Rechercher sur AfrikBlog

Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

31 mars 2006

Lettre ouverte à un commissaire de l´Union Européenne.

Mr. Louis Michel

Commission européenne

Bruxelles, Belgique

Louis.Michel@cec.eu.int 

Lettre ouverte à Mr. Louis Michel, commissaire européen responsable du développement et de l´aide humanitaire

Cher monsieur Louis Michel,

Devant le démasquage de l´actuel chef de l´Etat de la RDC comme étant en vérité l´imposteur et chargé d´œuvres basses du Rwanda, le nommé Joseph Kabila qui a frauduleusement usurpé la filiation de Laurent Kabila, de son vrai nom Hyppolite Kanambé Kazemberembe, ancien garde corps du Général Paul Kagame pendant le génocide du Rwanda en 1994. Vous trouverez sur http://www.afriquechos.ch/article.php3?id_article=1154 la preuve photographique dans l´article le démasquant.

Et devant l´effondrement de cette pénible mascarade, tout le peuple congolais et moi-même, nous nous demandons si votre trop grande générosité à son endroit, générosité qui s´est traduite par un politique de chèques gratuits et d´aides n´ayant aucune intention d´encourager, et même de contraindre cet imposteur à rétablir l´ordre sur le territoire congolais et de rapides conditions de paix et de réalisation. Notez d´une part que c´eut été son devoir, d´autre part, que ces agitations et rébellions dus au malaise, à l´incapacité notoire et il faut le dire aussi, maintenant que l´usurpateur est confondu, de sa criminelle entreprise de terrorisme et d´espionnage d´Etat ayant pour objet la déstabilisation permanente du Congo et la destruction de sa paix intérieure.

Les raisons, on se l´imagine très bien sont : entériner et protéger le génocide rwandais des hutus en empêchant une quelconque revanche ultérieure, la plus grande partie des réfugiés hutus ayant trouvé refuge au Congo, à Bukavu et autres villes limitrophes.       Je dois vous avouer que le comportement de votre pays, la Belgique, autant dans sa politique coloniale, que pendant l´inhumain génocide rwandais a été des plus douteux. Il semble très clair que pour régner et garder la main agissante au Rwanda, tout a toujours été mis en œuvre pour privilégier la minorité tutsi. Par ailleurs, le retrait désintéressé de votre pays lorsque ce génocide commença, ne confirme que trop bien des intentions pour le moins coupables. Je me rappelle aussi du désespoir du commandant Delaire (ONU, Canada) qui fut, sous l´instigation de votre pays, sommé à laisser faire, cependant que la France et les Etats-Unis encourageaient et armaient les belligérants.

Il devient évident que votre pays, la Belgique, poursuit sa géopolitique de mainmise et de contrôle sur ses anciennes colonies. La question que se pose le peuple congolais et moi-même est : ce plan de mystification de la souveraineté du peuple congolais a-t-il été monté et conçu entre les actuelles autorités rwandaise et la Belgique ou les rwandais l´ont mis à pied et exécuté tout seul ? Est-ce la politique avouée de l´Union Européenne ?

Si vous voulez mon avis, je ne crois pas à votre innocence. Tout se recoupe et s´explique, et votre trop large compréhension pour un présidence qui visiblement entretenait le désordre politique et économique, la mésentente et le massacre de 3,5 millions de congolais depuis 1998 est des plus étonnante. Quitte à ce que cet imposteur vienne devant le sénat belge, le 10 février 2003, faire des louanges à Léopold II, votre roi bâtisseur qui fut pour les congolais un véritable cauchemar criminel.

Mr. Louis Michel, il est encore temps de faire preuve de bonne foi en déjouant cette vulgaire et sournoise machination politique qui risque de faire encore plus de victimes innocentes. Je pense aussi ici aux 17.500 soldats de l´ONU qui vont se retrouver dans une situation piégée, plus fausse que vraie.

Le peuple congolais, ainsi que moi-même, nous vous serons très reconnaissants, à la veille de ces élections qui doivent nous permettre de retrouver nos réflexes démocratiques, d´aider activement et sans délai à l´épuration de cette fausseté. Nous sommes déterminés à être et rester libres, et à entreprendre une évolution sociohistorique démocratique qui respecte nos valeurs, nos intérêts, nos idéaux et ceux de nos femmes et de nos enfants. Croire qu´on peut fausser notre avenir, nos institutions et notre personnalité politique et sociohistorique à longueur de siècles comme la Belgique et l´occident l´ont toujours fait, est une erreur grossière qui rabaisse tous ceux qui s´y sont engagés ou attelés, et au 21ième siècle y croient encore, au méprisable état barbare d´incultes primitifs et réfractaires à la civilisation et à la coexistence pacifique humaine.

Je vous concède cependant beaucoup plus de jugement, d´intelligence et de raison pour que vous compreniez la teneur de ma lettre dont je fais copie à Mr. Kofi Annan (Secrétaire Général de l´ONU), à Dr. Angela Merkel (Chancelière allemande), à Mr jacques Chirac (Présidence, France), et à plusieurs journaux de leurs pays respectifs.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

www.realisance.afrikblog.com 

munkodinkonko@aol.com

           

Posté par Musengeshi Kat à 20:31 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 mars 2006

Attention aux faux pasteurs en RDC

Le prix de la cécité ou celle de la naiveté ?

Commentaire du 30.03.2006 sur afrioo sur l´article :

Attention aux faux pasteurs !

Au Congo-Zaire, bien de choses ne tournent plus rond; pour un peuple qui a eu la chance de recevoir en son sein la prédiction merveilleuse d´un Simon Kimbangu, les gens sont devenus bien aliénés et s´inventent toutes sortes de faux Dieux pour parer au plus pressé: vivre aux dépends de leurs croyants. La belle escroquerie. Et comme tout le monde sait que Dieu ne punit que ceux qui se laissent abuser, la pratique de la fausse production de l´espoir trompé va bon train. Et pourtant il ne suffirait que de se tourner vers Nkamba pour entendre un message d´une clarté, d´une puissance et d´une pureté inouïe; dont la beauté et la grandeur, chaque jour qui se lève, devient encore plus imposant, plus véridique. Cet art de passer à côté de sa propre vérité, de passer à côté de sa propre lumière spirituelle, est devenu en Afrique monnaie courante. Quel dommage, et quelle perte irréparable de patrimoine socioculturel. A croire que le peuple congolais, depuis la perte de Patrice Lumumba et de son maître spirituel Simon Kimbangu est condamné à errer s´il ne répare pas ses fautes et retrouve le fier chemin de sa destinée.

En ce moment, ce peuple est même mystifié par l´escroquerie politique la plus infamante qui soit ; son président ne serait autre que l´imposteur rwandais : HYPOLITE KANAMBÉ KAZEMBEREMBE ALIAS JOSEPH KABILA ALIAS FILS ADOPTIF KABILA mais bien connu au Rwanda comme le garde du corps de  l´actuel président rwandais. Un véritable malheur qui prouve à quel point les congolais- zaïrois sont peu regardant sur leurs intérêts et se laissent trop souvent mener en bateau. Mon Dieu cette cécité, où ont-ils tous les yeux et l´esprit, que diable ? Je crains, pour les forces étrangères dépêchées pour assurer de paisibles élections qu´elles ne se retrouvent sous un feu croisé parce que le torchon brûle.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

Posté par Musengeshi Kat à 20:54 - Echange d´opinion - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Avilis, trompés, disqualifiés: les noirs français en déroute

Citoyens à part entière ou citoyens entièrement à part ?

Faiblesse, désunion, opportunisme d´aliéné

"Là où était du ça, doit advenir du moiSigmund Freud

Excellent constat que cet article sur le Cran. Et hélas encore une fois la preuve que désemparée, la race noire est des plus désarçonnée, car cette incertitude de manque d´assurance crée de curieux comportements désaccordés ; ce qui donne aux occidentaux en général et particulièrement en France, la partie belle. N´est-ce pas étonnant que même Ribbe dont on espérait qu´il avait saisi la portée et le contenu exact de la situation, pliait, comme Aimé Césaire, les genoux. Incroyable, n´est-ce pas ? Voilà pour tous ceux qui parlent d´unité sans savoir ce que c´est ou percevoir même en approche éloignée, les principes de l´Union ; ou encore parlaient de liberté sans avoir jamais pris la peine de définir ou d´éclairer cette riche et puissante valeur existentielle. Tous étaient, en fin de compte philosophes, écrivains de renommée ou parvenus en mal de reconnaissance ou de popularité : des pions faciles pour le maître car il suffisait pour lui de leur dire : « Mais chers amis, vous êtes français ! ». Ce qui voulait dire : pour vous la liberté française est valable, mais vous comprendrez que ce ne soit pas le cas pour tous, n´est-ce pas ? Ou encore plus clairement : si nous entretenons la francafrique, c´est aussi dans votre intérêt ; ou comme l´avait sermonné Baroso à Jacques Chirac lorsque celui-ci accusa la commission européenne de ne rien entreprendre contre le chômage : voulez-vous scier la branche sur laquelle vous êtes assis ? Et du coup Christiane Taubira découvrit qu´elle n´était qu´un produit secondaire : ni blanc, ni noir. Et s´en allait joyeusement prêcher en Afrique de cette heureuse métamorphose. Ce qu´elle n´avait pas vu ou se refusait à voir : on lui préférait Bernard Tapie, un escroc et faussaire notoire ; selon le principe bien connu : un blanc même criminel ou faussaire, est toujours mieux qu´un noir. Que Claude Ribbe et Aimé Césaire acclament à pleine gorge, cela étonne tout de même ; mais cela ne change rien à la visible déconfiture avec laquelle on se débarrasse de noirs trop ambitieux en France. Sacré Sarkozy, c´est décidément un maître de jeu le plus démoniaque qui soit ; il ne joue pas seulement au poker menteur, il disqualifie les candidats indésirables à l´entrée de ville.

Dieudonné avait, lui aussi reçu son coup de massue : il avait été finalement condamné pour propos racistes, ce qui, à l´avenir, et s´il ne gagne pas le recours en justice, le disqualifie aussi pour quelque candidature à n´importe quelle fonction publique que ce soit. Mort subite, et combien amer de toute ambition politique. On le voit, les noirs ne sont pas de bons stratèges ; ils se sont fait exclure sournoisement du jeu avant même qu´il n´aie commencé. Préliminaires hexagonales signées Sarkozy.

Les français noirs de France s´en rendent-ils compte ? Ont-ils vus et compris ce qui s´est déroulé devant leurs yeux ? Mais une question tout de même : si ces noirs qui s´en vantaient et s´en réclamaient étaient si français, pourquoi les empêchait-on de briguer à la présidence de la république ? Réservé aux blancs ? Ou était-ce que les noirs n´étaient, contrairement à ce qu´on peut penser, pas assez français français ? Bon pour les coulisses, mais pas assez présentable pour la table de gala ? Si vous voulez mon avis, les français blancs conservateurs au pouvoir ont une frousse bleue que des noirs décident un jour sur toutes les horreurs et les cochonneries que la France fait supporter aux autres, et notamment aux africains avec la sanglante et criminelle francafrique. Et s´ils décidaient de s´en débarrasser ? Adieu France de suprématie et d´ambition mondiale ; quelle déchéance !

Mais bien sûr là est le noir danger et pas ailleurs, et que les noirs en France ne se fassent surtout aucune illusion : tout tourne autour de la francafrique et tant qu´ils n´auront pas compris qu´ils sont menés en bateau, ils ne tourneront qu´en rond, convaincu cependant, et c´est le propre des illuminés, des aliénés et des incapables, qu´ils luttent frénétiquement pour quelque cause obscure, disparate et sans définition aucune. Parce que le racisme, ce n´est pas un argument honorable, il est dépassé et bien bas. Pour celui qui s´en réclame comme pour celui qui le défend. La liberté française ? Mais messieurs dames, cette liberté a commencé avec l´esclavage des noirs, l´a autorisé et s´y est prélassé ! C´est tout le dilemme français de ses citoyens d´origine ou de peau africaine : ceux qui sortent de la servitude et de l´esclavage veulent se libérer, mais on leur a déjà inculqué le poison névrosant de l´aliénation mentale qui porte dans la culture des noms tels que Napoléon, Montesquieu, Michel Debré, et tous ceux qui s´enrichirent dans l´esclavage, l´institutionnalisèrent et le défendirent jusque dans la promulgation de la première constitution française. Sans oublier tous ces criminels du pouvoir qui, déçus de perdre leurs rentables et fructueuses colonies, se rabattirent à la francafrique. C´était comme aux Etats-Unis : comment se défaire d´un mal lorsqu´on vous a inculqué que vous ne valiez que moins que rien et que tout ce qui vous a été fait en horreurs était pour votre bien.

Le coran et l´islam avaient une incroyable antinomie là-dessus : « Frappe ta femme chaque jour, si tu ne sais pas pourquoi tu le fais, elle, elle le sait » Brillante religion ! Celui qui dirait qu´elle est la meilleure religion du monde est un criminel né. Ou encore le prophète Mohammed recommanda l´excision des filles ; mais il se garda de soumettre ses propres filles à cette honteuse pratique.

Maintenant si Christiane Taubira allait représenter la France sans race en Ouganda, de quelle culture se réclamait-elle ? De celle qui avait fait subir à ses arrières parents pendant 400 ans l´esclavage ? De celle qui massacra, viola et vola en Afrique pendant la colonisation avant de lui léguer ce cadeau empoisonné nommé francafrique ? Désolé, mais elle est devenue tout simplement un pantin, un quid pro quo ou une ambiguïté vivante qui ne sait plus où elle réside culturellement. A moins de se meurtrir ou de se flageller l´âme continuellement. L´art de de bannir le christianisme criminel, mais de s´accrocher désespérément aux soutanes de ses curés pour s´entendre dire une prière qui ne menait nulle part, sinon dans le vide et la perdition. Et c´est là le drame qui n´est épargné ni aux immigrés africains : on ne peut pas échapper à son ombre ; les esclavagistes le savent bien car ils défendent leur racisme et leur abus avec une rage conservative peu commune. Malgré que tout le monde sait que toutes ces horreurs étaient non seulement illégales et inhumains, mais bas et primitifs. 

Nous cependant nous allons nous battre comme aucune race dans l´histoire ne l´a encore fait afin que ce monstre nommé francafrique lève son camp et ses tentacules sur nos femmes et nos enfants, sur notre avenir. Et pour être franc, tous ceux qui ont œuvré de près ou de loin, ou même profité des bienfaits de cette honteuse intrigue humanitaire, sont nos ennemis mortels ; qu´ils soient blancs ou noirs. Qu´on se le dise !

On le voit, même en voulant faire beaucoup de bruit, ou en se débattant dans toutes les rues de France, chez Cran ou ailleurs ; ce qui manque aux noirs, c´est l´esprit : le nerf de la guerre, parce qu´il définit ses objectifs, sa stratégie, et les moyens par lesquels il veut le mieux atteindre ses buts et défendre ses valeurs. Croire qu´on peut atteindre le paradis en monnayant son âme, c´est oublier que c´est justement la seule vertu qui distingue entre la porte qui conduit en enfer, et celle qui ouvre sur le bonheur et la réalisation. Et c´est là et là seulement que commence la vraie liberté. Et je convie tous les noirs de bonne foi où qu´ils soient, quels qu´ils soient à nourrir leurs cœurs de valeurs saines et fières, car le combat que nous menons est beau, grand, vertueux ; il ne peut donc être entaché de racisme, de médiocrité ou de traîtrise. Sinon nous ne sommes pas meilleurs que nos bourreaux d´hier, d´aujourd´hui, et ceux qui essaient de priver nos enfants d´avenir. Et surtout ne pas oublier le plus important : la liberté et la réalisation à laquelle nous aspirons est valable pour tous sans le moindre discrimination. Pour tous les hommes de bonne foi et de bonne volonté, pas pour les criminels.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com    

 

                                                            

Posté par Musengeshi Kat à 18:54 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pour l´Afrique, XXIe siècle, siècle de liberté et de réalisation ?

