos cultures, la sensibilité et l´avenir de nos femmes et nos enfants à l´avenir. Que ceci se passe seul ou avec les autres nous importe très peu; l´important ce sont les résultats. Et au mieux ils viendront vite guérir nos blessures séculaires et saluer nos efforts, au mieux ce sera. Vivement.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
20 août 2010
Ce que Obama a dit à la jeunesse africaine invitée aux USA était-il nouveau ?
Pas du tout, un aspect réellement important de la sourde adversité qui l´occident,
dans sa consommation effrénée des matières premières, par exemple, ou la détérioration
de l´écologie mondiale dont les pauvres pays africains devaient supporter les
conséquences sans en avoir eu des bienfaits de bien-être….ces aspects n´ont été
abordés par le président Barack Obama. Mais qu´importe, les jeunes africains
furent heureux, dans leur désarroi et la pauvreté actuelle de leurs nations, d´écouter
un grand homme américain dont la popularité, de par ses origines africaines et
sa victoire présidentielle aux USA, était incroyablement grande au monde.
Commentaire sur Grioo.com : http://www.grioo.com/avis,barack_obama_aux_jeunes_leaders_africains_l_avenir_de_l_afrique_depend_des_africains,19558.html
L´excellent conseil d´Obama
: ne pas répéter les erreurs du passé !
Ce qu´a dit Obama est bien vrai que c´est l´Afrique, contre vents et
marées, qui décidera de son avenir...si ses enfants cessent de croire que tout
est facile comme la colonisation le leur avait inculqué pour les aliéner ou si
les intellectuels africains comprenaient enfin que leurs sociétés avaient
besoin de structures et d´investissements dans l´instruction, la formation
professionnelle, la recherche...pour créer de meilleures conditions primaires
de bien-être lesquelles permettraient au vrai développement de prendre racine
et un bon envol. Car le développement est un fait permanent.
Là où Obama est simpliste, c´est lorsqu´il oublie sciemment l´interventionnisme
politique, économique et militaire occidental en Afrique. Mais peut-être se
dit-il que des gens intelligents doivent savoir le neutraliser. Or en Afrique,
à l´aube de l´indépendance, l´occident fit assassiner les élites averties pour
légitimer des crétins aliénés et corrompus aux intérêts occidentaux. Cette
tradition a été fièrement entretenue d´autant que l´Afrique continua à utiliser
les normes, le système éducatif occidental...L´indépendance, en fait, ne fut
que fictive ou tout simplement verbale pour garder et se préserver l´accès
facile aux matières premières et aux marchés africains. Si les africains se
sentirent flattés, on leur vola cependant systématiquement leurs accumulations
autant qu´on les empêcha de devenir réellement indépendant avec des putsch militaires
et des assassinat tels que ceux de Thomas Sankara, par exemple.
Le problème aujourd´hui, qu´Obama le dise ou pas est: les intellectuels africains
ont-ils déjà compris qu´on ne peut pas se réaliser uniquement en imitant ou en
achetant les produits des autres ? Et que pour arriver à produire et vendre, il
fallait des spécialistes et des gens bien plus créatifs, bien mieux formés aux
exigences sévères de la production dans le bois, le fer, l´électronique, la
mécanique, la pneumatique, les lubrifiants...etc. Or si les accumulations du
peuples ne servaient qu´à entretenir des institutions factices de démocratie ou
si l´économie était rongée par la gangrène de la corruption et la cupidité
d´élites parasites...comment dégagerait-on les investissement utiles pour
engager des techniciens et universitaires créatifs promoteurs d´emploi s et de
production ?
Le problème d´acheter et de consommer les produits des autres, et même si Obama
n´en parlait pas, l´Amérique le connaissait bien face á la Chine; ce problème
cause bien de maux de tête actuellement aux américains, en leur créant
présentement un chômage douloureux et des déficits commerciaux indigestibles. Et
c´est bien curieux parce qu´on peut se demander: si un pays aussi industrialisé
que l´Amérique, aussi puissant, ne pouvait pas s´offrir le luxe de
déséquilibrer indéfiniment sa balance commerciale de paiement ou même
s´endetter outre mesure; pourquoi les africains croyaient-ils qu´en commettant
ces erreurs mortelles pour leurs économies et leur avenir ils s´en sortiraient
malgré tout sans heurts ? Si ce n´est pas de l´arrogance malsaine, cela ?
Oui, oui les africains devraient cesser de croire au père Noël, de cela j´en
suis convaincu. Il est grand temps qu´on se rende compte que rien ne tombe du
ciel et qu´on ne peut pas logiquement vouloir le progrès et la modernité et se
comporter malgré tout totalement autrement en se refusant à en faire les efforts
et le doigté requis pour obtenir gain de cause. La liberté faite par autrui a
son prix qui peut être bien amer; si on veut réellement être libre et
indépendant, il faut produire les moyens et les instruments de sa propre cause.
Pour une liberté qui soit fidèle à nos rêves et réponde à nos aspirations, notre sens de justice, de culture.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa
Muntu"
Forum Réalisance
17 août 2010
A propos des mariages précoces en Afrique
Commentaire sur Pambazuka News
sur l´article de Doumara Aïssa :
« Il nous faut une journée africaine contre les mariages précoces » http://www.pambazuka.org/fr/category/features/66641
Certes, certes…et si on changeait réellement les choses au lieu de se cacher derrière des « journée » démonstratives…sans pour autant ne rien changer du tout ?
"Eduquer une femme, c´est éduquer toute une nation" UNICEF
Mais oui, il faut une journée pour tous les maux de l´Afrique: pour la
fainéantise, l´ignorance, l´alphabétisation des femmes, l´émancipation
culturelle, la lutte contre la corruption et le pillage international de nos
richesses...etc. A la fin plus personne ne sait compter ces formalismes pompeux
et démonstratifs...mais de décennie en décennies on se rend compte que les
mêmes maux persistent et subsistent malgré tout. Peut-être faut-il alors
inventer une journée de la bonne foi ? Ou celle de la conscience d´être et
d´agir face aux exigences inévitables du progrès et de la modernité ?
Je m´excuse pour mon sarcasme ouvert, mais je me demande quand les notables
sociaux et ceux du pouvoir en Afrique se rendront-ils compte qu´ils ne font pas
leur devoir ou le font mal si les maux décriés et connus se répercutent
cependant de génération en génération en freinant le développement de l´Afrique
au lieu de faire avancer notre continent ? Peut-être nous faut-il prochainement
une grande journée de l´incapacité des élites africaines ? Ceci pour dire que
nous devrions nous y mettre, changer les choses au mieux au lieu de chercher en
permanence à nous cacher de l´effort derrière des bouclier démonstratifs de
"journées internationales" ou d´institutions prétendument
démocratiques...sans pour autant changer activement les choses du tout.
Ceci dit ce ne sont pas les « journées internationales » aussi
prisées ou nombreuses qu´elles soient qui transformeront les vieilles mentalités
africaines désuètes pour émanciper et éclore de vraies cultures de sociétés
modernes, mais bien la volonté et les efforts des africains eux-mêmes pour changer les destins de leurs filles !
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa
Muntu"
Forum Réalisance
16 août 2010
Contre la construction d´une mosquée aux abords immédiats du Ground Zero
Surtout qu´on ne nous accuse pas d´intolérance ou d´ennemi de l´Islam, ceci
n´a rien à voir avec une quelconque animosité ou une aversion religieuse envers
l´islam. Il s´agit tout simplement d´un sain principe de convivialité qui veut
que l´âme des victimes innocentes du 9/11 ou leurs parents et amis vivants ne
soient pas troublés par les appels de quelques muezzins enfiévrés ! On ne
peut tout de même pas être plus royaliste que le Roi ou plus catholique que le
Pape !
L´Amérique
des faux signaux doit redevenir plus conséquente et réaliste
Oui, comme l´a dit Obama les islamistes peuvent construire une mosquée à
New York, mais élever une telle construction aux abords immédiats du Ground Zéro
serait une provocation injurieuse pour la mémoire des victimes du 9/11. On a
beau dire que l´Islam est une religion pacifique…n´empêche que cet islam a élevé
en elle une branche fondamentaliste qui tue et assassine des innocents à loisir
au nom d´un absolutisme religieux rejetant autant la tolérance que tous les
principes de droit et de respect des libertés religieuses des autres. Permettre
à une mosquée de lancer ses cris du haut de son minaret sur le Ground Zéro
serait un affront monstrueux pas seulement pour les victimes et leurs familles,
mais aussi pour le bon sens car on ne combat pas le feu en y jetant de l´huile !
