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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

19 février 2006

Rapports France-Afrique : existe-il un espoir ?

  Peut-on réformer la politique française envers l´Afrique ?

Un catalogue de bonne foi 

(17 Février 2006 13H09 )

Sur la question que pose le titre de cet article, je dirai Oui, c´est possible de réformer la politique française envers l´Afrique, et la France y gagnera beaucoup plus qu´aujourd´hui, parce qu´elle participera à un développement partagé, équitable et bilatéralement responsable. Mais le veut-elle? Là est la question. Et à force de vendre du faux, de corrompre et d´avilir les efforts des africains, force nous est de constater qu´elle persiste et signe. Et c´est cela qui nous révolte, parce qu´au lieu de nous reconnaître et de partager nos légitimes tourments et nos appréhensions (issus notamment de l´esclavage, de la colonisation, de la honteuse et scandaleuse francafrique) la France choisit les bas sentiers et les coups bas tout en jouant faussement la carte du sourd et de l´innocent du village. Et liberté, égalité, fraternité ne sont, en réalité que de vides prétentions. Est-ce possible? Est-ce vraiment l´intention profonde de tous les français de vivre indéfiniment au profit de l´Afrique, en pillant et meurtrissant des vies humaines ? C´est bien dure à avaler. Tout le monde sait que plus d´un africain a des parents, des amis français; cette attitude ne risque -t-elle pas de créer, à la longue, un antagonisme déchirant et inutile ? Les africains qui travaillent en France, tôt ou tard, et malgré leur cécité ou leur nonchalance, devront admettre un jour qu´ils travaillent contre leurs frères et qu´avec la plus value ainsi réalisée avec leur participation engagée, on s´en va opprimer leurs parents et leurs frères. Ce meurtre collectif par procuration à la Pavlov avait été longtemps méconnu; mais de jour en jour il devient plus clair et évident. Et cela place tous ceux qui s´y sont adonnés, que ce soit en Afrique du Sud, au Gabon, au Cameroun, en Côte d´ivoire, au Congo, au Togo, au Ghana … sous un jugement de droits et des libertés sans compromis parce qu´ils ont mis à pied un système infectieux et foncièrement mesquin.

Le catalogue de cet article prouve à quel point beaucoup d´intentions, de rapports commerciaux, d´institution internationales ont été vidées de bonne foi pour les remplacer par de noirs desseins: encore une fois de plus. Et le monde dans lequel nous vivons est gouverné par une inversion qui prend des allures de traumatisme désespéré d´un face à face douloureux entre oppresseurs et opprimés.

Si la France hésite encore, si elle n´a pas compris où se trouve la voix de son coeur; il est inutile d´insister, cela n´en vaut plus la peine. Ce n´est pas à l´Afrique d´apprendre aux français ce que c´est que la morale ou l´éthique; encore moins comment et quelles sont ses valeurs. Mais si elle choisit de persévérer avec la francafrique et les rebus institutionnels et autocratiques de l´esclavage et de la colonisation qu´elle a, entre nous soit dit, pratiqué de longs et interminables siècles, qu´elle aie au moins le courage de ne pas tromper le monde entier, et surtout l´Afrique avec un masque faux et sournois de vertu derrière lequel elle entretient et organise joyeusement l´étouffement et le meurtre de nos femmes et nos enfants. MK

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Et sur Roger Hanin Invité de l’émission animée par Morandini le jeudi 16 février 2006 sur la radio Europe 1 qui réduisait la présence des noirs en France sur la musique et le football.

Comentaire Réalisance :

Les chiens aboient, la caravane passe... 

  (17 Février 2006 18H52)

Rira bien qui rira le dernier. Il ne faut, à mon avis pas se formaliser avec de tels asticots: ils ont été élevés dans un système blanc et ils sont aujourd´hui prisonniers de leurs propres murs ainsi que l´odeur de renfermé qui y règne. Leur demander d´en sortir équivaut à mettre le monde à l´envers. Mais au plus tard lorsqu´ils paieront un jour 5€ pour un bâton de chocolat, que le café sera hors de prix et que la Chine leur aura raflé tous les emplois industriels et voué à la récession permanente, ce jour là ils commenceront à réfléchir. Un peu tard, il est vrai. Mais les africains savent grâce à l´esclavage, que le bon sens, chez les occidentaux, peut prendre 400 ans pour faire preuve de son état. Soyons patients et compréhensifs. MK 

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Sur le cinéma africain en général :

Une cinématographie d´idéal. 

  (12 Janvier 2006 23H25)

J´ai vu avec horreur une fois un film africain dans lequel pour sauver un frère de la faim quelqu´un se coupa une part de sa cuisse pour en nourrir l´affamé. J´ai compris le symbolisme contenu dans cette mutilation, et cependant, permettez-moi de vous affirmer que ce genre de symbolisme est caduc et révoltant, parce que la réalité africaine n´est ni une mutilation comme l´occident nous l´a toujours inculqué, mais la production de l´abondance qu´il s´agira de mettre à la portée de tous. Tout cela me fait croire et penser que le film africain est réactif et déjoué plutôt qu´analytique et idéaliste.

Chaque race se projette un idéal, et même s´il est inaccessible, il donne cependant des idées à ses meilleurs enfants afin qu´ils se donnent les moyens d´y parvenir et au besoin de faire mieux tout en respectant et en défendant les valeurs profondes et belles de leurs attentes, de leurs désirs, de leurs réalisations. Il est donc grand temps de sortir de la médiocrité dans laquelle la domination blanche nous a enfermé pour produire des oeuvres qui reflètent notre inégalable passion à la beauté, à la joie de vivre, à nos qualités sociales et historiques qui ont fait de nous une race exceptionnelle et quasi indestructible. Un havre où nos enfants, nos femmes, nos amis et tous ceux qui nous aiment apprennent à nous comprendre, à nous respecter, à nous aimer...mais aussi à nous craindre lorsque, comme pendant l´esclavage ou la colonisation, des noirs se sont levés pour lutter et mourir pour la liberté. Tout cela, c´est nous: notre histoire, nos larmes, nos amours, nos espérances...notre philosophie existentielle. Et c´est cela à mon avis le défi que le film africain doit relever, car tel est son devoir et sa fonction.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

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Face à face: esclave noirs, maîtres blancs

Pro et Contra

Dans le cadre de l’ouvrage collectif ESCLAVES NOIRS, MAITRES BLANCS. Quand la mémoire de l’opprimé s’oppose à la mémoire de l’oppresseur à paraître le 1er mars 2006 chez l’éditeur Homnispheres, qui déterre et reconstruit les nouveaux discours politiques négro-africains autour des pensées de Mongo Beti, Aimé Césaire, entre autres ; le spécialiste des littératures nègres et comparatiste Buata Malela a rencontré le Nègre fondamental Aimé Césaire. Celui-ci a notamment déclaré à propos de l´esclavage : "Ce crime est avant tout une affaire morale et sociale"

Commentaire Musengeshi

Ah, Maître Césaire que vous êtes grand! 

( 14 Février 2006 20H11 )

J´ai toujours défendu la thèse selon laquelle tous les crimes commis envers la race noire par la blanche n´était pas seulement de valeur pécuniaire, que ces actes immondes avaient aussi un caractère moral et éthique injurieux et je suis heureux que le grand Aimé Césaire est de mon avis. Et c´est un grand moment pour moi, parce qu´il prouve qu´entre son jugement moral et le mien qui sanctionne la génération suivante, a les mêmes fondement moraux et c´est apaisant et heureux. Et du fait que moi je suis africain et lui français issu des turpitudes françaises honteuses ne me renforce que d´autant plus dans mes convictions. Cette interview révèle encore une autre vérité: il a compris qu´entre les africains et les noirs issus de l´esclavage, il y avait un lien commun que l´esclavagiste et le colonialiste avaient essayé de rayer de la mémoire des noirs français (ou anglais, ou américains) en leur faisant croire qu´ils étaient meilleurs, civilisés parce qu´ils s´aliénaient volontairement et que ceux qui étaient en Afrique, c´étaient de sauvages. Diviser pour régner. Et les plus idiots s´y laissèrent prendre, à ce piège idiot. Aujourd´hui encore les séquelle de cette idiotie se rencontre dans le Web, chez les immigrés illuminés, dans une jeunesse noire abâtardie, sans idéal et sans orientation qu´on avait gavé, des années durant de scolarité métropolitaine que le nègre était un être inférieur, sans histoire, sans culture et que ceux qui avaient fait l´esclavage, pillé, violé, massacré au nom du christianisme et au nom de la race blanche étaient des héros. Et que eux, du fait de leur aliénation et leur appartenance à la métropole, étaient civilisés, de bons nègres. Cette ignominie! Ce machiavélisme bas et dichotomien! Et c´est ainsi que naquirent les nègres blancs, sans racine, sans âme, sans identité que celle que lui avait réservé le maître: des épaves sans port et sans valeur sociohistorique que celle d´être la chosification du maître. Tristes hères. Basse existence. Et cependant, il suffit seulement d´employer sa cervelle et de retrouver son histoire et son identité en lisant, par exemple Cheikh Anta Diop, Bwemba Bong et tant d´autres pour appartenir à la plus grande culture de l´histoire. Mais hélas, apprendre aussi que l´occident, la race blanche a commis envers l´homme noir des crimes sans nom. Tout autant que l´islam. Mais c´est le prix de l´identité responsable qui lutte, plutôt que de choisir celle qu´on vous confectionne, celle qui couche. MK

Echo J. de M.

  La force du peuple 

(15 Février 2006 10H29 )

Ch'suis quand même sidéré par Césaire et Afrikara et Buata Malela. Vous parlez français, non ? Grâce à qui ? A l'Afrique ? A Dieu ? Vous avez fait des études, non ? Grâce à qui, à l'Afrique ? A Dieu ? Non, à la France simplement. Aux Occidentaux. On a déjà réparé le crime en vous ouvrant les portes de nos universités. Quoi encore ? Ne soyez pas les esclaves de l'histoire. Arrêtez de vous plaindre, les français d'aujourd'hui sont quand même pas responsables de ceux d'hier. C'est un peuple ouvert aux autres (défense des sans-papiers. Est-ce qu'en Allemagne ou au Danemark on défend les étrangers ? Non, on les tue, les stigmatise et on s'en fout le peuple s'en fout). En France, on ne s'en fout pas des étrangers, regardez le cosmopolitisme de Paris, y a-t-il un équivalent ailleurs en Europe, en dehors de l'Angleterre (je veux dire autant de Noirs et tant mieux). C'est pourquoi, je ne comprends pas cette manière de voir la réalité toujours négativement. Je ne nie pas les problèmes, mais je veux juste dire que le peuple français est avec vous. Pourquoi lui parler de l'esclavage, alors que c'est ce peuple qui l'a aboli, pas les rois africains. Est-ce qu'on tu des noirs en France comme en Russie ou en Allemagne ou encore aux States ? Non hormis quelques bavures policières, y a pas d'équivalents de KKK ou des néo-nazis en France. Je ne nie pas le FN et autres de Villiers qui cassent du Nègre. Je ne nie pas non plus les incendies parisiennes, mais c'est là chose exceptionnel au regard de ce qui se passe ailleurs.

Je ne nie pas non plus que les autorités françaises (en tête ce gouvernement crapuleux) sont fascisantes (Sarko le premier), mais vous verrez que le peuple français ne les laissera pas faire aussi facilement qu'elles se l'imaginent. Arrêtez de dire que la France a fait l'esclavage. Ce n'était pas le peuple français. Mais les bourgeois et autres connards de ce style. Merci

Réponse Musengeshi

A monsieur J. de M. 

(15 Février 2006 11H42 )

Cher monsieur, ce n´est pas le français qui rend les gens heureux, c´est une langue comme une autre; vous devriez être flattés que les étrangers parlent votre langue, parce que vous après tous les crimes que vous vous êtes permis en Afrique et ailleurs, vous ne parlez la langue de personne.

Et à propos du casier judiciaire lourdement sanglant de la France, cessez donc de vouloir prendre tout le monde pour des imbéciles; la France a non seulement un passé criminel, mais avec la francafrique, les actuels massacres en Côte d´Ivoire, l´entretien et l´imposition de dictateurs en Afrique, elle perpétue ses actes criminels. Et ca choque le monde entier sauf vous. Mais voyez-vous, ce qui me dérange, ce n´est pas que la France tienne à tout prix à continue à assassiner nos femmes et nos enfants sournoisement; elle l´a toujours fait. Depuis bientôt 5 siècles! Ce qui me dérange, c´est qu´elle vienne par des gens comme vous le dimanche à l´église réclamer l´honnêteté et la vertu du petit jésus. Pendant que son armée faisait des essais nucléaires en dehors du territoire français, et qu´elle paradait à la périphérie pour défendre un ordre salopard de ses dictatures. Assassiner les gens derrière les buissons et jouer les vertueux et les défenseurs des droits des hommes, ça monsieur Munch, ca me dérange énormément!!! Et si vous voulez longtemps avaliser cette fausse liberté, cette fausse humanité qui se comporte de la sorte, libre à vous. Mais ne venez pas nous demander de vous embrasser ou de vous dire merci! MK

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.

Réponse J. de M.

A MK 

( 16 Février 2006 10H17 )

Monsieur MK, je suis d'accord avec vous sur les crimes de la France et son hypocrisie catholique et cathodique. Mais reconnaissez avec moi que ce n'est pas le peuple français, tout de même. C'est les autorités. La Francafrique, c'est pas Jean, Paul ou Jacques, mais de Gaulle, Giscard, Mitterrand et Chirac le clown, bientôt Sarko le s…

Sur le français, je remarque que c'est aujourd'hui une lingua franca dans une grande partie de l'Afrique, même si c'est l'héritage de la colonisation. C'est une langue comme une autre, oui, mais grâce à elle, les Africains ont accès à des savoirs savants qu'ils n'auraient pas si ils ne s'exprimaient qu'en leur langue isolée (à cause de l'histoire bien sûr)

Reponse Musengeshi

Qui profite de ces crimes? 

( 16 Février 2006 19H24 )

Voyez-vous monsieur de M., c´est ce qui s´appelle de l´amnésie causale, ce que vous faites. Qui donc a profité et profite encore de l´esclavage, de la colonisation, de la francafrique sinon tous les français quels qu´ils soient? Dois-je vous rappeler que le commerce triangulaire, par la création de la plus value matérielle et monétaire, a permis aux société occidentales de se développer en leur offrant bien être et moyens de financement? Et que ce système, celui de l´accumulation, du prêt, des lois des investissements bancaires est le fondement actuel de l´économie? De deux choses l´une: ou vous êtes un inculte en économie, ou vous jouez l´idiot pour cacher votre solidarité injurieuse au système. Mais ceux devant lesquels vous vous trouvez, eux ne sont ni bêtes, ni ignorants. Si vous croyez que la connaissance ne s´acquiert que parce qu´on parle français, vous vous trompez; sinon les français auraient inventé l´automobile, mais ce fut un allemand, ou encore l´ordinateur, ce fut aussi un allemand et vous devriez ouvrir www.afrcamaat.com, ils ont une excellente liste d´inventeurs et de savants noirs. Avez-vous entendu parler du bâton d´Ishango? 22.000 ans et la preuve qu´à cette époque, les congolais pratiquaient les mathématiques. Pour vous dire que votre complexe intellectuel est grand comme la tour Eifel, et je vous rappelle que l´ingénieur était...eh, oui: allemand. Mais pour revenir à nos oignons, si vous êtes si suffisant et si intelligent, pourquoi en 2005 le plus jeune candidat au baccalauréat vient-il de la Côte d´Ivoire à 14 ans ? Et que fait donc la France en Afrique, que Diable, si elle n´a que des génies chez elle? Ne sait-elle pas résoudre ses problèmes toute seule? Qu´est-ce qu´une nation, oh pardon La grande Nation Française aussi intelligente et surdouée a besoin, comme la nation la plus barbare de la planète, à faire l´esclavage, à exterminer des races innocentes à longueur de siècles, leur voler leurs terres et les vendre comme c´était le cas de la Louisiane et à coloniser et priver d´identité et de liberté des états souverains et indépendants, pour revenir clamer à domicile d´être la nation des droits de l´homme et cocarder liberté, égalité, fraternité? Génies qui ont besoin d´entretenir une honteuse politique de francafrique en en pays africains étrangers ? Et de consommer à pleine gorge les matières premières des pauvres? Vous vient-il à l´idée que ces matières premières ne sont pas éternelles, et qu´elles appartiennent aussi aux générations futures? Monsieur de M. le génie français, savez-vous à qui profitait tous des crimes faits au nom du peuple français? A des gens comme vous, à tous les français qui viennent un jour sournoisement dire: ce n´est pas moi, c´est les autres! Le mieux, je crois, ce serait que la France cesse immédiatement de corrompre et d´entretenir des dictateurs malfrats en Afrique, qu´elle se retire de ce continent et qu´elle vive de son génie. Nous allons voir combien de temps elle tiendra le coup au sein des loups du pouvoir blanc. Sans l´Afrique, sans la mainmise sur les finances, les économies et les matières premières de l´Afrique, croyez-moi, cet hexagone que vous nommez le Pays de France, ne serait qu´un misérable pays de peu d´éclat. Essayons pour voir qui a raison, et vous ne reconnaîtrez plus ce pays qui tout en vivant des noirs africains, de l´uranium du Soudan, du Cacao de la Côte d´Ivoire, du Gaz d´Algérie, du Pétrole du Gabon...qui fait ses essais nucléaires loin de son territoire métropolitain; et qui se permet de mépriser ceux qui au prix de leur sang, de leurs sueurs, de leurs souffrances font sa richesse. A votre place, M. de France, je me tairai et cesserai de faire le prétentieux et le beau gratuitement, et pour le moins inconsciemment. Mais Dieu merci, cette époque va finir; et croyez-moi, la France entière va devoir se serrer les fesses, parce que lorsque la Chine aura prit de la voile, il ne lui restera que la fuite...en Afrique! Mais ce jour-là nous allons vous rappeler votre chauvinisme gratuit, votre fausseté, et tous les coups bas que vous nous avez fait subir. Et si vous avez un peu de fierté, préparez-vous donc à vivre isolé de votre légendaire génie! Au lieu de parcourir le monde pour y semer crimes et escroqueries. Des génie, ça; allons donc; des brigands et escrocs, oui ! Et c´est pire lorsque vous entérinez ces actes ignominieux avec de fausses allures humanitaires! MK

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.

munkodinkonko@aol.com

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Liberté et libertinage : ces caricatures intentionnelles.

De ces caricatures dont on ne finit pas de jaser ou de haïr

(19 Février 2006 10H28 )

Je n´ai rien contre la caricature, bien au contraire; j´estime qu´elle doit être aussi frappante que possible, car c´est par là qu´elle sort du croquis, du symbolisme banal et plutôt vide pour sémantiser un symbolisme expressif de dialogue ou de communication. Le problème est soulevé, à tort actuellement avec les fameuses caricatures de Mohammed. Un non sens qui me révolte parce que ces musulmans ne sont pas des enfants de coeur; il suffirait d´aller dans l´histoire de l´Afrique du 7e au 15e siècle pour apprécier de leur cruauté et de leur manque de tolérance. Aujourd´hui leurs intellectuels ou leurs mullah emploient cette occasion pour détruire la liberté d´expression en occident, et par la même occasion dresser un bouclier contre l´hégémonisme occidental envahissant et sournois. Avec ce dernier je suis d´accord, mais croire que je vais, en tant que noir qui a souffert de l´esclavage, de la colonisation et qu´on continue encore aujourd´hui à assassiner en silence; que j´entérinerai une quelconque restriction de la liberté d´expression qui est déjà en occident faussée par des faux modérés, par des institutions fourbes et mensongères apparentées aux noirs desseins du capitalisme occidental barbare et mystifiant, on se trompe grandement. Cette liberté est sacrée pour tous ceux dont on essaie d´étouffer les cris et les protestations contre l´injustice, le crime et l´exploitation déshumanisante. Si la caricature est méchante, fermez les yeux, personne ne vous en empêche. Mais lorsque j´entends aujourd´hui des occidentaux crier à la modération ou à la retenue; je me demande s´ils se souviennent de toutes celles qu´ils ont faites à l´endroit des noirs, des sauvages comme ils le disaient. La collection est impressionnante, et riche en cruauté. Où étaient donc restés ces musulmans, où étaient à cette époque les modérés philosophants? Les caricatures empruntent leurs crudités aux êtres humains eux-mêmes; si les musulmans veulent faire croire qu´ils sont parfaits, je leur conseille d´aller dans l´histoire...Et pour moi qui suis kimbanguiste, dont le prophète Simoni Kimbangu a enjoint au respect du non croyant, à l´amour de la beauté, de la justice et de l´équité; je me refuse à soumettre mon avenir, celui de ma sensibilité et de ma réalisation à la chosification de qui que ce soit. Islamiste ou chrétien. Toute religion doit rendre l´homme meilleur, pas fanatique, intolérant ou criminel impénitent. Et tous ces mullah et ces papes ont à mon goût par trop souvent dans l´histoire donné l´ordre à leurs croyants d´assassiner, de meurtrir et de violer la liberté et les droits des autres. Et c´est pourquoi j´affirme et je persiste sur cette liberté à la caricature et à l´expression libre. Envers et contre tout.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

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Liberté: théorie et pratique

L´Elite entre l´enclume et le marteau

Entre la soumission, l´aliénation et la liberté

Ou l´homme noir entre la pratique et la théorie.

Entre le mal d´être engendré par un passé par trop souvent arpenté par les hordes islamiques (du 7-8ième siècle jusqu´au 15ième siècle), et les hordes esclavagistes occidentales (du 15 au 19ième siècle), l´Afrique asséchée par l´esclavage de plus de 100 millions de ses âmes, castrée par un siècle de colonisation a eu beaucoup de mal à se remettre de tous ces destins méprisants dont aucun ne tint compte ni de ses intérêts sociohistoriques, ni de ses valeurs culturelles ; s´ajoute aujourd´hui un mal à devenir qui est illustré par une aliénation bornée reproduisant un brouillon cacophonique et informe d´une horreur culturelle réelle qui n´a ni âme, ni origine, ni ambition légitime. Ceci se traduit par des intellectuels « gromologuant » appelés au Congo par le petit peuple excédé : « les-je-le-connais » ; des individus instruits, mais peu pratiques et sans imagination créative, dont le seul don est celui, comme des perroquets, à répéter à longueur de journée, et malgré l´évidente relativité des situations, de mémoire ce que leurs cours leur avaient appris. Pas plus que des boites à résonance ; des parvenus de la connaissance, en fait, qui se cachent derrière des définitions dépassés ou vides pour masquer leur incapacité à résoudre les problèmes spécifiques réels. L´aliénation mentale, croire que l´école faisait de tout homme un savant et un génie, avait enfermé ces héritiers bureaucrates de la colonisation dans des allures, des attitudes enfermées à une curieuse impasse : celle de la nullité. Et à longueur de journée, ils définissaient, bavardaient, commentaient ; mais aucun d´eux ne savait réparer sa propre voiture à laquelle il tenait comme si elle était la prunelle de ses yeux : question de standing, d´autorité, de preuve de civilisation. Aucun d´eux ne savait réparer un évier ou une toilette défectueuse. Plus bureaucrate que technocrate. Et devant leur habitude à placer la charrue devant les bœufs, un brillant dialecticien comme Bernardin Mungul Diaka disait avec dépit : «  Quand le moteur d´une voiture est en panne, remplacer le chauffeur ne résout pas le problème. »    

Que dit encore ce proverbe antillais ? « Au village des trompés et des abusés, il y a beaucoup de si je savais ». Eh, oui ; cette armée d´écornifleurs qui aimaient le bureau, le papier et la cravate, mais ne savait ni comment on produit les uns pour mériter les autres, c´était elle qui aimait commander et consommer le prêt-à-porter, le prêt à penser, le prêt à exister du maître blanc. Pour eux, les signes, les apparences : c´est le plus important, pas le contenu ou la portée. Produire et créer, chez eux, est synonyme de diriger, de commander : une déformation de l´ère coloniale qui forma plus de clercs aux écritures que de techniciens et d´ingénieurs. Mais que peut-on reprocher aux colonisateurs blancs qui détruisirent la technicité existante, assassinèrent les élites éclairées pour régner sur leurs nègres en toute supériorité. Après tout, c´étaient pour eux des peuples inférieurs. Et même lorsqu´en 1950 le belge Jean de Heinzlin de Braucourt découvrit le Bâton d´Ishango au Congo, la preuve qu´il y avait 22.000 ans, les africains inventèrent et utilisèrent les mathématiques, ce qui prouvait que l´historicité de l´homme noir déjà riche par les révélations de Cheikh Anta Diop et par les legs de l´histoire égyptienne et des manuscrits de Tombouctou, plaçait cette race au-delà de tout complexe, de toute discrimination intellectuelle ou rationnelle. Cette découverte pourtant fut gardée secrète, et aujourd´hui encore sournoisement conservée à Bruxelles, chez ceux qui vendirent les noirs en esclaves et prétendirent qu´ils étaient des sauvages incultes et primitifs. Curieuse civilisation où le vol, l´escroquerie, la discrimination et le crime recevaient les titres de noblesse de la culture.     

Pour les élites africaines conscientes, décimées par une répression sans pareille dans l´histoire humaine, à l´indépendance obtenue après la deuxième guerre mondiale, elle essayèrent de retrouver leur équilibre sociohistorique en développant bon gré mal gré sous les séquelles et l´ombre envahissante de leurs anciens colonisateurs envahissants et étouffants, des legs islamiques ou chrétiens, une personnalité propre leur permettant de remplir leurs devoirs envers elles-mêmes, et de reprendre sur leur histoire et leurs sensibilités culturelles, la direction de leurs histoires, de leurs destinées. Et malgré leur bonne foi, les fantômes du passé, emmêlés à leurs propres faiblesses respectives ou leurs manquements, comme des cauchemars incessants, vinrent troubler leurs intentions, leurs déterminations, l´ensemencement à de véritables démarches liée à la liberté.

Celle-ci est d´autant rendue précaire que l´occident devenu conscient de sa dépendance aux matières premières et aux marchés africains, emploie tous les moyens, même les plus bas (assassinat d´élites, contraintes militaires, politiques, économiques et financières –voir francafrique) pour conserver sa mainmise sur ce continent et ainsi conforter et affermir sa domination et son hégémonie sur le monde.

L´intelligentsia africaine, appelons chat un chat, est la plus réprimée du monde. La pression que l´occident hégémonique et gratuitement dominateur impose et exerce sur l´élite de ce continent est tellement scandaleuse qu´on en vient parfois à se demander si ces fameux civilisés blancs ne se gênent pas eux-mêmes à entretenir une francafrique, par exemple ; à condamner et enfermer tout un continent, des millions de gens à la pauvreté et à la misère, à les empêcher sciemment de vendre librement leurs produits par des subventionnismes choquants ( coton par exemple pour les USA, sucre pour l´Union Européenne). Ou encore un exemple classique et brutal dans son inconscience : celui de la Jamaïque et du lait européen et américain.

Ces messieurs, avec la complicité de Nestlé, envahirent le marché jamaïcain du lait trois fois subventionné de leurs pays et le vendirent à des prix de dumping qui ruinèrent les éleveurs de ce pays et les contraignirent à abandonner leurs fermes. Ne sachant plus vendre, ils durent prendre la route de la ville, et là ils n´avaient ni jobs, ni autre perspective que d´abonder les bidonvilles. Fiona Black chanta, pour protester devant le siège de l´Union Européenne « No dumping no cry ».

Et la question qui vient tout de suite à l´esprit est : que faisait donc la politique jamaïcaine pour pendant qu´on assassinait son élevage dans l´arrière pays ?

Tout avait commencé avec la demande d´un crédit de la Jamaïque à la Banque Mondiale en 1992 ; cette noble institution demanda la levée des barrières douanières sur le lait jamaïcain en retour, ce que sans arrière pensée le gouvernement jamaïcain fit pour recevoir le crédit promis. Et aussitôt les barrières levées, sous la couverture de Nestlé, l´Union Européenne déversa son lait sur ce pays à des prix imbattables avoisinant la gratuité, ses exportations passèrent de 1200 tonnes en 1992 à 6300 en 2000 soit 67% des excédents de toute l´Union. Sur les 2,5 milliards € qu´occasionnait les subventions annuelles du lait à l´Union Européenne, 1,5 milliards € représentaient l´aide à l´exportation. Un scandale.

Mais que devenait donc l´élites jamaïcaine dont la fonction et le devoir était de protéger le peuple contre ce genre de banditisme socioéconomique ? Elle avait été déjouée et trompée par un vil crédit de gambit. Elle reçut un crédit sanglant, de ce genre qui assassine tout un peuple en minant son développement. Et pour ménager sa conscience, elle reçoit régulièrement 3,4 milliards de $ d´aide au développement avec lesquels elle peut s´acheter de belles voitures ; mais le peuple, lui a perdu emplois et secteur agricole impératif. Echec et Matt. Voilà un exemple de corruption légale, d´exportations légales mais tous deux criminels et asociaux. Et encore une fois la preuve que l´aide est plus empoisonnée qu´on ne le pense. Pour tous ceux qui rêvent de l´argent facile, on peut, comme on le voit, en mourir.

Bob Dylan a chanté dans Ballade pour Hattie Carol : « Vous qui philosophez tout le temps et critiquez les gens, vous pouvez sortir vos mouchoirs : c´est le moment de pleurer. »

Ces messieurs les occidentaux en cravate et en cols blancs savent ce qu´ils font. Pertinemment bien. Et tous ceux qui sous estiment leurs stratèges sont des naïfs dangereux. Aujourd´hui l´argent ou les moyens financiers puisés en Afrique du Sud servent à fabriquer des armes, à soudoyer des gouvernements à l´achat de limousines et bricoles luxueuses, c´est à dire à assassiner les africains eux-mêmes. Et pendant ce temps, on leur ferme le marché européen, on se saisit de leurs entrées monétaires sous prétextes de garantir leurs monnaies ; en réalité, on veut les empêcher de capitaliser, d´investir dans des projets qui pourraient assurer leurs développements. Surtout pas. Il doivent rester dépendants et uniquement livreurs de matières premières. Ce système est tellement fourbe et fondamentalement criminels que ceux qui l´entretiennent ne méritent aucun respect ni considération de notre part.

Et tout intellectuel occidental qui se lève pour défendre cette monstruosité, mérite qu´on lui crache au visage parce que sous prétexte qu´après tout c´est lui qui en profite, on l´emploie et on pervertit son objectivité et son sens éthique et moral. Et quand on voit alors les organisations internationales courir l´Afrique soit disant pour aider, parrainer ou construire des écoles, alors que ce ne sont que des distributeurs du faux sucre après le fouet de leurs commanditaires…cette sournoiserie ; cette évangile du faux !

Et pour tous ceux qui croient que la religion catholique n´est en rien dans cette histoire ; il se trompent on ne peut mieux. L´église catholique est le bras droit du capitalisme hégémonique occidental. Corps et âme. Celui qui ne l´a pas encore compris, comme tous ceux qui arborent leurs noms chrétiens comme des initiés à la pendaison de l´homme noir, lorsqu´ils se réveilleront, ils n´auront qu à ramasser leurs morts et cuver leur misère.

Mais dites-moi sincèrement si je me trompe : tout le monde sait que l´église catholique a autorisé, conseillé et pratiqué l´esclavage tout le temps que le capitalisme occidental l´exigeait à ses côté ; maintenant dites-moi ce qui qualifie cette église catholique à savoir, à vouloir protéger l´âme noire qu´elle voua pendant 400 ans à l´esclavage ?

Pourquoi, par exemple avoir insisté sur l´enfermement s´un Simoni Kimbangu pendant trente ans jusqu´à sa mort pour parcourir aujourd´hui l´arrière pays africain en prétendant sauver en aider l´homme noir ? Un brillant dialecticien jésuite camerounais : Engelbert Mveng avait osé interpeller au cours d´un concile au Vatican : « "l´évangile doit contribuer à notre libération, sinon il ne nous intéresse pas. A quand les encycliques, à quand les excommunications condamnant - avec la même force qu´hier le marxisme -, l´asservissement de la dette, l´esclavage culturel, la pauvreté anthropologique de l´Afrique?"

Ou encore : " De quel évangile parle-t-on? Celui des blancs qui tuent et qui oppriment? Ou celui des noirs qui sont exploités?" Il fut assassiné le 22.04.1995.

Mais dites-moi, pourquoi l´église catholique refusa-t-elle pendant 60 ans de reconnaître l´indépendance et la liberté haïtienne ?

Quand j´ai quelque chose de précieux qui me permet d´aller au paradis, pourquoi ne le garderai-je pas jalousement pour moi, mais je veux à tout prix le partager avec la terre entière…pas encore compris ?

Et pourtant, il suffit seulement d´aimer, mais d´abord et surtout s´aimer soi-même.

Et croyez-moi ou pas, quiconque ne veut pas nous reconnaître la liberté, le droit légitime et sacré de chaque être à être et devenir ce que sa sensibilité et celle des siens lui réserve, est l´être le plus dangereux qui existe. Parce qu´il lui manque quelque chose d´évident et de fondamental : le sens universel humain.

Musengeshi Katata

Muntu wa bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

Posté par Musengeshi Kat à 00:26 - Capitalistes et capitalisés - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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