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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

31 janvier 2006

Le Banquier de l´occident

A propos de la brillante carrière d´un banquier africain en occident

Commentaire sur grioo

Brillante réussite individuelle, et l´Afrique ; l´a-t-on oubliée ? 

Musengeshi Katata ( Lundi 30 Janvier 2006 21h58 )

J´ai lu et relu cet article à plusieurs reprises ainsi que les commentaires qui y ont été faits force m´est de me dire que c´est une bien belle carrière bancaire, comme celle du Dr. Philipp Emeagwali vivant aux Etats-Unis (le plus grand électronicien actuel, d´origine nigérienne) ou encore du Dr. Kafikyele vivant au Canada (plus grand constructeur aéronautique canadien. Plus de 1000 avions, d´origine congolaise rdc). Mais la question la plus importante est servent-ils à l´Afrique ou ne servent-ils qu´à encenser et enrichir le maître occidental, travaillant ainsi, par voie de conséquence contre la liberté des leurs? Il ne faut être ni aveugle, ni idiot: il frappe aux yeux qu´on acclame des gens certes qui viennent de l´Afrique, mais qui, hélas ne travaillent aucunement dans sa promotion ou ses intérêts. Peut-être s´y décideront-ils un jour; mais pour le moment, ce n´est franchement pas le cas.

Pour revenir à notre brillant banquier, tous ses financements ne se sont faits que dans le secteur "approvisionnement en matières premières du maîtres", ou a-t-il aussi investi dans un domaine purement d´intérêt autochtone de création d´emplois du secteur secondaire ou tertiaire afin que les africains aussi s´épanouissent en développant leurs valeurs et leurs capacités? Non, n´est-ce pas. Ces crédits au Cacao, au coton,… etc. ne sont rien d´autres que la preuve de la dépendance et du contrôle occidental de nos revenus et de nos investissements. Et pendant qu´ils nous empêchent sournoisement de vendre nos produits agricoles, ou même le coton (voir les USA avec leurs subventionnements et leurs dumping aux prix) sur leurs marchés hermétiquement fermés, ils nous lancent l´endettement pour nous enfoncer dans la dépendance et assurer ainsi leur approvisionnement. Ne pas l´avoir compris m´attriste profondément: ce qui prouve, du moins pour ceux qui ont jusque là commenté cet article, qu´ils sont loin de leurs intérêts, qu´ils sont loin d´avoir compris ce que c´est que l´avenir, ce que c´est que le développement.

Et c´est bien dommage. Et lorsque j´entends que ce monsieur le banquier a pour lecture la bible tout simplement, cela me rappelle d´une part qu´avec cette même bible les esclavagistes blancs vinrent chez nous pendant 400 ans nous arracher plus de 100 millions de nos frères et soeurs.

Et que déjà une cour de cassation en Italie somme l´église catholique à prouver l´existence contredite de Jésus Christ. Bientôt notre banquier devra changer de livre de chevet parce que faux et reconnu comme tel. Et nos femmes et nos enfants dans tout cela? ILS MEURENT ENCORE TOUJOURS DE FAIM, D´APATHIE, DE DÉSIRS ET DE RÊVES EMPÊCHÉS. OU SE PROSTITUENT À PARIS.

Patrice Lumumba avait dit, en paraphrasant jean Paul Sartre: " On nous avait appris à chanter les louanges de Dieu pour nous faire oublier que nous étions des hommes". Cessons donc d´acclamer ceux qui ne nous rapportent rien, qu´ils soient brillants ou pas. Je préfère encore ce petit africain consciencieux qui investit chez lui modestement et donne du travail à ses frères, plutôt que ces hauts doués qui travaillent en définitive contre nous. Il ne faut pas rêver bêtement. Le luba dit : " Bidi tenta kuetu anu ne keba peba" Entendez: quelles que soient les richesse du chez nous, ce qui compte c´est ce qui t´appartient personnellement. Sage philosophie de la propriété; l´Afrique et les africains feraient mieux de n´acclamer que ce qui les appartient, ce qui fait tourner leur moulin et protéger et chérir les leurs. Les occidentaux ne font que cela depuis des siècles, sans tenir compte ni de nos libertés, ni de nos intérêts légitimes, ni de la beauté et de l´avenir de nos femmes et nos enfants. Pourquoi devons-nous faire le contraire?

MK

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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29 janvier 2006

La fin du mensonge chrétien.

Est-ce la fin d´une fable trompeuse et criminelle:

L’Eglise catholique assignée en justice pour inexistance de Jésus Christ !

UNE DÉPÊCHE DE L’AFP EST QUASIMENT PASSÉE INAPERÇUE CETTE SEMAINE ET POUR CAUSE. CE QUI CE PASSE EN ITALIE RISQUE DE DÉFRAYER LA CHRONIQUE.

Lire l´article sur africamaat et pour les anglophones sur CNN

Notre commentaire sur africamaat

Toute la chrétienté est le mensonge le plus sournois et le plus cruel de l´histoire humaine, mensonge qui n´avait qu´un but: tromper le faible d´esprit et avec des méthodes de criminel de grand chemin établir l´hégémonie de la race blanche sur la terre. Et l´homme noir particulièrement en a, à son corps défendant, subi le mensonge et la perversité. Simoni Kimbangu a dévoilé ce subterfuge et fut incarcéré pendant 30 ans jusqu´à sa mort.

Cette histoire n´étonne ni les kimbanguistes éclairés, ni les autres religions; il n´y a que les noirs abusés et aliénés qui arborent des noms chrétiens et prient à l´église catholique qui sont les idiots du village. Surtout ceux qui, malgré qu´un pape aie décrété l´esclavage des noirs, malgré toutes les douleurs, les crimes et les mensonges étalés pour les avilir et les soumettre, continuent à être chrétiens. Qu´il faut être bête et borné!

Nous attendrons donc ces preuves irréfragables que l´église catholique doit produire au juge; surtout pas les mêmes employées avec le fameux linceuil de jésus Christ.

Une religion qui trompe, viole et vole pendant des sièles aux côtés d´un capitalisme primitif et foncièrement racial et criminel; même au commun des demeurés, il est difficile de croire qu´elle agissait au nom de Dieu!

Musengeshi Katata

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Abolition prochaine de la loi sur la colonisation positive ?

Commentaire sur grioo

Sur l´abolition projetée de l´article 4 de la loi sur le rôle positif de la colonisation française.

Je te remercie, Daniel Milan, pour ta contribution critique à l’avènement d’une meilleure liberté. La plupart des gens ne saisissent pas d’emblée de ce dont il s’agit, parce qu’ils ont été formatés et longuement moulés dans le conditionnement intéressé du maître.

