Commentaire sur afrikara (06 Mars 2006 19H39)

Sur la tristesse de favelas brésiliens où les noirs vivotent.

Notre combat

Cet article réveille les oui-oui de certains esprits restreints qui, sur ce site même écoutaient les élucubrations d´une brésilienne parcourant l´Europe et exposant l´art brésilien de l´époque esclavagiste. A l´époque je lui avait écrit pour relever certains équivoques au Brésil, et sa réponse fut des plus agressive. J´avais touché, comme à mes habitudes, le nerf du mal: on faisait beaucoup de bruit, mais la réalité au Brésil était tout autre. Encore une fois la preuve que les bonnes intentions du président de Lula ne resteraient, comme aux Etats-Unis, comme en France, comme partout dans les anciens pays esclavagistes, lettre morte si la pratique, la réalité quotidienne ne changeait pas vers la réparation assistée et conséquente du mal profond, séculaire et progressif dans le temps et l´espace qui rongeait depuis des siècles ces sociétés et leurs moyens de réalisation pour tendre vers un nouvel idéal affirmé. Franz Fanon disait: "surtout ne pas se laisser abuser par de faux discours", et il avait parfaitement raison. Une chose est de faire des déclarations tapageuses pour endormir les noirs, autre chose est de réaliser RÉELLEMENT le but choisi ou poursuivi. Entre la pratique et la théorie, on croit encore que les africains ou leurs descendants sont encore à tromper. Erreur. La lutte ne fait que commencer. Et tant que le Brésil ne cessera pas de mentir et de tromper son monde en arborant une fausse image antiraciale fort prisée, mais qui ne cachait en réalité qu´un status quo volontairement entretenu, je recommande à tous les hommes de bonne foi de ne pas quitter le front et d´aiguiser leurs armes, parce que ce petit jeu criminel qui nous assassinait en sourdine derrière de grosses intentions, de beaux placards ou cocards, nous le connaissons depuis 600 ans. Et lentement nous en avons assez. Seuls les idiots se laissent encore abuser. Et ce luxe-là ne nous est hélas, pas permis.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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