Commentaire sur Internet.

l´ècole 34 à New York: une enseigante force ses élèves immigrés à manger au sol.

Cette histoire, qu´on le veuille ou non, choque, et prouve par là même que ceux qui se croient enfin relevé du combat de libération, de véritable lutte de reconnaissance parce qu´au Canada, aux Etats-Unis, ou en France avec Taubira, quelques noirs avaient été élevés à des fonctions représentatives. Et ainsi, trompant le noeud du problème et des maux qui nous dérangent et nous affligent, faisaient disparaître le principal: le mal centenaire exercé sur la race noire, ceux-là s´en trouvent rendu à plus de méfiance car toute cette histoire ne veut dire que: attention, les choses n´ont pas changé. Au demeurant, et contre tous les naïfs optimistes de la communauté noire, le mal est bien plus ancré dans la peau de l´homme blanc ou même de l´arabe, si on le veut. Ceci doit nous motiver à un combat de fond, à nous méfier des apparences et surtout, à poursuivre inlassablement notre lutte. Surtout l´aspect de celle-ci qui nous émancipe de toute dépendance quelle qu´elle soit à l´endroit de qui que ce soit, si ce n´est nous-mêmes.

Depuis que d´énormes gisements de pétrole off-shore ont été découverts le long de la côte Ouest africaine, l´Amérique de l´impérialisme du pétrole a redécouvert son amour pour l´Afrique. Dieu, cette passion! Et discrètement, les armes sont vendues à qui mieux mieux aux pays concernés dont par exemple le Tchad et tous les pays de la côte. L´or noir est enfin là! Et déjà la Chine et l´Amérique se livrent un sourd duel: c´est à qui obtiendrait le plus de concessions d´exploitation. Au delà de cet heureux évènement, nous espérons très sincèrement que les élites de ces pays saisiront cette occasion pour relancer avec plus d´assistance la formation professionnelle technique, et soutiendront avec une énergie assidue la petite et moyenne entreprise qui s´y réveillerait afin d´ouvrir un grand pas sur le développement. Et non comme par le passé, se laisser gargariser par les pétrodollars et noyer le pays d´exportations dispendieuses des deniers publics et porteur d´aliénation et de dépendance économique.

La situation économique de l´Afrique est si déplorable, tellement mauvaise qu´elle met une mauvaise lueur sur les intellectuels africains, et de leurs capacités à comprendre ou même à résoudre les problèmes de ce continent toujours humilié, toujours avili, toujours exploité. On se demande parfois si les africains savent s´aimer eux-mêmes, si depuis des millénaires ils se laissent violenter quid par les hordes arabes islamisantes, quid par les chrétiens méprisants. Et cette histoire de l´école 34 à New York n´aurait jamais eu lieu, si depuis toujours toute cette terre avait appris à nous respecter et à nous craindre. C´est donc vers ce but qu´il s´agit d´aller, et cesser de tergiverser ou de raconter des histoires à dormir debout. Patrice Lumumba disait: "Entre la liberté et l´esclavage, il n´y a pas de compromis." Je rejoins l´avis et le discours d´une grande dame africaine: Aminata Traoré qui estime que trop, c´est décidément trop; il est grand temps de changer les choses. MK