Que cette loi du 23 février 2003 soit amputée de son quatrième article est une bonne chose. Et cependant, ce ne sera pas la fin de nos maux, parce que ce système violant, volant et assassinant à loisir doit disparaître pour faire place à une vision moderne et réellement humaine de la liberté, de la souveraineté, et du respect de la réalisation individuelle. Et j’émets le voeu que beaucoup d’hommes de bonne foi vont s’y mettre et rendre justice à la grande Patrie humaine. Sans cela, il ne nous restera qu’à nous battre. Et qu’on ne se fasse pas d’illusion ; nous y sommes déterminés. Car l’Afrique a trop souvent subi l’histoire plutôt que de la faire, et elle a amèrement attendu qu’on lui offre la liberté. Vainement. Et plus que jamais les rêves empêchés de nos enfants, leurs désirs brûlants trop souvent méprisés et piétinés, nous sont restés sur la gorge. Que cette loi soit abolie ou pas, que la Chine devienne la plus grande puissance du monde ou pas ; désormais, rien ne compte plus que l’avenir et le sourire de nos enfants. MK

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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Ces génies africains qui se retrouvent en occident.

Commentaire sur Afrikara

Et le principal, arrive-t-on encore à le saisir? 

  ( 28 Janvier 2006 22H45 )

C´est étonnant que les africains peuvent se mettre à forger dans le vide. Ces génies, il ne s´agit pas de commencer, surtout pour les obtus et ceux qui ont fait un brillant, mais somme toute banal parcours normal, à envier ou à contredire; ils sont un concours circonstancié de la nature. L´important c´est d´abord de les reconnaître afin de mettre à leur disposition des moyens leur permettant de ne pas se médiocriser et s´estomper en côtoyant ou en subissant un système d´éducation qui, lui, est fondé sur la moyenne courante. Ce que les africains ne prennent pas à vue, surtout ceux qui vivent à l´étranger et à Paris, c´est de la valeur symbolique et exemplaire que représente ces génies africains qui permettraient, s´ils avaient les moyens de se développer pleinement au pays, parmi les leurs, de faire revivre et influer sur l´intelligence africaine et son éclat. Ils viennent en France, vont aux Etats-Unis ou ailleurs et deviennent des instruments du maître au lieu d´accomplir leur cycle naturel de promouvoir à l´éclosion et à l´épanouissement de la science chez eux. Et nous avons tant besoin d´eux! C´est le comble de l´abrutissement actuel: chacun des émigrés africains en occident croit que son immigration s´améliorera avec les génies venus d´Afrique. Erreur grossière. Ces cerveaux sont tellement ancrés dans leurs sciences que pour eux, le monde extérieur n´existe pratiquement plus; et ils sont plus malayable que le commun des savants. L´occident les emploie donc à produire et à inventer dans le sens de sa continuité, et celle-ci, comme on le sait, ne privilégie que ses intérêts étroits. Ils travailleront donc ipso facto contre les intérêts de l´Afrique, leur intérêt naturel. C´est aussi simple que cela. Et c´est bien dommage que beaucoup d´immigrés n´arrivent pas à cette simple logique géopolitique. L´aliénation sans doute. Mais ce qui surprend, c´est que lorsqu´un blanc va en Afrique; il reste occidental et attaché à sa culture et la défend avec tous les moyens, même au prix de bafouer sa bible ou d´éconduire la morale ou l´éthique humaine. Mais lorsqu´un africain vient en France, aux Etats-Unis, en occident; il veut devenir blanc et croit qu´en se désolidarisant de ses frères restés au pays, il gagnera l´amitié et la bonté du maître blanc. Curieux paradoxe, n´est-ce pas? Faiblesse mentale et identité vaccillante, dirai-je. Cela commence avec les noms chrétiens, pour terminer par une logique culturelle suicidaire qui met la raison sur la tête. En Chine, au Japon, en Inde il y a des chrétiens, mais aucun d´eux ne porte un nom chrétien comme une marque de fabrique industrielle. Et partout dans ces pays, si vous posez la question, ils vous répondent qu´ils sont chrétiens, mais que leur représentation de Dieu est leur propre sublimation: shiva, Bouddha...que ce Dieu leur ressemble. Chez les aliénés noirs enragés dans la chrétienté, Dieu est blanc!?! Mais si Dieu est blanc, de qui sont-ils donc eux qui sont noirs? Et cette bible qui enseignait la malédiction de cham tout en pillant nos richesses, en aliénant nos enfants; à croire que pour aller au Paradis, tous ces chrétiens doivent escalader sur la tête, les désirs, les rêves, la réalisation. de nos enfants en les étouffant au mieux. Patrice Lumuba, paraphrasant Jean Paul Sartre disait: "On nous avait appris à chanter les louanges de Dieu pour nous faire oublier que nous étions des hommes". Combien avait-il raison! Simoni Kimbangu, lui dira: "Dieu est noir, et je suis son fils!" On comprend ce que le grand Simoni voulait dire par là, ce que Dieu lui avait inspiré: ce sont les désirs et les rêves de tiens qui comptent; tu es mon fils chéri.

MalcolmX, lui dira à ses frères, devant le racisme, le mépris et l´étouffement culturel volontaire des américains blancs à l´égard des noirs: "Sitting at the table doesn´t make you a dinner, unless you eat some of what´s on that plate."

C´est dire que tous ceux qui ne croient pas au génie africain et qui se mettent à discuter sur un système instauré par l´homme blanc en afrique, ne se sont pas encore rendu compte que ce même homme blanc interprète et change sa propre loi, ses propres principes lorsqu´il s´agit de protéger et de promouvoir ses intérêts qui sont: hégémonie et domination. Et la science et la technologie y a une place immense. L´un des rares philosophes noirs qui se soit intéressé à cet idéologie occidentale, Simoni Kimbangu le dit clairement dans ses prophéties. Et lui aussi n´avait fait que quatre années d´études religieuses; pas beaucoup, en somme pour parler de connaissances. Mais quel esprit et quelle incision et clarté dans le raisonnement; en trente année de prison il a émis des réflexions et des hypothèse phénoménales sur la liberté, la souveraineté de l´Etat, sur l´indépendance et sur l´économie de véritable développement. Certains diront: après tout il avait eu le temps en trente annnées de s´y adonner. Et ces gens oublieraient qu´il fut maintenu en détention dans une cellule de 80cm sur 120 cm. Essayez si vous le pouvez pendant trente ans de vivre dans une telle situation, si vous parlerez encore d´amour, de liberté, de grandeur d´âme. Je vous en défie.

