A l´occasion de la journée intern. de la Femme

Sur la maîtresse de la création

  Sur afrikara ( 04 Septembre 2005 01H33 )

« On ne naît pas femme », disait Simone de Beauvoir, on le devient. Mais quel être irait nier la beauté, l´élégance, la tendresse de ses gestes, de ses traits, oui de ses lignes...Femme, c´est toute une félicité, un rêve, une obsession...c´est aussi cette infinie patience, cette tendresse qui nous ouvre, non sans douleurs sur la lumière de la vie. La chrétienté lui vola les lauriers de son talent: au nom du père, du fils et du Saint esprit...mais où était donc resté la mère?

Souvent et beaucoup trop souvent, lorsque les hommes parlent de liberté, ils parlent de la leur et restreignent la sienne et cependant, tous le savent: sans son talent et sa passion, toute vie est sans saveur. Les africains lui offrirent le maquillage, afin qu´elle souligna sa beauté qui devint diabolique, irrésistible; et cependant que l´islam, lui ne lui réserve qu´un rôle caché et couvert. Triste destin. Elle savait pourtant seconder son homme, panser ses blessures et lui rendre son sourire les jours de défaite et de déception.

Et c´est d´autant étonnant qu´elle soit toujours celle qui souffre le plus de la pauvreté de la société, de la violence, et de la cupidité; peut-être parce qu´elle est, envers et contre tout, la reine de la vie. Et si nous savons lui ouvrir nos bras, notre coeur, et lui rendre le salaire de son amour, elle serait capable d´embellir notre âme, de lui rendre cette paix tourmentée qui, sans son amour, n´est rien d´autre qu´un navire sans port. A ma mère. A la femme qui m´aime. A mes filles. A toi, femme.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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