Utiliser et rejeter au nom de la liberté

Du capitalisme libertaire et irresponsable

Faut savoir ce qu´on veut. 

Avec la politique du kleenex, la France, et permettez cet élargissement puisque la théorie de l´immigration positive est américaine et reprise dans toute l´Europe avec ou sans fracas; le monde occidental renoue à son utilitarisme purement profitable des étrangers( voir esclavage, colonisation et massacres d´intérêts géopolitiques). On se rappellera des atrocités de la Jim Crow aux Etats-Unis, des camps de travail allemands attestant "Arbeit macht frei" pour assassiner les juifs au travail ou laisser les survivant griller ou dans des crématoires ou des chambres au gaz Zyklon B. On se rappellera aussi du Gouvernement De Gaule qui, à Thiaroye par exemple fit assassiner les fusillers africains qui avaient aidé la France à recouvrer son indépendance pendant que Pétain un français de souche collaborait et livrait les juifs français à l´abattoir allemand. Lentement on doit se demander comment fonctionne le jugement ou la raison analytique sociale qui est la nôtre, car il est clair que l´occident ayant ruiné les réserves sociales de ses états, couverte de dettes publiques et de chômage étouffant. Sans oublier cette croissance insuffisante qui, cahin caha, sans trop de conviction étreint l´occident: trop peu pour danser, trop pour sombrer dans la déprime. Et devant ce tableau, on comprend mieux que la politique essaie de se réserver à elle, aux siens et à ses fonctionnaires le plus tendre du gâteau, et n´emploie les "autres" que pour les rejeter sans droits et sans pension à la poubelle.

Et là il faut savoir ce qu´on veut, pour le critique ou pour ceux qui croient à un monde plus ouvert, plus juste, car on ne peut pas avoir l´un et l´autre et critiquer à longueur de journée assis sur un quid pro quo. En effet, on ne peut pas à la fois demander, comme moi, que l´impérialisme criminel et inhumain de l´occident en Afrique cesse et se retire, et vouloir avoir tous les droits et les privilèges en Europe sans tenir compte que c´est cet impérialisme qui nourrit et enrichit l´occident et que celui-ci disparu, sa générosité sociale ou son faux humanisme, c´est comme on veut, reviendra à jour, plus individualiste et criminel que jamais. La pension, dans l´avenir, pourrait s´appeler: la nuit des longs couteaux. Le vieillissement de la population n´y mettra qu´un feu permanent. Les vieux, on le sait, ne sont pas les plus tolérants.

Et ceux qui exigent l´humanisme périphérique doivent s´attendre en Europe, dans tout l´occident, à un rétrécissement de la redistribution sociale car tous profitent des profits et des crimes sournois d´entrepreneurs et de gouvernements véreux en Afrique. Ainsi, s´asseoir à la rue en réclamant humanité et droits sociaux, c´est, dans le réformisme capitaliste financier actuel se demander aussi: qui en paiera les frais? En aucun cas l´Afrique et les pauvres ruinés et abusé; nous nous y refusons catégoriquement. Mais alors, qui? Les caisses sociales ont été vidées et basardées. Et alors?

Prendre l´argent des riches? Ils s´y opposent, et ce ne serait qu´une solution momentanée et plutôt infructueuse, car il s´agit de dynamiser la créativité sociale, pas de jouer au père Noël. Il faut une solution à long terme, plutôt qu´une victoire à court terme. Voilà d´après moi le tableau réaliste de la problématique qu´il faut résoudre. Et il me semble que seule une véritable ouverture élargie, une démocratisation réelle du capitalisme en soit la seule porte future de sortie. Mais s´il vous plait, pas de faux ou de tromperie, comme l´occident l´a toujours pratiqué.

MK

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

Remarque: beaucoup de mes lecteurs m´interpellent pour me dire : pourquoi toujours taper sur la France ? L´Amérique n´est-elle pas plus totalitaire, plus salope que l´hexagone ?

Certes, certes ai-je répondu ; mais notons que les américains ne sont que des européens camouflés sous le poids historique de l´extermination des indiens d´Amérique, sous l´esclavage et la rentabilisation des souffrances et de la sueur des afro-américains enchaînés et fouettés à loisir. Au fond, ils sont tous aussi français, allemands, italiens, hollandais, anglais que leurs pairs européens ; tout ce qui les différencient, c´est que l´Amérique aime ou n´a pas encore appris à cacher ses crimes.

Quant à la France prise à part, il nous semble qu´après tout, elle a les indices pour devenir le point de départ ou la source d´un renouveau intellectuel européen sortant de l´empirisme borné, du régionalisme culturel et économique dont elle a, en compagnie de ses complices européens, abreuvé depuis 600 ans l´Afrique et le monde.

Si elle le veut, et si ses intellectuels tordus acceptent de ne plus tromper les apparences et leur propre conscience en s´accrochant à des faussetés et des illuminations faisant croire au monde, aux africains qu´ils sont le début, la fin et le sens incontesté de l´histoire : ce genre d´affabulation qui abattent même les oiseaux ( je parle ici de la grippe aviaire, naturellement), il y aurait une réelle chance de construire et élaborer une définition de la liberté, de la réalisation et de la coexistence humaine qui réponde ou inclus tout l´univers, toute vie. Sinon, c´est chacun pour soi et Dieu pour tous. Et le nôtre est noir, pas blanc. Et s´il vous plait, arrêtez donc cette honteuse francafrique, et pas question d´une globalisation trompeuse qui n´aurait l´astuce que de reproduire un criminel impérialisme en déjouant les souverainetés nationales, c´est à dire étouffer et annuler les poliques régionales ou nationales de promotions sociales appropriées. La démocratie est une évolution, pas un import ou un export d´institutions, de moyens ou de définitions étrangères.

MK

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com