150.000 des siens furent dépossédés, parjurés, déportés et moururent dans la faim, l´épuisement, la soif...des 37.000 familles ainsi torturées par l´administration coloniale belge, seules 2000 survécurent.

Oui, le grand Simoni Kimbangu était, comme Patrice Lumumba, un génie, et le plus grand prophète de l´histoire noire, de cela j´en suis convaincu. Et c´est avec fierté que je me réclamme de lui, en toute humilité. Et ceux qui me lisent, connaissent aussi ma colère et ma haine de l´injustice et mon dégoût pour tous les actes d´esclavage, de colonisation, de brigandage et de piraterie économique; de tout acte violant ou déjouant la liberté et la souveraineté de qui que ce soit. Et particulièrement de l´homme noir, du peuple congolais dont je partage la fierté et le sang avec passion, encore plus.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu. 

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27 janvier 2006

Commentaire sur le capitalisme barbare et inhumain.

Commentaire sur Afrikara

A Makoko 

  ( 27 Janvier 2006 23H22 )

Cher Makoko, je regrette que nous nous croisions l´un et l´autre dans nos commentaires, et cependant, crois-moi, j´ai apprécié les tiens. Et j´espère vivement que nous pourrions correspondre de vif. Ceci dit, passons à nos oignons: nous nous trouvons devant un monstre culturel qui a pris des allures de belle Diva avec ses industries, son bien-être matériel, ses facilités de consommation (qui soit dit en passant ont été accumulés et réalisés avec le sang et la sueur de nos arrières parents esclaves), ce qui attire beaucoup de désespérés, d´impatients, de faibles d´esprit. je ne reproche à personne de faire son choix, ce qui me dérange, c´est que ce choix, pour légitime qu´il soit, se fasse au détriment de notre développement, de notre avenir. Et pour être plus précis: de notre liberté tout court. On parle de l´immigration positive en France et même de cartes d´identité aux porteurs qualifiés venant de l´Afrique, cela s´entend, pour nous voler nos cerveaux et nos porteurs de technicité. Et beaucoup n´ont pas vu ou oublié que la banlieue a attendu 30 ans et elle est allée aux barricades. Un idiot m´a interpellé chez grioo pour me dire que l´occident n´avait pas besoin de nos enfants; j´ai ri sous cape, parce qu´en 2005, le plus jeune candidat au bac français était âgé de 13 ans...et était ivoirien! Où étaient restés tous les français bien nourris et chouchoutés?

Ceci pour dire que ce système occidental produit en ce moment plus d´abrutis et de demi portions de peu de génies intellectuels ou créatifs. Et ils le savent, sinon ils ne nageraient pas dans le chômage et l´endettement galopant. Ils veulent, comme à l´esclavage, refaire le coup de vivre de nos enfants. Hier c´était de leur force physique, aujourd´hui, c´est de leur créativité intellectuelle. Et cela avec un toupet et une sournoiserie qui défie le bon sens et leur fameuse fierté raciale. Qu´est-ce qui pousse les américains a offrir des cartes bleues à des universitaires étrangers; ne peuvent-ils pas les produire sur place, eux qui en ont les moyens et la prétention? En y regardant de près, on se rend compte qu´au lieu d´offrir aux noirs des conditions leur permettant de hausser leurs niveaux de formation, ils les briment et les étouffent. Quand bien même ils leur manqueraient 170.000 professeurs! Ce qui avait fait dire à Gorbatchow: "au fait, que savent-ils faire, à part envahir les pays étrangers?". En Allemagne, on se cache faussement derrière les immigrés pour cacher que "Das Land der Dichter und Denker" (Le pays des poètes et des penseurs) est tout à coup en mal d´idées et d´innovations, et se retrouve endetté comme une république bananières, comme ils aimaient par trop souvent nommer le tiers monde. L enfer, c´est les autres. Qui ne le sait pas?

Ceci pour montrer à quel point ce capitalisme occidental hégémonique et racial est arrivé à son impasse, et il cherche, comme dans le passé, à tromper, à avilir, à voler les enfants des autres, ou leurs matières premières, leurs cultures. Comme toujours. Mais tout cela marcherait encore si la Chine ne s´en mêlait pas. Cette fois, ce sera l´enfer et ils le savent; ils ne pourront pas longtemps parler de monde libre et garder leurs marchés éternellement fermés. Ca marchait peut-être avec l´Afrique, parce qu´ils y avaient instauré leurs voyous et leurs traîtres, mais contre la Chine et l´Inde, ce sera corsé.

Croyez-moi, aussi vrai que l´a dit Simoni Kimbangu: on les verra revenir en Afrique avec leurs mensonges et leurs bibelots, la tête basse. Mais là encore ils vont trouver la Chine qui a pris un détour pour fermer les dernières voies de retraites à un hégémonisme fripon et obtus. Eux ils n´ont pas oublié des anglais affichant dans un parc à Saigon: "Interdit aux chiens et aux chinois". S´ils se souviennent des 35 millions d´exécutés par les japonais, ils doivent aussi se rappeller de ce qui s´est passé avant l´avènement de Mao Tsé Toung au pouvoir, en 1949. De la guerre d´opium, par exemple; ou de la fameuse révolte des boxers.

Pour l´Afrique, pour moins qu´elle se soit habituée à acclamer des représentants vendus et renégats à leurs propres peuples, elle va cependant devoir se débarrasser de ces écornifleurs, de ces assassins de l´espoir de nos enfants. Les temps ont changé, car même les occidentaux sentent que leurs saloperies en Afrique l´ont détruite et ruinée, et que l´entretien de ces salauds dont les américains disaient: " C´est un salaud, mais c´est le nôtre." est passé. Le Venezuela de Hugo Chavez, le nouveau président indio du Pérou, celui du Brésil: toute l´Amérique latine s´insurge contre la colonisation américaine et occidentale. L´histoire a pris un tournant fatidique. Tous se sont rendus compte que cette liberté étriquée qui consistait à être définie par l´homme blanc, ses amis et ses intérêts et qui demandait à tous de porter le drapeau du capitalisme pendant que c´était les mêmes qui s´enrichissaient, bombardaient et contraignaient à la misère et à la pauvreté, c´est de la pire escroquerie morale, éthique, philosophique. Un non sens que sans gêne ni sagesse, une race faisait avaler aux autres. Oui, Makoko, nous sommes en phase. Il était grand temps. Et si l´homme blanc ne change pas rapidement, les hivers dans cinq ans vont être biens froids. Et pas seulement de solitude. MK.

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.

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26 janvier 2006

Commentaire sur le Sida

Commentaire Réalisance

L´Afrique sous estimerait-elle le danger exterminateur du Sida ?

« Un mal qui répand la terreur, mal que le ciel en sa fureur inventa pour punir les crimes de la terre… » Jean de la Fontaine : les animaux malades de la peste.

Et cependant l´amour n´est ni un pêcher, ni une maladie. Ce qui étonne et plutôt désarçonne, c´est la passivité avec laquelle les africains souffrent et meurent du sida. En feu de brousse, cette maladie s´est propagée sur le continent africain, et sa progression est effrayante. Mais que fait le pouvoir africain pour endiguer ou limiter les dégâts en vies et en espoirs humains ? Apparemment rien, à part pleurer, se lamenter, mendier l´aide. Comme toujours.

Cette maladie quoique frappant le monde entier, se développe particulièrement vite là où l´ignorance, l´analphabétisme et le manque évident d´organisation sociale et surtout de concertation sociologique sur les préventions nécessaires pour combattre ce fléau.

Ne serait-il pas temps, par exemple :

-           De créer des centres médicaux réservés à ces malades, plutôt que de laisser

            ces infectés mettre les autres malades en danger ?

-           Ne faudrait-il pas, à l´instar des autres continents, entamer une campagne d´information sexuelle par laquelle le danger de cette maladie pourrait être divulgué, et ainsi mieux combattu ? A partir de la 5ième année primaire, presque partout dans le monde, un cours de sexualité a été instauré dans les pays industrialisés ; pourquoi pas en Afrique ?

-           Pourquoi l´Afrique joue-t-elle la pudique quand sa population meure à la pelle ? Croit-elle que cette maladie disparaîtra avec des prières ou du gri-gri ? Les états africains se rendent-ils compte que cet effondrement de la population va amener de graves problèmes existentiels pour leurs institutions, la santé publique, la famille, l´avenir entier de leurs Etats ?

-           Ne faut-il pas prendre des mesures pour protéger les citoyens sains, et de veiller à ce que le nombre de malades diminue ?

Je pense qu´il est grand temps de changer de mentalité. De réagir énergiquement

afin que ceux qui sont sains ne se retrouvent pas à être infectés par des transfusions

sanguines infectées, par exemple. Notons à cet effet que pendant que la France et

l´Allemagne faisaient, en 1986 de grands procès de contamination dans leurs pays

respectifs, personne ne fit attention au sang infecté exclus de l´utilisation et promis à

la destruction. Ces produits infectés prirent cependant discrètement le chemin de

l´Afrique grâce à des hommes d´affaires occidentaux véreux et criminels. Loin des

yeux, loin de la justice ; après tout les nègres pouvaient mourir à l´autre bout de la

terre, qui s´en soucierait ?

Les voyous sont partout. En Afrique, ceux qui acceptèrent ces lots de produits

sanguins sans les analyser ou demander la certification de contrôle sanitaire et

d´origine sont tout autant criminels que ceux qui avaient soustrait ces produits interdit

à la destruction pour les revendre en Afrique à bas prix. Encore une fois l´Afrique

était victime de sa pauvreté, de son manque d´organisation, de sa naïveté quant à

tout ce qui venait de l´occident.   

Certes, ceux qui disent que cette maladie a été insufflée à l´Afrique à partir de 1957

par des vaccins douteux, que l´Apartheid y a mis du sien etc... Tout à fait d´accord,

mais maintenant que l´enfant est tombé dans le puits, ne faut-il pas penser à le

sauver et le protéger d´abord, au lieu de faire morale et prédictions ?

Que se passe-t-il avec l´homme noir, ne comprend-t-il pas qu´il vaut mieux agir et

prévenir que subir éternellement une situation qui pourrait s´avérer dangereuse pour

l´avenir de sa population grandement menacée ?

J´élève à cet endroit une accusation sévère contre l´église catholique qui prescrit aux

adeptes africains de se garder d´utiliser les préservatifs parce qu´elle a l´habitude de

vivre des enfants des autres, et pour soutenir une politique de promotion natale qui

correspond à la stérilité et à la dépopulation en Occident. Cette religion n´est sortie ni

de son passé criminel et esclavagiste, ni de son idéologie bornée et raciste. Et Dieu

du ciel, que fait-elle en Afrique où Dieu est noir ?

Une religion douteuse qui s´est toujours mise, toute l´histoire humaine durant, aux

Côtés des voyous et de tous les bandits de la terre, pourvus qu´ils fussent blancs a le

grand toupet de revenir en Afrique après avoir recommandé l´esclavage des noirs

pour leur dire que Dieu était blanc ! Décidément, comme on peut être criminel

invétéré ! Ce n´est que de l´aliénation mentale, tout cela. Qu´ils plient leurs bagages

eux, leurs jésuites, leurs baptistes et rentrent chez eux. Sur ce continent de Patrice

Lumumba, de Simoni Kimbangu, de Kimpa Mvita, de Kwame Nkrumah Osangiefo, de

Modibo Keita, d´ Abdel Nasser, de Thomas Sankara ; Dieu n´est ni un bandit, ni un

criminel. Il est grand temps de protéger nos enfants contre une telle horde

impénitente.

Et en ce qui concerne cette vile et longue maladie, comme on la nomme en Afrique

pudiquement, je souhaite de tout cœur qu´elle soit l´occasion à nos enfants de

redécouvrir l´Amour, ce sentiment vrai, pur, sincère et confiant qui protège d´actes sexuels hasardeux et pour le moins dangereux. A moins, bien sûr de toujours garder la tête froide et d´user de préservatifs.   

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.

munkodinkonko@aol.com    

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L´Afrique et le Sida

Dossier Sida: l´Afrique en voie d´extermination?

l'Afrique malade du SIDA


Afrique: les jeunes décimés :
Le sida menace l’avenir des jeunes générations en Afrique. C’est ce que met en évidence un rapport que l’UNICEF vient de rendre public. L’organisation appelle les responsables politiques à s’engager dans une " véritable guerre " contre l’épidémie.

Des chiffres effroyables :
Dans le monde, 6 jeunes de moins de 25 ans contaminés chaque minute. Lorsque vous terminé la lecture de cette page, six jeunes de moins de 25 ans à travers le monde auront contracté le virus du sida, la plupart d’entre eux en Afrique. Les jeunes de 15 à 25 ans représentent déjà aujourd’hui un tiers des séropositifs de la planète, soit dix millions de personnes. Parmi les victimes de la pandémie, on peut ajouter les dix millions d’orphelins du sida qui doivent vivre seuls parce que leurs parents ont succombé au virus.

Les enfants première victime :
L’Afrique, et particulièrement le sud-est du continent affichent les chiffres les plus terribles. Au Botswana, dans la tranche d’âge 15 à 24 ans, une jeune femme sur trois et un jeune homme sur sept sont infectés par le VIH. En Afrique du Sud, au Lesotho et au Zimbabwe, une jeune femme sur quatre et un jeune homme sur dix sont contaminés.

Parmi les conséquences de l’épidémie, l’UNICEF remarque que l’avenir des enfants est hypothéqué en Afrique subsaharienne. L’an dernier, 860 000 enfants ont été privés de leurs enseignants, morts du sida. Une conséquence d’autant plus dramatique de l’épidémie que c’est par le biais de l’éducation que doivent passer les messages d’information et de prévention.

Un effort d'éducation :
L’UNICEF préconise en effet une réponse forte en matière d’éducation. Ce que l’organisation appelle un " processus suivi d’éducation ". En clair, les enfants doivent être informés dès le plus jeune âge des modes de transmission de la maladie et de ses conséquences avec des mots qu’ils sont en mesure de comprendre. Ces informations doivent ensuite être répétées au fil des années, pour que les " enfants les assimilent peu à peu tout en grandissant ". D’après les études publiées, le risque de transmission du sida de la mère à l’enfant est de mieux en mieux compris. Une enquête conduite dans 18 pays touchés fortement par l’épidémie montre que dans 15 de ces pays de 60 à 96 % des femmes enceintes connaissent les mesures à prendre si elles sont séropositives.

Le constat que dresse l’UNICEF est plus qu’alarmant. Les responsables politiques sont sommés de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour éviter la propagation du virus aux jeunes générations. L’UNICEF entend d’ailleurs porter la question devant le Conseil de sécurité de l’ONU estimant que le sida menace la sécurité nationale et la stabilité en Afrique.

L’exploitation sexuelle des enfants
vecteur de la propagation du VIH/SIDA :
Le lien entre la propagation du VIH/SIDA et l’exploitation sexuelle des enfants constitue l’un des aspects les plus troublants et les plus complexes de cette épidémie. Qu’il s’agisse des mythes sur les vertus curatives des rapports sexuels avec de toutes jeunes filles ou d’attitudes macho prônant un comportement sexuel violent envers les femmes et les filles, la relation entre les abus sexuels sur les enfants et la propagation du VIH/SIDA est claire.

Les enfants sont entraînés de force dans le commerce du sexe (on estime leur nombre à un million chaque année). Ce sont eux qui risquent le plus de contracter et de propager le VIH/SIDA. Il est impératif de prendre des initiatives visant à s’attaquer directement à des comportements sexuels jusqu’à présent plus ou moins tolérés. tout en mettant les enfants à l’abri du commerce du sexe.

C'est en tout cas ce qu'il faudra tenter d'imposer lors du deuxième Congrès mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales, qui se tiendra du 17 au 20 décembre à Yokohama (Japon) et qui est organisé par l’UNICEF, ECPAT International, le groupe des ONG pour la Convention relative aux droits de l’enfant et le Gouvernement japonais. Les travaux de recherche et les réunions préparatoires ont montré qu’il fallait non seulement protéger les enfants victimes de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales mais aussi réduire la demande chez les auteurs de ces sévices, des hommes le plus souvent. Contrairement à ce que l’on croit généralement, les études montrent que la majorité des exploiteurs sexuels ne correspondent pas au profil classique du pédophile. Ce sont souvent des hommes qui fréquentent des prostitué(e)s et qui par machisme ou indifférence choisissent des enfants de plus en plus jeunes comme partenaires sexuels.

Si, dans certaines régions du monde (surtout en Asie et en Afrique), les filles très jeunes sont particulièrement prisées, c’est parce que les questions de transmission du VIH/SIDA se heurtent à l’ignorance de la population et que les mythes sur les vertus curatives de la virginité abondent. En réalité, les enfants sont par nature plus vulnérables aux lésions, infections et maladies et ils sont rarement en mesure d’exiger des rapports protégés ou de repousser un agresseur violent. Dans certains des pays les plus durement touchés, le taux d’infection chez les adolescentes est cinq à six fois plus élevé que chez les adolescents. On estime à 13 millions le nombre de jeunes de 15 à 24 ans qui vivent avec le VIH/SIDA et plus de

Les orphelins du SIDA :
Lors d’une réunion préparatoire du Congrès de Yokohama qui s’est tenue récemment à Rabat (Maroc), les délégués africains ont mis en évidence un autre lien entre le VIH/SIDA et l’exploitation sexuelle des enfants. En Afrique subsaharienne, cette maladie a fait périr les parents de douze millions d’enfants. Il est prévu que ce chiffre double au minimum au cours de la prochaine décennie. Ces orphelins se retrouvent entraînés vers le commerce du sexe. Non seulement ils ont perdu leurs parents, mais ils vivent dans une pauvreté encore plus grande, sans possibilité de scolarisation, et ils sont recrutés pour faire le trottoir ou pour le travail forcé. Ces facteurs accroissent leur vulnérabilité dans des proportions considérables. L’UNICEF s’efforce de protéger les enfants qui sont les plus exposés. Au Rwanda, l’institution donne aux familles dirigées par des enfants des fournitures scolaires afin qu’ils puissent continuer l’école. En Haïti, elle encourage la formation d’éducateurs du même âge pour aider les jeunes à comprendre les risques associés à certains comportements. A Madagascar et au Zimbabwe, elle intervient dans des centres spéciaux pour femmes et enfants battus où l’on propose des informations sur le SIDA. En Ukraine, le pays d’Europe où la propagation du VIH/SIDA est la plus rapide et où la grande majorité des toxicomanes sont encore adolescents, l’UNICEF a établi des centres d’information pour la jeunesse ainsi qu’un numéro d’assistance.

7 000 jeunes sont contaminés chaque jour dans le monde!

Diffusé sur le site de Jean-Charles Champagnat : www.droitsenfant.com 

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23 janvier 2006

Correspondance avec un ami cher

Avec l´autorisation expresse de Le Troll.

Bonjour Musengeshi Katata,

Merci me répondre directement, je n’aurais pas été offusqué si vous ne l’aviez pas fait, comprenant que chacun a sa vie et pas toujours le temps qu’il voudrait pour faire les choses. J’avais hésité à laisser un message, car je savais ces textes emprunts de sentiment personnels, voire intimes. Je me sentais donc un peu à l’écart de cela et de plus je ne connais pas l’histoire de Lumumba, si ce n’est qu’il créa le MNC, que Mobutu prit sa place et le chassa, et qu’il fut assassiné le 17 janvier 1961 au Katanga, province qui avait obtenu son indépendance.

Mais vos textes, même si l’on y sent de la rébellion et parfois de la colère, ce qui n’est pas toujours un mal, font souvent référence à Lumumba par des citations justes et sages, et votre étonnement face à la « junte » intellectuelle qui ne bouge pas m’ont fait intervenir.

Lorsque l’on détient une information qui peut sauver une personne et qu’on la laisse mourir, en France on appelle cela « non assistance à personne en danger » et « coupable d’assassinat sans intention réelle d’avoir voulu donner la mort » ces deux faits sont passibles de prison.

Hors les intellectuels détiennent le savoir et à en juger par leur prolifique littérature, savent où peuvent nous mener telle où telle situation. On les voient sur tous les fronts de guerres, Tchétchénie, Irak, Afghanistan, Somalie, etc. Ils ne peuvent pas dire, je ne savais pas, mais que font-ils ?

Ils s’adressent aux gouvernants, ceux-là mêmes qui ignorent, bafouent, humilient et tuent le peuple. C’est comme si je m’adressais à un assassin et que je lui disais « attention ne recommence pas » qu’elle valeur, quels effets cela peut-il bien avoir ?

Alors que les intellectuels devraient instruire le peuple, car j’estime que celui qui a la chance de savoir doit instruire, ils le tiennent à l’écart par des écrits inaccessibles, aussi bien intellectuellement, que financièrement par le peuple. Oublient-ils, que s’ils ont pu étudier, s’il y a des bibliothèques c’est avec l’argent des souffrances du peuple que cela a pu se faire.

Voilà, je vais m’arrêter là, car je finirais par abuser de votre temps.

Sachez que je visite votre site régulièrement mais que je ne laisserais pas toujours des coms, Votre site m’intéresse pour ce que vous y dénoncé, mais je ne m’y sent pas toujours à l’aise en tant que personne de couleur blanche.

Amitiés, Le Troll.

Réponse Musengeshi K

Ami Le Troll,

C´est bon d´avoir un ami comme toi. Cela m´attriste de savoir que tu te sentirais mal à l´aise sur mon site, il faut aller au delà de ce sentiment parce qu´il n´est ni intentionnel, ni volontaire. Bien au contraire, je veux rapprocher les vrais hommes de bonne foi d´où qu´ils soient. Mais au départ il faut qu´ils sachent que ce qui a été n´est plus désirable et que venir au milieu de nous pour tromper, avilir, ou exercer sa mauvaise foi ne sera pas toléré.

Je ne suis pas raciste, loin de là; ma femme est blanche et mes enfants sont métis. En moi il n´y a aucun sentiments racial retors, discriminatoire ou complexé. Mais pour comprendre l´âme noire, il faut hélas passer par les faits qui ont violenté son âme profonde. Par la vérité et son tribut effrayant. Et avec elle, chercher à dénouer un noeud qui nous permette de trouver, de bâtir ou de concevoir un monde plus équitable et juste. Si cela n´est pas possible parce que l´homme blanc se cantonne dans ses abus, il n´est que légitime que l´homme noir se protège et se garde de plus de souffrances.

Je sais, pour moi aussi la vérité n´est pas toujours agréable, mais d´un fier ami comme toi j´attends qu´il m´assiste et prouve par son amitié et ses purs sentiments que tous les blancs ne sont pas des salauds. Et qu´un espoir commun, aussi minime qu´il soit, vaut la peine d´être veillé et entretenu, parce qu´il anime une lumière qui nous réconcilie tous vers l´amour, vers la liberté, vers le partage d´une responsabilité accomplie, indistincte de race, de religion, de couleur de peau, de lieu de naissance.

En espérant que cette franchise te rapprochera de moi, je te prie de croire, en toute humilité, à ma profonde et sincère amitié.   

Musengeshi Katata

Réponse Le Troll

Bonsoir Musengeshi Katata,

Permets-moi de te tutoyer à mon tour. Lorsque je parlais de malaise en tant qu’homme de couleur blanche, c’était simplement dans les commentaires que je pouvais laisser sur ton site, en rapport avec tes articles. Car effectivement, je ne connais pas assez l’histoire des hommes que tu cites, ni celle de ton pays et de plus ton site est là surtout, d’après son en-tête, pour la réalisation de l’homme noir. C’est en cela que je me sens mal à l’aise pour laisser des coms. Mais je suis très intéressé par les idées que tu y défends, parce qu’elles tendent à l’universalité de l’être humain.

La franchise est mère de toutes les vertus si je puis paraphraser un autre dicton et je serais un imbécile de ne point l’accepter, dût-elle faire mal par moment, donc je l’accepte sans contrepartie.

Quant à comprendre l’âme noire, je sais que je ne pourrais que la toucher du doigt, car ni moi ni mes ancêtres, enfin ceux que je connais et dont je fus instruit, n’ont vécu une telle injure. Bien que logiquement nous sommes tous de la même mère et du même père.

Tout ce que je peux faire c’est reconnaître votre histoire qui est liée à la mienne par des faits horribles que je dois condamner. Je dois me dissocier de tous ceux qui auraient tendance à renier ces faits pour en reconnaître d’autres à leur place, ou à les masquer.

Je te remercie, de cette correspondance enrichissante.

Amitiés sincères, Le Troll.

Réponse Musengeshi K

Cher Le Troll,

Ce que tu m´as écrit sur le sentiment que tu avais sur mon site ne m´a pas laissé tranquille ; je suis monté sur mon site et j´ai relu tous les textes qui s´y trouvent, en essayant de me mettre à ta place, et peut-être de sortir de moi-même pour apprécier ce que ces textes éveillaient en moi.

Ceci m´a rappelé une remarque intéressante faite par Le président Luis Inácio Lula da Silva, le président du Brésil qui reconnaissait en 2003 : « Il n´y a pas dans une société de symptôme plus dramatique de racisme que d´induire les hommes et les femmes à nier leur propre identité »…Eh, oui, au Brésil qui compte 45% de population noire, ce qui fait de ce pays le deuxième pays noir de la planète après le Nigeria. Et  comme le chantait Elza Soares dans la chanson : A carne de Marcelo Yuka, Seu Jorge et Wilson Appellate : « la viande la moins chère du marché, c´est la viande noire… »

J´ai pensé aussi à mon père : un homme intègre, diligent, passionné de liberté et réalisation sociale ; un homme qui avait eu une chance inouïe de soigner et de converser avec Simoni Kimbangu et d´assister et accompagner Patrice Lumumba dans sa conquête de l´indépendance congolaise…et tout ce qui s´en suivit. Savais-tu que lorsque j´étais enfant, à Noël un belge venait jouer le père Noël chez nous ?

J´ai revu l´arrestation et l´assassinat de Patrice Lumumba, la perte de nos biens…

les poignantes conversations que j´ai eu avec mon père sur le « Seigneur de Nkamba », le prisonnier à vie de l´administration belge. J´ai revu une Kimpa Mvita brûlant sur le bûcher…toute l´histoire de la traite esclavagiste, la colonisation aux mains coupées, l´histoire d´Ota Benga, de Marcus Mosiah Garvey, de Martin Luther King, de Malcolm X, de Kwame Nkrumah Osangiefo.

J´ai pris connaissance de l´assassinat de Thomas Sankara, d´Amilcar Cabral, de Toussaint Louverture, de Samora Machel…de tous les sévices de la Jim Crow…

Que de larmes et d´injustice ! Et à la fin je me demande si tous ceux qui ont commis ces crimes comme Napoléon, par exemple pour avoir rétabli l´esclavage en 1804, doivent être enseignés à nos enfants comme étant des héros de l´histoire humaine ?

Ou faudrait-il que la francafrique devienne le deuxième prénom de l´africain ?

L´homme blanc croit-il par hasard que la liberté est sa définition personnelle et   l´occasion de faire tous les abus, tous les crimes ; pourvu qu´il domine et s´enrichit au détriment des autres ?

Tout a été systématiquement mis en œuvre pour avilir, piller, violer et endiguer la culture et l´épanouissement de l´homme noir.

Simoni Kimbangu, cependant a dit : «   La liberté,  est un bien incessible à l´être humain ; un bien que même Dieu respecte, puisqu´il laisse tout être humain venir au monde sans chaînes. » N´est-ce pas lui qui a raison ?

A la fin, j´ai la pénible sensation que la race noire ne soit prise en otage par la race blanche, contrainte à se débattre dans une prison ouverte, mais sans issue  ; qu´on a facile à reconnaître aux américains de bombarder l´Afghanistan par droit de suite, qu´on supporte que l´Irak ou le Vietnam soient détruits…on est même prêt à reconnaître aux homosexuels des droits maritaux (Dieu cette hérésie !), mais lorsqu´un noir réclame sa liberté et son droit légitime à la réalisation, on l´assassine aussitôt et on parle d´illumination.

Que se passe-t-il ; l´homme blanc serait-il incapable d´accepter que l´homme noir existe par lui-même et qu´il a des droits et des devoirs légitimes envers sa propre existence, sa propre créativité, ses propres désirs et attentes ? Faut-il qu´il soit condamné au prêt-à-porter, au prêt à penser, au prêt à subir et au prêt à consommer occidental ? Et c´est dire à la mort de ses propres essences fondamentales ? 

N´est-ce pas de l´obscurantisme injurieux, dangereux, et en fin de compte, primitif que d´imposer à un être humain, à une race un tel sort ?

Si l´homme noir se mettait à commettre toute l´histoire durant envers la race blanche

de tous les sévices, crimes et cruautés dont il avait été l´objet par la race blanche ; que dirait-on donc ? Ce sont des barbares ? Ou ils se défendent et protègent leurs existences et leur avenir ?

Nos enfants se sont rebellés à la périphérie française pour protester contre 30 ans de mépris social, Sarkozy ne les a-t-il pas traités de canailles qu´il fallait nettoyer au Kärcher ?

Ce même Sarkozy devrait aller dans 400 ans d´histoire esclavagiste de France, dans les massacres d´Algérie, de Madagascar, dans l´assassinat de Thomas Sankara, ou dans le meurtre civil de manifestants ivoiriens (chez eux, s´il vous plait !), comment qualifierait-il cela ?

Je ne suis pas raciste, ce sentiment est trop bas et trop primitif pour moi, et tous les blancs qui lèvent ce sournois argument ne cachent que trop bien qu´ils veulent faire taire la vérité afin de s´adonner à leur distraction favorite : le meurtre et l´injustice. Et moi je hais l´injustice plus que tout au monde.

C´est vrai, je dois l´avouer sincèrement que parfois, de colère, j´ai le cœur dans la gorge mais cela vient surtout du fait que je sais comment on assassine des enfants noirs innocent en leur vendant de faux médicaments dilués (la BAMPE allemande a accusé les associations chrétiennes de vendre en Afrique des médicaments inadéquats en 2004), en leur volant leur matières premières avec la francafrique, par exemple ou en minant leurs monnaies. Et pendant que ces affamés se débattent pour sortir de leur misère, on les empêche de vendre sur les marchés mondiaux avec des barrières douanières concertées ou des prix de dumping ignobles (Etats-Unis pour le coton, par exemple, l´Union Européenne pour le sucre, le lait – cas jamaïcain)

Et faisant tout cela, ces messieurs exigent de leurs victimes qu´elles s´endettent à qui mieux mieux, qu´elles leur soient reconnaissantes et surtout respectueuses et polies ! Le sombre côté du monde libre…à croire que la liberté est toujours entendue comme un passeport pour la fausseté, le crime silencieux et les coups bas les plus sournois. N´est-ce pas un fausse interprétation de cette vertu ?

Le pire, ce sont les africains qui participent, sous la corruption, l´arrivisme et la médiocrité intellectuelle. L´Occident a investi en Chine ces trois dernières années plus qu´elle n´a investi en cent ans dans toute l´Afrique ! Et ils continuent à parler d´amitié, de coopération…de monde libre. Faux pas être aveugle !

Je te demande donc de me comprendre, ami Le Troll. Certes je crois, et j´en suis persuadé toi aussi, à un monde de vertus et d´humanisme partagé que nous pourrions faire ensemble et le léguer fièrement à nos enfants ; mais qu´il soit bien clairement dit que dans ce monde là, l´homme noir est libre et se développe librement et souverainement. Sinon, il ne nous restera qu´à nous battre et à mépriser ceux qui, tout en assassinant nos femmes et nos enfants sournoisement, nous vendent des vétilles pour des lanternes.

Et afin que personne ne s´y méprenne, ce n´est pas le capitalisme qui est au banc des accusés, mais bien les injustices et les crimes qu´on cache sous son manteau. Mais Franz Muntefering, ex chef du parti socialiste allemand, et actuel vice chancelier ne disait-il pas : « nous devons civiliser le capitalisme ».

Moi j´ajouterai, comme Antoine de Saint Exupéry  dans vol de nuit : « J´ai besoin pour être de participer ». Et personne de bon sens ne participe joyeusement à sa propre négation. L´exiger ou l´imposer à quelqu´un, c´est faire montre d´un haute et méprisante cruauté. C´est inhumain. 

Avec ma profonde et sincère amitié,

Musengeshi Katata 

munkodinkonko@aol.com

 

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22 janvier 2006

L´irréductible KIMPA MVITA

Pour commémorer une des premières combattante de la liberté congolaise contre

Les usurpateurs étrangers portugais :

L´irréductible KIMPA MVITA

1706 - 2006 – 300 ANS

Le 02 juillet 1706. Accusée de xénophobie, d’hérésiarque et d’être possédée par les démons, les missionnaires capucins portugais, dont le père Lorenzo la firent pourchasser. Arrêtée par ses sbires portugais bien armés dans la forêt de Pendele où elle était en retraite spirituelle, les pères Lorenzo et de Bernado la jugèrent et la brûlèrent vive publiquement aux bûchers avec son enfant à Divululu, en présence du roi Pedro IV, descendu de mont Kibangu.

Kimpa Vita, en flammes, avertit dans ses dernières volontés qu’un enfant naîtrait , le fils de Dieu, pour mettre fin à la barbarie de l’homme étranger. « Que m’importe de mourir maintenant ? Ce pas, maintenant ou jamais, j’ai à le franchir dans ma vie. Ma personne physique n’est autre chose qu’un peu de motte de terre. Je n’en accorde aucune importance. Un jour ou l’autre ce corps se réduira en poussière, en cendre. Cependant, mon esprit, mon âme exalteront la gloire du Très Haut Nzambi-a-Mpungu Tulendo. Nul ici bas ne peut en disposer. Et Dieu pourvoira un autre plus puissant qui arrivera à bout de l'envahisseur. »

Depuis, les Kongo attendent dans la ferveur et la foi en Dieu le Tout Puissant, celui qui les libérera. Cette Etoile Nouvelle qui brillera à jamais et dont la lumière inextinguible pour le salut du peuple Kongo est attendue dans la douleur et les servitudes imposées par l'invasion massive de l'étranger.

                                 CANTIQUE DE KIMPA VITA 1703

Après la conversion de Nzinga Nkuwu et de sa famille, avec la cohorte de capucins, Afonso ne Mvemba Nzinga, couronné Mani Kongo en 15O6 poursuivit la christianisation du royaume. Le Kongo se détourna de Nzambi-a-Mpungu, délaissant ses propres rites spirituels, cultuels et culturels. Par les baptêmes, ils abandonnèrent les noms signifiants kongo et empruntèrent les barbares noms pour l’ensemble portugais. Ainsi Nsaku, vaillant lieutenant de Mani Soyo qui fut enlevé par Diego Cao en 1487, devint Dom Alvaro (Ndoluvualu) à sens et insignifiant, Nsimba Mpanzu devint Dom Joao (Ndonzuawu), roi de Bula ...

L’entourage conseil du roi n’était plus le Mani Vunda ni le Mani Lumbu et ni tous les mani des provinces. Affonso ne Mvemba Nzinga fut sous l’influence spirituelle et politique de Mani Mputu, ceux que les besikongo désignaient les nkadi-a-mpemba ( diables) , tous les brigands, marchands et tous ces prêtres prêchant la bonne parole la journée aux kongo et cohalisant les nuits pour les pratiques d’esclavage aux côtés des commerçants et assassins venus du Portugal.

Face à tant d’efforts et la volonté inlassable de Ne Mvemba Nzinga à convertir le Kongo au christianisme,  les résultats furent maigres. Les rois portugais et les papes de Rome ne s’intéressaient guère à la christianisation du Kongo. La religion et la conversion visaient à imploser le puissant royaume. Leurs intérêts majeurs portaient plus spécialement aux richesses et à la traite d’esclaves. Affonso ne Mvemba Nzinga, comme son père Nzinga Nkuwu, se repentit et se lamenta de sa conversion. La volumineuse correspondance diplomatique de la coopération technique : médecins, enseignants, maçons, etc... demeurait sans suite. Il implora Nzambi-a-Mpungu afin de redonner au Kongo la nouvelle voix pour guider le peuple. Mvemba Nzinga s’amenda dans des prières pour avoir facilité les écarts de liberté de besimputu qui infériorisaient les besikongo, les exploitaient et les arrachaient de force de leur terre pour les vendre comme marchandises en Europe, via l’Ile de Sao-Tomé et toute la côte ouest atlantique.

« Nzambi-a-Mpungu, tu as envoyé vers nous ces hommes venus de Kalunga ( de haute mer). Ils nous ont apporté par ton nom, ton Fils le sauveur que Toi Nzambi-a-Mpungu n’a pas porté à notre connaissance. Nous avons cru à cette trinité. Par Lui, tous les hommes créés par toi dans ce bas monde seraient tous frères. Ton peuple ne Kongo a abandonné les pratiques de notre adoration pour devenir chrétien. Mais voici que tous nos efforts de porter le nom du Christ à travers le royaume nous conduisent à des éclatements des clans, à des guerres fratricides initiées, provoquées et soutenues par ces besimputu, notamment les nganga za Nzambi qui distribuent les batons qui crachent le feu à la place de ton message et tuent les nôtres. Les hommes de Dieu qui nous baptisent  participent à ces crimes odieux et ce macabre commerce perpétré contre ton peuple. S’ils n’en sont pas les promoteurs, ils font de nous, par leur enseignement biblique, des esclaves. Les enfants et les femmes dans les bateaux qui les transportent loin de tes terres, de l’autre côté de la mer sont jetés par dessus les bords. Nous nous détestons et nous nous entretuons par leurs conseils. Ton royaume devient un spectacle de mer de notre propre sang. Nous-sommes-nous égarés devant ta face ? Nzambi-a-Mpungu, fasse que l’oeuvre que nous avons entreprise soit un havre de paix dans notre paisible Kongo. Que ta clémence nous éclaire dans tes sentiers afin que le royaume donne un enfant du pays pour guider ton peuple vers Toi, selon ta recommandation. »

A la fin du règne de Affonso ne Mvemba Nzinga vers 15O6, le royaume fut en décadence avec la bénédiction des capucins. Les dynasties claniques, les Nlaza et les Mpanzu, se disloquèrent et s’affrontèrent pour la succession au trône. Chaque province devint un royaume, le plus fort de la dynastie, le chef de clan, de se proclamer roi. Ainsi, Soyo, Mbamba, Nsundi, Bula, Nkusu, Ambriz, Matamba, etc devinrent des royaumes et se firent les guerres soutenues par les groupes portugais différents : catholiques, commerçants, marchands d’esclaves qui armaient les besikongo les uns contre les autres durant près de trois siècles.