L´escroquerie française aux portefeuilles des trésors d´Etats africains. (Thème repris et commenté du forum d´abdjan.net)

Saviez vous que 65% des recettes en devises des pays de la zone franc sont remis au trésor français pour soit disant garantir la stabilité du franc CFA.

65% de nos recettes ... ?

Pour soit disant garantir la stabilité du franc CFA 65% de nos recettes en devises sont déposés au trésor français. La France travaille avec cet argent et nous paye des intérêts. C'est ce qu'on appelle le système du compte d'opération. Cela est enseigné dans tous les cours d'économie politique en 1ére et 2éme année de Droit en CI.

Tout comme l'histoire de la colonisation et de la décolonisation, jamais vous ne les trouverez dans un manuel scolaire Français.

NB: Cela n'a pas empêché la dévaluation du franc CFA en 1993.

En effet, la France a une gestion exclusive de ces fonds. En 1993, patatra, plus de sous dans la caisse. Ou sont-ils passés? Dans la bouches des grilleurs. Don Féfal (Boigny) disait lui même qu'on ne regarde pas dans la bouche des grilleurs non?

Idiots que nous sommes, nous confions nos sous aux blancs pour les gérer et après on se plaint de la dévaluation.

En 2000, GBAGBO a demandé en tant que Président du premier pourvoyeur de la cagnotte à voir clair dans le ventre du système. Erreur de gaoua. Pourtant, c'est notre droit. C'est nous qui donnons le blé.

Ajouter à cela le départ de l'armée française demandé par Lida Kouassi et le pouvoir monétaire (CFA flottant) demandé par Koulibaly sous la transition militaire et vous comprendrez pourquoi la France finance la guerre en CI.

Le pire? il y a des frères qui approuvent cette politique de la france. Mais il y a toujours eu des collabos dans toutes les guerres. Mais eux restent pendant que l'envahisseur s'en va toujours. Pensez à demain.

Commentaire Réalisance

Excellente remarque ce court mais combien précis exposé. C´est non seulement le drame de la France, ce système qu´elle a installé pour sucer à longueur de siècle du sang des noirs et vivre grassement à ses dépends comme une vulgaire nation pirate et flibustier. Mais les temps, Dieu merci on changé: la nouvelle génération d´africains n´est plus disposée à se laisser plumer comme de la vulgaire volaille par le Pouvoir Blanc et ses nombreux complices, et d´entendre ceux-ci, lorsqu´on réclame liberté, souveraineté économique, financière, politique, s´entendre gaver de dissertations tordues, primitives et tendancieuses sur la liberté qui, en fait, n´était que le bon plaisir et les intérêts de l´homme blanc; ou encore cette démocratie clé sur porte qui instaurait dictateurs et corrompus en Afrique et de par le monde pour mieux piller, voler, appauvrir. Pendant que tous nos élites douées et consciencieuses étaient vilement assassinés: ce fut le sort de Patrice Lumumba, d´Amilcar Cabral, de Thomas Sankara, de Martin Luther King, de Malcolm X, de Engelbert Mveng, de Simoni Kimbangu, de Toussaint Louverture, de Kwame Nkrumah Osangiefo, de Marcus Mosiah Garvey...et tant d´autres.

Et ce système international régis par la FMI et La Banque Mondiale qui nous ravale dans la dépendance et la misère pour mieux nous dominer et nous exploiter n´est que le bras droit des occultes et primitives intentions de l´occident. Nous devons, depuis bientôt 600 ans nous battre pour notre souveraineté, nos droits légitimes à la réalisation libre et à la protection des rêves et des désirs de nos femmes et nos enfants. Et ce combat continue avec une fourberie toute sournoise et injurieuse.

Et quand on les entend, ces occidentaux esclavagistes, criminels coloniaux hier, et parias économiques et financiers aujourd´hui parler de liberté, de démocratie, de droits des gens ou même de coopération, c´est à peine si on ne se mettrait pas à vomir de dégoût, tant l´ironie et la mauvaise foi est de taille. Mais ne nous décourageons surtout pas, surtout ceux qui ont très bien compris l´enjeu supérieur de notre lutte car il en va de quelque chose de fondamental à tout être humain: la pleine et souveraine liberté.

C´est pourquoi je leur demande à tous, à tous ceux qui y aspirent fermement, de pleine et sincère conviction, de se préparer à organiser l´avenir dans un détail plus exigeant et plus efficace que ne l´avaient fait nos parents et nos arrières parents qui durent subir l´esclavage et la colonisation. Et de s´armer de lucidité et d´endurance, car la victoire, de toutes les façons, sera nôtre. Mais ce jour là il nous faudra prouver que non seulement nous sommes à la hauteur de nos devoirs, mais que nous avons grandi en valeurs, en vertus humaines, mais aussi en ténacité : un haut idéal qui vaut la peine qu´on se batte pour lui, qu´on s´y baigne avec amour et qu´on le lègue avec fierté à ses enfants.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com