Sur la lecture du livre poignant :

La prostitution africaine en occident.

De Amely-James Koh Bela :

« Retrouver les vraies valeurs » pour vaincre ce mal indécent est sa conclusion.

Commentaire réalisance :

A Madame Amely-James Koh Bela.

Très Chère, ce que vous avez dit à propos du retour aux valeurs vraies est de jour en jour d’actualité, et je ne cesse d’en prêcher de l’importance et de l’urgence chaque fois que j’écris sur le Web. Mais dites-moi, comment peut-on défendre des valeurs qui sont chaque jour agressées et érodées par la pauvreté et la misère ? Oui, comment élever des enfants décemment, aimer et chérir tendrement sa femme, sa petite famille, si on n’a pas d’emploi, ou si les salaires qu’on vous octroie ne permettent pas de nouer les deux bouts ?

Savez-vous que beaucoup d’hommes mariés et de femmes se sont infectés avec le Sida parce que l’un des partenaires, pour des raisons financières s’est laissé appâter par des propositions, des chantages immoraux ? Cela a lieu autant sur le terrain professionnel que dans la vie privée. C’est donc que sans une lutte sociale soutenue contre la misère et la pauvreté, et c’est dire aussi contre l’exploitation occidentale et la dépravation des économies africaines ; sans une lutte acharnée contre les actuels politiciens renégats et incapables en Afrique, nous n’arriverons à rien.

Beaucoup de gens croient que je divague ou que je m’égare dans des hallucinations sans fondement ; ils ont tort. Les origines et la solution de nos maux sont inévitablement économiques. Tant que nous ne sortirons pas de la domination économique occidentale et que nous n’userons pas de notre souveraineté pour aligner notre liberté, notre créativité sur la réalisation assidue de nos désirs, de nos attentes, de nos rêves et ceux des nôtres ; croire que de beaux discours ou de bons conseils à la vertu ou à la morale nous sauveront de la déchéance est une prude et plutôt naïve illusion. Et je dirai bien plus : agir de la sorte, c’est faire preuve d’un manque flagrant d’amour de soi.

Que les exilés économiques africains à l’étranger se désintéressent de ce que sera l’Afrique demain, passe encore ; après tout, il lui ont tourné le dos par amertume ou par déception. Mais parmi eux, il y a ceux dont le coeur et l’âme saigne chaque fois en apprenant combien les leurs souffrent et le poids désespéré qu’ils portent sur le dos chaque jour. Et c’est à ceux-là que de tout coeur je m’adresse : nous n’avons que ce continent et nous n’en voulons pas un autre, laissez-nous nous débarrasser de ces incapables qui par leur incompétence nous ruinent notre avenir et celui de ceux qui nous sont chers. Et selon la loi des meilleurs d’entre nous, mettons-nous au travail. Il n’est jamais trop tard de prouver notre amour et notre attachement à ce continent. Et aux nôtres.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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