C´est depuis longtemps que nous faisons des concessions de bon voisinage
avec l´Islam et cependant, ce même Islam, chez elle, ne nous reconnaît ni les mêmes
libertés, ni les mêmes droits ! Pire, cet islam élevait en elle un
fondamentalisme indécent qui voulait nous imposer un absolutisme inconditionnel
au détriment de toutes les valeurs démocratiques chèrement gagnées dans notre
culture et civilisation humaine. Faudrait-il maintenant que nous continuions à
accorder des avantages à cette religion sans lui demander au préalable de se défaire
de sa branche hérétique ? Il est temps que l´Islam comprenne ce problème
et le règle énergiquement elle-même car ce n´est pas à l´Amérique ou au monde
de civiliser ou pacifier l´Islam, c´est à l´Islam elle-même de mûrir dans sa
propre vue du monde et savoir accepter et reconnaître que les autres religions
sont aussi importantes qu´elle. Les prétentions selon lesquelle l´Islam serait la meilleure des religion sont autant idiotes que primitives.
Actuellement il y a, à mon sens, un grand faux courant dans l´Islam, ou du moins,
à force de cultiver l´ignorance et l´illumination religieuse absolue et toute
puissante, bien d´islamistes frustrés par leurs échecs économiques, techniques
et scientifiques veulent se trouver un grand ennemi responsable d´après eux de
leurs déboires et leur pauvreté actuelle. Ce qui est absolument demeuré et
foncièrement malveillant. Il faut bien dire aux pays islamiques que s´ils ne
cessent pas d´abrutir leurs enfants en leur interdisant de s´instruire, de s´émanciper
et cultiver leur intelligence et leurs capacités créatives et rationnelles,
croire que Dieu leur fera la science et le progrès ou leur fabriquera les biens
et les moyens techniques leur permettant de vivre mieux est une illusion sans
précédent dans le raisonnement et la logique humaine de réalisation. Après tout
il y a bien de pays qui avancent et progressent dans le mode islamique comme l´Arabie
Saoudite, le Koweït, par exemple ; pourquoi cela ne serait-il pas
accessible aux autres pays islamiques ? Il faut bien le dire : ce
Dieu qui envoyait ou encourageait ses ouailles à aller assassiner des innocents
au nom de l´Islam…hem, de quel Dieu s´agit-il donc, existe-t-il réellement un
tel Dieu dont on dit sournoisement aussi qu´il est aussi un Dieu de miséricorde
et de paix ? Si on ne nous menait pas en bateau là-dessus…en plein jour ?
L´Amérique a hélas pris l´habitude, ces derniers temps, de penser juste
mais d´agir faussement comme dans l´envahissement de l´Irak, par exemple. Ou
encore dans une poursuite contre le fondamentalisme avec des moyens des plus
douteux en enlevant de par le monde des innocents…pour les jeter sans procès des
années durant à Guantanamo. Puis condamner le cuisinier ou le chauffeur de Bin Laden…on
dépassait là les limites juridiques du bon sens ; qu´est-ce que ces gens simples
avaient donc fait sinon rendre des services innocents à leur maître ? De
même qu´attaquer l´Afghanistan et tirer à tort et à travers en faisant d´innombrables
victimes innocentes sans pour autant se saisir des véritables responsables des
crimes qu´on voulait punir. Cette rage de la vindicte avait coûté la vie
aujourd´hui, en 8 ans de guerre, à 2000 soldats américains pour les 2800
victimes du 9/11 ; était-ce vraiment raisonnable de continuer cette guerre
à l´aveuglette ? A force de taper dans le vide on se faisait des ennemis
inutiles…sa réputation de Nation démocratique et respectueuse des droits et
libertés des innocents en pâtissait, pour le moins. Les autres nations alliées
avaient suivi le courant…bien aveuglement il faut le dire, mais le bon sens et le
droit disait bien autre chose : notamment que seuls les vrais coupables
devaient répondre de leurs crimes et qu´il était du devoir de toute nation démocratique
respectueuse du Droit…de protéger à tout prix les innocents. On jouait donc
avec le feu en Afghanistan…un feu qui risquait de mettre en cause une si noble
cause quand on pense, par exemple, aux nombreuses femmes défigurées et mutilées
par des talibans incultes et primitifs. Civiliser et humaniser l´islam primitif
taliban est une nécessité pour le monde entier.
Nous avons salué, ouvertement ou en silence, la levée du port public du Burka
en Belgique, en France, et même la restriction de constructions envahissantes,
il faut le dire, de mosquées en Suisse. Nous recommandons même aux africains d´adopter
envers l´Islam une attitude réservée et méfiante tant que cette religion n´aura
pas prouvé qu´elle faisait un immense effort pour respecter les croyances des
autres ainsi que leurs droits et leurs libertés. Nous ne pouvons pas nous
donner le luxe, même par respect pour la démocratie, d´inviter dans l´enceinte
de nos cités et de nos cultures des loups et prédateurs incurables de nos
droits et libertés chèrement acquises hier. L´occident croit, avec un
paternalisme déplacé ou même arrogant à mon sens, que c´est à elle de
moderniser l´islam d´une manière ou d´une autre. Erreur, c´est à l´Islam de se moderniser
elle-même si cette religion apprend et comprend enfin qu´elle doit s´humaniser
et devenir tolérant et partie prenante de la culture internationale démocratique
et émancipée. C´est à elle de faire des compromis nécessaires à une meilleure évolution
et combattre le fondamentalisme qui couvait en elle. Après tout l´islam serait
une religion pacifique…pourquoi fermerait-elle les yeux sur ses enfants
criminels et dangereusement demeurés ? Après tout, ce sont ses enfants ;
à elle donc de les éduquer et les émanciper adéquatement. Qu´elle se mette donc au travail et
vite car lentement nous commençons à en avoir plein le nez…de ces gens qui
arpentaient le monde entier et à qui on donnait l´emploi, à qui on souhaitait
la bienvenue, mais qui ne s´émancipaient pas et ne rêvait que de transformer le monde entier en adeptes
de quelques obscures mullahs absolutistes et intolérants des cultures, des libertés et droits des
autres.
Quant aux victimes du Ground Zéro, paix à leurs âmes et loin d´eux ces cris
révulsant de muezzins ou de mullahs ne rappelant que trop bien leurs assassins
d´hier. On peut bien sûr construire une mosquée à new York…mais bien loin du
Ground Zéro s´il vous plait. C´est aussi une question de décence…et de respect
des morts.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
13 août 2010
Excédé par l´injustice sociale et la pauvreté, se révolter et casser tout résout-il les problèmes de paupérisation en Afrique ?
Commentaire sur Facebook sur la question : comment se débarrasser de l´Etat
kleptomane et parasite pour rétablir un ordre social plus loyal, équitable et défendant le peuple effectivement ?
De
nos jours le peuple doit aussi réfléchir, faire preuve de clairvoyance et élire
des élites averties capables de respecter et asseoir ses intérêts efficacement.
Là tu as tort, mon ami Mayalu, l´époque où quelques idiots et casseurs
arpentaient le pays sous les ordres d´un faux libérateur, cette époque-là a
vécu; le meilleur que nous avions eu en la personne de Patrice Lumumba,
n´a-t-on pas fermé les yeux pendant qu´on l´assassinait ? Aujourd´hui pour
prouver qu´un peuple aspire réellement au changement et à un meilleur avenir,
ce peuple doit faire preuve, outre sa volonté et sa détermination, qu´il a su
grandir en lui des gens intelligents pour organiser et promouvoir la production
du bien-être dont il veut profiter ainsi qu´être capable, dans le monde actuel,
de soutenir les exigences disciplinées et assidues que la science, la technique
et l´innovation créative du monde compétitif moderne exigent de ce peuple.
C´est exactement le problème de l´Afrique actuellement: elle croit qu´avec
quelques illuminés et demi-ignorants sociaux elle peut prétendre à vivre comme
Crésus en roulant en voitures étrangères, en voyageant de par le monde, en se
faisant soigner à l´étranger...Or on oublie que pour tout cela il faut en avoir
les moyens et payer ceux qui mettent ces services et ces biens à notre
disposition. Mais comme l´économie, l´emploi et le revenu ne fonctionnent pas efficacement
en Afrique comme dans les pays bien organisés et développés, on ne sait donc
pas indéfiniment accumuler pour jouer ce jeu. L´élite au pouvoir vend donc à
l´emporte pièce les matières premières du pays et maintient le peuple, faute de
financement et d´investissements sociaux de promotion, dans la pauvreté. L´élite
du pouvoir vit donc bien, mais aux détriments des intérêts et de l´avenir de
son propre peuple. Acclamer cela comme la démocratie même en Afrique est une
bien injurieuse malfaçon des sciences politiques…des droits humains et de la
liberté, cela va de soi, parce qu´à la longue le peuple ne saura ni maintenir,
ni épanouir ces valeurs dans sa société. La liberté du pauvre, que vaut-elle
donc ou sans emploi ou instruction, quel avenir peut-on espérer ?
Je comprends très bien que les gens rêvent de révolte et de casser
tout...mais ce n´est pas cela qui va faire tomber du ciel l´emploi, les écoles
ou faire revenir au pays les techniciens et les ingénieurs qui émigraient en
occident travailler à vil prix parce que chez eux ils n´avaient pas d´emploi !
Cher ami Mayalu et malgré l´estime que je vous doit en tant qu´ami, vous devez
bien vous servir de votre intelligence pour résoudre l´équation de vie moderne
avec élégance plutôt que s´enfermer dans des schémas...anachroniques de par
leur logique instinctive et sans lendemain. Le principe est pourtant bien
simple: si un peuple aspire à mieux et estime que ce qu´on lui offre
actuellement n´est pas de son choix, il doit élire ceux qui lui promettent de
réaliser ses attentes...et cesser d´acclamer et d´élire ceux qui l´affament
! Mieux encore: il doit avoir élevé en
lui des intelligences capables de changer les choses au mieux car si ce n´est
pas le cas, on tournera comme hier et avant hier en rond. Le problème d´un
changement d´orientation sociale, économique et politique est complexe, il ne
faut pas y amener des solutions simplistes, on se condamnerait à revenir au
point de départ, comme le montre les résultats économique et sociaux
aujourd´hui 50 ans après l´indépendance !
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa
Muntu »
Forum Réalisance
12 août 2010
Autour d´une discussion sur l´identité de la Nation congolaise
Commentaire sur Facebook sur l´invitation de Jean-Napoléon Bondekwe
L´Etat,
ses institutions ou ses valeurs ainsi que l´identité culturelle ou sociale d´une
nation se fait et se refait chaque jour sous le talent et les ambitions de ses
enfants.
Jean-Napoléon, toutes les autres Nations évoluent aussi chaque jour en
tolérance, en culture sociale, dans la production ou l´innovation, etc; mais
j´ai bien compris ce dont tu parles. Nous avons certes été interrompus par la
colonisation autant que les hordes islamiques en Afrique dans notre évolution
nationale identitaire, mais cela ne veut pas dire que celle-ci n´existait pas,
loin de là. Notre grand défaut a été, après la colonisation, de ne pas
reconstituer notre identité autour de valeurs affermies et déterminées vers
l´indépendance et la souveraineté économique et politique nationale congolaise.
Nous avons plutôt adopté l´ordre colonial déchu malgré tout en niant cependant
ses obligations économiques, scientifiques et techniques...ou en ne les
entretenant que sporadiquement. Beaucoup à l´époque, tandis que Patrice Lumumba
prônait l´unité de l´indépendance nationale et la souveraineté du Congo, se
crurent en doit d´exiger ou d´ériger leurs royauté ou leur provincette
autonome. L´histoire du Katanga, du Kasaï…etc, est connue.
Aujourd´hui, après 50 ans d´errements et ramassage d´illusions et
d´impuretés culturelles nous nous rendons compte (Du moins je l´espère de la
part de congolais intelligents) qu´il nous faut non seulement une refonte
homogène de notre identité culturelle, il nous faut aussi des valeurs
culturelles, éthiques, intellectuelles, techniques et scientifiques objectives
pour mieux assurer le développement de notre identité et de nos sociétés dans
le temps et l´espace. Tout de suite on voit, en observant notre passé, que ce
que nos parents n´étaient pas parvenus à faire ou là où ils avaient fait
défaut, que cet effort ne nous sera pas épargné si nous voulons retrouver
l´équilibre positif de notre destin sociohistorique dans le monde...et pour
nous-mêmes et nos enfants. Hélas beaucoup de gens, suite aux années de
perversion ou d´égarement culturel et économique, ne savent pas de quoi il
s´agit ou ce qu´il faut réellement faire pour guérir notre pays de son mal
actuel.
Et pourtant, il s´agit seulement d´objectiver nos meilleures valeurs autant
subjectives que rationnelle et remettre la raison et le bon sens au centre de
l´effort d´une meilleure gestion et organisation de notre savoir vivre. Peu
importe quelle couleur aura l´habit de notre enfant quand il ira à l´école;
l´important est que nous nous soyons fais des idées là-dessus, ou ce qu´il va
apprendre, lire, et comment pouvons-nous épanouir au mieux l´imaginaire qui est
en lui ainsi que ses capacités afin qu´il vienne les offrir à la société...et
bien sûr se réaliser le plus pleinement possible en les utilisant. Ceci est un
exemple mais il illustre en fait le soin que nous devons mettre à restaurer nos
précieux facteurs de développement. Qu´on parle plusieurs langues au Congo ne
m´effraie en rien, la diversité et la tolérance enrichit toujours. Quant à
l´Unité Nationale, celle-ci est nécessaire autant pour protéger les différences
que pour asseoir des normes communes nous permettant à tous de nous retrouver,
malgré nos différences régionales ou la fortune sous laquelle nous sommes nés,
dans des valeurs autant épanouissantes que réparatrices des inégalités sociales
vers l´équilibre d´un idéal social et culturel commun de grande ambition éthique
humaine. Mais ceci, nous devons le faire et ne pas oublier, pour tous ceux qui
voient les choses autrement, que l´erreur est humaine...mais aussi que la
Patrie, de tous ceux qui exercent son devoir, est pour tous et indistinctement
la mère la plus attentionnée et la plus aimante qui soit. Elle doit elle aussi
le prouver…en protégeant ses enfants de la pauvreté et des catastrophes qui
mettraient leurs vies et leur espoirs en danger.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
08 août 2010
Sur l´article de Caroline Ifeka : AFRICOM, l’Etat kleptocrate et le militantisme des petites gens.
Commentaire sur Pambazukanews 156
http://pambazuka.org/fr/category/features/66462
La
lutte contre le terrorisme est une réalité, certes, mais c´est aussi un prétexte
pour cacher le véritable danger économique qui menace l´occident…
« Tout
captif porte dans sa main gauche le pouvoir d'anéantir sa servitude. »
William Shakespeare
Hem, désolé, je ne suis pas du tout d´accord avec l´auteur de cet article
sur sa vision économique et culturelle du courant de changement mondial actuel.
L´analyse de l´auteur se base, à mon sens, sur un schéma historique dépassé.
Certes l´occident veut gagner et rapporter, comme par le passé, les intérêts de
ses investissements chez lui à domicile; mais qui ne le fait pas ? Les
investissements actuels chinois en Afrique n´ont pour but que d´ouvrir cet
énorme pays aux ressources énergétique, aux matières premières et aux alliés
commerciaux et politiques dont la Chine aura grand besoin dans l´avenir. La
Chine ne fait jusqu´à ce jour que des investissements de structures dans le
social et l´exploitation des matières premières; on n´y voit pas une Chine
construisant en Afrique des voitures, des pièces de rechange ou finançant la
petite et moyenne entreprise du fer, du bois, de la chimie ou des usines
d´engrais...etc. Seuls les africains longtemps désorientés et dépensiers
bêtement de leurs propres investissements sociaux et économiques, semblent
flattés par ces accents économiques chinois, or ceux-ci, pour allégeant qu´ils
soient ou flatteurs, ne créent pas l´emploi au sens réel du développement. Pour
cela ces investissements sont trop isolés et plutôt utilitaires aux intérêts
chinois qu´ils ne le sont aux intérêts de développement réel africain. Mais qui
dit que les étrangers doivent venir développer l´Afrique pendant que les
africains eux-mêmes tournaient en rond, jetaient leurs capitaux par la fenêtre
ou négligeaient de former sévèrement leurs enfants et financer leur
installation dans un puzzle organisé et réfléchi de la production ?
Oui, il ne s´agissait plus d´assujettir le monde ou le dominer comme
l´occident l´a toujours fait en nous gavant de fausses promesses de liberté et
de démocratie…l´émergence de la Chine suivie de l´Inde au firmament du
développement industriel et la crise économique et financière qui s´en est
suivie pour essayer d´ «acheter le monde à vil prix avec des titrisations aussi
fausses que faisandées» a accrû l´impasse dans laquelle se trouvait l´occident
et son expansionnisme économique depuis 20 ans. Ce que l´Afrique n´était pas
arrivée à faire parce que désorientée par une élite irresponsable, aliénée et
dévoyée par la francafrique, la Chine, de par son énorme puissance
démographique et son identité culturelle homogène, y est arrivé : à se doter
d´un niveau de production et d´organisation sociale conséquentes ouvrant sur
une production de bien industriels d´exportation. Cela a attiré, avec une
privatisation autorisée du capital, la cupidité des investisseurs américains et
occidentaux…le tour était joué car le piège du gambit chinois s´est désormais
refermé sur les occidentaux qui depuis produisent en Chine à bas prix pour
vendre chez eux avec des gains énormes, certes, mais à la longue ils envoyaient
eux-mêmes leurs ouvriers au chômage ! L´exemple le plus le plus exhaustif de
cette pratique est celle de KIK, une entreprise textile allemande faisant
produire en Chine et au Bengladesh. Ses gains sont énormes et sa croissance
explosive basée sur des salaires de 25 €/ mois à des couturières du Bengladesh vouées
à un contexte de travail infernal. Mais ces pauvres ont-elles le choix dans
l´enfer de la pauvreté criante de leur pays ?
Cette pratique est autre que chez Lidl, Aldi, de Netto, lesquels jouaient
encore la carte de l´Europe de l´Est. En vérité les capacités industrielles s´évaporent
inexorablement en occident pour rejoindre les pays aux bas salaires. On aura beau
ramener des profits à domicile, y créer cependant l´emploi dont les employés
peuvent vivre décemment sera, avec le temps, infructueux ou pratiquement
impossible suite à la concurrence étrangère. Les salaires vont donc baisser
ainsi que les coûts à la production pour rester concurrentiel. Or la baisse des
salaires en occident a des conséquences secondaires effroyables : les pensions
vont dégringoler ainsi que le pouvoir d´achat, et même si le système occidental
s´est inventé l´aide aux petits revenus, à la longue l´Etat ne saurait tenir le
coup car l´augmentation de ces petits salaires quittent l´exception pour
devenir la règle générale avec une conséquence certaine : les gens sont
contraints à épargner, acheter bon marché…en fait acheter est européens ou chinois
! Pour l´occident actuellement il s´agit de chercher à stopper cette tendance,
mais comment si en 2011 les facilités européennes entrent en vigueur ? Bientôt
le capital ne sera plus rentable en occident, le garder sur place ne servirait
à rien ; spéculer à la bourse dans des valeurs étrangères montantes serait plus
averti. Le désespoir actuel devant cette impasse aux Etats-Unis se traduit par
quelques milliardaires se dépouillant volontairement de la moitié de leur
fortune ; cela va-t-il relever la situation ? Pas du tout, c´est plutôt de la
cosmétique tout cela ; en réalité, pour être réellement efficace du point de
vue économique, ces riches devraient créer l´emploi. Or actuellement, c´est
pratiquement impossible…sauf si on investit dans ceux qui croissent économiquement
comme les chinois, et hélas, eux, avec leur avancée industrielle, renvoie
inévitablement des milliers d´ouvriers et d´universitaires occidentaux au
chômage. L´impasse. J´ai appelé cela la queue du diable parce d´une manière ou
d´une autre l´occident, de part son niveau de vie, ne sait échapper au sort ingrat qui l´attend. Quand on a
compris ceci, on sait que l´Afrique a aussi sa chance, maintenant ou plus tard,
mais les pays africains avertis devraient mettre tout en œuvre pour mettre
leurs formations professionnelles et leurs créativité à jour en soignant
particulièrement leurs facteurs fondamentaux de développement. Personne ne le
fera à leur place, même pas les chinois. Quand on aspire à la liberté, à la
réalisation sociohistorique, on s´en donne les moyens ; on n´attend pas qu´on
vous les offre pendant qu´on affamerait ses propres enfants ou qu´on
négligerait de développer leurs capacités intellectuelles, imaginaires,
créatives. Sans cela on n´ouvrira jamais les portes de la chance et ceux de
l´espoir réelle de réalisation industrielle.
Musengeshi Katata
«Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu»
Forum Réalisance
06 août 2010
Wyclef for President of Haïti, une bonne augure pour l´avenir de ce pays actuellement fort éprouvé ?
Né le 17 octobre 1972 à Croix-des-Bouquets en Haïti Wyclef Jean est un chanteur de reggae, un rappeur et producteur américano-haïtien. Il était membre du
groupe The Fugees et a vendu 31 millions de
disques. Aujourd´hui à 38 ans il veut devenir président de son pays Haïti aux
prochaines élections en Novembre. Et vraisemblablement va-t-il avoir pour adversaire
son oncle : Raymond Joseph, ambassadeur d´Haïti aux Etats-Unis. Wyclef que
beaucoup d´observateur accordent une chance réelle parce que la population de
son pays étant de 65% âgée de moins de vingt ans, sera-t-il un véritable espoir
de changement politique et économique pour son pays ?
Une
lueur de réel espoir de changement ou encore une fois la preuve flagrante de l´échec
de l´élite politique haïtienne ? 
Tout le monde sait dans quelles difficultés économiques et sociales Haïti
se trouve actuellement, surtout après le terrible tremblement de terre d'Haïti de 2010 . Wyclif s´est toujours, bien même avant cette catastrophe,
engagé pour son pays. Mais on se demande si ce musicien talentueux est capable
d´exercer à bien les fonctions de président qu´il brigue maintenant. Oui, on se
le demande bien ; autre chose est d´être musicien, autre chose est de
comprendre l´économie, les rouages et les nécessités de l´organisation sociale,
les emboîtements du développement de son pays et ses priorités complexes
priorités…
S´il ne faut pas vendre la peau de l´ours avant de l´avoir abattu, il ne
faut pas non plus condamner un homme sans le connaître réellement. La
politique, hélas, ce n´est pas la musique ; ce sont deux mondes tout à
fait différents. Si Wyclef a prouvé dans l´un des cas qu´il y avait un talent
indéniable, dans l´autre il est tout à fait novice. Pourrait-il, avec un bon
entourage et beaucoup de cœur pour son pays servir celui-ci mieux que ne l´avaient
fait des générations d´élites avant lui ? Ce pays, ne l´oublions pas, a
une histoire des plus poignante de la race noire et de la lutte pour la liberté.
Wyclif savait-il ce qui l´attendait et en était-il réellement à la hauteur ?
Des questions, des questions…quand on a un bon entourage comme ce fut le
cas de Ronald Reggan aux Etats-Unis, on peut se permettre d´être acteur charismatique
de cinéma et exercer tant bien que mal les fonctions directives du pouvoir américain.
Mais si le contexte est si…étiré et désolant, ne faut-il pas quelqu´un de plus
brillant et innovateur dans ces fonctions ? Haïti était pratiquement, et
cela malgré ses 203 ans d´indépendance, un des pays les plus pauvres de la
terre !
Créer l´emploi, réorganiser la société et revaloriser son dynamisme social
intérieur, protéger et encourager les accumulations sociales et les aiguiller
vers une issue productrice de bien-être, de créativité et productivité…remonter
le niveau des écoles, des universités, des qualifications professionnelles et
les lier plus étroitement à un meilleur réalisme social et intellectuel. Endiguer
l´exode des cadres et des intellectuels, attirer les capitaux étrangers…tout
cela était rapidement à faire. Wyclef et tous les autres candidats à la présidence
de ce pays en étaient-ils conscients ?
Espérons-le. Espérons-le vivement. Généralement, cependant, nous savons que
les gens succombent toujours aux bas instincts, à la facilité, aux fausses
promesses électorales…comme partout dans le monde. Des hommes capables, décidés,
doués dans la compréhension de leurs problèmes et dans la recherche de
meilleures solutions sociales durales pour les leurs, ces hommes sont bien
rares dans le monde entier. Haïti, ce grand pays de Toussaint Louverture a décidément
trop souffert et mérite une nouvelle génération d´hommes responsables et
diligents à la tête de ses institutions et de son management industriel et
social. Nous souhaitons vivement que cette chance se réalise en Novembre 2010.
D´où qu´elle vienne, elle ne rendra que justice à l´histoire et aux brûlants rêves
de tous les enfants d´Haïti qui pourront enfin retrouver et engranger l´espoir.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
01 août 2010
Obama est-il capable de réel changement politique ou le visage du changement lui sera, malgré tout composé ?
Commentaire sur l´article de Zaki Laïdi sur Pambazukanews 153
http://pambazuka.org/fr/category/comment/65762
Zaki Laïdi se demande si la nouvelle approche
stratégique américaine, moins suprématiste, sera appliquée sur le terrain,
notamment au Proche-Orient. Les discours ont changé et la conscience semble
désormais ancrée à Washington que sans le règlement du conflit palestinien
l’instabilité et le chaos continueront de prévaloir dans cette région. Mais,
note Laïdi, «à certains ce changement de ton pourra apparaître purement
cosmétique». Et de Casablanca à Karachi, «les extrémistes ne désarmeront pas»
Quand
le bas de l´économie blesse…horriblement
Oui les Etats-Unis doivent revoir leur politique envers le monde non
occidental; pas parce qu´il faut devenir gentil ou compréhensif, mais bien
parce que c´est l´économie qui dicte désormais la politique. Elle l´a toujours
fait dans le passé à l´époque de la surpuissance absolue pour se doter des
moyens politiques et se faire des alliés nécessaires à nourrir le Goliath de la
domination mondiale et ses prétentions ; aujourd´hui où l´endettement financier
américain l´affaiblit et que la Chine monte à l´assaut de la suprématie
mondiale...ce n´est pas la crise économique actuelle qui a arrangé le sort
actuel et prochain des Etats-Unis et de l´occident. Le changement dont on
parlait ou auquel le monde entier s´attendait serait et aurait été cosmétique
de toute manière...puisque le déclin économique américain détermine en vérité
les moyens et les instruments que ce grand pays va à l´avenir avoir à sa
disposition pour asseoir ses intérêts dans le monde…ou pas. On l´oublie
peut-être trop vite, mais les bas prix chinois…et dans l´avenir indiens ont
ceci de particulier : ils mettent l´occident au pied du mur. Ou on baisse
les prix industriels et les salaires pour lutter contre la concurrence chinoise
pour mieux vendre, et ce faisant, cependant les gens se jettent dans la
consommation des bas prix chinois, ou on maintient un haut niveau de vie et
c´est la banqueroute programmée. Sans issue.
En fait, et à bien y regarder, l´hégémonie américaine a été plus utile et
créative pour le monde que ne l´est jusqu´aujourd´hui le monde musulman ou son
fondamentalisme terroriste. Les uns avaient inventé, innové, modernisé le
bien-être humain avec certes des défauts esthétiques évidents dans la forme et
le fond des choses, mais de là à croire que les musulmans étaient à même d´être
mis à hauteur des américains...il ne faut pas charrier et prendre des vétilles
pour des lanternes; certes ces musulmans avaient aussi droit à la liberté et au
libre exercice de leur religion...comme partout dans le monde. Mais
pouvait-ils, eux qui se sentaient mal vu ou maltraités par les américains et
les occidentaux en général, donner et garantir chez eux autres peuples
l´exercice de leur religions respectives ou de leurs usages culturels
vestimentaires, par exemple ?
Cela n´est nulle part le cas, alors on ne comprend pas que ces musulmans
puissent se réclamer de la démocratie et des libertés culturelles
humaines...tout en les refusant diamétralement aux étrangers chez eux ! Pire:
on se munissait de bombes et de violence, pour ce qui est de la branche extrémiste
des fondamentalistes, pour tuer des innocents, tout en prétendant que l´islam
était la seule et la plus belle religion du monde et que tous devraient y
croire ! Existe-t-il vraiment de Dieu qui recommande à ses ouailles de tuer des
innocents étrangers afin d´accéder au Paradis ? Combien de temps
allons-nous encore avaler cette illumination criminelle et illogique ?
C´était bien étonnant que cette démagogie nous soit ingurgitée par des gens qui
n´étaient ni capables de fabriquer des machines à laver à leurs femmes, ni à
produire leurs propres avions, leurs machines de production, etc. Ce qui était
surprenant était que nous nous y laissions distraire !
La question aujourd´hui est pourtant : allons-nous nous laisser abuser à ce
point en tendant la main à des gens qui nous prenaient sciemment le bras, ou
allons-nous aussi ouvertement demander à ces absolutistes religieux, outre
d´instruire leurs enfants autrement qu´au Coran, de respecter les droits et les cultures des
autres qu´eux-mêmes ? A cette question il n´y a qu´une réponse: les islamistes
et musulmans doivent s´émanciper, accepter de composer et cesser de vouloir
nous faire avaler leur croyances par violence et dictat quelconque.
A ce propos il faut bien reconnaître que l´Amérique a eu une mauvaise main
au Moyen-Orient en soutenant inconditionnellement Israël, car aujourd´hui ce
pays a perdu l´autorité nécessaire à influer réellement sur l´issue
géopolitique de cette région. Croire qu´Israël continuera, avec sa démographie
décroissante, la crise économique en occident, l´opinion internationale
aspirant à la fin des hostilités envers les palestiniens et aux rétablissement
de leurs droits territoriaux et humains, que cet Israël restera indéfiniment
gagnante et impériale dans la région, est une bien belle illusion. Les temps de
l´hégémonie israélienne dans la région sont comptés, qui ne le sait pas ?
L´Amérique le sait aussi, mais elle table sur un allié naturel fiable parce
qu´isolé. Un tien vaut mieux que deux tu l´auras.
L´autre erreur américaine était d´envahir l´Irak et d´abattre un régime des
plus moderne dans le monde islamique quant à la gestion purement fonctionnelle de
l´Etat. Aujourd´hui l´Irak sombre de jour en jour plus profondément dans un
islamisme qui risque d´envahir l´Etat irakien dans ses fondements et ses
valeurs d´exercice ou ce pays va de nouveau se disloquer sous l´emprise de
guerres religieuses distinctives entre chiites ou sunnites ; était-ce réellement
ce que l´Amérique voulait ? Pas du tout, ici il s´agit encore d´une inversion de
résultat causée par un déséquilibre que la politique américaine avait
sous-estimé ou mal interprété... en plaçant le pétrole au dessus de tout. En
Afghanistan le retrait était imminent, l´armée hollandaise ayant depuis hier
mis fin à son engagement Isaf en Afghanistan. Déjà, pendant que les américains
et leurs alliés en décousaient avec les talibans, la Chine elle avait commencé
l´exploitation du cuivre afghan…les uns se font des ennemis pour des vétilles
et un revanchisme ridicule en perdant follement l´argent de ses contribuables,
pendant que les autres, calmement, récoltaient des couronnes à l´extraction des
matières premières afghanes. Qui a donc gagné dans cette affaire ?
L´Amérique deviendra-t-elle plus pragmatique et moins doctrinaire un jour ?
Obama nous a laissé entrevoir cette chance, hélas en sous-estimant la violence
de la crise économique d´une part, et en étant obligé, sous le coup du jeu de
la démocratie américaine, de faire des compromis aux conservateurs pour faire
passer des lois qui lui tenaient à cœur et symbolisaient sa conception politique
du pouvoir. Apparemment et non moins inexorablement les forces politiques
occidentales perdent leur pouvoir face à la crise…se restreindre, reculer pour
mieux sauter ? J´en doute ; en économie reculer en perdant des atouts
majeurs quand on est littéralement mis en échec perpétuel dans un cul de sac…c´est
la croissance qui va changer et influer sur le monde et ses orientations et en
ce moment cette magie ne réussit avec éclat… qu´aux chinois ! Tout est-il
dit ? L´histoire de l´économie mondiale et de son pôle influent allait-elle
irréversiblement changer ? Il faut le croire…il faut donc aussi s´attendre
à un changement réel de politique à l´avenir dans tout l´occident, y compris
les Etats-Unis. Et c´est peut-être l´occasion de veiller à ce que nous y
gagnions tous dans ce changement, en liberté et en droits.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa
Muntu"
Forum Réalisance
28 juillet 2010
Théorie de la Révolution en Afrique selon Jean -Pierre Kaya et le réalisme objectif africain
Commentaire sur Facebook à propos de la "Théorie de la Révolution en Afrique de Jean-Pierre Kaya"
Entre la théorie et le réalisme objectif pratique
@ Cher Souleymane Yameogo, tout dépend de ce qu´on comprend sous
"Révolution"; comme vous l´avez reconnu, nous avons des lacunes et
des manquements criants lesquels préjudicient notre libre et souverain
développement dans le monde antagoniste et âprement concurrentiel
d´aujourd´hui. Mais à mon avis les deux plus grandes plaies de l´Afrique sont
d´une part son complexe d´infériorité latent lui inculqué autant par la
colonisation que par le manque réel d´assise technique et scientifique affirmé
dans nos société issues de cultures verbales, et de l´autre son manque à former
en son sein des élites et des techniciens de qualité pour mieux organiser ses
sociétés, sa production et mieux protéger et financer l´avenir de ses sociétés. Ah oui, à
ce volet s´ajoute aussi l´intelligence à se doter de gens doués et intelligents
pour nous gouverner et protéger nos intérêts à court et à long terme.
Je doute personnellement qu´une théorie de la révolution aussi précise
soit-elle, puisse d´emblée répondre exactement et aussi parfaitement aux
détails psychologiques, celui de techniciens bien formés et orientés vers des
normes...qui doivent encore être déterminées par exemple dans le domaine de
l´énergie, celui de l´éducation, des stratégies économiques et politiques
défendant nos intérêts immédiats et futurs...etc. Voyez-vous, cher ami, une
théorie est quelque chose, malgré sont intelligence ou son opportunité
culturelle, de statique dans le temps et l´espace. La vie sociale, elle, est non seulement évolutive,
elle doit aussi s´adapter à des inconnues et des variables autant de la
subjectivité collective, que face aux défis internes et aux influences étrangères.
Or, quiconque a fait des études et étudié les théorie et leurs influences dans
la vie et l´histoire humaine sait que celles-ci ne sont que des points de
repère intellectuel. Et pour vous donner un exemple je prendrai la Bible:
celle-ci existait depuis 1400 ans lorsque, contre ses dix commandements éminents et incontestés, les
occidentaux vinrent cependant faire des esclaves en Afrique, piller, voler, violenter
pour que l´avenir de leurs enfants soit meilleur. Ils avaient pourtant tous été
élevés sous les valeurs chrétiennes ! Pire encore: ce fut le Pape Nicolas V en
1554 qui donna le droit aux chrétiens de faire cela !!! Ceci pour dire que le
meilleur livre de prière du monde, la meilleure théorie...doivent tout de même
être acceptés et suivis. La plupart du temps la réalité est tout autre. Ainsi,
tout intellectuel objectif doit se soumettre à la critique et l´accepter si
réellement c´est un intellectuel parce que si la science est exacte à un certain
moment donné, seule la critique et la remise en cause continue de ses postulats
lui concède réellement le nom et la notoriété de science. Et à propos, combien de théories sont
enterrées sans lendemain dans la mémoire historique de la culture humaine ? Un
nombre infini. Alors, toujours pas modeste comme il se doit à un intellectuel ?
Maintenant, si vous voulez, je reviens à notre ami Kaya...s´il croit qu´il
a raison, que sa théorie est si juste ou vraie; pourquoi s´emporte-t-il et
croit que tout le monde doit l´avaler sans la critiquer ou élever des
objections logiques et fondées ? C´est sa théorie, certes, mais va-t-il la
sanctifier lui-même ou les gens auxquels il la proposent ont aussi leur mot à
dire ? J´ai peur qu´ici il y ait une sorte d´égocentrisme indécent et pour le
moins bien peu intellectuel ! Si vous suivez mes arguments vous verrez qu´ils
sont fondés et réfléchis; notre ami Kaya n´a qu´à en tenir compte et ne pas se
croire pour un Dieu intellectuel noir. Je lui ai posé la question de
financement de sa révolution...il est resté jusqu´ici sans réponse valable.
Maintenant, je pose une question de bon sens à tous: croyez-vous vraiment qu´il
existe une théorie quelconque qui serait capable de créer l´emploi en Afrique,
de produire les techniciens et les ingénieurs qui nous manquent ainsi que la
technologie efficace avec laquelle ils vont faire progresser nos sociétés ?
Croyez-vous que seule l´application d´une théorie de la révolution on fasse
disparaître l´aliénation, la corruption des élites, l´ignorance et les tendances
culturelles primitives et désuètes dans nos cultures, autant que cette théorie
construirait des avions, des voitures, des machines de production ? Il faut
tout de même garder les pieds sur terre...une seule théorie ne peut remplir ces
complexes devoirs socioéconomiques, culturels, politiques, techniques,
scientifiques ; croire que cela soit possible c´est être bien illuminé, imbu de
soi-même ou tout simplement aveugle et borné ! Et dans ce cas on doit aussi se
demander : où est donc resté la dialectique, que diable ; où est donc restée
l´intellectualité du maître théoricien ?
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
26 juillet 2010
Le RDCongo entre la banqueroute financière, le désastre social et son pouvoir incapable et embarqué.
Commentaire sur Facebook sur l´invitation à débattre d´Henri Kamande Nzuzi
Les vrais racines du mal persistant du pouvoir congolais
Bien parlé, @ Anne B. ; on veut en taper plein la vue aux congolais avec
des structures d´ornement qui ne sont ni pensées, ni encastrées dans une
logique économique positive: de la débrouille dans l´embrouille, tout
simplement. Mais bientôt ...on se rend compte qu´il faut payer ses soldats, ses
fonctionnaires, ses députés...les frais de fonctionnement d´une déroute
économique dépasse toujours le bon sens. Tout ceci est la preuve flagrante
qu´on agit impulsivement ou qu´on n´a rien compris de l´économie du
développement. Il s´agit pourtant de développer les secteurs productifs
d´emplois, de revenus et de plus value !
Dans le malaise congolais persistant actuel il ne
s´agit ni de problèmes de partis politique, ni de celui de la démocratisation
du pouvoir comme je viens de le lire dans un autre débat; il s´agit plutôt des
hommes du pouvoir et surtout de leurs intelligence et compréhension de
l´économie et du développement social. Se choisir des crétins et des parvenus
n´arrange rien à la détresse actuelle, or les congolais ont le défaut d´aimer l´emballage
qu´ils ne se posent de question sur le contenu et la valeur du produit qu´on
leur propose. C´est cette légèreté qui mène au désastre et noircit encore plus
l´avenir du pays malgré ses richesses et ses capacités économiques. Et rien à
faire, si on continue ainsi dans ce jusqu´auboutisme illuminé, les résultats ne
vont pas s´améliorer de sitôt, loin de là.
Certes nous allons crier et protester, mais si les
gens ne sont pas en mesure de comprendre réellement ce qu´ils doivent faire
pour changer leurs destins menacés; que pouvons-nous donc s´ils élisent à leur
tête de leurs institutions des idiots têtus et illuminés ou s´ils ne savent pas
mettre un pas après l´autre et défendre leurs intérêts efficacement ? Surtout
ne me dites pas que nous devons tous crier ensemble afin que les gens en
Afrique et au Congo veuillent défendre l´avenir de leurs propres enfants ! Et
s´ils ne le font pas ou mal volontairement ; pourquoi sommes-nous plus
habilités qu´eux à défendre les enfants qui sont de leur propre sang et
l´espoir de leur avenir ? Il faut savoir ce qu´on veut...l´indépendance et la
liberté, c´est pour tout le monde, il ne faudrait pas croire que les uns
doivent en porter la responsabilité pendant que d´autres, sciemment, détruisaient
ces valeurs volontairement ou s´en moquaient !
Musengeshi Katata
„Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu“
Forum Réalisance
Que vaut réellement la loi d´Obama sur la réforme des finances américaines ?
Plus de 2300 pages, cette loi dont le multi milliardaire George Soros dit
qu´elle arrive trop tôt a été un objet de crédibilité politique pour Obama.
Après tout il avait promis de combattre la crise économique…et ses méfaits de
chômage et de banqueroutes bancaires et commerciales. Cette loi est-elle à la
hauteur de ses prétentions ? Aide-t-elle réellement à juguler la
crise ou n´est-elle qu´une loi fonctionnelle bien américaine ?
Une
loi comme la ligne Maginot française contre l´invasion allemande ?
Obama à propos de sa loi sur les finances : « Il était clair dès le début que la récession n'était pas le
résultat d'un ralentissement classique de l'activité économique, mais a été
provoquée par l'imprudence et l'irresponsabilité de certains secteurs de Wall Street, qui ont contaminé tout
notre système économique. Une irresponsabilité qui a coûté leur emploi à des
millions d'Américains, et englouti les économies de millions d'autres.
Le système financier est au centre de la croissance, de la prospérité, de la
compétitivité et de l'innovation aux Etats-Unis. Cette réforme va encourager
l’innovation et non pas la gêner. Elle a été conçue pour que tout le monde
suive les mêmes règles…»
Cette loi apportait plus de sécurité aux consommateurs de crédit américains
en ce qu´elle imposait aux banques donneuses de crédit de n´accorder ceux-ci
qu´aux clients solvables et capables de rembourser leurs crédit, ce qui n´a pas
été tenus par le passé parce qu´on avait mieux gagne en titrisant les valeurs sous des emballages
nouveaux et complexes pour les vendre et y spéculer à outrance dans le monde
entier. Les conséquences, nous les connaissons : le monde entier fut
entraîné dans une dangereuse turbulence lorsque ces valeurs se découvrirent
comme nulles et bien plus fantaisistes que solides. Tandis que les créanciers
des hypothèques des subprimes se
virent saisir leurs maisons et jeter sur la rue, les banquiers, eux reçurent,
pour ne pas couler et ainsi mettre, comme avec la Lehman Brothers le système financier international à mal, 700
milliards $ d´aide.
Celui qui croyait que tout serait dit se trompait, depuis 2010, 103 petiteset
moyennes banques sont tombées malgré tout en banqueroute suite à
l´insolvabilité de leurs clients ou à l´effondrement de leur portfolio en
bourse. Entre temps les grandes banques survivantes avaient remboursé l´aide reçue
et faisaient autant de gros gains qu´ils payaient de nouveau de gros dividendes
à leurs banquiers. A-t-on appris quelque chose de la crise ou à défaut de se
corriger persistait-on dans les abus d´hier ? La loi américaine sur les
finances va mieux contrôler les fameux produits dérivés et veiller à ce que le
contribuables américain ne soit plus pris en otage pour réparer les abus des
banquiers, mais elle n´obligera ni ces derniers à cotiser dans une caisse de
catastrophe, comme elle ne les obligera pas à augmenter leur propre capital de
garantie contre toute responsabilité de faillite, par contre les banques
américaines devront se soumettre à un meilleur contrôle de leurs santé financière
pour éviter les surprises.
Tout va-t-il bien au pays d´Obama pour autant ? Loin de là. La dette
publique augmentait et selon les dires mêmes du gouvernement, cet endettement s´étaler
jusqu´en 2015. Plusieurs pays fédéraux étaient en banqueroute dont notamment la
Californie 8e puissance économique du monde. Le chômage restait le talon d´Achille
des USA avec actuellement 9,5 % ou environ 15 millions d´américains malgré les
efforts et les promesses d´Obama pour l´endiguer. Ben Bernanke, le chef économe
de la Federal Reserve Bank américaine
affirmait dernièrement voir de gros nuages à l´horizon de la croissance économique
américaine. Dans la même foulée GM sauvée par le gouvernement américain de la
faillite avec 60 milliards $ s´achetait Américrédit
cash, une société de financement du crédit ménager pour 2,7 milliards
d'euros. Apparemment on voulait refaire les erreurs d´hier et vendre des
voitures sans trop y regarder sur la crédibilité ? Décidément, pourrait-on
dire, qui donc a appris quelque chose de ses erreurs passées si on
remettait cela ? Avec la crise et pour compenser la perte de pouvoir d´achat
causée par les chômeurs et le ralentissement économique dû à la crise, l´Amérique
importe de plus en plus les produits chinois bons marchés, ce qui a pour conséquence
d´accroître le déficit de sa balance des paiement envers la Chine. Cette tendance,
comme on le sait, ne va pas s´atténuer pour autant…car les prix du travail et
ceux de la production baissent actuellement sous la pression de la crise.
Conclusion : cette loi est bien américaine, rien de plus. Obama a bien
raison de tenter un meilleur contrôle de l´industrie des finances américaine
car, comme on peut s´en rendre compte dans la bulle immobilière américaine des années 2000 , cette industrie a
toujours été au centre de crises qui ont touché l´économie américaine et le
monde entier. Mais dire que cette loi va empêcher une prochaine crise ou la
rendre impossible…c´est trop dire. Obama lui-même se trompe quand il dit que
cette crise a été provoquée par les banques et leurs titrisations néfastes ;
les banques ont aggravé la crise, mais celle-ci était latente et repoussée
depuis près de 20 ans avec le crédit facile du genre : achetez aujourd´hui
et payez l´année prochaine. L´abus du crédit qui était tout de même provoqué
par un ralentissement économique permettait certes la créativité des banquiers,
mais ce n´en était pas absolument pas la cause. Autre responsable éminent de la
crise fut la politique monétaire de la Fed laquelle, en rendant l´argent moins
cher aux banques marchandes de crédit, poussa les organismes bancaires à
trouver des débouchés et des placements lucratifs pour rentabiliser et profiter
de la manne qu´on leur mettait sous la dent : ce qui fit naître la
titrisation de faisandés et des faux lesquels multipliaient à des coefficients
impensables le gain avec la spéculation sur les paris à la baisse, les ventes à
découvert. Ce ne furent pas seulement les clients privés ou industriels qui spéculèrent
ou s´endettèrent ; les pays comme la Grèce, l´Espagne, le Portugal, l´Irlande,
l´Italie s´y jetèrent à coeur joie. La crise économique actuelle semble bien
avoir des sources et des aspects bien plus profond qu´on ne veuille l´avouer…ou
le reconnaître. Mais cette sous estimation de l´origine, des causes et effets de
cette crise ne va-t-elle pas rendre difficile sinon ardu les efforts pour la
vaincre ?
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa
Muntu »
Forum Réalisance
24 juillet 2010
L´affaire Shirley Sherrod et les diables têtus du racisme américain
Elle a 62 ans et était, jusqu´au lundi 19 juillet 2010, chef de service fédéral
au ministère de l´agriculture chargée de l´aide octroyée aux agriculteurs en
difficultés de l´Etat de Georgie. Puis, suite à une accusation de
discrimination raciale envers un agriculteur blanc d´une radio de droite, elle
fut licenciée sans préavis.
Les séquelles
cruelles d´une longue et honteuse maladie du racisme et de la discrimination
culturelle et sociale aux USA
Deux jours plus tard, cependant et sur l´intervention publique énergique du
prétendu agriculteur blanc préjudicié et sur le visionnement de l´entièreté de
la vidéo ayant servi à étayer cette fausse campagne envers une femme modèle
dans ses fonctions, le ministre de l´agriculture fédéral Tom Vilsack s´excuse et la remet en fonction en lui proposant, pour
faire oublier cette horrible gaffe administrative, la fonction de chargée de
lutte contre le racisme dans son ministère.
Grande effervescence dans l´administration Obama, Robert Gibbs, le porte
parole de la Maison Blanche fait publiquement ses excuses à Shirley Sherrod au nom de toute l´administration
américaine. Car il semble bien qu´Obama avait donné son OK lors du licenciement
intempestif ou il était au courant. La NAACP
(National Association for the Advancement of Colored People) était
naturellement déjà montée aux barricades; elle dut elle aussi reprendre un ton
plus discret après la fin heureuse des hostilités. Mais cette société
avait-elle tort ? Pas du tout, elle en avait vu des vertes et des pas mûres
aux Etats-Unis du grand pays de la démocratie et de la liberté en occident. Des
siècles durant.
Tout est-il dit ? Cette histoire ne montre-t-elle pas la fragilité de la
fameuse émancipation raciale américaine ? Mais bien sûr. Obama ou pas on
continuait à souffrir des réflexes bornés et obtus d´hier au lieu d´examiner
les accusations en profondeur avant de prendre des décisions empressées et,
disons-le bien, empruntes d´accusations latentes de racisme inversé ! Il y a
quelques décennies cette femme aurait déjà été pendue ou condamnée à mort avant
qu´on ne s´aperçoive qu´elle était totalement innocente…
Et si tous les juges qui avaient fautivement comme dans l´affaire « Mississipi
Burning », comme dans l´affaire Frank Sterling (19 ans de prison
arbitraire, innocenté grâce à l´ADN), ou James Bain (35 ans de prison
arbitraire, innocenté par l´ADN)…etc, etc. On pourrait remonter jusqu´à l´assassinat
de Martin Luther King ou au lynchage d´Emmet Till pour apprécier de la notion justice
des blancs. Curieusement, quand un noir était accusé, on pendait et on emprisonnait
toujours avec ou sans preuves ; mais lorsqu´un blanc était reconnu de culpabilité évidente, on
lui trouvait toutes les excuses pour l´excuser ou le laisser libre comme
Kissinger, par exemple qui avait, après avoir signé le traité de paix de la
guerre du Vietnam et 10 jours avant son entrée en vigueur, fit bombarder Saigon
en surface et causa ainsi la mort de 1 millions d´innocents vietnamiens. A cet
homme aujourd´hui on accordait un statut diplomatique dans ses voyages à l´étranger
pour le protéger du mandat international qui le menaçait d´arrestation immédiate.
Justice ? Dans la mort d´Allende cet homme avait aussi fait des siennes au
Chili…
Ou Georges Bush, ce criminel politique qui attaqua illégalement l´Irak et y
sema mort et désolation sous des prétextes fallacieux et pour les moins tirés
par les cheveux. Il fit tellement d´irrégularités qu´on se demande encore
aujourd´hui ce qu´il fait en liberté, celui-là, pour avoir privé à des
innocents la liberté et les avoir emprisonné à Guantanamo sans procès et sans
droits. Mais dites donc, ne voyait-on pas qu´on ne peut pas prétendre défendre
une quelconque démocratie qui ne s´appliqua qu´aux uns et pas aux autres ?
La démocratie, c´est bien autre chose que cela !
L´Amérique arrivera-elle un jour à se guérir définitivement de cette gangrène
du racisme qui avait assombri de lourds nuages menaçant le ciel étoilé de son
histoire, ou les noirs continueraient-ils à souffrir les injustices et les abus
primitifs du racisme américain sous prétexte qu´ils devaient faire confiance à
la démocratie ou qu´ils devaient être tolérants et compréhensifs ? Cette
tolérance commençait lentement à nous emplir la gorge de dégoût et de révolte.
Il serait grandement temps que les blancs eux aussi portent eux-mêmes le poids
de leurs tares psychologiques et culturelles. Pour le bien d´une réelle et équitable démocratie.
Musengeshi Katata
« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »
Forum Réalisance
19 juillet 2010
Entre le capital et l´humanité ; a-t-on à choisir entre les deux ?
Commentaire sur Pambazuka News sur l´article de Jacques Depelchin : Maintenir le capital ou l’humanité ?http://www.pambazuka.org/fr/category/features/65755
Il n´y a pas plus humaniste que le capital et la
capitalisation !
"Science
sans conscience n´est que ruine de l´âme" Rabelais
Hem...est-ce de l´amertume intellectuelle tout court ou est-ce une forme de
désillusion qui s´exprime ici ? On se le demande. Même le corps humain
capitalise ses réserves énergétiques et les emploie à dessein dans un système
complexe et harmonisé; pourquoi les pauvres ne devraient-ils pas capitaliser et
pourquoi a-t-on à choisir entre capitalisme et humanité ? Cela n´a pas de sens.
Si nous parlions de l´escroquerie du capitalisme et l´empêchement à la
capitalisation ou de la mainmise égoïste sur sa destination, sa portée, ses
obscurs intérêts individualistes malsains ? Ce serait plus juste. De nos jours
on se perd dans des vocabulaires sans portée réelle sur la réalité à force de
voir les choses d´en haut et faussement. Sans produire, sans capitaliser les
moyens de production, la connaissances, les moyens de paiement; comment diable
peut-on financer l´avenir et organiser au mieux le présent ?
Ceci dit et pour être plus clair: capitaliser ne veut rien dire d´autre
qu´amasser ou accumuler ! Je dirai alors que nous devons surveiller les méthodes
de génération, la destination et l´utilisation qu´on fait du capital afin que
celui-ci rende justice à tout un chacun
et à la société dans son entièreté et comme lieu d´équilibre.
Mais si au départ nous n´acceptons pas que le travail est un droit
individuel et universel permettant notamment de capitaliser et de produire la
connaissance, la science, les moyens techniques permettant plus tard de vivre
mieux, si nous ne surveillons pas avec une meilleure éthique culturelle les
investissements, leurs réelles portées et leurs incidences pour le
développement des capacités individuelles, l´utilisation raisonnée et adéquate
des ressources naturelles, l´emploi des matières premières et le respect de l´environnement...venir
plus tard se plaindre des dégâts et du désordre causés par des usages
irresponsables ou inconscients des équilibres complexes et non moins précieuses
de notre existence n´est que larmes de crocodile ou pas ?
Ce n´est pas le capital qui est fautif comme tel, mais bien ce qu´on fait de
lui ! Et si pour capitaliser on détruit des valeurs individuelles et culturelles
précieuses, si on détruit la liberté et le bon sens comme pendant l´esclavage,
la colonisation ou quelques guerres rapaces entretenues primitivement dans
notre passé, venir plus tard prétendre que c´est le capital qu´il faut mettre au
banc des accusés est un manque de bonne foi intellectuelle qui frise un
aveuglement dangereux. Car c´est l´homme qui est en vérité responsable de
l´usage et la destination du capital accumulé.
L´humanité ? Qu´est-ce donc que l´humanité pour l´ignorant, l´analphabète,
le chômeur, l´exploité, l´exclus ? Notre histoire passée n´a fait que générer
ces inégalités ; parler, en fait, d´humanité c´est instruire les gens, leur
donner un emploi et un revenu, contrôler les accumulations pour les empêcher de
nuire à des intérêts communs et des valeurs sociales et individuelles précieuses...et
bien sûr aiguiller et soutenir les investissements créateurs d´emplois et de
moyens nouveaux permettant d´enrichir la société et les individus mais aussi un
équilibre positif et saint de la vie dans un environnement fructueux dans le
foisonnement des équilibres respectueux des valeurs de réalisation humaine et
naturelle. Mais travailler, produire, créer, innover, générer la plus value
dont le corps social et individuel se nourrit pour subvenir à ses besoins et
rester positif, cela doit inévitablement continuer à avoir lieu. Sinon, comment
va-t-on payer les médecins, financer les projets sociaux collectifs, payer les
professeurs d´université, financer la recherche et l´avenir tout court ?
La capitalisation est à mon sens sans alternative aucune dans l´existence
humaine ; nous devons seulement mieux l´orienter et la contrôler.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum
Réalisance
18 juillet 2010
Peut-on arriver à changer le pouvoir sans violence et démocratiquement en RDCongo ?
Commentaire
sur Facebook
Acclamer
la violence ou la légitimer, c´est s´enfermer dans un cercle vicieux
ignoble et
sans autre issue que la répétition de la violence comme mode de vie.
@ Maurice et @
Soumialot, moi m´énerver ? Pour qui, pourquoi ? J´ai
seulement été choqué, oui; moi j´ai eu une éducation de démocrate et de
gens
respectueux de la constitution et des droits humains...et lorsqu´on
entend vos
dires à toi et à Soumialot, on se demande dans quelles valeurs et
quelles
sociétés vous avez grandi pour acclamer les enfants soldats ou la prise
du
pouvoir par les armes ? Je me demande si vous mesurez la haute
criminalité de
vos dires ! Outre que si vous y arrivez, qu´est-ce qui empêche quelqu´un
d´autre de faire comme vous pour vous limoger ? Etes-vous peut-être des
Dieux putschistes parfaits ? Oui, je suis surpris parce que tout le monde sait que le
cercle
vicieux de la violence ne mène nulle part sinon à sa vicieuse
répétition. Assez curieux
de rencontrer des gens qui, au 21ième siècle et élevé dans
des
valeurs respectueuses des droits et libertés des autres...qui se
pervertissent
tout de même à soutenir ou d´entretenir le meurtre du droit et des
libertés ! Quitte à prétendre établir la démocratie et l´Etat de droit ?
Oui, cela m´a
choqué profondément parce qu´on peut se demander: quel
respect avez-vous du peuple souverain ? Ce n´est pas parce que votre
voisin est
voleur que vous aussi vous devez faire du vol une profession ! La
situation
actuelle en RDCongo nous touche tous; il suffit de voir combien les gens
ici sur
Facebook en débattent même s´ils ne sont ni à la hauteur, ni à même de
comprendre réellement ce qui se passe et l´incidence malheureuse que le
dilettantisme actuel au pouvoir aura sur notre avenir à tous. Il faut
chercher
des solutions dignes, sincères et respectueuses des valeurs sociales et
humaines, sans cela nous ne sommes pas meilleurs que les crapules
actuelles. Eh,
oui, je sais; c´est justement cela qui manque aux petits esprits. Mais
je crois
qu´on peut se mettre d accord pour nous éviter encore une fois ces
crétins au
pouvoir, n´est-ce pas ?
Etonnant,
tout de même, Maurice, qu´un enfant ayant du sang noir dans les
veines, aussitôt reconnu et intégré en Belgique, au lieu de soutenir le
respect
de la démocratie comme on le fait dans sa nouvelle Patrie, celui-ci ne
souhaite à
son ancien pays de naissance que violence de droit et viol constitutionnel. Si
j´étais
méchant
je dirai que cela rappelle bien les coupeurs de main de Léopold II...tel
père,
tel fils malgré la mère noire ? Quant à notre ami Soumialot qui
reconnaît, avec
ses nouvelles intentions de faire des études en sciences politiques à
Londres
qu´il n´avait pas assez de connaissances dans ce domaine...on se demande
s´il
ne devrait pas d´abord apprendre ce que c´est que la démocratie et le respect des droits des autres et de la constitution ? A
Londres on
n´enseigne sûrement pas aux gens de violenter les institutions...pour faire la liberté et défendre la démocratie ! Mais
cela ne
m´étonne pas de quelqu´un dont le père avait pris les armes lors de
l´indépendance (sans succès comme on le sait) et qui a fait ses études à
Cuba
où on doit lui avoir gargarisé un socialisme autant bouffon
qu´illogique;
aurait-il enfin demain plus facile à comprendre la démocratie et à respecter la
souveraineté
du peuple ?
J´ai vu
dernièrement que Fidel Castro se penchait trop à la fenêtre et faisait de nouveau des interviews et
des incantations accusatrices envers les Etats-Unis...or tout le monde sait que ce
bon
monsieur a bien ruiné son pays et n´est pas arrivé à le développer ! Actuellement
les
cubains nagent dans une douloureuse pauvreté et ont du mal à manger deux fois par jour...Tout cela la faute
aux
américains ? Allons donc, je ne le crois pas; tous ces gens qui pensent
détenir
la vérité éternelle et l´ingurgiter au peuple à grand coup d´un
socialisme peu
créatif, sans réelle fantaisie créative industrielle et un grain d´objectivité
critique, se servent d´abord et ignorent que c´est le peuple qui est le maître du Pouvoir. A
la fin ils ne laissent leur pays qu´en friche et appauvri au plus honteux. Les
américains ne sont pas des saints, tout le monde le sait, mais eux au
moins ont fabriqué leurs voitures, leurs avions, leurs machines des production
pour
que leurs enfants produisent et vivent mieux. On ne peut pas seulement
crier au
socialisme comme un Muezzin islamique en oubliant que le peuple doit
manger, s´instruire,
développer et exercer ses capacités créatives, développer son imaginaire et surtout
produire les instruments et les moyens de son indépendance économique et
politique...et ne pas servir à défendre des idéologies vides et
autoritaires d´une
castes d´élites illuminées, incapables et irréalistes pendant que le peuple mourrait de faim et
manquerait de tout ! Si ce n´est pas de l´escroquerie politique et culturelle ?
Oui, je dois
reconnaître que j´ai été surpris, et je pense qu´il y a
réellement de quoi. Ce qui se ressemble s´assemble, dirai-je pour vous
deux. Le
belge Maurice poursuit des intentions sournoisement rapaces aussi obscures que celles
de
notre fossoyeur Louis Michel pour piller son ancienne patrie et pays de naissance. L´autre, Soumialot,
a reçu des valeurs truquées ou ne sait pas ce que c´est que la
démocratie ou la
souveraineté du peuple…tout en entretenant quelque ambition politique pour son pays ? Cela doit surprendre le bon sens ou pas au 21ième
siècle ? Je crois très sincèrement que nous devons revoir l´éducation de
nos
enfants à l´avenir ; il n´est pas normal que des gens qui ont grandi
chez
nous se refusent à nous donner le droit et la liberté mais ne nous
réservent
que violence, militarisation d´enfants et braquages constitutionnels !
Désolé,
pour toutes ces raisons et bien d´autres Laurent Kabila n´a jamais été
de mon
goût et cela ne va pas changer ; pour moi celui qui acquiert le pouvoir
par la violence est un criminel notoire qui ne mérite pas qu´on le
respecte à n´importe quel moment de l´histoire.
Musengeshi
Katata
"Muntu wa
Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance