Georges Bush: un mauvais gestionnaire ?

Le Sénat évite la mise en faillite de l'administration Bush (03/06)

                                                                      "Il est plus facile d´exiger des autres qu´ils se conduisent

                                                                      comme des saints , que d´en être un soi-même "    Musengeshi K. 

Le Sénat américain a voté le 16 mars 2006 le relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis à près de 9.000 milliards de dollars (7.460 milliards d'euros) afin d'empêcher l'administration de se retrouver pour la première fois de son histoire en cessation de paiement. Le texte, adopté par 52 voix contre 48 au Sénat après avoir été avalisé par la Chambre des représentants l'an dernier, doit à présent être ratifié par le président George W. Bush. Il implique un glissement des capacités d'endettement du pays équivalent à 30.000 dollars (24.857 euros) par Américain, homme, femme ou enfant. Cette mesure, qui augmente de 781 milliards de dollars le montant que peuvent emprunter les Etats-Unis, permettra au gouvernement de payer la facture de la guerre en Irak et de financer des programmes fédéraux comme le Medicare (assurance maladie pour retraités) sans augmenter les impôts.

Le projet a été voté quelques heures avant l'adoption attendue par la Chambre des représentants d'une rallonge de 91 milliards d'euros destinée à financer l'effort de guerre en Irak et à venir en aide aux victimes des ouragans. AP 16/03/2006 yahoo.com (lien Yahoo valide quelques semaines)

Commentaire Réalisance

La Nation la plus riche, la plus industrialisée, la plus militarisée est sans ce dernier sauvetage de son Sénat, de facto en banqueroute : son administration dépense plus que ne le permet ses moyens : la grande crève, ou le vomissement étranglé au bord de la route. Certains de mes lecteurs, lorsque je parlais de la banqueroute allemande, ont cru à un canular, à une illumination de visionnaire en proie à une fièvre de cheval dangereuse qui faisait divaguer et annoncer une apocalypse imaginaire. Ce n´est pas vrai : les chiffres ne trompent pas ; les états, ils peuvent bien être Knock-out debout, parce qu´ils ont toujours un peuple qui paie leurs factures et peuvent amender la loi à leurs convenances. Mais pour le renchérissement de la vie ou la stabilité monétaire, surtout internationale, les risques sont effrayants et bien suspendu comme une épée de Damoclès sur tout le monde.

Voilà donc un Etat dont le PIB est de 10.400 milliards de dollars qui ne sait plus honorer ses engagements autrement qu´en ayant recours à un élargissement de son endettement par son Sénat. N´est-ce pas pour le moins choquant quand on sait que ce même pays aime à se bombarder ou à se faire accepter, à coup d´assassinats et de rébellions armée, d´embargo économiques concertés avec ses pairs, comme étant le leader du monde « libre » : et cependant, un géant aux pieds d´argile plus renégat que vertueux même dans ses finances ? Cela semble bien le cas : à force de jouer à la guerre, de financer dans le monde des dictateurs et des mercenaires pour réserver au monde occidental hégémonie et dominance, on dépense à l´aveuglette l´argent des contribuables américains. Et à domicile, ce sont les riches qui s´enrichissent et les pauvres qui s´appauvrissent. Tout est relatif, entend-t-on dire ; après tout, c´est la nation la plus riche du monde…Oui, tout cela est bien vrai ; mais bien nombre de gens de bonne foi auraient attendu cette nation à l´histoire sociale la plus sanguinaire du monde, qu´elle montre plus d´idéalisme et de démocratie dans sa conception philosophique de la liberté qu´elle tient à exercer sur elle-même, mais aussi à celle qu´elle veut partager avec le monde. Combien de temps l´Amérique jouera-t-elle encore ce jeu ; indéfiniment ? Vraisemblablement pas. La Chine arrivait à grands pas puissants. Nous apportera-t-elle un meilleur vent de liberté que celui qui commença avec l´extermination des indiens d´Amérique il y a 600 ans ? Il faut l´espérer, parce que l´Afrique n´a que craché du sang jusqu´aujourd´hui, et pardieu, il serait grand temps que le mensonge, le meurtre et la soumission gratuite à l´occident cessent d´être les meilleures qualités du « monde libre ».

A toute fin utile, et à titre d´information, je vous offre, pour ceux qui sont intéressé les extraits suivants qui permettent de voir plus loin dans l´économie américaine de 2006.

De plus en plus d'entreprises gèlent les programmes de retraite (01/06)

La charge du coût des retraites aux Etats-Unis passe progressivement des mains des entreprises à celles des salariés, les employeurs étant de plus en plus nombreux à geler les plans retraites traditionnels au profit de plans gérés en direct par le salarié.

Dans un contexte de concurrence féroce, geler les plans retraites traditionnels "permet aux entreprises d'économiser des milliards et des milliards de dollars", souligne Michael Yellin, de la Labor Research Association. La décision est d'autant plus légitime aux yeux des employeurs qui alimentent ces plans que les sociétés plus jeunes ou moins regardantes sur la couverture de leurs salariés ne s'encombrent pas de cette charge financière. En 2004, 11% des entreprises disposant d'un plan de retraites pour leurs employés avaient ainsi décidé de le geler, contre 7% en 2003, 6% en 2002 et 5% en 2001, selon une étude publiée l'été dernier par le consultant en ressources humaines Watson Wyatt Worldwide.

"La tendance existe depuis une vingtaine d'années, elle n'est certainement pas nouvelle", rappelle Jack VanDerhei, directeur de recherche à l'Employee Benefit Research Institute (EBRI).

Entre 1985 et 2004, le nombre de plans retraites traditionnels est passé aux Etats-Unis de 112.000 à quelque 30.000, selon le rapport annuel 2004 de l'organisme fédéral Pension Benefit Guaranty Corporation (PBGC). En marge du gel de leur plan traditionnel de retraite certaines entreprises veulent développer un plan "401-k". Ouverts par l'entreprise pour le salarié, les "401-k" sont placés en actions ou en obligations et gérés directement par le titulaire, qui en choisit lui-même la composition. La contribution de l'employeur est facultative. Si le plan traditionnel est parallèlement gelé, le niveau de retraite du salarié évolue alors en fonction des seules fluctuations du plan "401-k", et non plus de son ancienneté ou de la progression de son salaire.

Résultat, la gestion du risque retraites "est en train de passer de l'employeur aux employés", remarque Jack VanDerhei. Les "401-k" rassemblaient pour près de 2.010 milliards de dollars d'actifs à la fin 2004, contre 385 milliards de dollars en 1990, selon des chiffres compilés par l'Investment Company Institute.

Pour le syndicat Alliance@IBM, étant donné la volatilité des marchés financiers, le développement des plans "401-k" pourrait être "désastreux pour beaucoup d'employés, particulièrement ceux qui n'ont pas de connaissances en matière d'investissement". "C'est le salarié qui prend le risque, il n'a aucune garantie", ajoute Michael Yellin. Les retraites seront désormais "moins sûres", en conclut-il.

Le Congrès et l'organisme chargé de déterminer les règles comptables des entreprises, le Financial Accounting Standards Board (FASB), étudient des changements législatifs et comptables qui pourraient alourdir le poids de la charge retraites pour les entreprises. Cela accroît le risque de les voir supprimer ou geler les plans traditionnels, souligne Jack VanDerhei.

Extraits AFP 12/01/2006 yahoo.com (lien Yahoo valide quelques semaines)

Ford dégraisse 25 à 30.000 emplois aux Etats-Unis (01/06)

Le constructeur automobile américain Ford a annoncé ce 23 janvier 2006 qu'il allait supprimer de 25.000 à 30.000 emplois aux Etats-Unis et réduire ses capacités de production dans 14 usines en Amérique du Nord. Cette annonce intervient au moment où le groupe automobile américain publie un bénéfice net en hausse de 19% au 4e trimestre 2005, Ford dégageant un bénéfice net de 124 millions de dollars contre 104 millions sur la même période de 2004, selon un communiqué.

