Les Cercles Vicieux

Livre III chap. X

-          Paris brûle…! Annonça pierre André visiblement contrarié en entrant dans le salon.

-          Quoi, qu´est-ce que c´est que cette histoire ? Demandèrent instinctivement Sumita et Fatma.

-          Eh oui, lâcha Holger, depuis bientôt 12 jours ; cela vous étonne-t-il ? Si l´Etat français ne prend pas la peine d´offrir à ces jeunes gens désoeuvrés, sans formation et sans emploi que le chômage et les restrictions sociales d´un lourd endettement public…

-          Dont ils seront tenus de payer les intérêts dans l´avenir sans en avoir profité des bienfaits, et ce sont aussi ces jeune gens qui paieront les grosses pensions que s´offrent ceux qui aujourd´hui les envoient à l´exclusion, commenta Lou.

Silence. Les jeunes gens se regardèrent, puis Fatma avança :

-          Ca devait arriver…35% de chômage, pas de salle cinématographique, pas de bain, pas de bibliothèque…la complète vadrouille. Et ce sont pour la plupart des enfants d´immigrés : la désillusion est plus profonde.

-          Ah, et pourquoi, demanda Holger. Parce que beaucoup sont appelés, peu sont élus, peut-être ? N´es-ce pas chrétien, tout cela…

-          Mais enfin, c´est connu que les immigrés viennent en France parce qu´ils sont attirés par le bien-être, les avantages économiques et la fameuse liberté occidentale ; et si ceux-ci leur sont refusés…lança Sumita.

-          C´est la cavale, la révolte de frustration…admit Fatma.

-          La société française offrirait-elle à ses enfants des fausses valeurs ? Demanda Holger.

-          Sarkozy les a traités de racaille qu´il faillait nettoyer au lance d´eau à pression…nota Pierre André. Ce n´est pas là une preuve de doigté…

Lou et Holger se regardèrent ; Sumita, Fatma et Pierre André semblaient réellement attristé par ces informations. Après tout, toute cette histoire avait un rapport direct avec leur génération : c´étaient des jeunes comme eux qui, sous le poids écrasant de la pauvreté et du désespoir se révoltaient. Certes, mettre une ville en feu, brûler des super marchés, des voitures des écoles, ou des bus…cela résolvait-il tous les problèmes ? Ces deux jeunes gens électrocutés poursuivis à tort ou à raison par la police…cela avait fait déborder un vase qui longtemps déjà auparavant était devenu amers et révolté.

Malaïka entre dans la pièce :

-          Mon Dieu, qu´est-ce qui se passe, vous semblez tous…

-          Paris brûle, expliqua Pierre André.

-          Ce n´est pas seulement Paris ; Rouen, Marseille, Lille, Toulouse…précisa Holger, puis il ajouta, non sans ironie : on se croirait en 1789. La jeunesse se rebiffe. La prise de la Bastille.

-          Allons, donc que peut bien être la Bastille cette fois-ci… ? Demanda Malaïka.

-          Liberté. Egalité, fraternité : les valeurs d´une société qui tout en affichant ceci, laisse faire cela, répondit Sumita.

-          Ce n´est pas une voie de paix sociale, cette cavale…ils détruisent les quelques peu de biens qui leur appartenaient…et ruinent leurs voisins ; n´y a-t-il pas de négociateurs, que sais-je, des gens qui pourraient œuvrer à la désescalade ? Demanda Malaïka.

-          Ils sont sûrement à l´œuvre, mais va donc calmer une jeunesse qui depuis vingt ans voit que la société, au lieu de les employer, de les reconnaître, de les intégrer, les exclus par le chômage, les habitations et les quartiers tristes et surpeuplés sans distractions, sans avenir…

-          La France serait-elle devenue le pays des rêves tristes et écornés ? demanda Pierre André avec un certain effroi dans la voix.

-          Cette société doit revoir sa philosophie sociale, avoua Fatma, vendre du vent aux jeunes et chanter chaque jour démocratie et liberté…à la longue, on en devient fou, parce qu´on a l´impression de vivre dans un cabinet d´horreur où la réalisation, les rêves, les attentes sont horriblement emprisonnés dans une sombre impasse.

-          Exactement, reconnut Sumita : l´impasse de l´escroquerie et celle de la désillusion. Est-ce croyable, c´est à peine compréhensible, de rejet périphérique.

-          Mouais…soupira bruyamment Pierre André, que font donc ces politiciens pour que la crise économique s´abatte sur nous, et surtout sur les jeunes avec cette cruauté ? Mais qui donc assurera l´avenir demain ?

Silence. Les jeunes gens semblaient contrits, les adultes, eux ne savaient quoi dire. Lou regagna sa place sur la terrasse en compagnie de Holger qui, lui aussi était perdu dans ses idées. Et lorsque la sœur de Pierre André, Simone arriva, elle aussi semblait connaître la nouvelle. Elle sortit sur la terrasse et prit place aux côtés des hommes. Sans un mot, Lou lui servit de l´orangeade ; elle but, son visage retrouva quelque peu ses couleurs. Au bout d´un moment, elle demanda :

-          N´est-ce pas scandaleux ce qui se passe en France ?

Holger la fixa, puis lâcha

-          Ne t´en fais pas, l´Allemagne aussi prépare son volcan : dès que la grosse coalition aura scellé son catalogue de douleur et de cruautés, il va y avoir des réactions ; sois en certain.

Toutes ces économies centralisées se sont endettées au détriment de l´avenir pour cacher leurs incapacités à soutenir une réelle démocratisation du capital, il s´agit maintenant de meurtrir et de faire preuve de deux fois plus de créativité et d´intégration qu´ils ne l´avaient fait en 20 ans. Ca va craquer !

-          Ce centralisme n´a rien de bon ajouta Lou. Il a castré des gens créatifs et les a privé de moyens d´épanouissement sous prétexte que seuls les grands, les puissants avaient quelque chose à dire ; mais voilà ils sont au bout de leur latin : ils licencient plutôt que d´embaucher.

Et pendant que leurs bénéfices croissent et explosent, le chômage, lui, doit être entretenu par un Etat de plus en plus endetté. Si c´est ça l´avenir…

-          La solution était pourtant simple décentraliser, pratiquer la réelle démocratie, plutôt que de laisser les loups du néolibéralisme manger tous les petits moutons qui, s´ils avaient survécus, auraient pu apporter de nouvelles idées aux mammouths sans idées.

-          Et maintenant, demanda Simone…

-          Il faut avaler la pilule, au risque d´accoucher d´une atrocité…et la Chine, l´Inde, eux ils arrivent. Maman, s´écria Holger, ça va faire mal !

-          L´Allemagne, elle aussi n´a pas de solution…rétorqua Simone.

Lou leva la main en signe d´impuissance. Holger se versa à boire, puis lâcha :

-          C´est curieux que l´occident se soit si endormie ces vingt dernières années : des sociologues marrons ont laissé ghettoïser la banlieue, comme le patronat le voulait ; nous en voyons aujourd´hui les résultats. Des psychologues croyaient que plus les gens seront malades, et plus ils s´enrichiront ; quand aux économistes, au lieu de respecter la démocratie économique et la libre entreprise, depuis la disparition du communisme, ils ont cessé de réfléchir, d´innover et se sont livrés au capital et à ses impératifs cupides et égoïstes. Vive le centralisme néolibéral ! Et maintenant qu´il licencie et exclut, il faut boire le vin de la stagnation jusqu´à la lie. Et l´ennemi, lui est déjà à nos portes…

-          Il y aura des pleurs et des grincements de dents commenta Lou. Le piège de la cupidité au détriment de la créativité, de la démocratie et de l´indépendance…Et on veut vite se cacher derrière la globalisation ; mais si cette globalisation n´existait pas, si le monde n´existait pas à part la France, ce système serait-il alors meilleur, plus équitable, plus démocratique ?

-          Mais il y a bien quelque chose à faire, une solution ? Demanda Simone le visage soucieux.

-          Mais oui, grinça Holger avec sarcasme : financer les chinois et assassiner l´Afrique…

Simone s´était retroussée d´horreur.

-          C´est honteux ce que vous dites-là ! Lança-t-elle

Son joli visage avait pris une mine révoltée, comme une croyante en face du diable à l´heure de la confession.

-          Et pourtant, c´est ce que le capital fait joyeusement en ce moment : Il se suicide par cupidité. Et le pire, c´est qu´il demande aux ouvriers d´accepter les bas salaires, d´être flexibles, pendant qu´il se prostitue, lui à la périphérie. Et finance les ennemis de demain ; ceux qui viendront enlever à cette jeunesse tout espoir…globalisation, hein ?

-          Faut savoir ce qu´on veut, vous vouliez si bien démocratiser, n´est-ce pas ? On ne peut pas arrêter la globalisation, vous le savez très bien.

-          Mouais, avoua Holger ; globaliser sans morale et sans éthique, globaliser en assassinant ses propres enfants ; quelle genre de globalisation est-ce ? Attendons voir ce que les chinois vont faire de cette globalisation sans cœur…et sans éthique.

Lou était resté sans commentaire, il préférait ne pas se mêler dans une discussion dont ils savait qu´elle ne mènerait qu´à une impasse. Il préférait écouter Simone se défendre sous le sarcasme de Holger, l´entendre argumenter ; après tout, il la connaissait très peu, et selon ses plans, elle devait reprendre les entreprises Legrand, jusqu´à ce que Pierre André soit en mesure d´exercer ce devoir. Si tout marchait comme lui et René Chalembert le souhaitaient. Mais souvent, Lou le savait, les choses ont leur propre dynamique.

-          En ce moment, continua Holger, l´occident a perdu la boussole et va de réformisme en réformisme ; mais cela ne le sauvera pas de sortir de sa forteresse. Et plus on se caserne, et plus ça va faire mal. Et assassiner les clients de demain comme on le fait avec l´Afrique, c´est

se suicider à long terme. Mieux vaut prévenir que guérir. Ca c´est bien connu en médecine.

C´est tout de même curieux, Lou ; quand on pense à l´économie, les gens se mettent à jouer avec des courbes, des estimations, des théories plus farfelues les unes que les autres…Il suffit pourtant que d´observer le corps humain : la plus précieuse et la plus belle machine de l´univers. Et tout est si simple quand on arrive à interpréter sincèrement son fonctionnement.

-          Oui, avoua Lou…tu as vraisemblablement raison. Les lois précieuses de la nature. Mais tu le dis si bien il faut être sincère et objectif. Et généreux et ambitieux pour soi-même, sans porter dommage au corps social. Sans cela, même ce qu´on voit est inversé.

-          De quoi parlez-vous, que diable ; Paris, la France est mise à feu…avança Simone excédée.

-          Eh bien, ma belle ; ouvre donc les yeux et essaie de réfléchir, conseilla Holger au bord de l´irritation. Faudra-t-il, continua-t-il, que ces jeunes se meurent lentement pour devenir plus tard des criminels frustrés ou des mendiants ?

-          Non, bien sûr, avoua Simone. Mais est-ce une raison pour mettre une si belle ville à mal ?

-          Il n´y a que toi qui la trouve belle, cette ville ; quand on a pas de sou ou d´avenir, que toute la vie est grise, je crois que cette ville peut-être bien cruelle. Qu´en penses-tu ?

-          Oui…oui, je crois bien que tu as raison, avoua Simone.

-          Et bien, tu vois ; ce n´était pas si compliqué que cela. Et maintenant, si nous pensions à donner du travail à ces jeunes gens afin qu´ils construisent leur avenir eux-mêmes, plutôt que de dépendre indéfiniment de l´assistance sociale ; qu´en dis-tu ?

-          Je suis tout à fait d´accord.

A ce moment Weja fit son entrée en compagnie de Malaïka.

-          Ah, Weja… voilà le frais père de famille ; et peut-être peut-il répondre à la question, s´exclama Holger…voyons, Weja, si tu savais que ton fils Kongolo serait contraint à la misère et à la frustration par le système social, par les valeurs pour lesquelles tu as travaillé toute ta vie, quelle serait ta réaction ?

Weja prit place et sourit discrètement : il avait compris où Holger voulait en venir, il se contenta de répondre :

-          Si les valeurs que j´ai entretenues, défendue, celles que je croyais léguer à mon fils ne lui ouvrent pas sur sa réalisation…Je prendrais la Marseillaise sur les lèvres et demanderai justice. Ou sinon je la ferais moi-même.

-          Eh bien, tu vois Simone ; personne ne livre ses enfants à la médiocrité ou à la cruauté de l´exclusion. Même pas un Etat qui cocarde liberté, égalité, fraternité.

-          J´ai entendu cette histoire…le dragon social crache le feu en France ? Tout ces pays endettés et faussement démocratiques, dont le système de valeurs sociales se résume à exploiter les autres et à les piller…

Holger interrompit Weja en ajoutant :

-          Quand ils ne les étouffent pas avec des allures de bons samaritains, cette fourberie !

-          Quand j´y pense, avoua Weja en riant aux éclats : j´ai rencontré des missionnaires baptistes en venant ici, « mon fils, voulez-vous apprendre la bonne parole… ». Paris brûle lui ai-je répondu ; Dieu a quitté la Seine !

Holger et Lou s´amusaient gaiement, Holger s´empressa :

-          Cette sournoiserie…! Ne pas être capable d´offrir au monde autre chose qu´esclavagisme, colonialisme et exploitation inhumaine et avoir le toupet de courir les rues de l´Afrique pour vouloir apprendre aux noirs que Dieu est blanc ; si la honte pouvait tuer…mon Dieu !

-          Faut d´abord sauver Paris…lui ai-je dit, avoua Weja.

Holger prenait les choses avec beaucoup d´ironie :

-          Pas capable d´appliquer la parole de Dieu sur soi-même, et même pas sur les autres…mais courir le monde chanter les louanges de Dieu…il faut croire à l´illumination.

Cette lumière qui noircit l´âme et les manières, hein !

Les africains, eux s´amusaient beaucoup sur la mine dégoûtée de leur ami.

-          Tenez, j´ai l´ai reçu d´un enfant dont j´avais soigné la mère au Soudan…

Il tira de son portefeuille un bout de papier gris et sale et l´étendit précieusement sur la table et lut :

Ma prière.

Dieu humble et généreux, ce soir

                   Comme hier, je n´ai pas mangé ;

                   Mais mon cœur est frais et pur.

                   Et la prière que t´adresse ma foi

                   Ô Seigneur est celle-ci : puisse

                  Ta magnanimité sauver et guérir

                   Ma mère. Je n´ai jamais quitté

                   Le bon chemin, et je le jure sur

                   Le soleil de mon âme que nul

                   Ne me fera quitter la voie sacrée

                   Qui mène à ton doux regard.

Silence. Tous étaient émus. Malaïka demanda subitement :

-          Et la mère ?

-          Hélas, elle était inguérissable, elle mourut quelques semaines plus tard.

Nouveau silence, cette fois parcouru par le soupir désolé de Simone.

-          Qu´est devenu cet enfant… ? Demanda Lou.

-          Ce garçon habite chez moi, avoua Holger

-          Mais…qui s´occupe donc de lui si tu n´est pas là, demanda Weja.

-          Zola est là, par ailleurs, j´ai du personnel domestique : une cuisinière et femme de ménage, un assistant médical qui fait aussi office d´éducateur pour Teyeb qui a neuf an.

-          Va-t-il à l´école…avança Simone, qu´est donc devenu son père ?

-          Il va à l´école, oui ; mais il a l´avantage d´être suivi à la maison ; son père est mort au front. Mais c´est un gars éveillé, très cordial. Et il lit beaucoup, joue aux échecs, et au football.

Personne ne dit plus mot. Seul Lou avait souri tristement à l´endroit de son ami allemand ; il ne s´était pas trompé sur ce médecin intègre et volontaire. Son cœur était aussi grand que son âme et c´était le genre d´homme que l´Afrique aimait : des êtres de chair et de sang pour qui le bien, la vertu, l´amour de la liberté était aussi importante que le plus précieux souffle de la vie. Guerre et dissensions : c´était le sort courant dans les régions en ébullition en Afrique, partout où les séquelles de la colonisation, celles révoltées d´une histoire tronquée, perpétuellement traquée par l´esclavage arabe ou européen ou par les erreur et les manquements du passé. Un monde fragile et réfractaire. L´Afrique…un continent mal aimé, ou tout simplement mal compris ? Quand retrouvera-t-elle son identité propre, sa personnalité culturelle affirmée et fière de ce qu´elle est, de ce qu´elle était capable d´être ; pas de ce qu´on voulait la contraindre ou l´inciter à être ? Le prix de la liberté. Ce n´était plus to be or not to be, that is the question ; le vœu de l´africain allait au-delà de cet impératif d´évidence somme toute réelle. Pour l´africain dont la culture, l´identité historique, religieuse, mentale avait été si souvent mis à mal et détruit pendant des siècles, être et devenir libre, se réaliser et se nourrir

de valeurs idéelles qui étaient les siennes propres, pour un sort indépendant et souverain : tout cela devenait un idéal immédiat, un impératif catégorique qui le différenciait de tous les peuples de la terre. C´était non seulement la couleur de sa peau, l´accent de ses langues, la couleur imaginaire de ses rêves et les formes passionnées de ses attentes, c´était plus que cela : c´était le liberté au sens le plus catégorique et absolu, parce que là seulement elle     

devenait capable de soigner toutes les blessures ouvertes qu´on lui avait infligées. Même Dieu devait devenir noir et sa prière renfermer moins de mensonges et de tromperies que le christianisme ou l´islam n´avaient voulu l´inculquer à leur nègre. C´était cela le dilemme africain : l´impératif absolu et irréfragable. Vivre et mourir pour son propre idéal, pour ses propres valeurs ; attiser et nourrir sa propre sensibilité et élever son expérience sensible à une démarche historique critique, certes, mais dont les résultats, les raisons, les normes et même les négations n´appartenaient qu´à lui-même. Et c´était ce que les occidentaux habitués

à caractériser leur nègre, à le formater, à le soumettre à leurs désirs les plus pervers, à

l´ employer pour leurs intérêts enchaîné, flagellé et méprisé, s´ils ne le brûlait pas ou le pendait, pour leur bas plaisirs, ce qu´ils n´arrivaient pas, eux qui parlaient de liberté et de démocratie, à comprendre ce que l´homme noir désirait : sa liberté. Purement et simplement sa liberté. Ni une version écourtée, interprétée ou censurée. Une liberté pleine et entière, une liberté sans faille. Et il y a pleinement droit ; il suffisait de suivre la trace ensanglantée et cet interminable fleuve de larmes qui sillonnait son continent avant de traverser les mers et les océans et aller, à l´autre bout de la terre, subir l´enfer atroce et humiliant de l´esclavage. Et si aujourd´hui la liberté du maître avait délié les chaînes pour les remplacer par les ghettos, la dépendance ou le paternalisme borné et faussement humanitaire, rien ne remplace le sein pur et chaud de la femme la plus tendre de l´existence : la liberté.

Extrait des Cercles Vicieux.

Tous droits réservés. Auteur: Musengeshi Katata