Commentaire du 26.12.2005 sur Actualités Africaines

A Badobado. Vraisemblablement vous êtes blanches ou blancs. Mais même noir, cela ne change rien au problème. Vous aimez ou appréciez Dieudonné et Nzinga Taubira, ce qui n´est pas le plus mauvais choix. Mais ce que je respecte et admire chez vous, c´est l´amour de la vérité. Et à ce propos, permettez-moi de vous dire que l´Occident et son christianisme sournois se donnent, depuis des siècles, beaucoup de mal à maquiller et à tromper son homme. Et avec cette attitude mesquine, bien de crimes ont été perpétrés et maquillé en oeuvre de civilisation, de liberté, de progrès. Et pendant que nos femmes et nos enfants étaient assassinés à la périphérie soumise à des traîtrises sans nom, et surtout en Afrique; eux se pavanaient en Europe et aux Etats-Unis et chantaient les louanges d´un système raciste, ségrégationniste, autoritaire, criminel et sournois. Ils se complaisaient dans la consommation satisfaite et empressée de nos matières premières, de notre café, du cacao et de nos huiles. Si vous allez derrière l´esclavage, la colonisation, les fameuses interventions de paix et de démocratisations occidentales, vous allez découvrir des massacres incroyables, tous témoignages d´un douteux sens moral ou d´une éthique tordue de la valeur humaine. Et lentement pour nous, trop, c´est trop. La race noire n´est pas le souffre douleur de la race blanche; aucune race n´est le soufre douleur d´une autre.

si les occidentaux le prennent ainsi, c´est une erreur monstrueuse dont ils doivent rapidement libérer leurs esprits imbus.

Pour ce qui est de Dieudonné ou de Taubira; ils ne s´adressent qu´à la France, pour l´Afrique, nous avons besoin d´un tout autre balai.
Je dois vous honorer pour votre sentiment d´appartenance à une morale, une éthique humaine universelle, et cependant, permettez-moi de vous dire que ces temps-là, pour l´homme noir sont révolus; parce que pendant que nous criions à l´universalité, à la morale, à la coexistence pacifique, on a massacré sournoisement nos femmes et nos enfants, on a empoisonné des terres au Zimbabwe, on a soutenu l´Apartheid, on a vendu sciemment des produits sanguins infectés du Sida dans nos pays, on dresse des barrières douanières protectionniste et, à coup de prix de dumping on empêche les pauvres de vendre leurs produits. Sans marché et sans possibilité de vente, personne n´investit chez nous. Tout a été mis en oeuvre pour exterminer l´homme noir ou l´empêcher systématiquement à s´épanouir librement. A moins que ce ne soit sous la tutelle occidentale. C´est donc que nous n´avons plus confiance en l´Occident dominant, paternaliste et partial. Le mieux il restera loin de nous, mieux ce sera. Et croire qu´il continuera a engloutir nos matières premières pour revenir nous étouffer économiquement et militairement avec les produits et les gains faits avec ces matières premières, c´est aussi une illusion; il est grand temps que l´occident apprenne à supporter elle-même le poids humain, économique et matériel de son existence. Nous ne savons plus le faire pour lui; trop longtemps nous avons cru à son humanité tordue; trop longtemps nous nous sommes laissé abuser. Et il faut le dire aussi: trop longtemps nous avons négligé les intérêts de nos femmes et de nos enfants, celui de notre véritable avenir. Nous ne nous le pardonnerons jamais, et c´est ce qui fait que nous convions les occidentaux à quitter l´Afrique sans délai. Pour les africains en Europe, je leur demande de se préparer à revenir chez eux. Ensemble, nous allons remettre l´ordre dans notre histoire, et assurer notre existence qui n´a été que trop longtemps mise à mal. MK Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.

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