Ces résultats ont été obtenus grâce à des éléments exceptionnels et des déficits réduits pour l'activité automobile en Amérique du Nord sur fond de ventes en légère hausse.

Le chiffre d'affaires a progressé de 5,9% à 47,56 milliards de dollars. D'après First Call, les analystes s'attendaient en moyenne à 37,33 milliards.

AFP 23/01/2006 yahoo.com (lien Yahoo valide quelques semaines)

United Airlines sort de la faillite (02/06)

La compagnie aérienne américaine United Airlines a annoncé mercredi qu'elle était sortie de la protection de la loi sur les faillites (chapitre 11) à l'issue de la restructuration la plus coûteuse de l'histoire de l'aviation, qui aura duré 1.150 jours.

Le numéro 2 du secteur aérien américain a déposé les documents lui permettant de quitter la protection des tribunaux

La compagnie aérienne a réduit ses coûts annuels de 3 milliards de dollars en réduisant ses effectifs de 30%, le nombre de ses appareils de 20% et ses coût d'opération de 20%. United compte maintenant 58.000 employés et une flotte de 460 avions.

"Nous avons obtenu beaucoup en nous restructurant pour repositionner cette compagnie et développer nos atouts, un réseau mondial sans rivaux et des employés dévoués", a souligné dans un communiqué Glenn Tilton, PDG de United et de sa maison mère UAL.

Toutefois, a-t-il ajouté comme pour rappeler que sa compagnie n'a pas réalisé de profits depuis 2000, "Nous pouvons faire mieux" AP 01/02/2006 yahoo.com (lien Yahoo valide quelques semaines)

Un budget 2007 axé sur le militaire ! (02/06)

La Maison-Blanche a présenté, ce 6 févreier 2006i, un projet de budget pour l'année financière 2007 de 2770 milliards de dollars, soit une hausse de 2,3 % par rapport à celui de cette année. Il prévoit en outre un déficit budgétaire record de 423 milliards de dollars, soit 100 milliards de plus que pour l'exercice financier en cours. Le projet, qui porte sur l'exercice fiscal débutant le 1er octobre 2006, demande au Congrès de couper dans pratiquement tous les programmes publics sauf ceux relatifs à la sécurité nationale.

Les postes budgétaire favorisés

Les dépenses seraient augmentées dans trois postes budgétaires, qui représentent des priorités pour l'administration Bush. Ainsi, l'enveloppe de la défense serait haussée de 6,9 %, pour atteindre un record de 439,3 milliards de dollars, la sécurité intérieure de 3,3 % à 33,1 milliards, et les affaires étrangères de 12,2 % à 33,9 milliards. Cette enveloppe n'inclut pas la rallonge de 50 milliards de dollars pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, ainsi qu'une enveloppe supplémentaire de 70 milliards de dollars pour l'actuel exercice 2006.

Depuis 2001, le budget militaire américain a connu une augmentation de 48 %.

Les laissés pour compte

Par contre, les dépenses dans l'éducation seraient réduites de 3,8 %, la santé verra son budget diminuer de 2,3 %, la justice sera à moins 7,2 %, les transports à moins 9,4 % et l'environnement à moins 4 %. En tout, 9 agences gouvernementales sur 15 devraient voir leur budget baisser en 2007. En outre, la Maison-Blanche propose de baisser, voire de supprimer, 141 programmes comptabilisés dans les dépenses discrétionnaires du budget et que le Congrès doit renouveler annuellement. Les compressions les plus austères toucheraient les dépenses pour la police de proximité, les programmes de lutte contre les violences faites aux femmes et de soutien à la formation professionnelle. Pour ce qui est des dépenses non discrétionnaires, le projet de budget, prévoit économiser 65 milliards de dollars sur cinq ans, notamment sur le Medicare, l'assurance-santé pour les personnes âgées et les handicapés. Le projet de budget soumis lundi est contesté par l'opposition démocrate, qui accuse l'administration Bush de réaliser l'essentiel des économies budgétaires aux dépens des plus démunis et d'avoir largement sous-estimé le coût de la guerre en Irak.

radio-canada.ca 06/02/2006 : [Rien à faire, sous l'administration Bush les pauvres, les faibles trinquent pendant que les militaires paradent. Le complexe militaro-industriel américain a gagné sa guerre contre le peuple américain !!]

En 2005, déficit commercial record ! (02/06)

Les Etats-Unis ont accusé un nouveau déficit commercial record en 2005, à 725,8 milliards de dollars, en raison du niveau sans précédent de la facture pétrolière et de l'appétit des Américains pour les produits étrangers, surtout chinois. Le déficit commercial a fait un bond de 17,5% par rapport à celui de 2004, qui avait déjà établi un trou record de 617,6 milliards. Ce nouveau déficit record représente 5,8% du produit intérieur brut (PIB) contre seulement 5,3% en 2004. "Il s'agit de la proportion la plus importante qui ait été enregistrée depuis le début de la collecte des chiffres en 1929, et c'est la première fois que le déficit dépasse le seuil des 700 milliards", souligne Christian Weller, économiste au Center for American Progress. "Ces chiffres sont inquiétants non seulement de par leur taille mais aussi parce qu'un certain nombre de tendances soulèvent des doutes quant à la capacité de l'économie américaine de contenir les déficits à l'avenir", poursuit-il. Après un léger repli en novembre à 64,7 milliards de dollars, le déficit est reparti à la hausse en décembre, à 65,7 milliards, soit plus que les 64,8 milliards attendus par les analystes.

L'ensemble de 2005 aura d'abord été marqué par le poids sans précédent de la facture pétrolière. La valeur des importations de brut a bondi de 39,4% sur douze mois, à 251,6 milliards de dollars, portant le déficit de la balance pétrolière à 229,2 milliards, contre "seulement" 163,4 milliards en 2004. Le déficit commercial a pâti de l'envolée des prix du pétrole dans le sillage du passage des cyclones sur le Golfe du Mexique à la fin de l'été. Et pour compenser les pertes dues aux dégâts sur les capacités de production et de raffinage, il a fallu aussi importer davantage. Parallèlement, l'appétit de consommation des Américains, moteur de la croissance, aura nécessité un montant record d'importations (1.996,9 milliards).

Pour le représentant américain au Commerce, Rob Portman, il faut retenir "deux choses de ces chiffres: un, c'est que nos exportations augmentent, de plus de 10% cette année et de plus de 20% vers la Chine, ce qui est très important." Deuxièmement, une grande partie du déficit est "imputable à l'énergie, 60% de (sa) hausse est directement attribuable à la hausse des prix de l'énergie", a-t-il souligné. Mais même sans la facture pétrolière, le déficit aurait atteint un record de 660 milliards, souligne Christian Weller, dénonçant l'existence de "problèmes structurels".

Résultat, les Etats-Unis ont vu leur déficit commercial exploser avec la quasi-totalité de leurs partenaires commerciaux, au premier rang desquels la Chine. Le déficit avec la Chine, dont la monnaie est, selon les Américains, très largement sous-évaluée, a atteint un record de 201,6 milliards en 2005, soit un bond de 24,5% en un an. Les Etats-Unis ont dépensé 243,5 milliards pour importer des produits chinois (+23,8%).

Extrait AFP 10/02/2006 yahoo.com (lien Yahoo valide quelques semaines)

Fusion et suppression d'emplois dans les télécoms (03/06)

L'opérateur américain de télécoms ATT envisage de supprimer 10.000 emplois après l'acquisition de son concurrent BellSouth, a annoncé lundi ATT lors d'une conférence avec des analystes. Les dirigeants d'ATT ont indiqué que ces 10.000 suppressions d'emplois, soit environ 4% des effectifs combinés actuels d'ATT et BellSouth, vont venir s'ajouter à 26.000 suppressions déjà annoncées dans le cadre de la fusion l'an dernier de SBC et ATT. L'ensemble de ces suppressions d'emplois, soit 36.000 au total, s'étaleront de 2006 à 2009, a précisé le directeur financier d'ATT Richard Lindner lors de la conférence. Il a indiqué que les 26.000 suppressions d'emplois déjà prévues se décomposaient en parts égales entre des réductions liées directement au rapprochement d'ATT et SBC et des gains de productivité et devaient intervenir sur la période 2006-2008.

"La fusion (ATT-BellSouth) ne modifie pas ces plans", a-t-il souligné, en précisant qu'elle résultera "en des réductions d'emplois supplémentaires d'environ 10.000 postes et cela sur une période de trois ans entre 2007 et 2009". ATT a annoncé le rachat de BellSouth dans une opération d'échange d'actions évaluée à 67 milliards de dollars. Le groupe a précisé que viendrait s'y ajouter la reprise de 17 milliards de dollars de dette de BellSouth. Les réductions d'emplois toucheront les opérations d'ATT, de BellSouth mais également de Cingular, la compagnie de téléphonie mobile qu'ATT et BellSouth exploitaient déjà ensemble avant la fusion annoncée ce 6 mars 2006.

AFP 06/03/2006 yahoo.com (lien Yahoo valide quelques semaines)

L'achat controversé de ports américains par une société de Dubaï  (02 et 03/06)

Plusieurs parlementaires américains se sont indignés ce 16 février 2006 de cette transaction qui va voir, pour 'un montant de 6,8 milliards de dollars, les ports de New York et New Jersey, Philadelphie, Baltimore (nord-est), Miami (sud-est) et de la Nouvelle-Orléans (sud) passer sous le contrôle de DP World, une compagnie basé dans les Emirats Arabes Unis. Leur indignation est relayée par les médias américains.

Les actionnaires de l'opérateur britannique Peninsular and Oriental (P&O) - qui exploitait jusqu'alors les ports en question - ont donné leur accord à l'acquisition de leur groupe par DP World et celle-ci devrait être finalisée début mars. Les autorités américaines ont également donné leur feu vert par le biais d'un comité du Trésor chargé de contrôler les investissements étrangers aux Etats-Unis, le CFIUS, présidé par le secrétaire au Trésor John Snow. Mais les parlementaires estiment que cette acquisition doit faire l'objet d'un examen beaucoup plus poussé. Mark Foley, un représentant républicain de Floride - où se trouve le port de Miami - estime qu'elle a été approuvée "sous le manteau". L'opposition vient tant des démocrates que des républicains, le parti du président George W. Bush. Pourtant, celui-ci n'a pas hésité à nommer en janvier à la tête des affaires maritimes américaines Dave Sanborn, auparavant responsable de DP World pour l'Europe et l'Amérique latine. L'un des deux sénateurs démocrates de l'Etat de New York, Charles Schumer, a réclamé que "l'administration examine à nouveau cette transaction", affirmant qu'elle "créait toutes les conditions pour qu'un accident arrive". Tom Coburn, sénateur républicain de l'Oklahoma (sud) a été encore plus direct, déclarant que "remettre les clés de ports stratégiques américains à un régime qui a reconnu les talibans n'est pas très judicieux dans le cadre de notre lutte contre le terrorisme. Je demande instamment au secrétaire Snow de réexaminer cet accord qui pourrait gravement saper notre sécurité nationale".

Plusieurs parlementaires républicains et de l'opposition démocrate se sont élevés contre cette transaction s'inquiétant pour la sécurité des Etats-Unis. Ils ont rappelé que deux des pirates de l'air des attentats du 11 septembre 2001 venaient des Emirats arabes unis.

Les gouverneurs républicains de New York, George Pataki, et du Maryland, Robert Ehrlich, ont indiqué qu'ils allaient étudier les recours légaux pour empêcher cette vente à DP World.

La Maison Blanche s'est rangée derrière l'avis du CFIUS, rappelant qu'il regroupait non seulement les représentants du Trésor mais aussi ceux du département de la Securité nationale, la Défense, la Justice et qu'il suivait des "règles rigoureuses".

DP World n'a pour l'instant pas réagi à ces critiques, se bornant à se féliciter de l'accord donné par les actionnaires de P&O. Le groupe de Dubaï devient avec ce rachat l'un des tous premiers gestionnaires de ports dans le monde. Il avait déjà racheté il y a un an CSX World Terminals, renforçant sa présence en Asie, Australie, Allemagne et au Venezuela notamment.

En rachetant les 29 terminaux de conteneurs de P&O, il va se hisser dans les trois premiers du secteur en termes de trafic avec l'Autorité du Port de Singapour (PSA) et le danois APM Terminals.

Bush soutient fermement la vente

Le président G. W. Bush a vivement défendu ce 21/02 la vente de six ports américains à un groupe arabe de Dubaï face à la contestation de parlementaires qui s'inquiètent de son impact sur la sécurité nationale.

M. Bush a promis de mettre son veto à toute législation destinée à geler cette vente controversée. "La transaction devrait avoir lieu à mon avis", a-t-il insisté, ajoutant que "s'il y avait un risque quelconque que cette vente mette en danger la sécurité des Etats-Unis, elle n'aurait pas lieu".

"La compagnie ne gérera pas la sécurité portuaire. La sécurité de nos ports continuera d'être assurée par les Garde-côtes et les Douanes", a assuré M. Bush, soulignant que DP World était basée dans un pays qui "coopère dans la guerre contre le terrorisme".

M. Bush a estimé que les élus américains envoyaient des "signaux contradictoires", n'ayant rien dit quand une compagnie britannique était en charge de ces six ports mais s'opposant à la vente maintenant qu'il s'agit d'une compagnie du Proche-Orient.

Selon le président, les parlementaires "doivent savoir que notre gouvernement a examiné le dossier et l'a fait attentivement".

                  Le Pentagone fait savoir qu'il n'y pas de problème....

Le Pentagone a défendu la vente, le chef d'état-major interarmées américain, le général Peter Pace, qualifiant les Emirats arabes unis (EAU) de "partenaire solide".

"Nous traitons avec les Emirats arabes unis d'une manière régulière. C'est un pays qui est impliqué dans la lutte contre le terrorisme avec les Etats-Unis", a renchéri le secrétaire à la défense Donald Rumsfeld.

D'après AFP 17/02/2006 yahoo.com, AFP 21/02/2006 yahoo.com (lien Yahoo valide quelques semaines)

                  La vente est postposée. Soulagement à la Maison Blanche

La Maison Blanche s'est félicitée ce 24/02/2006 de la décision d'une société des Emirats arabes unis de reporter sine die son rachat de six ports maritimes américains.

Ce report donne en effet du temps au président George W. Bush pour convaincre des parlementaires sceptiques que la transaction n'augmente pas le risque d'attaque terroriste sur le sol américain. La Maison Blanche a souligné qu'elle soutenait toujours la vente à la société Dubai Ports World, précisant que M. Bush s'opposerait à toute tentative des élus du Congrès pour la faire capoter.

Reste que deux actions ont été intentées en justice le 24/02 dans le New Jersey et en Grande-Bretagne en vue de bloquer la vente.

Extait AP 24/02/2006 yahoo.com (lien Yahoo valide quelques semaines)

Dubai Ports World obtient la mise en place d'une nouvelle procédure

L'administration américaine a annoncé ce 26 février qu'elle acceptait la proposition de la société Dubai Ports World de soumettre son projet de rachat de six ports maritimes américains à une nouvelle commission gouvernementale chargée d'évaluer les éventuels risques de l'opération pour la sécurité nationale des Etats-Unis.

Dans un communiqué diffusé le même jour, le chef de la majorité républicaine au Sénat, Bill Frist, a indiqué qu'il recommanderait que le Sénat attende les résultats des travaux de la commission d'inspection avant de se prononcer.

Extrait AP 27/02/2006 yahoo.com (lien Yahoo valide quelques semaines)

                  Les Républicains prêts à affronter Bush

La majorité républicaine de la Chambre des représentants américaine est prête à braver une menace de veto présidentiel pour torpiller la prise de contrôle de la gestion de six grands ports des États-Unis par une société de Dubaï, où elle voit une menace pour la sécurité. Le 8 mars 2006, une commission budgétaire de la Chambre a amendé un projet de collectif budgétaire pour décréter que «l'acquisition de toute opération de (l'opérateur portuaire britannique) P&O par Dubaï Ports World (...) est interdite».

L'amendement, d'origine républicaine, a été adopté à la quasi unanimité de la commission des Voies et Moyens (62 voix contre 2). Il pourrait être approuvé en séance plénière dès la semaine prochaine, dans le cadre d'un texte dégageant quelque 72 milliards de dollars pour les opérations en Irak et en Afghanistan. Cette reprise est  très contestée dans l'opinion, ce qui en fait «un très gros problème politique» pour une majorité présidentielle qui affronte en novembre de difficiles législatives, a reconnu le chef des républicains de la Chambre John Boehner.

AFP 08/03/2006 yahoo.com (lien Yahoo valide quelques semaines)

                  Dubai Ports World jette le gant : pas de rachat...

Dubaï Ports World a décidé de laisser une "entité américaine" opérer les terminaux portuaires dans de grands ports comme New York, selon un communiqué de son directeur général Edward Bilkey, lu au Sénat américain par le parlementaire républicain John Warner. Un responsable émirati a parlé de "décision politique" destinée à "aider nos amis". "Nos liens étroits avec les Etats-Unis sont importants", a-t-il dit sous couvert de l'anonymat. "Leur décision reflète l'importance de notre relation et leur volonté de renforcer cette relation", a dit M. McClellan.

Extrait AFP 10/03/2006 yahoo.com (lien Yahoo valide quelques semaines)

Mais les ennuis de Bush ne sont pas finis

Une partie de la presse américaine   "se déchaîne" : Wall Street Journal: «Nous voyons là la réémergence des protectionnistes au nom de la «sécurité nationale»», écrit le journal, qui note que c'est la «deuxième fois au cours des derniers mois» que le Congrès s'oppose à la vente d'une société américaine à un groupe étranger. «Au cours des dernières semaines, les membres du Congrès ont suggéré que l'interdiction de propriété (d'une société américaine) par des capitaux étrangers devait s'appliquer aux: routes, télécommunications, compagnies aériennes, audiovisuel, navigation, technologie, distribution d'eau, bâtiment, immobilier et même les bons du Trésor», énumère le quotidien conservateur. «Si cela continue comme ça, nous arriverons bientôt à (la situation de) la France, où même l'alimentation et la musique sont «protégées» des influences étrangères au nom de la survie nationale». «Le reste du monde secoue la tête en se demandant ce qui se passe» dans la «plus grande économie mondiale», renchérit le WSJ. Déplorant cette «débâcle de premier ordre», il insiste sur l'intérêt des investissements étrangers pour l'économie et l'emploi aux États-Unis.

Washington Post: Il dénonce un «fiasco», dont «personne ne doit sous-estimer les dommages potentiels». Le quotidien souligne que le contrat de reprise de la gestion portuaire «a toujours été une décision commerciale et non les prémices d'une attaque secrète contre Baltimore», terminal près de Washington. Pour le Post, le Congrès a envoyé «un message clair au monde arabe: quels que soient vos progrès en matière de modernisation et de coopération, les Américains seraient incapables de vous distinguer d'Al-Qaeda». Selon lui, le Congrès ne s'inquiète pas «des conséquences à long terme sur les alliances, la sécurité et l'économie américaines».

Le Washington Times et le New York Times reviennent sur la «piètre» sécurité portuaire aux États-Unis, selon eux partie immergée de l'iceberg dans la controverse. Tandis que le Washington Times s'inquiète du retard à mettre en place des cartes d'identité biométriques pour les dockers, pourtant votées par le Congrès en 2002, le New York Times souligne que «les barrières de protection doivent être renforcées dans chaque maillon de la chaîne internationale», n'accordant «aucune excuse» à Washington pour ses défaillances en matière de sécurité portuaire.

AFP 11/03/2005 cyberpresse.ca (durée de vie du lien cyberpresse ?)

                  Un milliard $ débloqués pour sécuriser les ports

Le Sénat américain a décidé le 15 mars 2006 de débloquer 978 millions de dollars pour assurer une plus grande sécurité des ports américains. Le Sénat a adopté cette mesure à la quasi-unanimité (90 voix contre 8), sous forme d'amendement à un projet de loi censé fixer les grandes lignes du budget pour 2007.

Extrait AFP 15/03/2006 yahoo.com (lien Yahoo valide quelques semaines)

Le marché de l'emploi aux Etats-Unis se montre toujours dynamique avec 243.000 emplois créés en février 2006, tandis que la hausse des salaires s'est légèrement accélérée. Ces chiffres ont aussi constitué une bonne surprise pour les analystes qui tablaient sur 210.000 créations d'emplois. Celles pour janvier ont certes été revues en légère baisse, à 170.000 contre 193.000 annoncés initialement, et le taux de chômage est légèrement remonté, à 4,8% contre 4,7% en janvier, qui était le niveau le plus faible enregistré en près de cinq ans. Mais cela n'a pas entamé l'optimisme des économistes.

Sur le seul mois de février, les services ont créé au total 198.00 emplois, après 105.000 en janvier, avec de nets gains dans l'éducation et la santé (+47.000 emplois), les services aux entreprises (+39.000) et l'emploi public (+38.000).

Dans l'industrie, le secteur de la construction a continué d'afficher une santé solide, avec 41.000 emplois créés (55.000 en janvier).

Le salaire horaire moyen a augmenté de 3,5% en février sur un an, après 3,3% en janvier. Une ombre au tableau cependant: cette progression des salaires fait craindre que les employeurs ne la répercutent dans leurs prix finaux, alimentant ainsi l'inflation. Une crainte confortée par le fait qu'avec un taux de chômage faible, les salariés sont en position de force pour négocier des hausses de salaires. La Réserve fédérale américaine (Fed) s'est montrée consciente de ces risques ces derniers mois, répétant que "des augmentations possibles dans l'utilisation des ressources" pourraient alimenter des pressions inflationnistes.

D'après AFP 10/03/2006 yahoo.com (lien Yahoo valide quelques semaines)

Déficit des comptes courant 2005 : record à la hausse (03/06)

Le déficit des comptes courants des Etats-Unis, mesure la plus large des flux d'échange du pays, a atteint un nouveau record en 2005, à 804,9 milliards de dollars, a annoncé le département américain du Commerce. En 2004, le déficit avait été de 668,1 milliards de dollars. Le déficit des comptes courants a représenté 6,4% du produit intérieur brut (PIB) américain en 2005, après 5,7% en 2004. Le creusement du déficit à des records en 2005 s'explique "en grande partie" par une augmentation du déficit de la balance des biens, qui est passé à 781,6 milliards de dollars contre 665,4 milliards en 2004, a expliqué le département du Commerce, dans un communiqué.

Si les exportations de biens ont augmenté de quelque 85 milliards en 2005, à 892,6 milliards, elles n'ont pas permis de compenser l'augmentation substantielle des importations, à 1.674,3 milliards de dollars contre 1.472,9 milliards en 2004.

Parallèlement, le surplus des revenus (investissement et salaires) a chuté à 1,6 milliard de dollars contre 30,4 milliards en 2004.

Les transferts de revenus unilatéraux se sont dans le même temps traduits par des paiements de 82,9 milliards contre 80,9 milliards en 2004.

Les comptes financiers ont à l'inverse affiché une situation favorable, avec un surplus de 801,5 milliards de dollars contre 584,6 milliards en 2004. Cette progression est essentiellement due au fait que les investisseurs étrangers ont acheté 1.292,7 milliards de dollars d'actifs américains supplémentaires en 2005 après déjà une hausse de 1.440,1 milliards en 2004.

Les Américains ont acheté de leur côté 491,7 milliards de dollars d'actifs à l'étranger de plus qu'en 2004, où ces achats avaient déjà augmenté de 855,5 milliards.

Extrait AFP 14/03/2006 yahoo.com (lien Yahoo valide quelques semaines)

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com