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Retourne à l’école, Alain (Finkielkraut) (23 décembre 2005)

Commentaire I

Je veux bien croire que l’auteur de l’article veut plus polémiser que discuter réellement des réflexions de l’honorable Finkielkraut. Notez soit dit en passant que je le considère comme très intelligent ; plus intelligent que ceux qui veulent le renvoyer à l’école. Il s’agit peut-être d’attirer le prolétaire avec la rage ou de fustiger quelqu’un qui a émit une réflexion incomprise ou inconvenante à un autre. Mais contre qui se bat-on, contre quelles idées ? On devrait plutôt argumenter que s’abaisser à lécher le plancher. Finkielkraut n’a pas la vie facile : puisqu’on veut le renvoyer à l’école, dans cette boite à savoir défaillante qui ne fabrique que des "normés" plus suiveurs que génial et créatif ; où on apprend que Napoléon était un héros et un génie, alors qu’il n’était qu’un vulgaire esclavagiste, un militaire sanguinaire et illuminé. Que dit-on de Montesquieu ? Un génie, ce barbare raciste ? Et pendant que ces messieurs les grands français philosophaient à longueur de siècles sur la liberté, les droits des hommes ; pendant ce même temps ils assassinaient et faisaient assassiner des innocents, chassaient et vendaient des esclaves. C’est à dire qu’il faussaient eux-mêmes leurs vérités. Et toute l’Europe a joué à ce jeu, et tous se retrouvent aujourd’hui devant des valeurs morales vidées et pourries par leurs propres faussetés, leurs cupidités sournoises, leur manque réel de franchise et d’humanité. Et si la France affiche Liberté, égalité, fraternité : tout le monde sait que ce qu’elle fait en Afrique est de la plus belle saloperie et que cette loi du 23 février 2004(surtout le 4e article), est le comble de la sournoiserie. Elle pourrait, dans les prochaines années, faire plus de mal à l’unité française que ses législateurs bornés ne l’aient entrevu. Oui, il ne faut pas l’envier ; notre ami Finkielkraut : il a devant lui une république mensongère, fausse, dont l’école produit plus d’ignorants de la créativité que de génies ; de gras et lents penseurs que d’humanistes véritables. Et cette crise qui se dresse devant les portes européennes qui exige de ceux-ci des valeurs qu’ils ont jeté aux oubliettes. Ca va craquer ! L’économie Chinoise s’est développée de 16,8% en 2004 ! La Chine a déjà relégué l’Italie à la 5e place ; elle arrive à pas de géant, pendant qu’en France, partout dans l’occident, on se met à trembler sous le chômage et l’endettement galopant. Et si nous ne vendions plus ? Et si ces gens venaient nous faire ce que nous avons fait à l’Afrique avec de gros mots de liberté, de civilisation, d’humanisme ? Au secours ! Le capitalisme primitif, celui que les occidentaux entretenaient sournoisement est remis en question ; que va-t-on maintenant vendre aux africains qu’on avait vendu comme esclave, pillé, violé, volé en parlant de fraternité et d’égalité ? Comment résister au "Bollwerk" chinois ? Et s’il se rappelaient, par exemple de tout ce que les occidentaux avaient fait dans leur pays depuis 1870 jusqu’à l’arrivée de Mao Tsé Toung au pouvoir ? Mon Dieu ! Les Anglais avaient placardé à Saigon à l’entrée d’un parc public : "Interdit aux chiens et aux chinois", et cette guerre d’opium qui se termina avec un honteuse paix de Nankin, et cette révolte des boxers qui fut noyée dans le sang ? Ont-ils oublié ? Apparemment non, s’ils ont reproché au Japon les 35 millions d’assassinés (en 5 ans svp !) lors de l’envahissement de la Manchourie ? Voilà tous les problèmes de Finkielkraut : sans vertus et sans échappatoire devant le danger grandissant devant ses portes. Et il ne peut même pas faire une petite guerre pour faire comme le disait Keynes :" faire un grand trou, y engloutir toute la production et recommencer " ; ce serait la fin de l’Europe et de la domination occidentale. Ils ont tous pris l’habitude d’entremettre les autres pour vendre leurs armes, soudoyer des gouvernements, assassiner son nègre à distance. Baisser les prix de l’emploi pour juguler la crise économique et relancer l’économie étranglée ? Le marché national va s’effondrer, ainsi que toute l’assurance sociale, et les recettes de l’Etat endetté. Que faire ; à l’horizon pas de génies, rien que des grosses gueules plus gourmandes que créatives. Le cul de sac. Et en fin de latin, il se souhaite vivement que les gens se mettent à réfléchir avec lui, plutôt que contre lui. Trop tard, monsieur Finkielkraut ; il aurait fallu y penser avant de détruire les valeurs et de croire qu’en faisant du faux, en partant de fausses prémisses morales, éthiques, on aboutit à la vérité, n’est-ce pas ! Triste sort qu’est le sien. Ne tapez pas trop fort sur lui, il est gravement souffrant ; il risque de trouver prétexte à mourir entre vos mains. Les Chinois, ils leur faut aussi leur plaisir...MK Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu. www.realisance.afrikblog.com

Commentaire II

Retourne à l’école, Alain (Finkielkraut) (23 décembre 2005, par Musengeshi Katata)
Il me semblait bien que c’était cela : à part quelques uns, c’était un auditoire malveillant, imbu de lui-même, plus rance qu’intelligent. Il ne s’agit pas de discuter, il s’agit bêtement d’injurier et de défouler sa prétentieuse suffisance. C’est bien cela la différence avec le chauvinisme et le racisme français...et sa dépendance avec l’Afrique et l’africain. Et à force d’être borné et jusqu’auboutiste des fagots, on ne voit pas que l’assurance sociale est déficitaire et que ce sont les noirs et les arabes qui font les enfants en France. On leur reproche à ces émigrés enfermés à la périphérie, pratiquement exclus bénévoles de la grande Patrie française, de polygamiser ; et pourtant, en regardant la courbe démographique de la France, on se rend compte que dans vingt ans, on baisera les pieds de ceux qui ont fait des enfants aujourd’hui pour soigner les vieillards défraîchis et grincheux et payer les impôts pour assurer la survie de l’Etat tricolore. On n’a qu’à voir avec quel mal la France finance les filles étrangères enceinte sur territoire français. Et pour ce qui est de la crise et du chômage, n’eut été la révolte de la Banlieue, les idiots et les ignorants croiraient encore au père Noël. Si la France est si vertueuse et si suffisante ; que fait-elle en Afrique, bronzer à bas prix ? Il grand temps qu’elle rentre chez elle, faire l’humanisme et la liberté. Ah, on entend les oncles Tom, ceux qui veulent chasser le christianisme, mais s’accrochent désespérément à la soutane du curé. Il suffit de lire les statistiques américaines de la pauvreté pour savoir ce que le christianisme réserve aux noirs endormis et idiots. Mais Dieu merci, ce ne sont pas les meilleurs noirs qui viennent chercher l’aumône à Paris ; ni Patrice Lumumba, ni Thomas Sankara, ni le grand Simoni Kimbangu, ni Kwame Nkrumah...Amilcar Cabral ne sont venus en France réclamer la célèbre et légendaire humanité française (Dieu cette arrogance !). Ils ont plutôt été étouffés et assassinés par son hégémonisme douteux. Ca tranquillise. L’Afrique, malgré tout ce qu’on lui a fait, est de loin plus honnête et valeureuse que l’occident ; elle ne vit pas aux dépend des autres pour chanter et clamer ses fausses vertus. Mais les choses vont bien changer, mes amis ; et c’est bien cela qui empêche Finkielkraut de dormir tranquille, et tous ceux qui tapent rageusement sur lui ne font que déplacer le problème. Ce n’est ni Finkielkraut qui a fait la crise économique, ni lui qui est responsable des déboires de qui que ce soit. Faut pas vomir sur les trottoir de France quand on ne sait même pas écrire son propre nom ; et si par surcroît on réfléchit comme une caisse à résonance. Y a bon banania, ce n’est pas Finkielkraut qui l’a inventé, n’est-ce pas ? Ou assassiner les ivoiriens chez eux ? Ou la loi du 23 février...allons bon, faut pas prendre des vétilles pour des lanternes et vice versa. Et ces noirs très français qui croient à l’ennoblissement par nationalité française, ils ont fait leur choix ; surtout pas de fausse modestie : qu’ils ne viennent pas nous chanter de fausses mélodies de sisiphes, et des mensonges de vieux catéchismes reconvertis. Cette chanson, on la connait. Croire que l’occident a inventé la liberté, c’est croire que le code noir avait été inventé par les Bamouns. Il suffirait de lire l’histoire d’Haïti : 150 millions de francs lourds pour une liberté en version écourtée. Pouah, même pas Finkielkraut n’oserait acclamer. C’est ça son mal évident : il connait la vérité. Et cherche désespérément la recette qui guérit. Et autour de lui il ne voit qu’insuffisance, couardise, légèreté, noir destin. Le roi est mort, vive la France ! Mais tout est silence et retenue...le chômage bat son plein : l’histoire a prit un virage inconnu. Même les nègres qu’on dénigra et vendit en esclaves se réveillent, qui l’aurait dit ? Sacré chintoques, ce qu’ils peuvent déranger ! MK Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu www.realisance.afrikblog.com

Commentaire III

Retourne à l’école, Alain (Finkielkraut) (23 décembre 2005

C’est bien ce que je me disais : le racisme bat son plein et tous ceux qui hier encore se cachaient sous la fausse peau de mouton de liberté, égalité, fraternité se mettent à retrouver leur peau blanche de marchands d’esclaves, d’exterminateurs de peuples et de colonialistes criminels. Et c’est bien ainsi, parce que même le noir, on ne peut pas le tromper indéfiniment. Simoni Kimbangu le disait : "ce que les blancs sont venus chercher en Afrique, ils ne le trouveront pas"; il avait bien raison. Pour ma part, si j’ai à juger ces casseurs de banlieue, je les préférerai à une race qui n’avait laissé derrière elle, toute l’histoire durant, que sang, larmes, souffrances et injustice tout en se prétendant civilisée et humaine. Et pour tous les noirs qui croient encore qu’être français, c’est avoir découvert le Paradis ; un homme averti en vaut deux. Tant que la France, comme tout le monde blanc ne voudront pas reconnaître à tous et pour tous une forme de liberté sans frontière et sans préjugés de race ou de groupe d’intérêts, ils ne seront que des jouets du maître. Et notre combat éternel et sans trêve. Mais toute cette animosité actuelle n’était-elle pas prévisible si Michel Debré disait : "Il faut des esclaves aux hommes libres“ ? Croire ou se faire complice d’une telle aristocratie, n’est-ce pas aliéner sa propre liberté en lui enlevant tout humanisme, toute valeur universelle ? Non, je n’ai pas peur d’entendre ces brigands et criminels me traiter de tous les noms ; ce n’est pas nouveau. Ils ne font que ce que leurs ancêtres et leurs parents pratiquent depuis des siècles à l’égard de l’homme noir. Ces racistes et marchands d’esclaves reconnaissent à Finkielkraut de lâcher sa haine sur la société française pour avoir livré ses grands parents aux cheminées allemandes, mais on ne reconnaît pas à un noir de critiquer et de vomir sur ces hordes occidentales en rangs serrés qui allèrent en Afrique piller violer, voler, capturer leurs nègres sous les prétextes les plus fallacieux du monde. Curieux, n’est-ce pas ; serait-ce parce que Finkielkraut est blanc ? Nous y revoilou, mes amis ; chassez le naturel, il revient au galop. Toute cette méchante verve met en évidence deux conclusions : les nègres français vivent dans une société qui n’a pas changé ni d’intention, ni de fondement. S’ils veulent exiger la vraie liberté ou la reconnaissance humaine tout court, on ne leur réserve cependant que l’utilitarisme et la tolérance intéressée. La pluie, dit-on en Afrique, a toujours montré au voyageur le chemin du chez soi. Un jour ils devront choisir : se mouiller et attraper la crève ou revenir sous le sein maternel de l’Afrique. Mais s’il vous plait sans les mauvaise manières hégémoniques et jusqu’auboutistes de leurs hôtes français. Nous avons, certes beaucoup à changer sur nous-mêmes, et beaucoup à regagner sur notre propre réalisation ; mais nous sommes fiers de ce que nous sommes, et de ce que nous voulons faire de ce continent. Ce ne sera certainement pas un continent de marchands d’esclaves, d’exterminateurs d’indiens, de massacreur algérien ou malgaches ou de ségrégationnistes de l’Apartheid. Nous avons, depuis les pharaons de l’Egypte ancienne, en passant par Shaka, le grand Simoni Kimbangu, Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Malcolm X, Marcus Mosiah Garvey, un bien autre idéal que celui de l’occident. Et c’est de savoir qu’il est beau et grand qui fait de la race noire une race exceptionnelle dans sa morale et son éthique humaine. Franz Fanon disait à raison :" Ne pas se laisser tromper par de faux discours ". Il savait de quoi il parlait en critiquant l’occident. Pour ce qui est de l’occident, elle a connu ses moments d’ivresse ; elle en a abusé. Et les temps, les saisons de l’histoire ont changé ; l’heure n’est plus ni au mensonge, ni à la fausseté. Celui qui le comprend a encore la chance de se retrouver dans une grande Patrie humaine, celui qui persiste dans ses erreurs et ses dépravations, il a d’avance perdu. C’est aussi simple que ca ; mais à ce qu’il semble, c’est une équation trop forte pour ceux qui ont toujours cru que le sens de l’histoire leur appartenait à eux et à leurs enfants. Foutaise. Erreur grssière. MK Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.

munkodinkonko@aol.com