Se retrouver soi-même et sortir de l´immonde sourduté de la soumission

Le grand défi du XXI siècle

                                                                                       « Frappe la tête et le corps tombera »

                                                                                                                          Mohammad Ali

Si on peut résumer rapidement le court de l´histoire humaine, on reconnaîtra que nous avons quitté l´ère barbare du gourdin et de la pierre taillée, pour entrer dans celle des conquêtes illégales, abusives et triviales avant de passer par la période d´accumulation de la connaissance, de diversification des moyens qui est notre état culturel actuel. Et malgré la domination occidentale et son impérialisme tendant à contrôler et à se préserver indéfiniment une hégémonie financière, économique, culturelles et même religieuse, les esprits éclairés, de ceux qui ne se lésinent pas seulement à travailler boire, manger et dormir, admettent que notre réalisation, qu´elle soit individuelle, collective ou universelle, est liée à des évidences auxquelles nous ne pouvons plus ni fermer les yeux, ni fausser les valeurs indéfiniment sans mettre en danger l´équilibre écologique de la planète, la liberté et la libre réalisation des autres, ainsi que la coexistence pacifique qui de jour en jour, à mesure que les pays dits du tiers monde s´émancipe et sortent de leur aveuglement colonial, remet bien de monopoles exercés trivialement, en cause.

Sensiblement, un phénomène d´implosion interne, de remises en cause de valeurs héritées de l´esclavage, des droits de faits ou de la raison du plus fort fait chavirer les logiques les plus sévères regroupées autour de prétentions démocratiques qui ne cachaient, en réalité qu´un autocratisme fondé sur le privilège et la préséance du plus fort, du plus riche, du mieux armé. Ce phénomène de cercles vicieux, empruntant à la rapacité, à l´hégémonie raciale, ou au capitalisme primitif volontaire s´était établi non seulement en tant que logique de gestion ou de promotion, elle a aussi défini d´autorité du contenu des valeurs sociales à tel point que le bien, la morale, l´éthique ou la vertu ont été à ce point corrompus, que leur valeur culturelle historique pour la race humaine n´en est devenue que très opportuniste.

La liberté avec laquelle la France avait fait l´esclavage, celle avec laquelle les occidentaux exterminèrent les indiens d´Amérique ou celle avec laquelle un Georges Bush envahit illégalement le territoire souverain et indépendant de l´Irak n´était pas la même que celle de leurs victime, il n´y a aucun doute là-dessus. Le comble, c´est que tous ces actes criminels, autant que la guerre du Vietnam, l´entretien de la honteuse et inhumaine francafrique par la France actuellement vont rester impunis ou risquent de devenir monnaie courante pour tous ceux qui peuvent se le permettre, car aucun tribunal n´est prêt à citer ces criminels en justice. Bien au contraire, ce sont ces états criminels qui citent et imposent des peines à tous ceux qui ne concourent pas à leurs buts, s´ils ne sont pas, comme Victor Allende, Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Martin Luther King, Malcolm X, John Fitzgerald Kennedy exécutés tout simplement.

Cette inversion des valeurs est si perverse qu´elle a fait désespérer bien de peuples et corrompus bien d´élites acculées. Tout effort de résistance semblait vain, toute dépravation semblait mener à la soumission, à la mort de la conscience ; mais étonnamment, à un vivotement toléré dans la reconnaissance et le soutien du maître qui profitait de la situation et générait, dans sa logique, un élargissement de bien être, et entretenait la solidarité de ses membres. Tout allait bien jusqu´au moment où, le système des maîtres, soutenu depuis toujours par l´exploitation des pays du tiers monde se trouva à la fois devant leur insolvabilité que devant sa propre surproduction. L´impasse. Saturation ou totalitarisme financier et économique ?

Les banques regorgent de réserves monétaires, la technologie et la production sont à leur plus haut niveau, et cependant, à l´horizon, les nouveaux clients devenaient rares parce qu´appauvris ou confinés à la débauche, tandis que la concurrence au sein du monde occidental lui-même se faisait âpre. Et pour corser le tout, la Chine, l´Inde sortaient lentement mais puissamment du sous développement en devenant des concurrents remarquables sur le marché mondial des biens industriels.

Et s´ensuit, pour l´occident le chômage des invendus et de la rationalisation  entraînant l´endettement public galopant et l´effondrement des assurances sociales et des caisses de pension ; et tandis que certains industriels déménageaient discrètement vers le marché chinois alléchant où à l´Est de l´Europe, d´autres faisaient l´agréable pour eux, mais pour la société lentement stagnante l´expérience que dans cette période trouble et incertaine, on gagnait plus d´argent à acheter et vendre des actions, des société à la bourse qu´a créer et engager des partenaires de production. Et maintenant, que faire ? Personne n´était aveugle pour croire que l´effet de boomerang en Chine ou en Inde n´aurait pas lieu ; mais où trouver des clients et de meilleurs lieux d´investissements, que diable ? L´Afrique entière avait été, par racisme et discrimination saignée à blanc…

Et la question principale du système capitaliste occidental s´imposait comme par elle-même : et si le monde international n´existait pas, que feraient donc ces nations rapace et surproductrices ? Les allemands avaient beau dire dans leur arrogance: « Wir brauchen die Welt nicht ; die Welt braucht uns », ils devaient cependant reconnaître qu´étant le plus grand exportateur du monde, la vérité peut être lue aussi de l´autre côté de leurs frontières : ce sont eux qui ont un besoin urgent du monde, et pas l´inverse. Et lorsqu´on étouffe ou on assassine ses futurs clients comme l´avait fait l´occident des siècles durant à l´égard de l´Afrique, on ne doit pas s´étonner qu´un jour celui-ci ne soit pas à mesure ni de commander, ni de payer les alléchants articles de surproduction occidentale.

J´ai une sympathie particulière pour les luttes sociales qui s´engagent actuellement en Europe impérialiste, et cependant, malgré que je sache que le pire va encore arriver, tout cela me laisse froid. Ces gens on vu nos femmes et nos enfants enchaînés et traînés à l´esclavage pour que leurs sociétés accumulent gratuitement ; ils ont vu nos enfants mourir de faim et d´apathie, pendant qu´eux finançaient les rébellions et les élites corrompues qui leur enlevaient leur dernière chemise. Avec de jolis concerts, on essaya d´étouffer la vérité en la rendant chantante et dansante, ou encore ces « parrainez donc un enfant noir avec un dollar par jour » ; mais lorsque cet enfant irait à l´école, qui paierait ses livres ?  Et si un jour cet enfant avait besoin d´emploi, ou se trouvait aux portes de l´Europe, c´était : fout le qu´en, ici tu es indésirable ; rentre chez  toi et tire ton plan. Lorsqu´on apprenait que 80% de ces donations restaient en occident comme frais administratifs, on avait compris : sur 1 dollar, les pauvres ne voyaient que 20 cents, et encore.

Autant vous avouer franchement que lorsque les débutants ou auparavant les banlieusard mettaient la France à mal, cela me laissait complètement indifférent, et tout en sachant qu´ils menaient une lutte juste ; je me disait : ce sont les mêmes qui venaient, de génération en génération prendre la place de leurs parents pour nous opprimer. Et maintenant que le système, faute de victimes, se rabat sur ses propres enfants, ce sont les grosses barricades et les cris de douleurs. Mais savaient-ils au moins ce que la francafrique faisait en Afrique ? C´était pire que cela, et tous exigeaient que le nègre garde le sourire et chante et danse…pendant qu´on le pillait à nu et qu´on lui volait son avenir et ses droits de réalisation. La sainte bible à la main.

A mon humble et cependant raisonné avis, le défi de ce siècle résidera dans le retour de valeurs réalisantes et nourrissantes pour l´individu, la société, le monde. La cupidités et la folie des grandeurs de certains peuples, de certaines sociétés vont essayer de jouer au cosmétisme pour repousser l´évidence impérative de changements profonds de valeurs productives, morales et éthiques que nous impose toute sagesse de coexistence pacifique et de réalisation harmonieuse et équilibrée.

Croire que des faits comme l´endettement public américain atteignant 9.000 milliards de $ et poussant ce grand état le plus industrialisé et le plus riche de la terre à s´endetter encore plus pour faire enfin face à ses obligations courantes en mars 2006, ou encore que de petits dictateurs téléguidés en Afrique ou ailleurs massacraient et appauvrissaient leurs propres peuples ; que ce genre d´illogisme suicidaire est la règle efficace de l´avenir et l´idéal de tous, c´est persister dans la médiocrité. Même si on a un PIB de 10.400 milliards de $ comme les Etats-Unis, c´est de la pure hérésie et conduit à la catastrophe. Et si par surcroît ce même pays couve une disparité criante, si pas injurieuse entre le pauvre et le riche, c´est à se demander si les autres, ceux dont on prive d´assurance maladie invalidité, de salaires raisonnables sont citoyens américains ou des moins que rien. Ces inégalités, pour peu organisées et entretenues qu´elles soient depuis des siècles, sont un affront criant à la vraie démocratie et à la vraie liberté.

Et pour l´Afrique, pour nous qui avons depuis 600 ans souffert pour alimenter un système malsain, inhumain, aveugle et rapace ; je me souhaite, en lieu et place de tout enfant noir épris d´amour et de liberté pour sa vie et sa réalisation, que ce continent retrouve non seulement sa liberté perdue, mais œuvre enfin souverainement à la réalisation de ses rêves, de ses désirs les plus ambitieux, les plus beaux. Et de cela j´en fais ma prière la plus pieuse.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

                       

Posté par Musengeshi Kat à 08:20 - Analyse historique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 mars 2006

Congo(RDC): un kabila importeur démystifié

Incroyable mais vrai

Le congo trahi, conduit dans la mésentente et la guerre civile par un imposteur rwandais!

Un escroc de basse oeuvre, de son nom véritable Hypolite Kanambé Kazemberembe alias « Joseph Kabila ». Cette histoire de fils adopté nous avait toujours paru suspecte, autant qu´une main criminelle, quasi vouée à la perdition du peuple congolais dans la gestion de ses intérêts. Ceci ne fait compliment ni à tous ceux qui s´était laissé volontairement ou non tourner en bourrique, autant qu´elle met les journalistes et médias congolais en très mauvaise posture de jugement et d´objectivité.

La grande question qu´on se pose est dès lors : pourquoi ?

Oui, quelles furent les raison intentionnelles profondes de cette escroquerie constitutionnelle ? Si celle-ci, comme nous le pensons avait le but de cacher d´une part les massacres rwandais des actuelles autorités tutsis gouvernantes, surtout devant une Mary Robinson implacable. Placer un cheval de Troie qui minerait tous les efforts économiques du Congo à la l´union et à la prospérité ; en fait l´affaiblir ridiculement par des troubles, des guerres inutiles et sans issues qui lui ont coûté jusqu´à ce jour 3,5 millions de vies humaines, tout en le pillant honteusement ? Dieu, cette ignoble et perverse entreprise ! Et pour cet homme et tous ceux qui ont participé à cette mystification criminelle, je réclame la corde au nom de morts innocents et injustement sacrifiés.

Quand à ceux qui ont l´habitude de suivre, de chanter, et de se laisser corrompre par des intérêts qui visiblement, en 8 ans de kabilisme, n´ont apporté que crimes, guerres, faux et faussetés ayant coûté au peuple congolais une fortune en vies humaines, en bien être social et en avenir, je leur recommande de chercher rapidement à retrouver leur raison et leur loyauté envers ce pays qui est le leur et celui de leurs enfants. S´ils n´ont pas encore compris ce dont il se sont rendus complice, il est grand temps de réparer les dégâts et de démettre ce petit maquisard tanzanien de ses fonctions et de lui refuser tout droit de se présenter aux élections ; ce ne serait que justice. Justice pour nos morts, mais aussi justice pour notre avenir et notre souveraineté. Sinon on en viendrait réellement à se poser des questions sur l´intelligence et le bon sens du peuple congolais.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

t_kanambehyppolite21

munkodinkonko@aol.com

Pour les intéressés et amateurs d´informations objectives, voir http://www.afriquechos.ch/article.php3?id_article=1154
      

Posté par Musengeshi Kat à 18:34 - Meilleur choix de l´auteur - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mars 2006

Classification anglaise de l´intelligence européenne.

Quand rien ne marche, laissez donc parler les statistiques

Les allemands: les européens les plus intelligents

Selon les résultats de chercheurs anglais de l´Université Ulster réunis autour du professeur Richard Lynn, les allemands seraient, avec une légère avance sur les hollandais, le peuple le plus créatif et le plus intelligent de l´Europe. Tout le monde sait qu´aujourd´hui quelques statistiques sont faussés, ou employé à point pour passer un message de stratégie sociale, économique, culturelle. Seuls les idiots s´y laissent prendre. Ainsi, il ne faut pas oublier que pour faire l´esclavage on prétendit que les noirs étaient des animaux, sans âme, des êtres inférieurs. Et les allemands sont dans la propagande qu´Hitler développa avec emphase, maîtres dans ce domaine.

Ce qui m´a dérangé, dans les conclusion de ces statistiques, c´est la raison : les chercheurs étaient arrivés à la conclusion que cet avantage intellectuel est dû au fait que la Hollande et l´Allemagne se trouvent dans la partie nord européenne ; et que c´est donc le froid qui est à la base de l´avantage intellectuel, parce que le cerveau, suite au froid, se crée des réserves énergétiques et des capacités supplémentaires. Mais alors, dans ces conditions, les esquimaux doivent être absolument génial ? Et les russes vivant plus au nord de l´Allemagne, doivent nécessairement êtres plus intelligents que les allemands ; après tout, le tracteur est une invention russe. Mais comment expliquer que le peuple le plus intelligent de l´Europe n´aie pas découvert les fondements de l´industrie moderne, c´est à dire la machine à vapeur ?

Non, je crois bien que ce ne soit le caractère discipliné, precis, ambitieux et jusqu´auboutiste allemand qui a fait de ce peuple un peuple particulier, créatif. Sur les 86.000 pages d´écrit sur l´imposition, 80% sont allemands. Et on sait que bien de découvertes, en physique, en chimie, en philosophie leur reviennent ; et cependant, Karl Marx que trop d´illuminés prirent ou prennent encore pour un génie, à mon humble avis, n´en est pas un. Personne dans son pays ne lui a accordé un iota, et la chute de la DDR et de l´URSS prouve que ces messieurs Engels et consorts, pour intelligents qu´ils furent n´étaient des sommités que pour tous ceux qui voulaient croire à l´absurdité du communisme. Un non sens de la plus grave conséquence sociale, parce qu´elle éliminait ou objectivait l´être social, alors que celui-ci, de même que ses statistiques, sont absolument subjectifs.

Et pour ce qui est de ces génies, il faut croire que cela leur a détruit le bon sens au 18 et 19ième siècle : cela a coûté aux russes 27 millions de morts et à l´Allemagne elle-même 20 millions ; comme de vulgaires manants incultes et barbares ils massacrèrent les 8 millions de juifs européens. Ah, oui ; ce fut, avec le zyklon B inventé par un juif (faut le faire, n´est-ce pas !), ils prouvèrent de leurs aptitudes industrielles. Mais l´intelligence ou le génie social, ne cherche-t-il pas le bien, la perfection, l´harmonie ?

Comme tous les européens ils firent l´esclavage et massacrèrent en Namibie de 1904 à 1907 bestialement les herero, chez eux, s´il vous plait. Pour leur voler leurs terres, leurs biens, leurs matières premières. Et je passe sur la première guerre mondiale qui a été causée, ainsi que la deuxième par…l´Allemagne naturellement. Mais avant cela, aux côtés de leurs pairs moins intellectuellement doués, ils participèrent au massacre des indiens d´Amérique, et firent plus tard des essais sur les togolais et les camerounais. Le génie, on le voit, n´améliore pas le caractère.

Tout le monde peut avoir son idée sur l´intelligence, et surtout sur sa valeur éthique et morale, et cependant, je persiste à croire que la véritable intelligence ne se mesure que dans la recherche de la réalisation réelle positive, pas dans la destruction ou le vice.

Pour ce qui est de l´Allemagne géniale, certaines choses cependant sautent aux yeux : aujourd´hui endettée comme la dernière souris européenne, les enfants qu´elle avait à loisir fait massacrer dans des guerres peu intelligentes lui manquent aujourd´hui grandement, pour ne pas dire cruellement. Et déjà, comme au 17ième siècles, les médecins, les ingénieurs, les chercheurs quittent son pays parce que son génie social n´arrive plus à les employer. Etre la première nation exportatrice du monde et ne pas savoir protéger 1,5 millions d´enfants vivants en dessous du seuil moyen de vie; de quel genre de génie s´agit-il donc ?

Oui, ne pas être à même de réserver à ses propres enfants un avenir, depuis quand est-ce une preuve de génie ? 12% d´allemands étaient sans emplois et depuis la réunification ces génies de la « Wirtschaftswünder » d´après la deuxième guerre mondiale commettaient bourdes sur bourdes et s´enfermaient dans l´étroitesse sociale la plus cruciale que l´Allemagne aie connue. Et bien vite on se rappelle que le Reich de 1000 ans promis par Hitler s´était écroulé en fumée, que ni le Graf von Spee, le Bismarck ou le Titanic, qu´on avait qualifié d´incoulables se retrouvèrent tous au fond des mers. Et à bien y regarder, ni la première, ni la deuxième guerre mondiale n´avait vu, Dieu merci, la victoire allemande. Oui, où en serions-nous aujourd´hui ? Beaucoup n´osent s´imaginer cette situation raciste, ségrégationniste et criminelle.

Pour ma part, je me demandais quand ces éloges britanniques allaient enfin arriver ; mais l´occasion est bien choisie : Tony blair qui, avait toujours sous cape fait remontrance aux allemands pour ne pas pouvoir quatre fois consécutivement respecter le critère de stabilité monétaire de Maastricht qu´ils avaient, il faut le rappeler, imposé avec insistance, a regagné cette année le clan des lépreux : il s´est endetté au-delà de 3% ! Et du coup, des statistiques encourageantes et plutôt flatteuses sortent des tiroirs. Et d´après celles-ci le classement des QI moyens serait le suivant :

1.- allemands avec 107* points

2.- hollandais     «   107    «

3.- polonais        «   106    «

4.- suédois         «   104    «

5.- italiens           «  102    « 

6.- anglais          «   100    «

7.- français         «     94    «

Puis viennent respectivement les roumains, les turques, les serbes.

Et malgré que je recommande vivement au lecteur et à tous ceux qui ont entendu parler de ces statistiques de n´y accorder qu´une importance…plutôt distrayante que sérieuse ; pour la France, et même si le plus jeune candidat au baccalauréat en France vient de la Côte d´Ivoire avec 14 ans en 2005, il ne faut pas désespérer. L´étude de Pisée qui était plus sérieuse, a classé la France bien loin avant l´Allemagne et révélé que ce pays avait de graves problèmes de structures culturelles cognitives. Et depuis que Tony Blair avait rejoint le club des invalides endettés au-delà de Maastricht, personne n´avait le droit de crier haro sur l´autre.

Les statistiques, comme la religion, comme le progrès sont des instruments qui lorsqu´ils tombent entre les mains d´individus douteux ou d´intentions douteuses, elles prennent des buts occultes et désagréables. Il ne faut y attacher qu´une valeur somme toute statistique.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

Posté par Musengeshi Kat à 11:43 - critique et objectivité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mars 2006

Francafrique : le monstre francais le plus inhumain.

Peut-on rêver de sa fin ?

Surtout ne pas être bêtement optimiste.

Commentaire sur afrikara ( 24 Mars 2006 18H56 )

Croire que la francafrique va quitter l´Afrique comme une mauvaise tempête ou un ouragan indésirable, c´est faire comme toujours: être naïf et borné comme jadis pendant que nous chantions notre indépendance alors que celle-ci n´était que pro forma, et plus minée que réelle et franche. La rapacité et la cupidité criminelle développée par la francafrique, je la compare, par simple analogie didactique à Haïti et son indépendance. La France exigea 150 millions de francs lourds pour entériner cette indépendance; ce qui ruina l´économie haïtienne de 1825 à 1947, date au paiement de la dernière traite. Pour payer intérêts et dividendes de ce dictat financier, Haïti s´endetta auprès des banques françaises, ce qui provoqua le dévoiement de tout son système bancaire et corrompit sa logique d´accumulation et de financement. La France se retira, mais laissa la place aux américains et aux canadiens; et ces derniers, avec un criminel réseau bancaire vident depuis Haïti de tous les capitaux qui viennent du Canada, des travailleurs immigrés (2 milliards de $ par an); cet argent est à peine transféré qu´il reprend le chemin de retour au Canada. Absolument phénoménal! Et tous les ouvriers haïtiens au Canada de se demander: "dites donc, mais ce sont des incapables; que font-ils avec notre argent si durement gagné?". Les banques Canadiennes entretiennent cette "francafrique canadienne" pour pousser à l´immigration dans leur pays qui souffre d´un manque chronique de population. Ceci pour dire que les raisons qui ont établi toutes ces escroqueries à la monnaie, aux finances et à l´économie d´un pays, à savoir la rapacité, la cupidité et le désir d´hégémonie et de préséance politique internationale, en ce qui concerne la France, ne vont que devenir plus contraignante avec la crise, le chômage, l´endettement de ces pays. Croire qu´ils vont lever le camp en souriant, c´est faire comme toujours: devenir esclave d´un autre, d´un nouveau système encore plus illusionnant, mais encore plus douloureux. C´est donc, comme le disait Wendell Phillips: "Eternal vigilance is the price of liberty", plus que jamais l´heure d´ouvrir les yeux, et de ne croire qu´à ce qu´on produit soi-même, et même dans ce cas, ce produit doit générer et protéger la liberté.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

Posté par Musengeshi Kat à 19:16 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Brillant démagogue: Sarkozy on tour

Le prince Sarkozy en territoire outre mer :

Démagogie, promesses vides et affabulations ?

« Moins le Blanc est intelligent, plus le Noir lui paraît bête. » 

                                                                         André Gide

Commentaire sur afrioo 24.03.2006

« Pages de l´esclavage et de la colonisation qui ne demandent qu´à être tournée...se tourner vers l´avenir...soutient à une nouvelle politique française en territoires d´outre mer »; tout cela est bien joli, mais qui paiera tout cela, devrait-on demander à monsieur Sarkozy. Pas l´Afrique en tout cas, qu´on se le dise. Les africains doivent savoir que c´est depuis longtemps que nous soutenons et finançons ce système qui nous étouffe: jadis sous la violence avec l´esclavage pendant 400 ans, puis vint 100 ans de colonisation, et aujourd´hui, par les fallacieuses garanties monétaires, par l´achat forcé des excédents de production occidental et par un endettement obligé des plus infamant, nous soutenons les bourreaux de nos femmes,  de nos enfants et de notre avenir. 30 ans a attendu la France réveillée par les troubles de la banlieue en colère pour se rendre compte que ce pays de liberté, égalité, fraternité avait exclus sans le moindre remord ses propres enfants de l´exercice et de l´entretien de leur réalisation, parce qu´ils venaient de banlieues françaises. Aujourd´hui encore les jeunes se révoltent contre le CPE qui leur refusera pendant 2ans tous les droits sociaux reconnus du Droit du Travail pour les jeter en pâture au patronage du kleenex, du prêt à licencier sans autre considération que le bon vouloir du patron. Ajoutez à ce tableau l´endettement galopant de la France: 1065 milliards € qui occasionnent 47 milliards d´intérêts négatifs par an; maintenant, je vous demande: comment monsieur Sarkozy veut payer les promesses qu´il fait généreusement dans les territoires outre mer; s´il ne sait même pas rendre, pendant 30 ans, justice à ceux qui se mouraient devant ses yeux à Paris, en Métropole ? Il n´y a qu´un noir idiot pour se laisser baiser encore une fois; sommes-nous aveugle à ce point? Ou est-ce de l´idiotie congénitale ? Les africains, en tout cas, ont bien compris. Et ceux qui doutent encore feraient mieux d´aller relire l´histoire ; ils en apprendront bien de choses sur ce peuple français qui fit l´esclavage, imposa le code noir de 1685 aux esclaves noirs, massacra à loisir pendant la colonisation et entretien aujourd´hui la honteuse et criminelle francafrique pour soudoyer les élites africaines, fomenter des troubles militaires et des rébellions pour revenir plus tard en pyromane reconverti éteindre le feu soit disant à titre humanitaire. Maintenant, dites-moi; cette France qui se comporte de la sorte, peut-elle être sincère, démocratique, respectueuse de la liberté africaine, de sa souveraineté et de son indépendance ? Pourquoi l´homme noir doit-il toujours accepter d´être pillé, volé, violenté, escroqué ; oui, pourquoi ? Sommes-nous une race maudite? Vouée à être humiliée, fouettée, vendue ou comme aux Etats-Unis à soutenir joyeusement le bas du paillasson social pendant que la race blanche faisait politique et parlait de liberté et de démocratie qu´ils ne concevaient que dans leurs intérêts et leurs privilèges? C´est comme cela qu´il faut juger Sarkozy, qu´il faut juger Bush, qu´il faut juger tous les occidentaux. Car l´histoire nous a appris que c´est une race d´incorrigibles bandits et voyous au respect des droits et de l´intégrité de la race noire. Et qu´ils sont sur ce point incorrigibles. Un homme averti en vaut deux.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

Posté par Musengeshi Kat à 18:17 - Echange d´opinion - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Fleur de femme noire

Bebo l´intruse

Discrètement, Bebo s´immisça dans la chambre de Weja ; elle le trouva lisant un mensuel au lit. Celui-ci se releva quelque peu, et émit un léger geste d´embarras.

-          Oui, ce n´est que moi… le devança la jeune fille.

Tous les deux semblèrent indécis, pris au dépourvu ; tandis que la jeune fille, les bras balançant ne savait que dire, le jeune homme, lui, ne savait pas s´il devait se lever ou rester au lit. Au bout d´un moment, Weja ouvrit la couverture à ses côtés et dit :

-          Allons, bon, viens au lit.

Son visage exprimait un léger sourire moqueur : toute cette situation était à son avis bien collégienne. La jeune fille ne se fit pas prier deux fois : elle se débarrassa rapidement de sa robe de chambre et se jeta joyeusement sur le lit.

Weja ne put s´empêcher de rire :

-          Mon Dieu, cet enthousiasme ; c´est fou !

-          On ne sait jamais, lui répondit Bebo avec effronterie, des fois que tu changerais d´avis…

Tous deux rirent librement de cette réplique. Weja étendit sa main et reposa son mensuel sur sa table de chevet.

-          Surtout n´éteins pas la lumière, supplia la jeune fille.

-          Mon Dieu, encore une enfant qui a peur du noir…ricana Weja.

-          Ce n´est pas cela ; je veux te voir…

-          Oh, mais si ce n´est que cela…

Weja se retourna et fit face à la jeune fille, il lui fit un clin d´œil :

-          Et maintenant, jeune fille… ?

-          Ne te moques pas de moi ; j´aime tes yeux.

-          Ma mère me l´a si souvent dit ; trouve quelque chose d´originel.

La jeune fille sembla chercher, puis se décida :

-          J´aime tes dents…

-          Mon Dieu, on se croirait chez un marchand d´esclave…

-          Attends. J´aime ton sourire…

-          Oh, c´est beaucoup mieux…je vais chercher un miroir …Des fois que tu mentirais…

-          Non ! Je ne mens pas, c´est vrai.

Les deux jeunes gens pouffèrent ensemble de rire. Un silence empoigné s´étendit un court instant entre eux, puis Weja lâcha, embêté :

-          J´aime ta voix, avoua le jeune homme dans un souffle timide.

-          Embêtant, hein ? Demanda Bebo cocasse.

-          Oui, très embêtant, reconnut Weja contrit.

Et de nouveau ils se mirent à rire. Lorsqu´ils se calmèrent, la jeune fille se rapprocha du jeune homme et mit sa main autour de son cou.

-          Oh, mon Dieu, pourvu que je ne me laisse pas aller à la tentation…

-          Allons, moumou, tu dois savoir te retenir quand même ?

Le visage de Weja se détendit complètement sur un large sourire :

-          Ce sacré Kab, il est bien drôle de temps en temps.

-          Mais il t´aime profondément, reconnut la jeune fille.

-          Ah, tiens ; et toi tu le sais ?

-          Une femme le sent, répliqua la jeune fille.

-          Mais toi, tu n´est pas une femme…

-          Mais si. Faut-il que je t´en donne la preuve ?

-          Au secours, non ; je te crois sur parole.

Un court instant passa ; les deux jeunes gens se regardèrent timidement, puis Bebo avoua :

-          Sais-tu que je t´aime… ?

Silence. Weja sembla comme privé de voix. Il se détourna de la jeune fille et répondit :

-          Moi aussi.

Court silence.

-          Et pourquoi t´es-tu retourné ? Je veux seulement voir tes yeux…

Il ne se retourna pas. Bebo se noua à son corps. Il sentit son souffle chaud sur sa nuque et ferma les yeux.

Au bout d´un moment, il éteignit la lumière.

-          Weja… ?

Dans la pénombre de la chambre, cette voix semblait sortir des murs, de partout.

-          Hmm… ?

-          J´ai pensé à cette histoire d´accouchement…je voudrais bien te donner des enfants.

-          Oh, là là ; n´est-ce pas un peu trop tôt d´y penser ? Tu as à peine quitté le biberon…

-          Weja… ? Ne te moque pas de moi. Si c´était ton enfant, m´accompagnerais-tu aussi à l´accouchement ?

-          Ah, non ; je risquerai de tomber en syncope…je n´aime pas souffrir, c´est bien connu ; c´est bon pour les femmes.

-          Quoi, je crois que je rêve !

La jeune fille l´avait brutalement secoué. Il se contenta de dire :

-          Moumou n´aime pas souffrir ; une fois suffit. J´en ai trop vu.

-          Incroyable, maintenant il fait le mou. Pas croyable ! C´est vil et méchant.

-          Allons, bon, calme-toi ; bien sûr que je t´accompagnerai. Mais je ne garantis de rien, ajouta le jeune homme.

-          Tu vas tout de même savoir te retenir cinq minutes…

-          Oh, là là ; on voit que tu es encore une enfant : j´ai cru aussi que cet accouchement allait durer cinq minutes…A la fin, j´y ai passé toute ma journée. Et lorsque cet enfant s´est enfin décidé à venir au monde, je me suis presque évanoui. Tu aurais dû voir le visage méprisant de l´accoucheuse…elle m´a traité de tous les noms.

La jeune fille éclata franchement de rire.

-          Qu´a-t-elle dit ; ça c´est bien drôle ! Ca t´apprendra à assister la femme d´autrui. Allons, qu´a-t-elle dit ?

-          C´est pas pour ton âge…

-          Allons donc ; allez, qu´a-t-elle dit ?

Court silence. On sentait distinctement que Weja ne voulait pas en dire plus. Mais son amie se releva par-dessus son épaule et lui redemanda :

-          Eh, bien qu´a-t-elle dit ?

-          Elle m´a d´abord servi deux gifles pour me réveiller, puis elle a dit avec mépris : c´est toujours la même chose ; ils veulent tous y entrer, mais lorsqu´il s´agit de voir ce qui en sort, ils préfèrent tomber dans les pommes. Enfoirés, qu´elle a crié.

Un bref moment la jeune fille se tut, puis, elle éclata de rire longuement :

-          Mon Dieu, c´est trop drôle ! Ah, j´aurai donné bien de choses pour voir ta tête !

-          Ouais…tu as beau rire ; ce n´était pas marrant.

-          Je n´en doute pas. Oh, mon Dieu ; moumou, quelle histoire ! Et tout ça parce que tu voulais jouer le bon samaritain…

Le silence se rétablit dans la chambre. Au bout d´un long moment, la voix de Bebo retentit de nouveau :

-          Weja… ?

-          Hein, je dors…

-          Je t´aime comme tu es, avoua la jeune fille d´une voix faible.

-          Tant mieux…j´ai sommeil.

-          Weja, m´accompagneras-tu à l´hôpital… ?

-          Si tu veux ; mais pas chez cette matrone d´accoucheuse.

Elle pouffa sourdement de rire, et l´embrassa dans le cou.

Le lendemain, réveillé tôt le matin, Weja, accolé à la large baie vitrée donnant sur le balcon, tentait en vain à surprendre, comme à ses habitude en Afrique, le chant des oiseaux ainsi que tous les bruits, roucoulements et sifflements qui célébraient la naissance de l´aube. Rien. Ou plutôt, à part quelques froufroutements discrets et le sifflement essoufflé d´un brise froide courait la campagne devant lui. De fins flocons interminables de neige balancés par le gré du vent, allaient et venaient dans l´air avant de se poser délicatement sur le sol. Froid, mais féerique, pensa le jeune homme. Au bout d´un long moment, il revint au milieu de sa chambre à coucher et contempla sa visiteuse nocturne endormie : la tête reposée sur son bras, elle dormait tranquillement. Oui, il pouvait maintenant se l´avouer avec certitude qu´il aimait son amie. Certitude en amour ? A dix-neuf ans ? N´est-ce pas un peu tôt pour être sûr de soi…de s´engager sans hésitation ? L´amour, ce n´est pas toujours la porte d´à côté…

Assis au bord du lit, le jeune homme se laissa entraîner dans ses pensées : il aurait aimé ne pas jouer à cache-cache avec les autres, mais il devait reconnaître que Bebo avait raison ; si cette histoire se terminait en fumée sans lendemain, il vaudrait peut-être mieux de ne pas faire trop de tam-tam pour rien. Mais maintenant, c´était autre chose : ce n´était pas seulement l´attrait sexuel, c´était plus que ça ; en plus de la camaraderie et de la complicité d´esprit, il aimait et appréciait la fraîche et plutôt franche compagnie de son amie. En fait, la jeune fille et lui avaient découvert qu´ils avaient tant et tant de choses communes. Cela les avait rapproché étroitement. Agréablement.

Weja se dirigea vers la salle de bain attenante à la chambre, et se doucha ; lorsqu´il ressortit, ameutée par la chute d´eau, Bebo s´était réveillée.

-          Eh bien ; bien dormi ?

-          Oh, hem…merveilleux, dit-elle en s´étirant sur le lit ; je ne savais pas qu´il était si agréable de passer la nuit avec un homme. On remettra ça, hein ?

Weja lui sourit affectueusement ; c´était bien Bebo ; toujours aussi spontanée et positive. Weja, lui ne voyait pas ce qu´il y avait eu de particulier dans cette nuit. Certes, pour la première fois, la jeune fille et lui avaient passé une nuit ensemble. Dans les bras l´un de l´autre ; mais c´était plutôt une nuit de rapprochement mental, une sorte de test de compatibilité. Pour voir si oui ou non, sans aller jusqu´au-delà de l´étreinte sexuelle, ils sauraient garder leur communion. Maintenant, il savait qu´elle et lui se partageaient bien plus qu´une simple curiosité des sens. Et dans le sourire et l´éclat des yeux de la jeune fille, il avait pu lire qu´elle aussi partageait cette opinion. Oui, cette nuit avait eu son charme muet. Au-delà de l´attrait physique qu´il avait eu malgré tout à dominer, il avait pu se réjouir de l´aura silencieuse de sa présence que ses sens, attisés par la sourde chaleur de son corps, avaient absorbé. Oui, c´était une belle nuit ; une nuit de sens et de confidence mutuelle qui leur avait ouvert un large champs précieux de confiance.

La jeune fille disparut dans la salle de bain, et revint rafraîchie, et plein de vie ; en l´embrassant, elle lui souffla :

-          Je ne regrette rien, et toi ?

-          Moi non plus, répondit Weja en riant sincèrement.

-          Dis-moi, Weja ; puis-je te poser une question ?

-          Mais oui, bien sûr…

Elle écarta les mains de son ami, prit place sur ses jambes et noua ses mains autour de son cou. Enjouée, elle demanda soudain :

-          Et cet amour… ?

-          De la pyromanie, avoua Weja.

Bebo éclata franchement de rire, puis lui donna un bruyant baiser sur la joue.

-          Oh, oui ; je t´aime ; c´est de bonne guerre. L´enjeu, hein !

-          Ouais…j´ai passé ma nuit à jouer au pompier…avoua Weja sarcastique.

-          La prochaine fois, faudra faire provision d´eau, mon grand…Bon, tu sais ; cette histoire d´accouchement ne me quitte pas. Peux-tu me dire pourquoi, ou ce qui t´a ramolli les genoux ? 

-          Mon Dieu, pourquoi veux-tu le savoir…je t´ai dit que j´ai assisté à la naissance ; ça ne te suffit pas ?

-          Non. Je veux les détails.

-          C´est du voyeurisme ; c´est pas normal…

Puis voyant que son amie ne lâchait pas prise, il céda :

-          Bon. Si tu veux. As-tu déjà la sensation de te trouver à une frontière cruciale ?

-          …je ne vois pas ce que tu veux dire…

-          Eh, bien, j´ai eu l´impression de me trouver devant une barrière, un seuil crucial d´une incroyable violence : un mélange à la fois pathétique, douloureux, courageux…généreux. Incroyable. J´ai fermé les yeux en m´efforçant de toutes mes forces d´aider la mère à surmonter son mal, pendant qu´au petit être qui se frayait sa voie à la lumière en elle, je voulais l´aider à surmonter la dernière épreuve de l´existence qui m´apparut comme une colline à l´ascension ardue, difficile…

Le jeune homme se tut.

-          Et alors, demanda son amie enflammée et impatiente.

-          Eh, bien lorsque j´ai vu émerger la tête…accompagnée des cris terrifiants de la mère…j´ai eu l´impression que mes jambes ne me portaient plus.

-          Et tu as été réveillé par les gifles de l´accoucheuse…pauvre Weja ; se faire molester à la place d´un autre, ça te va bien… ! Bon allons, viens ; allons jouer dans la neige.

Le jeune homme regarda la jeune fille et sa montre et demanda :

-          Mais dis donc, sais-tu qu´il est à peine sept heures ?

-          Je sais, qu´à cela n´importe ; je veux aller au dehors, à l´air libre. Viens-tu ? 

Au jardin, Weja regarda la jeune fille courir dans la neige et s´y rouler. Un vrai enfant se dit-il. Et la voyant rire et essayer de se saisir des flocons emballés ; il ne s´empêcha de penser : qui peut s´imaginer qu´une telle enfant puisse être capable, un jour, de supporter des douleurs incroyable pour donner naissance à la vie ? Et du coup, cette silhouette agitée sur la neige lui parut invraisemblablement puissante et forte. Il se dirigea vers elle, et pour vaincre sa crainte du froid, il ferma les yeux et s´imagina que le jardin était envahi de multiples rayons de soleil…de ce bon soleil des tropiques. Ah, c´était beaucoup mieux…

Bebo, elle, tout en s´amusant comme un enfant, ne cessa discrètement d´observer et de jauger son ami. Oui, elle en était sûre, elle l´aimait. Cette nuit commune l´en avait convaincue : une mélange instinctif de sens dansant autour d´un agréable attrait l´avait envahie et euphorisée au point qu´elle se sentait tout à coup capable de brasser la vie avec une passion nouvelle, plus forte, sans retenue. La vie. Elle sourdait de toutes les pores de sa peau comme une émanation irrésistible et puissante, comme une prière invincible que ses yeux, ses mains, tout son corps voulait clamer dans un cri infini au monde entier, à plein poumon, à bras-le-corps pour célébrer sa joie et invoquer ses vœux les plus chers…

Et en riant, dans un large élan d´enthousiasme, elle prit la main de Weja et l´obligea à se rouler avec elle sur le moelleux tapis blanc. Folie…toute l´existence n´était autre que folies ! Et plus elles étaient irrésistibles et belles, et plus la vie était…une vraie folie, mais quelle fougue ; quel émerveillement ! 

Extrait des Cercles Vicieux       Musengeshi Katata

munkodinkonko@aol.com    

Extrait des Cercles Vicieux

Posté par Musengeshi Kat à 11:37 - Roman existentiel - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Afrique: combat inégal ou combat immoral ?

De la stratégie pour sortir du marasme

L´enfer gordien africain

Je suis persuadé que beaucoup ne comprennent pas de quoi je parle, pas des faits historiques ; je parle plutôt de l´interprétation de ces faits et de leur incidence sur l´avenir. Mais cela ne m´inquiète nullement, parce que la plupart des gens ne s´intéressent pas à la discussion existentielle sur leur vie ; ils perçoivent la vie ou l´existence par des besoins, des désirs, des moyens, des possibilités leur permettant de se réaliser. Mais analyser le passé, le présent pour déterminer ou influencer ou mieux appréhender le futur, ce n´est pas donné à tout le monde, j´en convient. Et cependant, tous nous y sommes impliqués d´une façon ou d´une autre.

Pour pouvoir s´adonner à cette occupation, il faut non seulement en avoir développé les qualités rationnelles, mais il faut aussi aimer la vérité telle qu´elle est, sinon on ne peut pas, dans ses déductions et ses conclusions, obtenir des résultats fiables : qui dévoilent exactement ou fidèlement ce qui se trame dans les intentions historiques, la portée réelle des actes et des courants temporels et leurs implications sur notre vie, notre avenir.

Si la lecture et l´interprétation des fais historiques comme telle est aisée et accessible à tous, rechercher les liens qui renouent les faits entre eux, mettre à nu la logique dynamique interne des faits intentionnels, et les comparer aux effets réels de leurs résultats escomptés ou secondaires, relayer l´intention à ses buts ou à sa porté et l´incidence ou l´impact de faits intentionnels sur les cercles restreints ou éloignés, ce n´est pas aussi facile qu´on le pense. Du moins, pour beaucoup parce qu´en réalité, sans autre a priori, nous nous laissons tous guider, indiquer le chemin de la vie, dicter ou inculquer notre comportement par la culture, notre milieu social, notre instruction, le contour social de notre pays. Remettre bien de choses en cause, se demander pourquoi ceci et pas cela, qu´en serait-il si ceci ou cela arrivait ou intervenait, dénouer les stratégies intentionnelles ou chercher à trouver les moyens de combattre efficacement des faits, de intentions occultes ou néfastes, il faut définitivement en avoir le goût ou les qualités intellectuelles spéculatives et analytiques, parce que sinon, comme on le voit souvent dans la vie, on bute trop souvent sur des spécimens humains plus bornés et obtus qu´éclairés ou avertis.

Quand on s´atèle au questionnement de l´historicité (ère chrétienne) de l´homme noir, on est surpris par deux choses importantes : Non seulement ce continent a toujours été chambardé par des envahisseurs arabes dès le 7ième siècle, et occidentaux dès le 14ième- 15ième siècle. Et sa stagnation actuelle par rapport à l´occident, par exemple ou à l´Asie, est due notamment parce qu´il lui manque de « personnalité » au sens de s´imposer clairement autour de principes, d´une organisation, d´idéaux réalisant les 47 pays formant son territoire le plus fidèlement et le plus efficacement que possible, en tenant compte non seulement de l´harmonie positive interne, mais aussi des dangers externes qui sont, on peut le voir aujourd´hui, considérables. Si l´Europe n´avait pas souffert de la peste qui lui ravit 50 millions de ses habitants au 13ième siècle, et si elle n´avait pas cultivé des siècles durant l´art de fourbir armes et de guerroyer pour attaquer et s´approprier par la violence de ce qu´il ne lui appartenait pas, nous aurions vraisemblablement une autre visage de rapports internationaux. Et plus ses armes étaient développées, et plus ses conflits furent sanglants, cela va de soi. Et plus s´établissait la logique selon laquelle le mieux armé, celui qui peut imposer ses intentions brutalement, est celui qui a raison. Une logique existentielle primitive, mais effective de fait. Et pour sortir de sa misère et de son manque, ses voiliers l´aidèrent à vaincre les mers et les océans et ainsi entreprendre de résoudre ses problèmes en torturant, en dépossédant et exterminant l´« autre », celui de l´Amérique, des îles du pacifique et d´ailleurs. Lorsque cela ne suffit pas, on se rabattit sur l´Afrique qu´on vida littéralement de ses habitants.

Aujourd´hui il existe une incroyable sournoiserie en occident : celle qui consiste à nier, sous l´effet de la honte, et surtout pour tromper de nouveau son monde, les faits historiques. Surtout ceux relatifs à l´esclavage des noirs, parce qu´il saute aux yeux que ces infamies n´avaient pas seulement le caractère économique, mais aussi le profond caractère racial et méprisant. Cela ne correspond plus à l´idéal et aux allures que l´occident s´est doté ; car s´ils parlaient tous aujourd´hui de liberté, de droits des homme, de civilisation et de culture, ils furent les premiers à fouler, et cela pendant 5 siècles interminables, les vertus et les qualités dont ils pourvoyaient généreusement leur cultures et leur civilisation. Chacun peut se donner la peau qu´il veut ou les qualités qu´il se destine ou se souhaite ; mais vouloir tromper son monde en entretenant, sous sa peau de mouton des buts ignobles et meurtriers comme ceux, par exemple de la francafrique, ou de l´invasion américaine de l´Irak, l´histoire de l´Apartheid, de Guantanamo, d´Abu Ghraib, de la guerre du Vietnam, de l´Holocauste ou des massacre allemands d´hereros et hottentots…on le voit, on a beau vouloir se donner une fausse identité, le casier judiciaire et les tendances, elles , ne trompent pas.

Pour l´Afrique que beaucoup d´africains et d´étrangers ne savent plus situer ou comprendre (mais qui peut comprendre quoi que ce soit dans l´inversion et le faux culturel actuel ? Qui aurait crû que certains pays occidentaux soient à ce point endettés que le système monétaire international menace de s´écrouler sous la planche à billet américaine ? Qui peut s´imaginer que l´occident tout entier a endetté ses générations futures honteusement éviter de développer son système socioéconomique et se trouve ainsi, devant l´adversité montante de la Chine et de l´Inde, aux abois, si pas avec un pied dans la tombe ?) le positionnement réel, sa chance réside dans le fait qu´elle n´est pas trop ancrée dans des structures définitives ; qu´elle peut, avec doigté et détermination, échapper au sort infamant qui attend, par exemple l´occident. Car produire des excédents trop chers et à la longue invendables ou être obligé d´aller produire ailleurs tout en assassinant sa propre industrie à domicile et en envoyant au chômage se propres compatriotes, ceux qui ont accumulé le profit qu´on emploie contre eux ; c´est du pur suicide, et d´un illogisme criminel bon marché. Et croire qu´on peut échapper à la Chine et à l´Inde en les gardant à distance de ses frontières et de ses marchés, cela ne tiendra pas ; ce n´est qu´une solution de désespoir sans issue.

Mais rien ne peut sauver l´Afrique de ses devoirs envers elle-même : l´instruction sévère, libre d´horizon et riche d´objectivité et de créativité. Ce point est tellement important et capital pour l´avenir de ce continent que nous ne le dirons jamais assez haut : instruction, instruction et encore instruction qui rallie la pratique à la théorie tout en cherchant à développer le potentiel le plus créatif et innovateur sur la raison et de matière existentielle. Et surtout, garder ses distances et ses appréhensions envers l´occident aux abois, et même envers la Chine ; car si l´un a pris l´habitude de nous entraîner dans sa débauche, l´autre risque, si nous ne savons pas développer nos propres moyens de développement et notre réalisance, de nous engloutir sous son poids écrasant.

La liberté n´a pas de prix ; les occidentaux s´en rendront bientôt compte lorsqu´il ne leur restera que l´Afrique comme voie de secours agricole. Et ce jour là, ils se mordront le doigt de nous avoir méprisé, humilié, privé de liberté et de réalisation. Ils voudront mentir et tromper comme toujours, mais ce sera trop tard pour se faire passer pour des saints.

Le grand danger, en Afrique actuellement, est le manque d´évaluation réelle de ce que peut être le coût et les efforts de développement. Ils sont immenses, qu´on ne s´y trompe pas ; l´Afrique souffre d´un manque d´infrastructure chronique. Mais au lieu de vouloir se les doter à coup d´aide ou de projets fantômes, il vaudrait mieux s´atteler d´abord à donner à chacun un emploi au fondement du développement ; le reste viendra pas à pas, et bien plus rapidement et sûrement qu´on ne le pense.

Musengeshi Katata

Muntu wa bantu, Bantu wa Muntu 

munkodinkonko@aol.com 

   

            

             

Posté par Musengeshi Kat à 10:42 - Analyse historique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »