08 juin 2006
Pour protéger notre culture et notre avenir
Commentaire du 08.06.06 sur afrikara
Neutraliser les forces du mal, et instaurer un système…
"L’aspect le plus désastreux de la colonisation que vous êtes le plus réfractaire à bannir dans votre esprit c’est la colonisation à l’image de Dieu." Dr. Frances Cress-Welsing
…qui rende justice à nos valeurs, à notre liberté et notre pleine et consciente réalisation: c´est le seul chemin qui nous évitera tous nos déboires actuels et notre désemparement. Cela veut dire que la lutte prioritaire est l´abattement de la francafrique et celle de la domination occidentale unilatérale et dévoyante. Sans cela, en Afrique ou ailleurs, ce système continuera à nous conformer, à étouffer notre culture, nos rêves, nos désirs, nos attentes et ceux de nos femmes et de nos enfants. Croire qu´il existe un compromis couché ou caché qui nous réalise autrement qu´en nous imposant de porter le masque du maître ou de polir ses valeurs en chantant du matin au soir de notre liberté perdue, ou en entretenant un nostalgisme pathétique de notre union ou de l´amour de l´Afrique, c´est manquer de réalisme, d´intelligence ou de motivation. Et faire injure au passé et à notre expérience historique. En Afrique règnent les Kabila, les Campaoré, les Bongos qui eux, tout en fermant les yeux sur le pillage des leurs, ne savent ni sortir de la soumission, ni créer les conditions du progrès. En définitive, ils ont même le toupet de croire ou de prétendre que le progrès, l´industrialisation de l´Afrique sera faite par les occidentaux. Quelle méchante hérésie; si ce n´est pas l´art incapable de rejeter sur les autres ses propres devoirs auxquels on n´arrive pas à répondre efficacement. Triste, mais c´est notre monde. Ne nous faisons donc aucune illusion ; si nous le voulons vraiment, cela ne dépend que de nous pour que les choses changent.
Musengeshi Katata.
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.
Psychogramme désespéré de l´aliéné
Et plus il se débat aveuglément, et plus il s´enfonce dans l´insoluble aberration
Comment sortir du piège infamant de la négation ?
"Quand une personne place en la liberté sa valeur correcte, il n’y a rien au monde qu’il ne va pas faire pour acquérir cette liberté. A chaque fois que tu entends un homme dire qu’il veut la liberté, mais en même temps t´avouer ce qu’il ne va pas faire pour l’avoir, ou ce en quoi il ne croit pas pouvoir s´organiser et se motiver pour l’obtenir ; il ne croit pas à la liberté. Quiconque croit et aime la liberté fera n’importe quoi dans ce monde pour l’acquérir… et la préserver. " Malcolm X
Je te remercie, Viviane pour la franchise de ta lettre qui m´a, si tu veux vraiment le savoir, choquée. Certes, j´ai écris dans les « Cercles Vicieux » un passage relatif à la prostitution, mais pour moi ce symbolisme avait plutôt, au-delà du rôle de Sumita, l´intention d´éclairer un phénomène de perversion sociale qui par le mépris de la valeur exigeante de l´être humain, ravalait la femme ou la féminité à une primitive fonction de boite ou de corps, c´est comme tu veux, à procurer un plaisir primaire ; c´est à dire qui ne débouchait ni sur l´amour, ni ne prenait compte de ce qui se passait en aval ou en amont de cet acte, ravalant la femme à une chosification sans valeur que celle de servir le client. Mais qu´en était-il des autres qualités, des autres valeurs de la femme, étaient-elles reconnues et respectées ou ne jouaient-elle aucun rôle lorsqu´il s´agissait de la femme qui faisait le trottoir ou se livrait à la prostitution ?
Et j´ai alimenté ce rôle de mes propres convictions personnelle en la sauvant et en la rendant à l´instruction, l´amour d´elle-même et le respect de son entourage qui va l´aider à redevenir un être humain à part entière, plutôt que de rester une chosification du désir. C´est ma façon de voir les chose ; elle est peut-être idéalisée, mais c´était pour moi la seule manière de critiquer ce mépris évident de la femme.
Je crois par ailleurs que toute civilisation, toute culture qui se réclame d´un haut niveau de liberté, et surtout de réalisation individuelle, se caractérise par l´absence ou la rareté de ce fléau de la prostitution. Ceux qui voudront me critiquer, à mon avis ne connaisse ni le milieu, ni les exactions et les crudités auxquelles les femmes sont confrontées. Et ce phallocratisme masculin gratuit qui s´exerce sur la femme ne semble que trop bien faire l´affaire des hommes. Pour plus de justice, il nous faudrait aussi une prostitution masculine…pour les femmes ! Mais voilà, notre société phallocrate a difficile à se faire à ce que la femme aie légitiment le droit de s´octroyer ce privilège, quand bien même son mari serait à bout… d´efficience. Elle se donne plutôt faussement le droit d autoriser la prostitution des femmes, ce qui l´arrange bien et flatte sa phallocratie et sa volage libido.
Je ne vais pas m´attarder sur l´analogie symétrique qui existe, selon moi, entre le capitalisme barbare et la prostitution, pour te dire qu´au fait, si quelques fois j´ai lâché des mots ou des remarques à ce sujet, tu ne dois pas t´en formaliser. Je ne suis ni le gardien de la morale sociale, ni un censeur éthique. Mais comme tout être humain de bon sens, et partant de la réalisance, je suis tenu de critiquer l´injustice, le crime, la perversion ou la soumission exercée systématiquement ou volontairement sur les autres. Sur qui que ce soit. Quelques fois les lecteurs non avertis de ma page s´égarent et confondent la critique constructive, d´un quelconque vomissement de bile. Ce qui nous fait atterrir dans le sujet que ta lettre évoquait avec un désarroi que je qualifierai de passionné. Et crois-moi, tu n´est pas la seule à avoir l´impression qu´on tourne en rond ou qu´on est enfermé dans un cercle vicieux qui, quoi qu´on fasse, aggrave les dégâts commis à la liberté, et ce faisant à la conscience d´être. On vit, certes, comme tu le dis bien en traintrain quotidien, sans âme à conquérir ou à chérir ; on se contente plutôt de la satisfaction que nous offre la contrepartie monétaire de notre prestation quelle qu´elle soit. Et tu as raison de dire que tous les autres n´étaient pas meilleurs que toi, que chacun à sa manière se prostituait d´une façon ou d´une autre, et que les seuls qui mentaient et trompaient la réalité et eux-mêmes, c´étaient ceux qui jouaient les sains le jour, criaient ou parlaient de liberté alors qu ils étaient ceux qui veillaient tristement à priver les autres de leurs légitime liberté. Ou encore ces faux aliénés plus opportunistes que réellement idéalistes qu´on rencontrait à l´Unif, mais qui à la fin de leurs études se mettaient à faire exactement ce qu´ils critiquaient pendant leurs études. Ou ces oui, oui, c´est fantastique qu´on rencontrait dans les forums du web qui acclamaient les idées critiques sans trop y croire, pour faire bien. En réalité, ils n´avaient ni compris ce que la liberté impliquait, ni comment il fallait y parvenir. D´autres activistes se mettaient, comme des perroquets à ruminer à longueur de journée des citations de Malcolm X, de martin Luther King et autres pour faire érudit et intellectuel, ou ils les collectionnaient sur leur page internet. Mais cela suffisait-il à changer les choses ? Pas du tout. On s´était seulement trouvé un système, une occupation qui faisait comme ; mais en réalité, le noeud du mal qui nous dévorait, on ne l´avait ni compris, ni entrepris efficacement à le combattre. On retombait plutôt dans le traintrain quotidien de l´aliénation, et celui qui avait gagné, c´était en fait le mal dévorant qui nous transformait en chose de son utilité. En fantôme réconcilié avec le vide. Tout ce que nous avions gagné, c´est l´art de tourner en rond, de ne pas arriver à d´autres buts que ceux prescrits par le maître. Mais avec satisfaction et le sourire de l´arrivé, du parvenu heureux. Si ce n´était pas le mensonge, se tromper soi-même !
Tout le monde Viviane, n´est pas né ingénieur, révolutionnaire, penseur ou photographe. Il faut du tout pour faire un monde, car au plus il est complexe et variable, au mieux est-il capable de répondre aux exigences multiples de ses membres. Interrogé par Henrik Clark ce qu´il devait faire pour servir la cause noire, Malcolm X lui répondit : quoi que tu fasse, fais-le avec amour et perfection, c´est la seule façon d´être libre et de se réaliser souverainement. Et je dois dire qu´il n´avait pas tort. Le grand problème de l´Homme Noir, c´est qu´il n´arrive pas à se soustraire au système occidental dominant ou de s´en débarrasser. Parce que tout ce qu´il fait, pense ou produit enrichit plus ce système qu´il n´enrichit les noirs eux-mêmes. Il s´agit d´une fausse orientation dictatoriale de l´accumulation. Et parce que la norme, les moyens financiers, la technique, les sciences, les technologies militaires : tout est aux mains des occidentaux, ce qui leur permet d´user et d´abuser de leurs actions, de leurs considérations et de leurs rapports envers nous. Changer les choses, c´est inévitablement créer un système qui nous rende justice à nous d´abord, avant de servir à qui que ce soit. Celui qui ne l´a pas compris, n´est rien d´autre qu´un activiste illuminé blindé par quelque chose qui est bien dangereux : l´impulsivité et le manque d´organisation rationnelle.
Je comprends que tu puisses être amère ou déçue, ou même dégoûtée ; ton histoire est bien pénible. Et pourtant, je te demande de ne pas désespérer, de trouver les moyens de t´instruire parallèlement, de lire, de cultiver ton esprit…et l´espoir auquel, j´en suis persuadé, tu ne cesseras de croire fermement. Les plus dangereux des aliénés, ce sont, comme jadis les esclaves satisfaits qui trahirent et s´opposèrent à toute révolte de leurs collègues des champs, ou encore aujourd´hui les petits dictateurs africains de la francafrique qui participent à l´assassinat et à l´étouffement de leurs propres peuples. Car sans œuvrer au changement, à la liberté de leurs peuples, ils se croient arrivés et participent, par cupidité et incapacité au pillage honteux et à l´avilissement de celui-ci, tandis que les maîtres d´oeuvre de la francafrique jouaient le jeu pervers et faux de l´humaniste désintéressé, ou de ceux qui dans leur générosité légendaire, octroyaient aide et assistance à la veuve et à l´orphelin mourrant de faim et de maladie. Et en y regardant de près, on s´aperçoit que cette aide, lorsqu´elle était sincère, était bien liante et destructive de la liberté ; lorsqu´elle n´aboutissait pas à se débarrasser de vaccins périmés et dangereux, de sang infecté du sida ou encore d´excédents qui détruisaient la jeune industrie africaine.
Tu vois, rien n´est facile dans notre monde. Et ce sont souvent les plus criminels et les plus faux qui croient toujours avoir raison. Fais pour le mieux. Avec toute ma sympathie, et n´oublies pas que c´est à toi de prouver que tu vaut plus que ce que tu es actuellement. Mais je me réjouis d´une chose, en toi le bien n´a pas terni, et c´est bien ainsi.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
L´Europe des droits humains bafoués à l´américaine.
Certains pays européens ont activement participé au meurtre des droits humains
Quand l´Amérique de Bush impose l´illégalité
A croire que l´Europe, pour sortir de sa crise de valeurs sociohistoriques, de croissance économique modeste n´arrivant pas à résoudre ses problèmes de dette ou de chômage galopants, aurait choisi de commencer à nettoyer les caves de ses silences et de ses scandales qui, elles regorgeaient de fausseté en tout genre. On avait beau essayer de tromper les petites gens, et tenir couvert des casseroles sous pression, la vérité, comme l´air pur et la liberté, se libéraient toujours des relents lourds de mensonges, de corruptions et de la malhonnêteté.
En France, on en finissait pas d´apprendre des détails des plus surprenants sur l´affaire de la Clearstream impliquant Sarkozy, De Villepin, Jacques Chirac dont on apprenait de son amour passionné et fructueux du japon à ce point que 300.000 fr y reposaient dans une discrète banque nipponne, ainsi qu´un bel enfant aux yeux bridés. A la veille des prochaines présidentielles françaises, les coups bas et les révélations semblaient concourir à qui serait plus salissant, et partant porteur de possible victoire…qui sait ?
L´Allemagne ne restait, elle aussi pas austère en matière d´aigres révélations, surtout si les américains du New York Times y mettaient des leurs. On apprenait ainsi que Gehrard Schröder avait bien autorisé sa BND (service de renseignement allemand) à aiguiller les bombes américaines sur Bagdad. L´ancien chancelier déchu avait choisi l´odeur de l´argent et rejoint son grand ami Putin qui lui remit un poste important au sein de la Gasprom, la puissante société étatique de gaz russe. Cela n´a pas été sans soulever des protestations de la part d´envieux, mais aussi de parlementaires qui posaient des doutes légitimes d´éthique et de compatibilité politique. Mais quand on sait que la politique n´est pas un métier pour enfants de cœur ou vierges effarouchée…Même Konrad Adenauer, le premier chancelier allemand de l´après guerre, dans de nouvelles révélation du « Welt » avait signé avec les russes communistes à l´époque la tolérance de l´appartenance de l´Allemagne de l´Est au pacte de Varsovie, en échange d´un retour tapageur et orchestré des prisonniers de guerres allemands détenus en Union Soviétique. Ce qui avait propulsé sa réélection. Et parce que les morts ne savaient ni se défendre ni mentir à nouveau, une université californienne accusait Adenauer d´avoir à dessein ignoré le refuge de Rudolf Eichmann, le plus grand criminel nazi, pour protéger tous les nazis qui abondaient dans son cabinet au cas où celui-ci se mettrait à causer. On estima à l´époque à 80% les nazis médecins, officiers et fonctionnaires qui se retrouvèrent repris dans les rangs du pouvoir, surtout au ministère des affaires étrangère ! Mais sur ce point, les américains valaient leurs amis allemands : ils avaient eux aussi, par la CIA protégé Eichmann. Par ailleurs, connaissant leurs passés criminels, et parce qu´ils étaient précieux et très utiles par leurs connaissances et leurs qualifications, les USA aidèrent près de 10.000 physiciens, chimistes, biologistes, ingénieurs et techniciens à trouver refuge légalement sur le territoire américain, ce qui les épargna de sévère peines militaires, sinon la mort. Le passé européen est bien instructif quand on le connaît. Qui s´étonnerait aujourd´hui encore d´une effervescence du nazisme et du racisme en Europe si celui-ci a été sournoisement protégé, plutôt qu´énergiquement combattu ?
Avec la publication du rapport du Conseil de l'Europe sur les vols secrets de la CIA sur l´espace aérien européen dans sa fameuse chasse aux terroristes, ainsi que des révélations de l´affaire Khaled El Masri qui prouve justement que les conclusions du rapport Dick Marty sont vrais. Dans le Nouvel observateur on peut lire à ce sujet : et si la Suède et la Bosnie ont déjà reconnu un certain degré d'implication, les autorités roumaines et polonaises ont réfuté les accusations du texte. "C'est de la calomnie qui n'est basée sur aucun fait", a estimé le Premier ministre polonais Kazimierz Marcinkiewicz.
"Il n'y a pas de preuve qu'il y ait eu de tels centres de détention en Roumanie", a déclaré de son côté, Romeo Raicu, président d'une commission parlementaire roumaine sur les services secrets. En Grande-Bretagne, le Premier ministre Tony Blair a affirmé que le rapport ne contenait "absolument rien de nouveau".
Les Etats-Unis ont également rejeté les conclusions de M. Marty évoquant un "réchauffé" ne contenant "aucun fait nouveau convaincant". "Nous sommes déçus par la tonalité et le contenu (du rapport)", a précisé Sean McCormack, porte-parole du département d'Etat.
Pour son enquête, Dick Marty s'est appuyé sur des carnets de vol transmis par Eurocontrol (Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne), des témoignages de personnes affirmant avoir été enlevées par la CIA et des enquêtes judiciaires et parlementaires menées dans plusieurs pays. Selon lui, des pays européens ont laissé les services secrets américains enlever des personnes résidant sur leur sol, et d'autres les ont autorisés à utiliser leur espace aérien ou ont simplement fermé les yeux sur leurs activités douteuses sur leur territoire. "Les gouvernements européens ont simplement décidé qu'ils ne voulaient pas voir", a déclaré Dick Marty à la presse. Les pays les pays incriminés -Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Suède, Bosnie, Macédoine, Turquie, Espagne, Chypre, Irlande, Grèce, Portugal, Roumanie et Pologne- se sont rendus complices de "transferts illégaux" de personnes soupçonnées de terrorisme par la CIA.
Il suffit pourtant d´avoir lu les presses allemandes et américaines, les conclusion de la commission parlementaire suisse sur ces vols, et faire des rapprochement avec l´affaire Masri pour arriver à la conclusion que ces Etats qui protestaient jouaient au jeu bien connu du faux mensonge de convenance, car tout était cousu de fil blanc. Les journalistes qui se laissaient abuser par de telles déclarations gratuites se laissaient mener par le bout du nez. Et si un jour apparaissait des articles ou des documents alimentant ces faits et qui seraient alors déclarés de révélations sensationnelles pour parfaire des ventes en décline, ce ne serait que se moquer des lecteurs, parce que la vérité, depuis longtemps, pendant au nez de tous.
L´affaire Masri dont nous avions déjà parlé révèle que cet allemand d´origine libanaise a été enlevé en voyage en Macédoine le 31 décembre 2003 par la CIA et bourré de soporifiques avant d´être envolé en Afghanistan où il fut battu, torturé, détenu isolé et privé de tous ses droits durant 5 mois ! Il fut relâché en mai 2004 en Albanie. Depuis lors, l´homme père de cinq enfants est brisé, et souffre psychiquement. Il a intenté à la CIA un procès que le juge d´Alexandrie, à Washington a rejeté, et c´est là que l´histoire devient intéressante, dans l´argumentation : « Ce procès risquait de mettre à jour des secrets d´Etat qu´il y avait lieu de préserver. Le tribunal allait cependant vérifier les dires de Mr Masri, et si tel était qu´il avait raison, il recevrait sa réparation. » Une façon comme une autre de museler la démocratie américaine tant vantée sur tous les toits du monde. Depuis quand un juge se refusait-il à rendre justice à un citoyen écrasé par un appareil étatique agissant volontairement hors droit ? Curieuse démocratie. On se demande si ce même juge aurait levé la main pour empêcher Bush de fouler, avec l´invasion irakienne, le droit international commun qui, logiquement passait avant le droit individuel américain. Mais on sait qu´en Amérique, les champions de la liberté et de la démocratie assassinaient d´abord, massacraient d´abord ou bombardaient d´autorité avant de faire un usage plutôt restrictif de leur fameuse « démocratie ».
Lors de son dernier séjour en Allemagne, cobra Condoleeza Rice a dû répondre aux questions embarrassantes de la chancelière Angela Merkel acculée par une opposition de libéraux et de communistes allemands échauffés et scandalisés. Et à cette époque, elle s´excusa pour ce cas de confusion nominale : en effet El Masri avait été pris pour un autre. Catégorie erreur et omission dans la rage du terrorisme. On cherchait maintenant visiblement à cacher les réparations à cette victime qui seraient de facto une reconnaissance de faute. Tous mentaient et tous se cachaient en Europe d´avoir, comme dans la fièvre de l´invasion d´Irak, suivi les pas illégaux d´américains plutôt méprisant des droits humains élémentaires dont l´Europe était fière depuis la deuxième guerre mondiale. Ce genre de cochonnerie, on les faisait plutôt en Afrique ou ailleurs, mais sur le territoire européen…!
Encore une fois, le texan Bush était surpris à entraîner les pays faibles d´esprit du droit ou nécessiteux comme la Pologne et la Roumanie d´investissements américains qu´ils couchaient comme de vulgaires prostituées sans morale et sans éthique. Un curieux phénomène qui donnait une autre variante de la corruption : celle de participer au meurtre gratuit du droit. On les entendra encore venir chanter les louanges de leur démocratie, de la liberté et du respect du droit aux Etats-Unis. A en pleurer de rire. Ca irrite et déçoit profondément, ces mensonges qu´on clame à longueur de journée à des gens éveillés et bien pensant pour leur suggérer de dormir et de croire en des vertus qui n´étaient rien d´autres que de la pure mystification. Le moins qu´on puisse dire, c´est que la crise économique qui frappe le monde entier a bien dérangé les mœurs politiques et sociales en occident ; et c´est d´autant surprenant que ce sont ces occidentaux qui s´empressaient, en armes, en uniformes et en soutanes, à vouloir apprendre la vertu aux africains. Curieux, curieux. Et s´ils commençaient d´abord à faire la propreté chez eux ? Une bonne morale, une bonne éthique, on les éprouve d´abord chez soi , ou alors on joue le faux prétentieux. Mais il suffit de voir ce que fait la francafrique pour ne plus s´étonner de quoi que ce soit. Eh oui, la civilisation est un bien dur métier.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
munkodinkonko@aol.com