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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

23 juin 2006

Un spot sur la condition des noirs aux USA

Extrait d´un journal canadien de la Nation of Islam de 2003

Black facts 

-Look up the Slavery Law of 1665 (which stayed in effect until 1968) and the Maryland Doctrine of Exclusion (1638):  both laws state that blacks must be excluded from the benefits afforded whites and that blacks must remain non-competitive with whites, except in sports and entertainment

-Two white men:  Bill Gates and Larry Elision, combined have more wealth that the combined wealth of all 36 blacks in America.  Civil Rights did not change the economic landscape or the balance of power in America -Asians received 80% of all government contracts set aside for minorities

-There are no black owned national cables or major network television stations.  The black woman, who owns our only black owned radio stations, plans to sell to white owners after hearing the deal Bob Johnson received for selling BET. (Cathy Hughes is from OMAHA !)

-There are no black owned companies on the Wall Street Stock Exchange where Whites own the majority or controlling interest of the stock

-96% of all black inmates are men.  Over the next two years 400 000 black inmates will be released from prison.  The State has no place to put them as they re-enter society.  Halfway house business!

-In 1860, 98% of all Blacks in America worked for White people.  2002, 98% of all Blacks in America still work for white people

-In 1860, blacks in America had a combined net worth of half of one percentage point.  Guess what in 2002, after Civil Rights, Jesse Jackson, Oprah, Shaq, NAACP, and Urban League, our combined net worth is half a percentage point

-67% of all hate crimes in America are against blacks.  After we get through being pleased that we have carpet in our office, a secretary, our name on the door and make six figures, we do not own anything.  What will happen if you miss six months of work without pay?  All we have left our children is debt, not an inheritance.  You cannot pass welfare or food stamps on to your kids as a nest egg!

We are not even in the race.  By the way, the word "race" hit the English language in the 16th century when Europeans held a contest to see who would win the race to gather the most wealth through exploitation of blacks.

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu 

Posté par Musengeshi Kat à 22:12 - Analyse historique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sur le manque d´humanité dont souffre l´Afrique

Commentaire du 23.06.06 sur afrikara

Objectivité et réalisme de l´africain

Sur l´article d´ afrikara ainsi que les commentaires voir http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1230 

J´en reviens à cet article parce qu´il est très riche en conclusions, les nombreux commentaires intéressants le prouvent; par ailleurs, il touche un domaine existentiel fondamental pour tout être humain. Ceux qui crient à l´action n´ont pas tort, encore faut-il savoir exactement de quoi il s´agit et par où commencer. Mon expérience personnelle me fait croire que la plupart du temps, ce sont ceux qui n´ont qu´impulsivement saisi le problème avec lequel nous sommes confrontés qui crient aussitôt à l´action, or l´action, pour être efficace et de longue haleine, doit être réfléchi, organisé, et il doit être à mesure de critiquer et d´évaluer objectivement des résultats, des acquis, et des corrections nécessaires à l´obtention de bons résultats. Autant que nous devons, au préalable avoir une idée du résultat que nous voulons obtenir ! Et de sa signification pour l´individu, pour la société, et même pour nos rapports avec le monde extérieur. Combien d´africain connaissent et appliquent cette procédure ? Crier au racisme, à l´exploitation, réveiller l´esclavage ou l´histoire passée des pharaons ne doit pas nous faire oublier que nous avons affaire au présent et que celui-ci détermine le futur, et cette causalité exige de nous de réparer nos manquements historiques passés et à nous armer intellectuellement pour l´avenir. Il nous demande aussi de nous départir de la francafrique, par exemple ou de la domination culturelle, financière et économique occidentale qui ruine nos finances et étouffe notre culture, c´est à dire le travail et la réalisation en Afrique. Tout cela est bien plus réfléchi qu´on ne le pense, et nécessite, au 21e siècle beaucoup plus d´intelligence et de vision objective des choses, des facteurs et des idées. Combien de noirs ou d´africains savent-ils qu´ils en sont doués? Uniquement pour répondre au commentant qui parlait primitivement de Moïse. Les temps des Moïse est dépassé; nous vivons à l´heure électronique, celui des communications intercontinentales, de l´auto, de l´atome ! Et dans ce contexte où la connaissance double tous les 5 ans, où tout est devenu rapide et empressé, nous devons nous réaliser et protéger et promouvoir l´avenir et la réalisation des nôtres. Personne ne voit les difficultés et les exigences accrues, quand on sait que l´Afrique est le continent le plus analphabète, le moins industrialisé, le plus pauvre de la terre alors que ses richesses autant humaines que naturelles ou minérales disent exactement le contraire ? Si personne n´a réellement compris ce que signifie cette disparité, c´est la preuve que nous sommes bien loin d´avoir compris quoi que ce soit.

Musengeshi Katata.

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.

munkodinkonko@aol.com 

Addendum:

Lorsqu´on observe et on analyse la situation sociale, économique et financière de l´Afrique actuellement, on est surpris par le manque, la précarité, mais aussi l´oisiveté indigente qui règne sur ce continent. Des millions d´êtres humains erraient désoeuvrés, sans instruction, sans profession et sans occupation. Et on se demande : si la réalisation ou le développement signifiait qu´on se mettait au travail, qu´on s´organisait pour produire les conditions et les moyens conduisant à l´assouvissement des désirs, des attentes et des moyens de réalisation ; que pouvait signifier cette frustrante passivité ? Les sociétés africaines (et il s´agit ici de leurs élites) avaient-elles compris les nécessités et la portée de l´économie nationale face à ses obligations envers le développement, l´avenir ? J´en doute sincèrement. Et j´ai bien peur que sortis du joug et de la dépendance occidentale active par l´indépendance, ces pays et leurs élites ne voulaient pas ou ne savaient pas se motiver positivement et s´engager fermement vers une historicité qui rende justice à leurs réalisation existentielle. Et pourtant, ils en ont grandement besoin. Comment cela s´explique-t-il ? Ignorance ? Incapacité comme le disait si bien Georges Bush à son retour d´Afrique sur CNN : « L´Afrique est gouvernée par des incapables » ?

Ne soyons ni aveugles ni bornés : la réalité africaine choque par son injurieux manquement. Et les faux intellectuels, les soit disant modérés ou les essayistes en critiques et analyses bâclées ou tronquées qui abondaient dans le journalisme bon marché que sur Internet  qui passaient à côté de la vérité sans la voir parce qu´ils souffraient eux-mêmes d´insuffisances intellectuelles criantes, ne sauraient longtemps nous faire avaler leur médiocrité et leurs manques évidents d´objectivité.

Il serait temps d´appeler chat un chat, de définir les maux, les défauts et les erreurs comme ils sont et ce qu´ils sont. Oui, rendre justice à des peuples éconduits par des facteurs virulents en leur désignant leurs ennemis, et leurs devoirs et obligations sans tourner en rond, mentir ou jouer le sous fifre. Ce n´est qu´ainsi que l´espoir gagnera en chances réelles de développement. Et cette victoire n´est pas seulement celle du peuple, de l´élite ; elle enrichira aussi l´humanité et la culture universelle, autant que la fierté intellectuelle tout court en ennoblissant notre conception de la civilisation. J´en suis convaincu.

Musengeshi Katata

            

Posté par Musengeshi Kat à 21:17 - critique et objectivité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pétition des congolais contre Louis Michel

Les rapports entre les congolais et le commissaire européen Louis Michel s´enveniment.

Pétition des Congolais du pays, de la Diaspora et des Amis des Congolais contre Mr. Louis MICHEL 

La prestation de Louis Michel sur la chaîne privée belge RTL-TVI commence à faire couler de l'encre. Invité le dimanche 18 juin 2006 dans l'émission de Mr Pascal Vrebos, Mr Louis Michel a annoncé qu'il a porté plainte contre le représentant de l'UDPS au Benelux  Il a déclaré que Kabila représentait l'espoir de paix pour le Congo. Il a distribué des bons et des mauvais point aux politiciens congolais...

Comme on pouvait s'y attendre, les réactions du public n'ont pas tardé. Et une pétition va circuler pour inviter tous les congolais qui ont encore une dignité à demander à cet individu des comptes...

PETITION

Concerne : l'ingérence ostentatoire et inacceptable de Monsieur Louis MICHEL dans le processus de transition politique en cours en République Démocratique du Congo

Par la présente, les communautés congolaise de Belgique et belge d'origine congolaise remercient l'Union européenne ainsi que le gouvernement belge pour leur soutien et leur implication dans le processus de transition politique en cours en République Démocratique du Congo. Toutefois, elles tiennent à exprimer leur indignation suite aux propos tenus par le Commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire, Monsieur Louis MICHEL, ce dimanche 18 juin 2006 sur le plateau de la chaîne de télévision belge francophone « RTL-TVI » qui sont de nature à porter atteinte non seulement à la crédibilité de l'Union européenne et du gouvernement belge mais peuvent également compromettre irrémédiablement tout dialogue politique en République Démocratique du Congo.

En effet, à l'approche des futures échéances électorales nous considérons qu'il n'appartient pas à Monsieur Louis MICHEL de distribuer des points aux acteurs politiques congolais.

A moins d'être masochistes les Congolais ne porteront pas à la magistrature suprême ceux qui sont responsables de tous leurs malheurs et qui sont arrivés au pouvoir par les armes avec l'aide des pays qui ont agressé la République Démocratique du Congo. En ce sens, les propos de Monsieur Louis MICHEL qualifiant Monsieur Joseph KABILA d'« espoir » sont une insulte à la mémoire des quatre millions de Congolais morts des suites directe ou indirecte de la guerre civile ayant opposé dune part, les KABILA et d´autre part, leurs anciens alliés rwandais et ougandais ainsi que les mouvements rebelles fantoches créés par ces derniers.

En janvier 2002, la Belgique a présenté ses « excuses » et ses « profonds et sincères regrets » au peuple congolais pour ses « manquements graves » lors des circonstances qui ont conduit à la mort, en janvier 1961, de Monsieur Patrice LUMUMBA. Nous sommes donc attristés de constater que Monsieur Louis MICHEL est retombé dans les travers du passé. En effet, l´ingérence du Commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire sous le prétexte que l'Union européenne est le principal bailleur de fonds du processus électoral en cours en République Démocratique du Congo participe d'un paternalisme et d'une idéologie coloniale totalement anachroniques au 21ième siècle.

« Devoirs des autochtones : - ces autochtones ont des devoirs : devoirs de reconnaissance et de gratitude. Respect, docilité, collaboration loyale et sincère sont les grandes vertus que doit inculquer à ses frères noirs tout colonial épris d'idéal. Que les populations voient, qu'elles sentent, qu'elles comprennent et apprécient la dette immense qu'elles ont envers les métropoles. Qu'elles se rendent compte d'une façon évidente que cette dette doit s'amortir, du moins partiellement, par une juste considération et une rétribution dans les domaines économique et politique.» Père J. ROUSSEL, traité de Déontologie coloniale, 1956, p.141

Nous aurions souhaité que le Commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire évoque la crise humanitaire qui persiste en République Démocratique du Congo ou encore la situation des droits de l'Homme dans ce pays.

A ce propos, nous prions l'Union européenne et le gouvernement belge ainsi que l'ensemble de la communauté internationale d'user de leur influence afin d'appuyer la tenue de négociations politiques devant entre autres conduire :

1. à la dissolution et l'intégration de la garde prétorienne du Président Joseph KABILA au sein des FARDC;

2. à la mise sous le contrôle de l'état-major des FARDC de tous les services de renseignements;

3. à la formation et la prise en charge financière par le PNUD des magistrats de la Cour Suprême de Justice de la République Démocratique du Congo qui seront chargés de trancher le contentieux électoral.

4. à l'intégration de tous les exclus du processus électoral, nous citons l'UDPS, la diaspora congolaise et tous les Congolais ayant atteint l'âge de la majorité entre la fermeture des bureaux d'enrôlement et le jour du scrutin.

Enfin, les communautés congolaise de Belgique et belge d'origine congolaise demandent à l'Union européenne et au gouvernement belge de veiller à ce que :

1. Monsieur Louis MICHEL respecte la dignité du peuple congolais et ne bafoue plus son droit à prendre librement sa destinée en main;

2. Monsieur Louis MICHEL s'astreigne à observer un devoir de réserve et fasse preuve d'une stricte neutralité par rapport aux futures échéances électorales;

3. Monsieur Louis MICHEL s'en tienne strictement à la sphère de ses compétences et ne fasse plus ainsi de l'ombre ni à l'envoyé spécial de l'U.E. pour la Région des Grands Lacs Monsieur Aldo AJELLO ni à l'actuel ministre belge des Affaires étrangères Monsieur Karel DE GUCHT.

NB: Lisez la pétition, imprimez la, notez vos coordonnées et signer la. Ensuite scannez et renvoyez la à l'adresse

       e-mail : culturek@gmail.com   ou au numéro de fax:  0032.2.426.61.69

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

Posté par Musengeshi Kat à 18:44 - Révélations - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les escrocs avérés des richesses congolaises

Des cellules mafieuses autour de Joseph Kabila, toujours plus laborieuses que jamais

Haro aux traîtres qui nous pillent

14 juin 2006 - Une affaire d'uranium vient de confirmer la politique de prédation du gouvernement Kabila. En effet, la compagnie African Mining and Exploration Company (CAMEC) et son partenaire, Billy Rautenbach, le fameux zimbabwéen qui avait dirigé la Gécamines du temps de Laurent Désiré Kabila, et aujourd'hui recherché en Afrique du Sud pour crimes économiques, ont voulu mettre main basse sur Shinkolobwe. L'affaire a été traitée avec le clan Kabila. Mais au lieu de saisir le Ministre des Mines, les pprdistes de la Gécamines ont écrit directement au chef de leur clan maffioso, Joseph Kabila, pour solliciter son accord de finaliser le partenariat sur les gisements radioactifs avec la CAMEC. Ce en contournant le Comité de Gestion de la Gécamines, comme pour montrer que la présence de la société française Sofreco ne sert à rien. Les deux pprdistes qui ont signé la lettre au Président Kabila, sont Mukasa Kalembwe (Directeur général adjoint, oncle à Augustin Katumba Mwanke, l'ambassadeur itinérant de Kabila) qui aurait signé à la place de Paul Fortin, le Directeur général, et de Mwema Mutamba (directeur technique) qui l'a assisté en signant comme Mukasa Kalembwe. 

De sources proches du gouvernement, le ministre des Mines, M. Ingele Ifoto aurait réagi, en exigeant des responsables de la Gécamines la fameuse autorisation qu'ils prétendaient avoir déjà obtenu du cabinet du chef de l'Etat. Il s'est avéré que les deux responsables de la Gécamines voulaient simplement user d'un trafic d'influence pour faire conclure la transaction avec Camec. Furieux, le ministre Ingele Ifoto aurait, dans une lettre datée du mois de mai 2006, rappelé à l'ordre les deux responsables de la Gécamines. Tout en rappelant aux auteurs de cette tricherie que l'autorité compétente en matière minière reste le ministère des Mines, Ingele Ifoto a, à en croire ces mêmes sources, enjoint les responsables de la Gécamines de n'amorcer aucune démarche ni des pourparlers avec un investisseur quelconque pour l'exploitation de la mine d'uranium de Shinkolobwe.

Mais, le scandale de l'uranium de Shinkolobwe, n'est qu'un dossier découvert. Combien sont de dossier qui ne sont pas encore découverts ou ne le seront jamais? Plus des dénonciations s'accumulent, plus la maffia du clan Kabila multiplie ses actions, de plus en plus publiques et en toute impunité. Tout le monde a été témoin du cas du pasteur Mulunda qui est guide spirituel du Chef de l'Etat et qui a pris une mesure d'intimidation et d'expulsion de la représentante de la MONUC au Katanga, pendant le séjour au Katanga du chef de l'Etat. Le président n'a ni désapprouvé, ni désavoué. Bien au contraire, il a entamé sa campagne électorale, avant la lettre, avec, publiquement, à ses côtés le fameux pasteur. On a eu tort de penser que la bonne gouvernance serait garantie par la présidence collégiale. La collégialité n'a pas produit de saints; et cela a même été prouvé mathématiquement par la formule 1+4=0. Zéro saint, bien entendu. Beaucoup de choses se passent à l'ombre du président Kabila, que beaucoup d'observateurs considèrent d'ailleurs comme étant le véritable chef de bande de la maffia. Ceux qui avaient encore des doutes ont été édifiés par le rapport de trois Ong européennes, à savoir, Niza, Fatal Transactions et Ipis, intitulé « L'Etat contre le peuple : la gouvernance, l'exploitation minière et le régime transitoire en République Démocratique du Congo » qui avait mis en évidence la mafia politico-financière du système Kabila (voir http://www.congolite.com/polsoc154.htm). L'affaire est grave car, ce sont les richesses de la Nation qui sont bradées. Sous d'autres cieux de tels abus relèvent du crime de haute trahison qui pouvait résulter en la déchéance des membres de l'espace présidentiel. Ou bien, s'ils avaient un sens de l'honneur et de la dignité, ils auraient démissionnes de leurs propres chef.

Actuellement, la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCC) a reçu des injonctions pour vendre à des Chinois le tronçon de chemin de fer Lubumbashi à Sakania (environ 350 KM) à la frontière zambienne. La répartition du captal devrait être de 85 % pour les chinois et de 15 % pour la SNCC. A deux semaines du lancement officiel de la campagne électorale, la question du financement illicite des partis et des trésors accumulés par détournement des biens et des deniers publics n'a pas été débattue. Les scandales financiers auront ainsi conduit la Transition jusqu'aux portes de la Troisième République. Mais quels que soient les gagnants, les caisses seront vides, l'argent se trouvant logé dans les poches des prédateurs. L'aide financière attendue de la Communauté Internationale, encore qu'elle affaiblira la souveraineté, ne sera pas du tout à la hauteur des besoins et des attentes. Bien au contraire, il est possible que la focalisation sur les élections congolaises considère que tous les problèmes auront été résolus en donnant la parole au peuple, et ce sont d' autres urgences et d' autres pays qui attireraient les fonds internationaux.

On a toutes les raisons de s'inquiéter de l’existence et de la survie de réseaux maffieux qui on été tissés. Il est bon de rappeler, ici, quelques noyautages par Kabila et ses sbires du commerce et de l'argent des mines. M. Tuma Waku est maintenant devenu Pdg de Copper Project Sprl à Kolwezi, une joint-venture entre Gécamines et GEC Ltd (Dan Gertler International/Beny Steinmetz Global Resources). Il avait été le ministre des mines qui avait arrangé l'installation de Dan Gertler dans le business du diamant (EMAXOM/MIBA) avant de se retrouver dans le business du cuivre/Cobalt pour le compte de ce même Gertler. Jean Louis Nkulu, un homme de Forrest et de Kabila avait remplacé Tuma Waku au ministère des mines avec pour mission de matérialiser le contrat de Kamoto-Luilu KFL en annulant le projet ISCOR juste avant l'installation du gouvernement de transition. Il est aujourd'hui le représentant de Forrest à Kinshasa sous la casquette STL/GTL. Si on voit bien, ce sont les mêmes autorités qui participent aux décisions de l'Etat et qui se retrouvent dans les entreprises privées qui en ont bénéficié.

On connaît également les cas de Katumba Mwanke et ses implications dans Anvil Mining et les exploitations minières zimbabwéennes. C'est grâce à ces relations d'affaires que la Camec vient d'essayer d'obtenir l'exploitation du gisement d'uranium de Shinkolobwe. Quand on parle de Camec on voit directement le criminel économique de renom Billy Rautenbach. Avec Joseph Kabila, CAMEC et Rautenbach exploitent des mines de la Gécamines dans la Boss Mining (avec 20 % à la Gécamines), suite à des cadeaux, sans aucun doute rémunérateurs, des mêmes hommes de mains du Président. Ces cellules maffieuses autour du président sont restées actives au sein du nouveau Comité de Gestion de la Gécamines, en dépit de la nomination du canadien Paul Fortin et de ses collègues de la française Sofreco, chargée par la Banque Mondiale de restructurer la société. Ces nouveaux dirigeants étrangers sont de grands enfants et de grands naïfs, car ils n'ont aucune connaissance du Congo et des prédateurs congolais qui les piègent régulièrement. Le Pprd a veillé à noyauter le Comité de Gestion et le Conseil d'Administration avec ses militants que ce parti a identifiés publiquement comme ses membres. La Gécamines est gérée comme si c'était un bien privé de Kabila et de son parti.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

Posté par Musengeshi Kat à 00:19 - Révélations - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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