L´Afrique, ses responsabilités et son développement
Les cultures nègres et la liberté de réalisation
Il n´existe pas d´existence libre et d´accomplissement sans idéal socioculturel de réalisation éprouvé.
Ce qui a toujours manqué à la culture noire: une orientation socioculturelle et économique positive et dynamique par les faits, les idées, les contenus de valeurs culturelles et les perspectives d´avenir. Ceci explique, entre autre, la large faiblesse qui a valu au continent africain l´esclavage, la colonisation et la francafrique. Pour changer les choses il ne suffit pas seulement d´invoquer ses ancêtres défaitistes ou incapables d´hier, de réclamer aux autres des réparations illusoires, pleurer des larmes de victimaire ou de se cacher derrière les symboles étrangers en croyant ainsi y découvrir son identité ou sa personnalité historique perdue. L´Afrique, hélas, ne se pourra pas toujours se défiler de ses responsabilités ou de sa propre vérité; elle sera tenue de produire pour satisfaire aux besoins grandissants de ses sociétés ainsi que de promouvoir, de défendre ses enfants et ses cultures en développant ses propres moyens et instruments appropriés à un exercice responsable de cet incessible devoir.
Eh, oui...la liberté a son prix et à ce propos on pourrait, sans se tromper de beaucoup, dire que la vraie liberté se moque de la liberté de l´aliéné ou de l´incapable. On voit actuellement, depuis l´indépendance, de nombreuses générations ...se briser aux pieds du haut mur des fausses illusions héritées ou générées par l´esclavage et la colonisation...certaines enfermant les uns dans la pauvreté et l´indigence, les autres condamnant leurs peuples et leurs propres enfants à l´aliénation ou au déni d´origine et de responsabilité culturelle. Peut-on se réaliser en dehors de soi; hors de ses valeurs et de la découverte de ses profondes qualités créatives, intellectuelles, imaginaires…immédiatement et étroitement liées à sa réalisation sensible ? Ou suffit-il, en animal existentiel, seulement de boire, manger, dormir n´importe comment, sous n´importe quel ciel culturel ? Cette question recevra-t-elle une réponse satisfaisante un jour de la race noire ? Qui le sait...
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
Culture, développement et idéal de réalisation
Ce qui manque cruellement à l´Afrique á mon avis:
Un idéal de réalisation réfléchi, pensé, conséquent et déterminé.
Tant que l´Afrique ne se dotera pas d´un idéal social et culturel déterminé d´excellence, ce qui suppose qu´on doive mieux produire, mieux instruire et mieux former ses ingénieurs et techniciens afin que tout ce beau monde vienne rentabiliser au mieux les investissements privés et publics, inventer et améliorer les choses; l´Afrique restera à la traîne et fera toujours manquement à son propre développement et aux rêves et attentes de ses propres enfants.
On aura beau crier, réclamer, critiquer ou se plaindre à gorges déployées...tout cela ne servira pas à grand chose si on ne commence pas par se donner les moyens et les instruments incessibles à un véritable développement digne de ce nom.
Musengeshi Katata
„Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu“
Forum Réalisance
L´Afrique et le crucial problème de la corruption
L´Afrique et le crucial problème de la corruption
Un mal qu´on ne peut vaincre qu´avec la confiance et un système socioéconomique remplissant son rôle, ses responsabilités et ses devoirs.
Que l´africain soit analphabète, instruit, intelligent ou pas, il se laisse actuellement malgré sa bonne foi entraîner dans le sillon de l´ordre ou des produits qui lui promettent le plus de bien-être, la satisfaction la plus utile de ses besoins immédiats même si ceux-ci contrefont ou détruisent en retour ses intérêts fondamentaux de développement. Un tien vaut mieux que deux tu l´auras, c´est bien connu. Cela est d´autant vrai quand le pays ne produit pas ce dont on a urgemment besoin ; attendre dans ces conditions ne sert absolument à rien. C´est un peu cela notre grande faiblesse par rapport aux pays développés, industrialisés et riches: ils peuvent, avec la promesse d´une voiture, de voyages, de produits de consommation de qualité, d´un bon paquet d´€uro ou de dollars, retourner tout homme de bon sens et le transformer en consommateur aveuglé par le désir de satisfaire ses besoins somme toute...humains.
N´importe qui se trouvera entre le choix d´attendre que l´Afrique se développe (ce qu´elle ne fait qu´avec une lenteur choquante) pour lui offrir ce qu´il ne verra peut-être pas de son vivant...et le prêt à consommer, le prêt à encaisser occidental, celui-là n´aura pratiquement pas le choix. Recommander aux gens d´être honnête quand soi-même on roule dans des limousines étrangères, qu´on se fait soigner à l´étranger quand on est malade alors qu´il y a des médecins en Afrique...croit-on que tout cela est de nature à renforcer la confiance du petit peuple ? Pire encore est quand on apprend comment les banques et sociétés étrangères ont soudoyé la classe dirigeante pour arriver rapidement à leurs fins...Eh oui, l´honnêteté ne peut pas uniquement être réclamée des autres, il faut savoir aussi l´exercer soi-même ! Cela, toute l´Afrique bien pensante l´a déjà compris...Pour nous guérir de la corruption actuelle nous devons tous prendre le même bateau...Cela est possible quand les uns manquent d´emploi et crèvent de faim pendant que d´autres débordaient des comptes anonymes en Suisse, roulaient en carrosse et jetaient l´argent du peuple par les fenêtres au lieu d´investir dans son avenir et défendre ses intérêts ?
En fin de compte et quoiqu´on puisse dire, c´est le bon déclenchement, la bonne entreprise du développement qui rassure les gens en leur garantissant, avec l´emploi et les progrès faits dans les satisfactions de besoins et d´emploi, le changement positif social perceptible par ses investissements, qui calme les angoisses sociales et rend confiance en l´ordre social et économique du pays auparavant gangrené par la corruption. C´est donc ce complexe de mécanisme de développement qu´il faut mettre sur pied car lorsqu´ils sont efficaces et bien surveillés dans leurs résultats et dans le dénouement positif des angoisses de réalisation qui tourmentent le peuple, ce qui rendrait la société et l´individu social plus confiants de leurs propres efforts et de leurs valeurs. En principe il y a toujours un nombre plus élevé de gens honnêtes dans toute société, mais il faut bien qu´ils sachent se réaliser honnêtement aussi par leur travail et leurs efforts d´entreprise. Si cela n´est pas le cas, ils cherchent eux aussi à satisfaire à leurs besoins…par n´importe quels moyens. Et si le pays ne se donne pas la peine de gagner leur honnêteté, il ne faut pas leur reprocher de chercher ailleurs ce qui leur manque douloureusement à domicile !
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
l´Afrique face au savoir-faire de sa réelle liberté
Il est indéniable que l´Afrique soit aujourd´hui en quête de son meilleur souffle pour mieux se développer...donner à ses enfants une liberté digne de son nom permettant à leurs rêves et leurs attentes de se réaliser...enfin. La difficulté ? D´une part l´Afrique a du mal à se débarrasser de ses fantômes et diables du passé, et de l´autre elle ne se donne pas rapidement lers moyens et instruments exigés pour s´affirmer dans le monde moderne et contemporain industriel d´aujourd´hui.
Seulement une question d´émancipation et de savoir-faire ?
La liberté étant le plat le plus délicieux de l´existence humaine, celui qui se refuse à le préparer avec les meilleurs ingrédients et les meilleures épices, celui-là mangera mal ou primitivement sans grande exigence ou ambition. Ne pas prêter à nos rêves nos plus belles qualités, notre plus créative et intelligence innovatrice, c´est, somme toute, se ravaler à une vie de petite notoriété et valeur.
Bien de gens de nos jours ne comprennent pas cela: c´est le meilleur développement de nos qualités qui ennoblit notre bien-être et notre avenir, pas l´inverse. Avec la colonisation qui nous a emmené des rêves et des possibilités auxquelles nous avons encore difficile à répondre, nous devons cependant germer le meilleur de nous-mêmes pour en nourrir notre sensibilité et notre identité. C´est ce pas que l´homme noir n´arrive actuellement pas à réaliser parce qu´il ne s´en donne ni les moyens, ni les instruments, encore moins sait-il mettre à son profit les avantages de la mondialisation et ceux des autres cultures. C´est cela qui fait notre dilemme culturel actuel: nous sommes envahis par divers courants autant spontanés issus de notre passé, que nous devons répondre aux pressions dévoratrices de la convivialité mondiale. Seul une intelligence perspicace et un amour de soi affirmé sauront joindre les deux bouts de ce tunnel existentiel qui est le nôtre.
Le rêve de l´enfant africain ? Il existe bien, mais il ne faut pas oublier qu´il est, comme tout rêve humain, aussi fait d´efforts, d´excellence, de dons et qualités qui ont su éclore leurs fleurs sur la réalité, la quête à la beauté et le rêve humain d´accomplissement...pour avoir la fierté et le courage de dire à notre vie et au monde entier la belle prière ensoleillée et indélébile qui est nôtre. Il ne s´agit donc pas seulement de rêver, il s´agit aussi de se réaliser...librement et en toute conscience et responsabilité de l´avenir et du respect humain que nous avons pour nous-mêmes.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
L´Afrique court-elle actuellement vers une catastrophe certaine ?
Un des aspects déterminant sur l´avenir de l´Afrique
Si dans leur développement et leur industrialisation les pays étrangers mieux développés que nous dévorent au passage toutes les matières premières disponibles et nous laissent une écologie détériorée, nos enfants demain vont manquer de souffle et de moyens pour parfaire ou accomplir leur propre développement.
