Sur  la nouvelle : Les Verts parisiens demandent un monument pour les victimes du colonialisme.  

Le célèbre bal animé des bonnes intentions

Bonnes intentions...l´abolition de la francafrique et du paternalisme économique et financier français sur l´Afrique, ça ce serait la meilleure des victoires: une preuve d´humanisme et d´admission que la liberté, comme nous l´attendons d´un grand pays comme la France, est un bien, une définition universelle qui ne fait cas ni de la race, ni de la langue, ni de l´origine ou du pays de naissance. Car si tout ce bruit de beau monument, comme en Amérique pour les indiens ou en Allemagne pour les juifs n´entérinait que les vieilles idéologies de l´hégémonie blanche; ce ne serait que des vulgaires statues de pierre pour attirer les touristes et flatter les aveuglés. Et dans l´arrière pays de la périphérie, les criminels économiques, financiers et raciaux seraient encore mieux à l´oeuvre, couverts par le prétexte d´une fausse et vide reconnaissance. Lentement la France devrait se défaire d´offrir, comme pour la statue de la liberté aux USA de pompeux symboles plutôt injurieux pendant que l´homme noir, lui, subissait l´enfer sur ce nouveau continent. Pas de faux ou de l´idéalisme sournois. Au nom de tous les esclaves que la France a fait et fait souffrir, au nom de tous ses massacres publics et ses exterminations passées; mais aussi au nom d´une France humanitaire et juste qui a combattu pour les droits de l´homme et sa liberté, nous avons le droit d´exiger de ce beau pays qu´il nous rende justice, et cela sans fausse monnaie et sans faux tournant. Nous l´avons, depuis 400 ans, largement mérité. Et notre respect et notre estime pour la France ne s´en portera que mieux. Après tout, un monument ne se mange pas; il n´élève pas des enfants ou soigne les malades et donne du travail aux nationaux. C´est plutôt une pierre froide, en posture figée qui témoigne du passé plutôt qu´elle ne défend le présent et n´engrange l´avenir. De ce genre-là, nous en avons beaucoup en Afrique: on les nomme pyramides, et pour les bâtir nous avons déboisé le désert. Nous en souffront encore aujourd´hui car celui-ci avance de 5 km par an. Non merci.

Ce que nous voulons, c´est la liberté pure et simple; pas de souvenirs pour consciences troublées.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.

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