Nous devons donc, pour éviter de tomber dans le piège aride qui nous menace à l´avenir, de former nos enfants dès auj
ourd´hui aux technologies d´avant garde et surtout et surtout d´accumuler les connaissances, d´étoffer les qualités et compétences créatives, de foisonner la capitalisation. Afin que, quand bien même la précarité des matières premières interviendrait, que nos enfants soient en mesure de se donner des alternatives efficaces et valables leur permettant d´arriver à leurs fins de développement.
C´est en tenant compte de ce constat que je qualifie personnellement le niveau actuel africain d´instruction, autant dans son orientation que sa créativité d´insuffisante parce qu´il semble suivre une orientation ne tenant pas compte des réels défis et des exigences que nous imposera bientôt l´avenir. Instruire et bien gouverner ne se fait pas uniquement pour gérer le présent ou sanctifier le passé, mais bien aussi pour mieux préparer et assurer l´avenir ! Courir dans une épreuve compétitive derrière un adversaire qui dévore tout dans son déploiement devant nous risque, lorsque nous aurons atteint sa hauteur, d´hériter des terres brûlées et arides.
Celui qui n´a pas compris l´aspect injuste et foncièrement prédateur de cette situation ne peut pas prétendre d´être un bon Pater familias ou un intellectuel car il court le danger de livrer ceux qu´il aime, et auquel il doit protection et assistance, à un ingrat et désespéré demain. Ce problème n´est pas seulement une question de justice humaine, de respect de la liberté et les droits culturels de l´Afrique ; c´est aussi u problème d´éthique, de morale culturelle et même de philosophie de civilisation.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
La crise économique actuelle ne met-t-elle pas dangereusement la démocratie en danger ?
Mais oui. Avec les endettements publics exorbitants contractés par les pays industrialisés occidentaux depuis 20 ans, nous sommes aujourd´hui bien tombés dans le chantage néolibéral des banques et des financiers internationaux le plus difficilement négociable qui soit. Paie tes dettes ou meurs comme un chien de rue sans maître. Mais si tu veux de nouveaux emprunts ou du temps pour asseoir tes réformes, alors tu dois entreprendre les coupes sociales les plus impopulaires et les plus dures de ton histoire sociale. prophylaxie ou meurtre démocratique ?
Notre quête démocratique est-elle aujourd´hui prise au piège destructeur du néolibéralisme par le surendettement public ?
Tout cela aurait pu bien marcher pour les politiciens qui s´endettèrent depuis 20 ans en espérant que la croissance les guérirait de leurs maux…Hélas, la croissance ne fut pas si généreuse qu´on l´espérait et on prit l´habitude de s´endetter régulièrement sans pour autant comprendre le danger réel de ce qu´on faisait. Il faut dire que lorsqu´on s´endette, on le fait sur sa productivité économique, ses avoirs ou…l´avenir de ses enfants.
Peut-on dire que les fausses titrisations faites par Wall Street sur les Subprimes et l´écroulement de la Lehmann Brothers avaient provoqué la crise économique que nous subissons aujourd´hui ? A mon sens non, ils déclenchèrent son décantement, cette crise ayant des origines bien antérieures : notamment le défaut de croissances réelles effectives d´une part compensées ou forcée avec l´appauvrissement scandaleux des africains, et de l´autre le rétrécissement progressif du marché mondial par l´entrée économique de nouveau pays dit « émergents ». La Chine, le Brésil, l´Inde et l´Afrique du Sud.
Et plus la situation se corsait sur la scène internationale réelle ou dans l´industrie des finances avec les pertes sèches d´environ 50.000 milliards engendrées par les Subprimes et la banqueroute de la Lehmann Brothers, et plus les croissances firent défaut et les dettes devinrent difficiles à payer. Il ne resta qu´à les renouveler régulièrement, or les créanciers, craignant la perte de leurs créances, étaient devenus plus exigeants. Et la croissance tant attendue ne venait toujours pas.
Le grand danger que court actuellement les démocraties occidentales est cette situation de faiblesse politique que les Etats endettés cultivent malgré eux face au dictat des Milieux financiers employant l´instrument du renchérissement des placement d´adjudications publiques pour pousser les pays en difficultés à faire des coupes douloureuses dans leurs budgets et politiques sociales. On le voit en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Italie, en Belgique…au plus un pays est endetté, au plus il doit réduire ses dépenses en faisant des coupes sociales sans alternative aucune. Cela ne plait, bien sûr pas au peuple qui va sur la rue ; mais plus dangereux est la perte de crédibilité de la politique et ses institutions qui ont laissé pourrir la situation pour en arriver là.
La démocratie est bien en danger dans cette crise parce que ceux qui doivent l´exercer, les hommes politiques, sont en discrédit ; quant à ceux qui en sont propriétaires, et sous les dictats de plans d´assainissements financiers, n´ont d´autre alternative que de subir l´amère pilule. Si cette situation n´était que passagère, on fermerait la ceinture et on mordrait dans son citron, or nous nous dirigeons vers un néolibéralisme dont la gouverne pourrait durer bien longtemps !
Que devient alors la démocratie pendant la dictature du néolibéralisme des endettements publics ? Prendra-t-elle fin un jour ou assistons-nous impuissants à la perte de nos acquis et nos droits sociaux pour aboutir dans un monde encore moins démocratique et moins humain qu´hier ? Ceci est inquiétant, très inquiétant. Il est peut-être temps de se poser des questions aujourd´hui et surtout d´y répondre rapidement, au lieu de fermer les yeux et se réveiller demain en catastrophe.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
Résoudre la crise des finances serait facile, selon les nouveaux Prix Nobel américains ?
Quand on entend cela de la part de frais prix Nobel, on se demande deux choses : avons-nous tous vécu sur la lune ou alors ces nouveaux messies de l´économie de crise facile ne sont pas autre chose que de grands rats de bibliothèque et d´études en vases clos ayant perdu le sens des réalités ?
La réalité de cette crise est hélas, une matriochka complexe en cercle vicieux !
Les nobles économistes fraîchement dotés n´auraient-ils pas compris que cette crise était complexe et que la comparer à la situation économique américaine de 1776 qui vit la banqueroute des 13 Etats cofondateurs de l´Union, qu´on jouait à l´historien analogique qu´à l´économiste réellement créatif et averti sur la complexité de cette crise ?
Quand quelqu´un vous dit que la situation dans laquelle il se trouve est facile à résoudre, on se demande 1) Pourquoi il s´est d´abord mis dans cette situation déplorable d´abord, 2) Pourquoi n´en sort-il pas lui-même si la situation était si aisée á résoudre ? Nous ne doutons pas de l´intelligence des prix Nobel américains, loin de là ; mais à force de s´octroyer à tour de bras des prix d´économie, et surtout à voir, depuis 600 ans les choses comme on veut qu´elle soient, je me demande sincèrement si l´objectivité occidentale n´a pas perdu son sens orientant de réalisme.
La crise des finances n´est rien d´autre qu´une crise d´endettement public abusif entretenu depuis plus de deux décennies de la part des pays riches ou pouvant facilement s´endetter pour cacher leurs déboires économiques. Or derrières ces déboires économiques il y avait, comme on le voit en Grèce, au Portugal et en Irlande, des défauts de structures, des investissements malheureux ou improductifs soutenus idéologiquement ou par une politique plus subjective que fondée sur des fondement économiques éprouvés. Si la Grèce est an banqueroute irréfutable, c´est bien parce qu´au lieu d´investir dans l´industrie, la production, créer l´emploi et le revenu chez elle autant que la diversification de sources de revenu à sa société et á ses citoyens, on a plutôt faussé ses chiffres pour pouvoir être admis dans la zone Euro. Si ce n´était que cela, passe encore, mais on a bien dormi et on a continué à croire à tort qu´à la table des grandes économies industrialisées de France, d´Allemagne, de Grande Bretagne, de Hollande, etc, le tourisme, le fromage de mouton et la réputation de vieilles pierres historique ferait le miracle économique, aveuglerait tout le monde ou l´éblouirait ? Mon Dieu…il faut être bien naïf pour avoir un seul instant crû cela !
Maintenant vouloir sauver ces « illuminés » ou hasardeux de l´économie ou continuer à entretenir des politiques budgétaires américaines bons enfants à vivre au dessus de leurs moyens, c´est aussi se mettre en danger, pourquoi ? Mais parce que ces dettes seraient endossées ou injustement imposées à des générations futures innocentes. Serait-il logique et rentable au sens économique de soutenir des parasites et d´heureux dépensiers improductifs tout en pénalisant l´avenir et la jeunesse comme on le voit actuellement aux USA, en Grèce, en Espagne, en France ? Celui qui croit qu´il se forge ainsi un meilleur avenir se trompe bien, grandement. Pour celui-là l´avenir va bien ouvrir un grand gouffre d´horreurs à ses pieds !
Le danger de contagion des banques ? Oui, ce danger existe et il peut causer des remous, mais on peut y remédier en se serrant les dents. Mais la décroissance de la rentabilité d´un espace économique et financier est bien plus dévoratrice de l´économie ! On a beau croire que sans solution rapide et immédiat au problème il suffisait de gagner du temps en continuant à s´endetter…on y perdait cependant parce qu´on se barrait logiquement toute flexibilité dans l´avenir. Jeter du lest, abandonner l´Etat providence et les transferts sociaux comme le voulait l´idéologie néolibérale ? C´est malgré tout affaiblir l´économie autant dans ses qualités (écoles, santé, habitat, pensions raisonnables) ; mais arrivera-t-on, en augmentant le chômage, á mieux produire et faire économie au moment où la Chine, l´Inde et le Brésil avaient des prix de production moins élevés ? J´en doute. Et j´ai bien peur que nos amis américains prix Nobel n´aient vu les choses trop simplement…par habitude. Rien n´est plus complexe et malheureux que cette crise qui surprend l´occident à un moment des moins favorables qui soit. Mais, l´occident est bien fautive : si elle avait reconnu les signaux avant coureurs depuis la fin de l´empire soviétique et avait paré au mieux, les choses n´en seraient pas là. On a plutôt, enivré la joie de l´écroulement communiste, fermé les yeux sur la réalité et crû qu´on était infaillible en s´endettant vilement. Aujourd´hui ces dettes sortent de leurs caches et font bien mal, terriblement mal d´autant qu´ils ne sont que les revers de nombreux refus de réalisme économique.
Peut-on vraiment croire que si la Dexia belgo françaises est nationalisée pour lui éviter la faillite alors qu´en juillet cette banque avait brillamment passé le test bancaire à la 16e place sur 91 banques, que tout allait bien et qu´on pouvait faire confiance aux instruments économiques officiels de contrôle et d´estimation des finances en Europe ? Hem, la moindre des choses est d´être sceptique, d´autant que 21 banques dont les grecques, les espagnoles, les françaises et irlandaises sont rétrogradées par les agences de rating. Après avoir réussi le fameux test de solidité bancaire. Etonnant, n´est-ce pas ? L´espoir viendra-elle du EFSF et de son successeur désigné dès 2013, le ESM ? Ici aussi je suis bien sceptique car une monnaie se défend par la productivité, par la rentabilité de son espace économique, par le volume des échanges avec l´étranger et le seul créatif et innovateur de son espace économique géniteur. Si à l´avenir il faut défendre la monnaie avec des fonds aussi réputés qu´ils soient, c´est qu´on se trompe d´adresse : il ne s´agit pas jouer les pompiers en économie, mais bien de produire, investir, innover, vendre. Si la croissance, pour une raison ou pour une autre, fait défaut, inutile d´aller assommer les gens avec un flux indu de monnaie, cela ne marche pas ; on s´appauvrit plutôt ainsi en créant l´inflation. Rien à faire, le système économique occidental qui a dominé le monde depuis toujours a perdu ses équilibres et doit être réformé. Le prochain système économique doit tenir compte des chinois, des africains, des indiens, des brésiliens…car eux aussi sont parties prenantes de l´économie mondiale, on l´avait à tort oublié...
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
L’Occident face au problème de la crise des endettements publics
Il faut dire que l’endettement était aussi d’ordre privé… L’Etat, après le 15 septembre 2008, lors de l’écroulement de la Lehman Brothers, a renfloué les entreprises bancaires de fraîches liquidités pour empêcher l’effondrement du système économique et financier. Et depuis, la crise économique a ouvert les différentes blessures de son corps malade. Ces disparités ont été entretenues, comme nous le savons, depuis pratiquement 30 ans. Maintenant et face au recul des croissances et d’investissements provoqués par la montée des pays émergents, on n´a plus de moyens pour résorber l´endettement…
Ces dettes qui font si mal et rongent la rentabilité et l’avenir des pays endettés outre mesure
Dettes dilenda est. Mais comment diable se débarrasser de ces sacrées dettes quand on ne sait pas les rembourser à terme ? On en a fait tellement pour cacher certains déboires économiques ou… pour subventionner des entreprises clés ou des banques menacées d’écroulement, qu’on croule pratiquement sous les dettes publiques en occident actuellement alors qu´il était question de garder la sage limite de 60%. Suffit-il, comme on le fait en ce moment, de parquer des dettes dans des institutions factices pour que tout aille bien ? Les dettes, il faut bien payer leurs intérêts ! Eh oui… On commet actuellement l’erreur en Grèce, en Irlande, au Portugal et surtout en Espagne, de limiter les investissements et ainsi punir les jeunes, la croissance et l’emploi. Or c’est l’emploi et les investissements qui soutiennent le florissement et la croissance économique… On est bien enfermé dans un piège vicieux.
Joseph Stiglitz, Prix de l’économie, a dernièrement dit : "Nous ne pouvons plus continuer à faire les erreurs du passé : privatiser les gains et socialiser les pertes." Tout le mal néolibéral qui a inféodé le système économique occidental depuis 30 ans. Hélas Stiglitz recommande à l’union Européenne de rétablir l’argent à bas prix en abaissant son taux standard d’escompte. N’est-ce pas une erreur au moment où on se rend compte que l’argent facile n´a résolu aucun problème ? Combattre le feu avec plus de feu, n’est-ce pas dangereux ? Le dernier pas d’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sur ce problème s’opposait aux Bons Européens… Arrivera ou arrivera pas, se demande-t-on ? On ferait mieux, comme Angela Merkel et Nicolas Sarkozy le voient, d´abord d’instaurer des barrières constitutionnelles de règle d’or dans les constitutions de l’union, de restreindre les dépenses publiques et faire tout pour réduire les disparités structurelles empêchant la croissance économique des pays concernés. Or, comment investir sans emprunter ? Et si l’emprunt devenait cher suite à la mauvaise cotation internationale… on s´ouvrait pratiquement le sol sous les pieds.
Ouvrir la porte toute grande aux Bons Européens que chacun pourrait tirer à loisir de chez lui en jouissant de taux préférentiels moyens pénalisant les pays les mieux gérés économiquement. Hem, cela n’emballait personne ; en tout cas pas, les Français ou les Allemands. À la longue, ces dettes devraient, que l’on le veuille ou pas, être payées ! Certains pays de l’union voudraient bien répartir les douleurs de leurs bévues économiques sur les autres membres de la communauté…or, ceci est bien une drôle de manière de définir la solidarité. Il ne faudrait pas, comme le disent clairement certains partis politiques allemands ou français, que les enfants allemands ou français soient à l’avenir pénalisés parce que des politiciens grecs ont jeté l’argent par les fenêtres au lieu d’investir judicieusement dans l’avenir de leurs propres enfants ! Nous y voilà. Un gouvernement économique commun à la communauté arrangerait-il l’affaire de tous ? Pour l’avenir, peut-être, mais pour les dettes déjà contractées… les pays concernés doivent les payer par eux-mêmes. Même s´ils reçoivent des emprunts à taux préférentiels de la BCE, personne ne peut faire la croissance ou réussir leurs investissements futurs à leur place !
La Banque centrale Européenne achetait, contre toute déclaration antérieure et contre le respect de son indépendance, les bons de trésors de pays mis à mal par leurs propres endettements ou leurs déboires économiques. Si les choses s´améliorent dans l’avenir, ces pays pourront racheter leurs obligations. Mais si les choses vont mal… Le problème de l’endettement restera ouvert et dangereux pour l’avenir pour la BCE aussi. Combattre le danger théorique de l’inflation, dit Stiglitz, n’est pas la priorité du moment. Mais bien sûr, ami Stiglitz ; L’argent bon marché, ce n’est pas cela qui fait remonter l’économie. On le voit bien aux Etats-Unis ou en Europe actuellement où on a injecté des sommes folles dans des programmes de relance mais si ceux-ci ont sauvé de la catastrophe, ils n´ont rien révolutionné du tout ! Faut-il continuer à taper dans l’eau en espérant que le poisson en jaillirait d’hébétude alors que le problème était ailleurs et pour bien dire dans la rentabilité détruite et les hauts coûts de production ? En tout cas face aux pays émergents les pays occidentaux restaient, malgré leurs grands moyens financiers mis en jeu, loin d’être concurrentiels. Or il s’agissait de vendre, de rentabiliser ses produits, ses coûts et ses services de nos jours; ce n’est pas en noyant le bateau d’eau qu´on le stabilise, tout au plus devient-il plus lourd et risque, eh oui, de couler…
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
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Les africains comprennent-ils ce que le développement exige d´eux ou pas ?
Commentaire de ce 24.08.2011 sur facebook
Le développement est une dure et exigeante entreprise...dont il faut payer le prix le plus sincère...si on veut aboutir.
Cher ami LA, le problème n’est pas d’être incapable de produire des voitures, des frigidaires, des moulinettes ou des avions - ce qui, entre nous, soit dit, n’est pas aussi compliqué que cela si les chinois et autres y arrivent - le problème commence quand on veut à tout prix consommer ces voitures et avions, etc en les important ! Là vient la fausseté et ce qui appauvrit les idiots parce qu´ils font tout pour consommer mais rien pour produire. Or consommer les produits des autres, c’est autant renier sa propre créativité que s´appauvrir à outrance. Hélas, cette arithmétique bien simple semble ne pas atteindre les sphères intellectuelles des sous-développés. Je n’ai rien contre les gens qui se considèrent d’emblée idiots et incapables...sauf quand ils se mettent à participer au pillage des leurs, à se laisser corrompre pour...jouir de ce qu’ils se refusent eux-mêmes de produire !Se gargariser dans la projection des besoins besoins et nécessités existentielles des autres...hem, si ce n´est pas une forme profonde autant de refus de soi-même que d´aliénation mentale...et économique ?
Un tel comportement prouve bien que l’on n’a rien compris ni au développement, ni à l’économie, encore moins à la crise actuelle parce que cette dernière dit notamment que l’occident ne sait plus aussi bien vendre qu´hier parce qu´elle est, avec l´arrivée des pays émergents et l´indécente paupérisation des africains (qui se refusent à produire pour hausser leur niveau de vie entre autre, comme ils se laissent chosifier et détrousser par les pays industrialisés) devenue trop chère. Alors, on s’endette pour cacher le recul économique ou on emploie l’endettement pour financer l´achat de ses propres excédents industriels. A la fin, et même au regard des acclamations de notre ami JB, je me demande une chose: l’Afrique veut-elle se développer ou pas ? Et si oui, est-ce en important et en jetant par les fenêtres ses accumulations, sans instruire, spécialiser ses enfants et produire ? Drôle de développement qui n´est, vu sous cet angle, qu´une bonne fausseté^ou tout au plus une grande bouffe !
Quant à nos amis libyens qui, comme les égyptiens, les tunisiens et autres actuellement, notez une chose mes amis: il ne s’agit pas seulement de blocage politique; tous ces pays possédaient d’énormes réserves d´or et de devises dans leurs banques nationales ! Leurs économies sont plutôt bloquées parce que ne sachant ni embaucher leur propre jeunesse, ni se doter d’un plan de développement économique organisé, efficace, fiable et, bien sûr rentable. Vendre son pétrole ou ses matières premières et amasser de l’or dans ses banques, cela ne donne pas encore de l’emploi aux jeunes ni un avenir créatif et productif digne de ce nom à la société ! Kadhafi a dormi ces dernières années en privant sa propre jeunesse de perspective et c´est elle qui tire sur lui ! On ne peut pas, pour survivre en politique, se cantonner sur de grands projets africains alors qu´on oublie les cris de la jeunesse qui est à vos pieds ! Eh oui, vendre son pétrole pour bien manger et importer, ce n´est pas tout...
Il faut produire, mais si on ne sait même pas quoi produire ou qu’on n´a pas les techniciens et le know-how nécessaires pour produire rentablement...qui investit donc pour perdre son argent ? Ceci pour dire que ces fameuses révolutions nord africaines, même si elles sont nécessaires pour se débarrasser de dictateurs dinosauriens et d´une classe d´élites parasites et incapables à ouvrir aux pays touchés leurs voies de salut et de réalisation, sans répondre aux causes effectives de la crise profonde de créativité et de réalisation de leur pays, ces soulèvement ne vont rien changer ni au malaise, ni à l´instabilité future de ces pays. On croit actuellement encore en Libye que seulement avec Allah, le pétrole et l’importation, on arrivera à bon port... J´en doute personnellement tant qu’on n´aura pas résolu les problèmes d´énergie, ceux de la technologie, ceux de la production et, bien sûr, ceux de l´emploi des jeunes. Ce problème de l´emploi se voit autant en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Egypte. Comme de bien entendu en Afrique subsaharienne. Avec cette crise économique on verra bien que l´exportation des jeunes chômeurs africains en occident ne trouvera plus, de la part des pays hôtes, le même enthousiasme qu´hier. Et cela se comprend bien...Après tout les politiciens et gouvernements africians doivent eux aussi faire leur devoirs et ne pas rejeter leurs incapacités à résoudre aux occidentaux !
Au Congo les mêmes problèmes subsistent avec une plus grande acuité parce que ce pays étant immense et nécessitant de grands investissements structurels pour sa mise en valeur, la rentabilité du Congo va être ardue et bien...dure. Actuellement on essaie tout simplement de gagner du temps en faisant en dilettante ceci ou cela sans plan et sans solide emboîtement et fondement économique. Les trous seront tellement nombreux dans la coque du navire demain qu’il aura difficile à voguer...surtout si les élites ne voient pas les nécessités d’une solide fondation. On ne sait pas où on va...apparemment. Est-ce cela l´Africanité ? Pour exemple cela n´a mené Haïti nulle part...le prix du développement existe, et si nous aspirons fermement à celui-ci, nous devons en payer le prix autrement qu´en détruisant nos accumulations ou en nous refusant à promouvoir nos facteurs de développement économique. Aussi simple que cela...?
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
De quoi sera fait l’avenir économique en Occident demain ; stagnation ou évolution positive ?
Au moment où le régime Kadhafi est à l’agonie de ses dernières heures de vie, on se demande si cette victoire va apaiser une Bourse jouant depuis trois semaines les dangereuses cabrioles. Hélas, non, ni la victoire en Côte d’ivoire, ni celle en Libye de Kadhafi ne saura détourner de la crise économique des endettements publics qui s´est rageusement emparée de l´Occident.
Une crise économique menaçante aux déséquilibres diversifiés et dangereux.
Eh oui, finie la belle époque où Sarkozy conseillait encore aux Africains pour régler leurs problèmes : "Endettez-vous !". Tout l’Occident avait, pour cacher le ralentissement économique dû à la paupérisation du tiers-monde africain et à la raréfaction des clients, depuis 20 ans au moins, misé sur l’endettement public qui servait aussi à subventionner les sociétés de production en perte du profit ou leur ouvrir, avec des emprunts de promotion aux acheteurs étrangers, le moyen de mieux placer leurs produits. Mais voilà : ce qui n’était qu’une solution de circonstance devint une raison d’être, une systématique qui devint l’heureuse, la providentielle industrie de l’endettement. On parka, on repoussa, on joua à cache-cache avec les dettes au lieu de les épurer ou les payer. Les États pouvant se le permettre y mirent leur zèle et firent des guerres sans moyens…jusqu´au jour où les taux d’intérêt se mirent à faire mal, très mal…voyant arriver l’assèchement de la vache providentielle, les banquiers de Wall Street inventèrent, avec les Subprimes et un volontaire abus d´emprunts hypothécaires, des titrisations leur permettant pratiquement de faire monnaie indûment en place publique, ce qui leur est pratiquement défendu et la souveraineté des banques nationales.
Et maintenant qu´à force de repousser les échéances, de se trouver de plus en plus de palliatifs pour ne pas faire les choses comme il le faut…pour continuer à vivre au-dessus de ses moyens ; comment va-t-on, au moment où plus rien ne semble donner de marges de gains ou de caches pour repousser les échéances, on se rend compte que l’on a, dans un enthousiasme aveugle et irresponsable, consommé une grande partie de l’avenir de ses propres enfants sans équitable contrepartie. Pire est si on ne leur offrait ni emploi, ni bonne formation avec les budgets en baisse ! Et maintenant ? Comment va se présenter le choc de l´avenir ? Mal, apparemment. Il s’agit maintenant de subir, face à cette crise, le moindre mal tout en s´offrant le plus de rentabilité et de confort social. Est-ce possible ? Hélas, non, ce n’est pas possible. C’est bien pour cela que les dettes ne disparaissent pas aussi rapidement parce qu'on aura bien difficile à s´en débarrasser. Sans croissance assidue et solide, cela va sans dire… Eh oui, les Chinois, eux, de l’autre côté du monde, marchaient inlassablement vers leurs buts. Eux n´avaient pratiquement pas de problèmes de dettes et leur balance de paiement était d´année en année excédentaire. Il faudra bien cesser de faire de nouvelles dettes aujourd’hui et commencer à payer les anciennes…sinon on ne s’en sortira plus tant on sera abattu par les taux d’intérêt des dettes antérieures et consécutives à payer…de nouvelles dettes.
S’enfermer dans un tel cercle vicieux est bien mauvais stratège économique et financier, car on n’en sort qu’avec des larmes de sang effectivement. On ne peut pas tromper indéfiniment la réalité ou s´en cacher. Celui qui croit que les vandalismes de voitures brûlées en Allemagne, près de 140 voitures depuis janvier 2011, ou celui en Angleterre dernièrement avec des blocs entier de maison brûlées, n´étaient que des exceptions…celui-là n´a pas encore compris ce qui se passe. Demain quand la jeunesse saura qu'on l´a volontairement emmurée et désavantagée…personne ne saura comme elle réagira. Il vaut mieux lui donner encore l’espoir qu’il existe des solutions possibles à lui préserver ses droits et son espoir en un meilleur avenir…
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
Jacques Attali a dressé un tableau alarmant de l´Afrique dans son livre
Dans son livre : "Une brève histoire de l’avenir" paru aux éditions Fayard, 2006, ISBN 9782213631301, Jacques Attali, président de « Planetfinance », une organisation non gourvernementale de troisième type spécialisée dans la « micro finance », les « microcrédits » comme moyens de lutte contre la pauvreté de masse (le sous-développement), l´ancien conseiller spécial de François Mitterrand, fondateur de la « banque européenne de reconstruction et développement (BERD) » des pays de l’Europe de l’Est, fait un brillant essai sur l´Etat actuel de notre monde.
Un diagnostic objectif accablant à propos de l’Afrique
Caracolant les siècles, chevauchant les continents, interpellant la civilisation humaine, il énonce : A la différence des autres continents, l’Afrique ne réussira vraisemblablement pas à faire surgir une vaste classe moyenne, même si elle est en mesure de connaître une très forte croissance économique, largement compensée par une croissance démographique plus forte encore. Tel est premier constat pour les prochaines décennies. Ainsi, ajoute Jacques Attali : En 2025, le continent comptera plus de 1,5 milliards d’habitants. Le Nigeria, le Congo et l’Ethiopie seront parmi les dix nations les plus peuplées du monde. Même si le sol africain renferme 80% du platine, 40% des diamants, plus d’un cinquième de l’or et du cobalt du monde, même si les forêts africaines regorgent de ressources et de richesses touristiques inexplorées, même si la Chine, l’Inde et d’autres puissances, venant y quérir leurs matières premières, aideront à y aménager des infrastructures à bas coûts, le continent africain ne sera toujours pas un acteur économique d’importance mondiale. Tel est le deuxième constat. Les idéologues des matières premières et autres chantres du scandale géologique que serait l’Afrique, sont fixés sur le destin du Continent. L’avenir ne s’écrit pas dans les richesses du sous-sol, mais dans les têtes. Bref, la libération des énergies passe par une « révolution de l’Intelligence » c’est à dire la formation et l’éducation. Et non la contemplation du monde et des ressources dites naturelles. Dans le monde des cinquante prochaines années, dans le monde de demain, pour ne pas dire tout à l’heure, la seule vraie richesse sera la Matière grise. Avis aux sourds et aux aveugles d’Etats…
L'ABSENCE D'UNE « CLASSE CRÉATIVE »
Et Jacques Attali de pronostiquer : En 2025, le continent aura un « PIB » par habitant inférieur au quart de la moyenne mondiale ; la moitié des Africains continuera de tenter de survivre avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté… Seuls réussiront à s’en sortir quelques pays comme l’Afrique du sud (avec un « PIB » par tête qui dépassera celui de la Russie), l’Egypte, le Botswana et peut-être le Ghana. Les autres pays seront menacés d’éclatement ; divisés, ils risquent de devenir des non-Etats. Face à cette Catastrophe, les élites africaines continueront à émigrer comme par le passé. Les nouveaux immigrés financeront de plus en plus leurs pays d’origine. Les causes de ce chaos, selon l’auteur, sont : le poids de l’Histoire (la ponction humaine à grande échelle qu’a été la traite négrière), les pandémies notamment le sida, les mutations climatiques à venir… Mais il est une cause majeure que Jacques Attali énonce en filigrane c’est l’absence d’une « classe créative ». Concept qui est au cœur de son livre. Classe créative c’est à dire financiers, artistes, entrepreneurs, inventeurs, porteurs d’innovations technologiques, institutionnels et esthétiques qui sont les créateurs de l’"Ordre Marchand" depuis l’apparition du "capitalisme" à Bruges entre (1200-1350), Venise entre (1350-1500), Anvers entre (1500-1560), Gênes entre (1560-1620), Amsterdam entre (1620-1678), Londres entre (1788-1890), Boston entre (1890-1929), New York entre (1929-1980). Et Demain, Los Angeles…
L'ÉMERGENCE D'UN "MONDE POLYCENTRIQUE"
Paradoxalement, dans les prochaines décennies, on assistera à la fin de l’« empire américain », annonce l’auteur. Vers 2050 naîtra un monde inquiétant à plus d’un titre : l’« hyperempire » qui déconstruira les services publics, les Etats et les nations. Et c’est la première vague de l’avenir. Le marché unifié et planétaire l’emportera sur la démocratie. Et un "ordre polycentrique" émergera… La société d’autosurveillance ou chacun sera son propre gardien de prison risque de s’imposer. Quelle place pour le Continent africain dans cet "Ordre cannibale" ?
Jacques Attali écrit, notamment : "Tandis que l’Afrique s’évertuera en vain à se construire, le reste du monde commencera à se déconstruire sous le coup de la « globalisation". "L’Afrique de demain ne ressemblera donc pas à l’Occident d’aujourd’hui ; c’est bien plutôt l’Occident demain qui ressemblera à l’Afrique d’aujourd’hui". Dès la fin de l’"Empire américain", on assistera à un développement des « microcrédits ». En 2025, ces derniers toucheront plus de 500 millions de chefs de famille contre aujourd’hui plus de 100 millions des entrepreneurs les plus démunis de la planète. Durant l’"hyperempire", les réseaux de « microcrédits » deviendront plus importants que le système bancaire traditionnel. La victoire du "marché" sur la « démocratie » ouvrira le temps de l’"hyperconflit" : le temps des pirates et des corsaires, et autres sociétés des mercenaires comme il en existe déjà en Afrique. Kofi Annan, le secrétaire général de l’« ONU » parlait de privatisation de la guerre. La troisième vague qui submergera l’avenir dans les cinquante prochaines années est l’" hyperdémocratie". Avec l’apparition d’une nouvelle classe créative porteuse d’une nouvelle éthique faite de gratuité et d’altruisme, d’« innovations » technologiques, artistiques, politiques.
On peut même parler d’un immense bouleversement institutionnel avec l’apparition d’« entreprises relationnelles » liées au commerce équitable, aux microcrédits et aux fondations crées par des milliardaires de la trempe de Bill Gates, le créateur de « Microsoft » et de sa fondation contre le Sida en Afrique, Warren Buffet contre la prolifération nucléaire… L’"hyperdémocratie" sera l’ère de la gratuité. Ce sera aussi le temps d’une nouvelle classe créative composée de ce que Jacques Atalli appelle les transhumains. Un temps nouveau : les femmes seront plus aisément transhumains que les hommes : trouver son plaisir à faire plaisir est le propre de la maternité rappelle l’auteur.
Forum Réalisance présentation
A propos de l´échec de la politique de l´aide au développement.
Au moment où l´Afrique australe se voit de nouveau plongée dans une douloureuse détresse due à une sécheresse sans précédent, le livre de l´économiste William Easterly : Le fardeau de l´homme blanc. ISBN 978-2-940427-02-4, dit ceci en substance : "Dans le dernier demi-siècle, les pays riches ont versé 2300 milliards $ d´aide au développement sans réussir á éradiquer la pauvreté. Que s´est-il donc passé ? L´auteur arrive à la conclusion que les mythes de l´aide au développement, et leurs échecs sont dus notamment à l´illusion de l´homme blanc de pouvoir planifier le progrès dans les pays pauvres."
L´aide au développement, la grande bouffe ou les conséquences d´une mauvaise approche des choses...de part et d´autre ?
Comment en serait-il autrement si ces aides viennent de l´extérieur et servent à écouler les services et les biens de production et de consommation étrangers sur le territoire sans rentabilité du recevant de l´aide ? C´est la même erreur que fit la Grèce hier et hélas que l´Union Européenne fait aujourd´hui envers les pays faillis du Portugal, de l´Irlande et de la Grèce si ces pays ne retrouvent pas rapidement leur rentabilité. Tant qu´un pays n´est pas rentable et consomme plus qu´il ne produit, lui prêter de l´argent ne change rien du tout à sa condition; pire: on ne fait qu´aggraver le mal notamment en mettant à mal le portefeuille, les pensions et les avenirs de la jeunesse des pays prêteurs.
Vers les années ´70 les congolais-zairois furent faussement éblouis par les effets des frais endettements faits par Mobutu; ce dernier apparut comme un magicien, un véritable sorcier africain de l´économie, or, plus tard lorsque ces dettes vinrent dans la fin des années 80-90 à terme, le paiement du principal creusa des trous énormes dans l´économie du pays et l´effondra pratiquement. Envolées furent les illusions de réussite sans produire ou la réputation de magicien économique. Certains idiots et irréductibles du bon sens économique continuaient encore à rêver aujourd´hui du grand léopard charlatan par nostalgie et par simple ignorance des dessous des cartes économiques. Si Mobutu n´avait pas succombé à la tentation d´escroc de la zaïrianisation qui vira à une véritable catastrophe, et s´il avait rentabilisé l´économie de son pays en créant l´emploi, modernisé l´agriculture et l´élevage, encouragé les petites et moyennes entreprises à mieux produire et s´il avait pressé la construction des chemins de fer et les infrastructures ferroviaire...nul doute qu´il aurait réussi à se faire admirer de tous parce que l´économie aurait enfin pris pied dans son pays.
Construire des routes quand on ne produit pas de voitures ou acheter des usines de prestige clés sur porte sans en produire ni les pièces de rechange, ni les encadrer en amont et en aval avec d´autres industries pour les consolider et assurer leur intégration dans un plus large impact économique...on ne faisait rien d´autre que du dilettantisme économique et la prétention d´aider n´était rien d´autre qu´une autre manière d´inféoder les gens mieux qu´hier en leur donnant des goûts nouveaux dévoyant ou en corrompant leurs opinions pour établir ou imposer des dictateurs incapables et roturiers. Planifier l´économie est une forme d´arrogance qui ne s´explique ni avant l´écroulement du communisme, ni après; on se demande alors pourquoi les occidentaux se crurent-ils capables de soutenir le contraire ? N´est-ce pas une forme de mépris que d´ignorer l´évidence, la complexité culturelle d´un pays, les désirs et les besoins de ces gens, pour leur imposer, de l´étranger, comment ils vont vivre, penser, aimer, produire demain ? Je le pense bien. Il serait plus sage d´améliorer et soutenir tous les efforts et formes de productions existantes, demander aux meilleurs fils formés d´un pays de les moderniser selon leur manière de voir les choses, pas comme on voudrait qu´ils soient de l´extérieur. Alors et alors seulement, si le peuple et la dynamique culturelle sociale s´épanouit et se développe autant dans sa créativité que dans ses articulations complexes matérielles et immatérielles, le succès peut-il avoir lieu car le développement est une forme d´affirmation de mûrissement d´une quête résolue à l´excellence de celui qui y aspire; ce n´est ni un dictat, ni un champ d´essayisme de théories sociales et politiques plus arrogantes que sérieuses.
Tout ceci n´a pas seulement été visible au Congo ou en Afrique noire en général; ceci est aussi d´actualité aujourd´hui en Ethiopie, Somalie et Ouganda d´une Afrique australe de nouveau visitée par une sécheresse qu´on aurait pu hier, d´un côté comme de l´autre entre aideurs et recevant de l´aide, contrôler les effets aujourd´hui si au lieu de s´acheter des armes et construire des projets plus prestigieux que nécessaires, on avait construit des canalisation, des pipe line pour l´eau et si on avait monté des usines de désalaison, et bien sûr reboisé la région. En Afrique australe on a une curiosité: on est entouré d´eau de l´océan indien...mais pas une goutte d´eau douce pour l´agriculture et à boire ou utiliser dans l´industrie.L´ échec des aides au développement, il faut aussi l´avouer, est aussi un échec des élites du pouvoir africaines parce que personne ne peut développer celui qui s´y refuse; en d´autres termes ces élites auraient dû être plus regardante et diligente face aux aides qu´on leur accordait...si bien sûr on leur en laissait la direction des priorités ou si l´aide corresponsait à un projet initié et conduit par eux.
Musengeshi Katata
„Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu“
Forum Réalisance
Le malade économique grec est-il passible de véritable guérison ?
L´Union Européenne va-t-elle se transformer en Union de transferts européens ? On se le demande. A tout prendre ce n´est pas la petite Grèce qui va écrouler l´Union ; c´est plutôt la peste, l´effet de domino qu´on craint…trop de candidats sont en haute mer actuellement dans le monde industrialisé : l´Italie, l´Espagne, les USA, le Japon…
La Grèce est-elle déjà perdue et malgré ses efforts, condamnée aux calandres ?
Ou le patient grec était-il encore capable de se guérir par lui-même ? Apparemment les grecs n´ont pris, dans cette tourmente économique, qu´un embarquement…perclus de trous. Ils sont prix entre plusieurs feux : leurs dettes, leur retard d´infrastructures et de développement industriel, leur corruption et leur trop grand laisser-aller face au travail en noir, leur laisser-faire ruineux pour leurs caisses de pension, les salaires généreux et les avantages indus que se donnaient leurs bureaucrates. Un Etat de vices, d´abus et de corruption. Et maintenant ? La démocratie verbale, ce n´est pas tout…il faut lui garantir une crédibilité économique ; on ne peut tout de même pas vivre sur le compte des autres en leur chantant la démocratie, ou hypothéquer l´avenir de ses générations futures en condamnant ces dernières à la pire des pauvretés…pour prétendre faire démocratie au 21e siècle ? Démocratie à l´huile d´olive ? Une bonne façon de s´huiler…
Personnellement je ne crois pas du tout à la guérison de la Grèce, pourquoi ? Parce que ce pays est trop en retard d´investissement et de créativité industrielle par rapports à la grande moyenne des pays européens. Or, elle devra payer ses dettes d´une part et investir d´autre part pour refaire son retard, créer des emplois nouveaux pour ses jeunes et générer de nouvelles recettes pour son Etat. Actuellement la Grèce n´a que les moyens de payer les intérêts de ses dettes, et encore ! On a construit, avec l´argent facile emprunté, des routes, des hôtels, des aéroports, des immeubles coûteux et des villas avant-gardistes…pour bien vivre et se sentir bien européens, certes, mais tout cela ne produit pas assez pour survenir à sa vie sur grand pied « démocratique ». Les pensions et l´âge de pension étaient les plus généreux du continent, puis tout à coup fini la nouba…Papandréou levait la fin de la vie en rose. Mais comment faire maintenant pour rattraper les allemands, les français, les italiens, les hollandais, les belges et les britanniques qui eux étaient plus avancés dans la production industrielle ? Concurrencer des gens qui avaient l´expérience, la qualité et de meilleurs moyens financiers ? Si ce miracle est possible avec l´emprunt auprès de ces mêmes co-concurrents, l´Afrique serait déjà développée…or, ce n´est pas le cas, n´est-ce pas ?
L´Union promet, après l´emprunt passé de 110 milliards rapidement engloutis, un nouveau prêt de120 frais milliards € aux naufragés économiques grecs en 5 ans. Cela va-t-il suffire pour tenir à flot ce pays et l´assainir en tenant compte qu´il devra subir une très dure rationalisation d´environ 30% sur tout : salaires, pensions, frais administratifs, coûts des études et bien sûr une très sensible augmentation de l´imposition ? Ce sera dur, très dur et même avec une cession de dette considérable, les grecs vont devoir, pour en sortir, travailler á bas prix deux fois plutôt qu´une. Or, on observe déjà une fiévreuse fuite de capitaux grecs vers les autres pays européens et particulièrement vers l´Allemagne. Ce n´est pas cela qui va arranger les choses. Pas du tout, mais peut-être s´agit-il seulement d´un courant momentané d´incertitude ? C´est un peu tout cela qui ne rend sceptique ainsi par ailleurs que les lourdes dettes de l´Italie, de la Grande Bretagne, de la Belgique et même de la France ou de l´Allemagne. Le contexte européen des dettes était bien…étalé. En fin de compte je pense que les grecs ont tout intérêt à profiter de l´aide de leurs amis européens. Tout le monde n´a pas de tels amis. Mais j´ai bien peur qu´à la fin l´échec et la route des calandres ne soit le seul résultat qu´on tirera de cette affaire. Les grecs, après s´être assainis tant bien que mal et plutôt mal que bien avec les subventions et les emprunts européens, devront décrocher car pour eux l´€ sera trop pressant à l´épargne et à la productivité.
La Grèce quittera donc l´Union et si cette dernière souffre encore de ses endettements aigus, son entité, telle que nous la connaissons aujourd´hui, se verra diminuée par tous ceux qui seront piégés dans la maigre croissance et les taux dévastateurs de hauts emprunts. Eh oui, tout dépendra de la croissance et de la fin heureuse de la crise économique. Si elle dure et dure…et qu´elle met les USA dans l´embarras, rien ne pourra nous sauver de la grande catastrophe d´une incroyable correction financière dans le monde entier. Celui qui ne saura pas montrer patte blanche à ce moment là devra dévaluer et prendre les sentiers épineux et solitaires du failli. Ce sera fini de vivre bien et sur grand pied au crédit avec les épargnes des autres. Le crédit sera mort, la plus dangereuse phase de la crise économique aura commencé !
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
Angela Merkel a reçu d´Obama la grande médaille de la liberté
Cette "médaille de la liberté" est la décoration la plus prestigieuse des Etats-Unis, parmi les rares qui ont eu l´honneur de la recevoir, on compte le Pape Jean-Paul II, le président Nelson Mandela et le chancelier Helmut Kohl et père de la réunification allemande. Cet honneur tombe à point pour essayer, au moment où l´Amérique affaiblie par la crise économique, perdra de plus en plus de moyen d´influence le monde, l´empire américain aura plus besoin de tous ses alliés européens dont son puissant allié allemand pour mieux soutenir ses intérêts. Rien ne semble être fait au hasard, même si l´idylle de la vie de Merkel s´y prête sympathiquement.
Le symbole d´un rapprochement étriot nécessaire pour l´avenir
Bien sûr qu´il y a calcul dans l´octroi de cette prestigieuse médaille américaine, et pas seulement depuis que l´Allemagne s´est retenue de suivre l´occident dans le vote de la résolution libyenne. Depuis le début de la crise économique avec la faillite de la Lehman Brothers en septembre 2008, il y a eu beaucoup d´eau sous le pont des relations euro américaines. Or l´Allemagne était le pays le plus industrialisé et le plus puissant d´Europe…n´est pas par hasard le pays le mieux sorti de la première phase de la crise avec une croissance et une consolidation économique remarquable.
L´Allemagne est donc le genre d´amis auquel on veut se rapprocher encore plus étroitement face à la marche économique des pays émergents et avec lequel on veut être d´accord sur l´attitude à prendre envers le fameux « printemps islamique » en Afrique du Nord, envers la Syrie, les autres dictateurs dans le monde, etc. Curieux seulement est que cet allié allemand étroit de grande date a souvent sa manière de voir les choses…et trop souvent raison dans ses choix et ses options. Or le recul d´influence militaire active qui va suivre les restrictions budgétaires américaines suite à la crise économique et financière nécessitera de plus en plus d´alliés pouvant soutenir les intérêts américains quand bien même ce pays serait restreint.
En physicienne et grande politicienne expérimentée, Angela Merkel a très bien compris ce souci américain, mais elle sait aussi qu´elle est allemande et européenne ; la chimie politique et économique sous tous ces angles, doit être satisfaisante. L´Amérique n´avait-elle pas ajourné, contre l´attente des allemands, une grande victoire écologique à la conférence de Copenhague ? Or avec l´accident atomique de Fukushima au Japon, l´Europe des peuples avait pris une respectable distance face à l´énergie atomique. L´Allemagne particulièrement en prenant la décision de décrocher de cette source d´énergie au plus tard en 2022.
La crise économique était-elle finie et maîtrisée ? Pas du tout. Les endettements exorbitants des pays sud européens périphériques posaient de plus en plus de problèmes, particulièrement en Grèce. Le danger de contamination épidémique financière et bancaires était, certes écarté par un vigilant contrôle de l´évolution des pays touchés, mais le mal économique et structurel comme tel dont soufraient ces pays restait encore à vaincre définitivement. Si la crise persistait…les problèmes ne deviendraient pas faciles à surmonter, loin de là. Puis il y avait le problème de ces pays révolutionnaires Nord africains…auquel l´occident se trouvait en devoir d´offrir aide et assistance dans leur reconversion. Ce que cela voulait dire pratiquement…Ce vote allemand neutre à l´ONU dans la résolution libyenne contre Kadhafi, n´excluait pas l´engagement économique, financier, technique à la reconstruction de la Libye, a assuré Angela Merkel à son hôte. Tout était-il en ordre ? Qui sait…la crise économique n´est, hélas, pas encore entièrement ad acta.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
Fidel Castro est-il réellement été un héros historique pour son pays ?
Il serait de mauvaise foi de dire que Fidel Castro n´a rien apporté à son pays; il lui a apporté l´autonomie politique et le fait d´échapper à la mainmise du néocapitalisme américain. Mais est-ce tout dans l´histoire d´une Nation ? La liberté et le bien-être se défendent tous les jours...de la vie et de l´histoire d´une Nation.
Beaucoup trop d´idéologie marxiste, trop peu d´innovation et d´excellence technique...
L´article : La Vérité sur Cuba de Ababacar Fall (Pambazuka News) ne fait-il pas un trop fervent, si pas passionnel éloge des acquis cubains ? Sur un point de vue, je suis d´accord; mais de là à dire qu´il n´y a pas un pays au monde qui a, en 51 ans, fait de tels progrès… hem, c´est être bien aveugle car on oublie la Chine, la Malaisie. Peut-être l´auteur de l´article est-il trop fanatique de Castro...parce qu´il lui manque de distance...objective à mon avis.
Dans la vie d´un peuple, d´une Nation, le défis du bien-être et de l´organisation sociale doit s´accorder avec celui de la production pour garantir le plus grand défi qu´aie cette nation: celui d´un meilleur avenir. Actuellement, et n´en déplaise à l´auteur, Cuba ne produit rien d´exceptionnel au monde: pas de voiture, pas de camions réputés, de trains rapides, des avions ou des machines de production sophistiqués. Des universitaires de grand niveau ? A quoi cela sert-il quand ils ne produisent rien et que le pays est pratiquement en banqueroute économique et contraint à quitter un socialisme arrivé à essoufflement et sans dynamisme créatif industriel innovateur ?
De nos jours les gens sont tellement devenus subjectifs et ancrés dans leurs orientations politiques classiques ou aventureuses qu´ils en oublient de juger un pays comme Cuba aussi sous l´angle de l´évolution générale du monde, autant que sur les inventions, la productivités ou les réelles capacités innovatrices...par rapport aux pays les plus avancés parce que ce sont eux qui influent le plus la marche de l´histoire économique et politique de notre avenir.
Et partant de cette sobre ligne de jugement, je considère que Fidel Castro a certes été bénéfique pour son pays, mais il n´a su ouvrir ce pays ni à l´excellence industrielle, ni à un niveau supérieur de créativité et d´efficacité technique, économique et scientifique. Des ingénieurs, des universitaires, tout pays peut en avoir; mais si ceux-ci n´inventent rien de nouveau ou d´effectif pour changer le niveau économique et technologique de leur société, ces cadres bien instruits restent malgré tout d´un niveau...moyen car ils ne sortent pas de l´ordinaire. Or le pays est malgré tout confronté à la concurrence internationale chinoise, américaine, européenne, japonaise, etc. Et face à ceux-ci chaque pays doit se trouver des moyens de plus en plus intelligents pour s´affirmer et participer à la lutte mondiale pour un meilleur bien-être. Or sans produire ce bien-être et le soumettre aux dures exigences des pays développés et technologiquement avancés, on a malgré tout peu de chance d´améliorer son niveau de vie dans l´avenir.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
Sur la genèse, la portée et la valeur du capital en société moderne
En commentaire à l´article de Samir Amin sur Pambazuka News sur l´article : Face au mouvement démocratique, le bloc réactionnaire
Cher monsieur Samir Amin,
Il devient presque difficile de lire vos excellents articles tant ils sont fondamentalement axés sur la gauche. Notez, je ne vous le reproche pas, loin de là. Mais à force de voir les choses que sous une optique de lecture, vous donnez toujours l´impression de croire que le capital existe sans qu´il ne soit produit et accumulé quelque part ! Or sans accumulation individuelle ou étatique, il n´y a pas d´investissement à long terme ouvrant sur la croissance et un meilleur développement. On ne peut pas toujours vivre de la main à la bouche ! La Chine n´a fait que cela et par contre, l´Afrique qui lésine encore à le comprendre traîne dans la pauvreté et le sous développement.
C´est simple: là où on fait politique, on fait aussi économie parce que la politique n´est que la mise en jeu des moyens et instruments de production de la culture, du bien-être, de l´innovation technique, de la recherche scientifique, du financement bancaire. Ainsi là où il n´y a pas économie, la politique y fait mauvaise figure. Et cela se comprend bien parce qu´il lui manque justement les moyens et les instruments d´action et d´exercice intentionnel. Le grand problème du lien entre les deux est la genèse du capital et son caractère particulier dans l´histoire et le caractère culturel d´un pays.
La capitalisation a-t-elle été acquise sans grand humanisme et sans regard pour les équilibres du respect humain ou de l´ordre social, qu´il se comporte singulièrement. Mais lorsque tout au long de son accumulation ce capital a été influencé par de grandes idées d´équilibre et de justice sociale, ce capital agit plus socialement sans pour autant perdre de vue qu´il est lié au profit. Mais le capital, dans sa nature, doit malgré tout éviter sa destruction comme on le voit avec la faillite grecque actuelle, entre autres. Croire donc qu´on peut séparer, par simple fantaisie intellectuelle la capitalisation ou l´accumulation de l´ordre social ou même de la politique et en faire un instrument castré de son vital profit est logiquement et intellectuellement une faiblesse rationnelle du pire illogisme qui soit. Même le corps humain accumule l´énergie sous forme de graisse, mémorise les informations ou les donnés pour s´en servir plus tard...! Il vaut mieux donc ne pas vouloir à tout prix dénaturer le capitalisme, mais bien le mettre au service du bien-être des gens, de la société et de l´avenir du pays.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
Sur la définition d´être africain
Commentaire sur Facebook sur la phrase de Francis Bebey : « Nous avons besoin de nous ressaisir, de nous reprendre en main. Mais il ne faut pas devenir autre chose que des africains »
Se définir soi-même par ses besoins et ambitions, ses valeurs socioculturelles, ses défis et ses devoirs envers soi-même, sa société et son histoire ; est-ce la plus grande difficulté de l´africain ?
D´accord avec Francis Bebey. Je me demande si c´est facile ou possible d´être un mouton et se faire passer pour un cheval; peut-on être noir et se prétendre blanc, jaune ou rouge ? Etre africain, qu´est-ce que cela veut dire au juste ? Est-ce continuer comme par le passé à se laisser prendre en esclavage des siècles durant par les islamistes ou par les chrétiens ? Ou se laisser recoloniser par les occidentaux ?
J´ai posé cette question sur ma page de profil...apparemment sans que les africains eux-mêmes ne veuillent y répondre. Difficile ? Ou bien compliqué dans la mesure où pratiquement étouffé par la culture occidentale dominante, vivant de l´aide internationale et de la mendicité étrangère, incapable actuellement de remonter la pente du progrès et du bien-être et se doter d´économies florissantes et d´idéaux sociaux positifs, l´Afrique hivernait autant dans la pauvreté que le faux culturel ?
L´identité africaine signifie-t-elle qu´on est perpétuellement en combat contre les fantômes du passé, contre sa propre médiocrité et son retard de développement et contre les chosifications et aliénations étrangères ? C´est tout cela, au fait, ce qui fait l´immédiateté de l´identité africaine; il ne faut pas s´en cacher, et plus encore: des valeurs positives que nous devons à tout prix doter de moyens et instruments économiques, techniques et scientifiques leur permettant de vivre et épanouir le meilleur d´eux-mêmes et ne pas se laisser inféoder ou repousser à la pauvreté et à la chosification de quelque culture que ce soit.
Actuellement, hélas, il ne suffit pas seulement de se définir grosso modo ou même de se dire tout simplement être ce qu´on est: africain. Il faut aussi participer à aider ce continent à sortir de la nuit des temps, des guerres idiotes, de dictatures irresponsables et incapables, de se départir de ses complexes et de l´ignorance qui la dévore depuis des siècles...afin d´offrir un meilleur avenir accompli à ses enfants et cultures. Cela, c´est ce que j´appelle être africain.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
L´Italien Mario Draghi saura-t-il protéger l´Europe des prochains dangers de la crise économique et financière ?
Voici ce qu´on sait de Mario Draghi surnommé Super Mario pressenti comme le prochain chef de la Banque centrale Européenne : il est né le 3 septembre 1947 à Rome, est un économiste, banquier et grand commis de l'État italien. En avril 2011, il est gouverneur de la Banque d'Italie et pressenti pour diriger la Banque Centrale Européenne à la suite de Jean-Claude Trichet. Il a fait ses études à Rome chez les Jésuites. Licencié en économie et commerce à l'université de Rome « La Sapienza » en 1970, PhD en économie au Massachusetts Institute of Technology en 1976. Professeur universitaire à Florence et à Turin, il a été de 1991 à 2001 directeur général du Ministère du Trésor, chargé des privatisations. De 1993 à 2001 il a présidé le Comité pour les privatisations. A ce titre, il a été membre du conseil d'administrations de plusieurs banques et sociétés en phase de privatisation (Eni, IRI, Banca Nazionale del Lavoro-BNL et IMI). De 2002 à 2005 il est le vice président pour l'Europe de Goldman Sachs, la quatrième banque d'affaires mondiale. 
Depuis le 16 janvier 2006 Mario Draghi est le gouverneur de la Banque d'Italie, nommé par le président du conseil Silvio Berlusconi, avec un mandat renouvelable de six ans (auparavant le mandat était à vie). Il remplace Antonio Fazio, démissionnaire à cause de son implication dans un affaire de conflit d'intérêts. En tant que gouverneur de la Banque d'Italie, il se retrouve aussi membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne.
Un Brillant esprit économique pour un meilleur avenir économique ?
Cet homme apparemment brillant économiste et financier peut-il efficacement conseiller les gouvernements européens et leurs banquiers pour diligence face au deuxième assaut de la crise économique et monétaire qui s´annonce déjà avec la quasi cessation de paiement de l´Etat américain et la montée prochaine inévitable des taux d´intérêt ? Eh oui, l´argent facile a toujours une fin un jour…
Le moins qu´on puisse dire est qu´un homme seul ne peut pas agir à tous les fronts économiques européens, encore moins lorsqu´il s´agit de résoudre les délicats problèmes américains qui influeront, qu´on ne s´y trompe pas, bien sur les économies européennes. Face aux problèmes des pays déficitaires européens : Grèce, Irlande, Portugal, l´Europe a déjà mis sur pied un système efficace d´aide financière. Le problème de la Grèce est revenu à l´ordre du jour malgré les 110 milliards € que ce pays avait reçu en aide parce le déficit grec ramené de 15 à 10,5 % ne suffit pas encore à relancer ce pays et lui permettre de supporter par ses propres efforts les prochaines échéances de ses emprunts de 2012 et 2013. Ce pays aura donc besoin très prochainement d´un nouvel emprunt variant entre 30 et 60 milliards €.
Cette histoire de la Grèce incapable, malgré ses actuels efforts, à surmonter ses difficultés budgétaires, a ouvert un grand débat sur la valeur réelle effective de l´aide financière comme telle, celui de sa forme et, bien sûr celui de l´efficacité qu´on attend d´elle. Les craintes selon lesquelles ces pays aidés ne soient que des puits sans fond sont certes légitimes, les pays prêteurs de l´Union, la BCE acheteurs d´obligations et le Fond Monétaire International co-prêteur affirment cependant avoir pris les mesures de contrôle et de conditionnement permettant aux emprunts d´aider effectivement les états faillis à se stabiliser.
Le reste, puisqu´il s´agit d´assainissement de la productivité des pays emprunteurs pour ainsi augmenter les recettes de l´Etat, ne peut se faire qu´avec une croissance volontaire. Or nous sommes en période de crise économique et suite à la faillite de ces états, ceux-ci ont difficile autant à soutenir leurs investissements de reprise, qu´endiguer la fuite de capitaux et la retenue à investir dont ils sont les victimes. Ce problème d´incapacité d´investissement est rendu encore accentué face à des prix internationaux beaucoup plus concurrentiels. Autant dire que si la crise persiste la situation des pays aujourd´hui à l´étroit ne va pas du tout s´améliorer car la prochaine menace à laquelle ils vont devoir faire face est la montée inévitable des taux d´intérêt, laquelle aura progressivement lieu au plus tard en début 2012. La deuxième moitié 2011 va déjà entrevoir les malheurs prochains de tout emprunt passé inconséquent.
Mais le plus grand danger viendra plutôt des déficits américains et leurs indésirables conséquences monétaires et financières. En effet les américains arrivés au point de non retour vont souffrir d´un haut dollar qu´ils tenteront de couler techniquement, or celui-ci étant lié à des valeurs et des échanges commerciaux dans le monde entier actuellement, le monde extérieur s´opposera énergiquement à sa brutale dévaluation ! Et jouer à l´inflation détruit les valeurs américaines existantes ainsi que sa productivité. L´économie américaine semble s´enfermer chaque jour encore plus dans un cruel dilemme qu´on peut qualifier de choix entre la peste ou le choléra.
En sortir sans produire et regagner des parts sensibles du marché international est impossible, or les autres pays et parmi eux la Chine, l´Inde et le Brésil ont des coûts de production moins élevés, ce qui leur permet de vendre mieux. Dévaluer le dollar afin de payer ses dettes à bas prix et relancer la production en profitant des bas prix créés par le faible dollar ? Les autres pays du monde vont-il accepter cela ? Si la planche à billet à laquelle jouait l´Amérique depuis quelques années n´a pas résolu le problème, comment voulait-on y arriver ? La prochaine étape de cette crise économico financière va donc s´ouvrir avec de lourdes conséquences dans le monde. Particulièrement pour les américains, les pays européens lourdement endettés ainsi que les pays africains de faible ou inexistante production. Lorsque l´Amérique se rendra compte qu´elle va perdre entre 20 et 30 % de son train de vie…pour mieux reprendre pied sur son économie et son avenir, le choc sera tellement grand que tous les pays faibles et affaiblis par leurs dettes en cracheront du sang.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
DSK: le suicide politique et professionnel d´un grand financier.
La dernière escapade de Dominique Strauss-Kahn à New York sera vraisemblablement bien plus difficile à camoufler…ses conséquences porteraient un coup mortel autant à la respectable carrière du plus grand financier du monde qu´à ses ambitions prometteuses à la présidence de France. Le monde entier est encore sous le choc d´une telle gaucherie…comment diable cela a-t-il pu arriver à quelqu´un d´aussi averti des invisibles et visibles aspects du pouvoir financier comme DSK ?
DSK, un appétit sexuel difficilement contrôlable ?
Il aurait essayé de contraindre une femme de chambre en service dans sa chambre à le gratifier d´un service sexuel…oral. Sans doute effrayé par sa propre bourde il va se précipiter à Air France pour prendre le vol pour Paris. Il fut hélas arrêté avant l´envol et conduit sous menotte en cellule afin qu´il ne se soustraie pas à la justice et aux graves accusations faites à son endroit. 
On pense tout de suite à notre bon Bill Clinton, à Monica Lewinsky ; ah, la belle époque…! Un héritage de politique sexuelle entre français et américains ? En sol américain tout serait-il possible ? On se rappelle aussi de la procédure d´impeachment entamée par les républicains, laquelle tourna, malgré les traces fraîches de sperme sur la robe de la jeune pratiquante, à une grossière mise en scène de bras de fer politique arrivant à tromper le monde entier. Allons-nous aussi assister à un tel théâtre avec DSK ? Le petit peuple aime cela…le gras acquittements pleins de fausseté, parce que cela lui permet enfin de justifier son dégoût pour ces gens dont il est forcé d´admirer l´éclat, le pouvoir…et les bassesses.
Le parti socialiste français, lui, est bien embarrassé : d´un instant à l´autre il a perdu son leader de victoire pratiquement assurée aux présidentielles de 2012 contre Sarkozy. Eh oui, le sexe est dangereux, surtout quand on ne sait pas le contrôler comme DSK. Et maintenant ? C´est la catastrophe, bien entendu. On a beau accorder la fameuse présomption d´innocence de l´accusé au prévenu, DSK, hélas, n´en était pas à son premier coup dans le genre…
Et le FMI, que deviendrait-il sans le charismatique et brillant financier DSK ? C´est une institution dit-on, les hommes passent, l´institution demeure. Eh bien, dans ce cas, vive la justice ; espérons malgré tout qu´elle sera cette fois juste et sans complexe aucun.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
Comment changer l´avenir de la RDCongo au mieux en le sortant de ses marasmes actuels ?
Commentaire sur Facebook sur l´invitation de Nicolas Lisiki
Surtout ne pas croire que nous laisserons notre pays dépérir sans réagir…
Je te remercie, ami E. M., pour ton gentil mot de fin à mon endroit; il ne faut pas croire que nous allons longtemps assister à la dépravation de l´avenir de notre pays et à l´appauvrissement des nôtres...sans réagir. En ce moment les congolais du monde entier, de France, de Belgique, des Etats-Unis, du Canada cherchent fébrilement des solutions pour sortir notre pays de son impasse; c´est une question de temps qu´ils s´unissent. Pour ma part je suis très surpris que les cadres et intellectuels au pouvoir actuellement ne servent au peuple congolais que des solutions sans éclat et sans lendemain. Ceci pour être réservé. Nous sommes bien décidés, et ici qu´on ne s´y trompe pas, à demander des comptes à tous ces gens...qui, dans leurs prestations, n´ont eu que très peu d´égard pour notre beau pays et ses beaux enfants. Et je prétends que ce jour-là nous ne nous contenterons pas de réponses dans le genre: je ne savais pas, ce n´est pas de ma faute, moi je n´ai fait que suivre les instructions. A propos de Laurent Désiré Kabila, s´il était solitaire, vous n´avez pas à vous en faire de soucis; après tout, il était né seul comme chacun de nous.
J´étais à Kinshasa en consultation en 1998 et ce que j´a vu et entendu m´a fort attristé á l´époque: l´homme n´avait aucune notion ni du pouvoir pour gérer un aussi important pays que la RDC, comme il ne savait rien de l´économie ou possédait une conviction éprouvée pour sortir ce pays de sa dégression. Il fera des alliances malheureuses pour notre avenir et prendra des décisions aux reflets étonnants et nocifs pour notre avenir politique et économique. Aujourd´hui tout cela a encore précipité nos malheurs. Le RDCongo est un immense pays qui nécessite, pour le mettre en valeur et développer ses immenses possibilités, des moyens d´investissements et de créativité énormes et assidus. Cela ne peut réussir que si la rentabilisation de toutes les forces et sources créatives sociales sont rentabilisées au maximum. Pour y parvenir, il faut des gens avertis amoureux autant du travail bien fait qu´ils seraient épris de la haute qualification des leurs pour veiller sur son avenir ainsi qu´un puissant courant de transformation à la modernisation. Or, en ce moment, notre pays attire plutôt les crétins, les marchands de faux tableaux, les escrocs et les corrompus mettant les bâtons dans les roues aux gens de bonne foi et aux entrepreneurs ambitieux. On doit bien comprendre que dans ces conditions les choses ne vont pas s´améliorer, bien au contraire elles vont empirer ! Et hélas nous nous trouvons devant une période de crise économique comme il n´y a en a jamais eue dans l´histoire. Cette crise, accentuée par l´émergence de nouveaux pays au firmament de l´industrialisation, va augmenter incroyablement la pression commerciale, économique et financière sur notre pays entre autres en nous repoussant vers le bas.
Nous ne pouvons en sortir ou mieux résister qu´en vendant de la plus value du travail congolais, pas seulement en vendant nos richesses et minerais à l´aveuglette. Autrement comment comptons-nous financer les exigences primaires que nous impose la mise au vert de nos facteurs de développement ? Certainement pas avec l´aide, nous ne l´avons que trop bien et trop longtemps appris. Nous devons donc cesser de nous faire de fausses d´illusions, ces temps sont révolus et bien révolus; l´heure est à un réalisme et un pragmatisme politique et économique conséquents irréversiblement axés sur la mise en valeur réelle de notre pays et notre savoir-faire. Sans cela notre avenir restera sombre, éternellement chosifié et utilisé par d´autres que nous-mêmes, nos légitimes intérêts de bien-être et le droit à un meilleur avenir de nos femmes et enfants.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance

