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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

17 août 2006

Georges Bush: de nouveau raccourci par une juge

Des écoutes téléphoniques outrepassant la légalité

Le mépris frondeur des droits constitutionnels américains ?

"You can fool all the people for some time, and you can fool some people for all time, but you cannot fool all the people for all time." Abraham Lincoln

Décidément, pour quelqu´un qui se réclame de la démocratie et de la liberté et aime les porter aux oreilles des autres au besoin à grand coup de tomahawk et de bombardements intempestifs, le président Georges Bush collectionne les rabrouements judiciaires. Un tempérament d´artiste jonglant sans filet ou tout simplement l´artisanat d´un faux démocrate volontariste et borné ? On se le demande, car tout porte à croire que sous l´attentat du 9/11, ce texan en a profité pour jouer à loisir au rodéo avec la constitution américaine et ses libertés en les mettant à disposition pour une chasse aux sorcières où tous les coups étaient bons, même s´ils contredisaient aux dispositions constitutionnelles. Nul n´a oublié qu´une diplomate fut, parce que le mari avait osé critiquer le gouvernement, dévoilée de ses activités d´espionnage par un membre éminent du staff gouvernemental. L´affaire était encore en cours, la loi américaine interdisant tout dévoilement de tels secrets d´ Etat. Par ailleurs, dans l´affaire des tribunaux très spéciaux instaurés à Guantanamo pour juger hors juridiction, et plutôt sans aucun respect des droits de prévenu ses prévenus indéterminés, la justice américaine mit fin à ce texanisme justicier abusif. En Europe, les gouvernements avaient du mal á faire digérer á leurs défenseurs des droits des hommes les enlèvements gratuits et maffieux à la Al Capone sur les aéroports européens pour des destinations discrètes en Syrie, en Roumanie, en Egypte, au Maroc, en Pologne, en vue de tortures et de violations de droits humains. Incroyable mais vrai : l´Amérique se disait encore démocratique et respectueuse des libertés humaines !

Cette fois, ce sont les écoutes téléphoniques qui furent à l´ordre du jour. Et encore une fois, la gifle ne se fit pas attendre : la juge Anna Diggs, chargée d'une plainte déposée devant le tribunal fédéral de Détroit (Michigan, nord) par plusieurs associations de défense des libertés civiles, a signé un document interdisant la poursuite du programme mis en place par la NSA, considérant que le président américain avait outrepassé de ses pouvoirs. Ce programme qui consistait à surveiller les échanges téléphoniques et électroniques entre les Etats-Unis et l'étranger sans mandat de la justice, a été révélé par la presse en décembre 2005.

Dans sa décision contenue dans 44 pages, la juge dit notamment : « Il n'a jamais été dans l'intention des pères fondateurs (auteurs de la Constitution américaine) de donner au président un pouvoir si illimité, tout particulièrement quand ses actes négligent de manière aussi flagrante les principes énumérés dans les amendements relatifs aux libertés civiles. » Et en conclusion, elle poursuit, inébranlable : "L'intérêt public est clair", il s'agit de défendre la Constitution".

Si ce verdict n´est pas une gifle, c´est un coup de pied énergique et sans repli. Ce qui, tout le monde en sera de mon avis, honore la démocratie américaine à plus d´un point en prouvant que ce n´est pas sa lenteur qui la disqualifie, bien au contraire ; elle a bien l´intention de s´exercer et de faire respecter les principes qui lui sont chers et précieux. Quant à junior Georges Bush, à la fin, on se demande ce qu´il fera s´il n´arrive plus à tromper son monde par ses méthodes hussardes et peu regardant de sa propre constitution. Comment se sent un président qui est toujours surpris à mépriser sa propre bible constitutionnelle ? A cochon, cochon et demi, ou faudrait-il vraiment croire qu´il le fait exprès de violenter quelques principes sacrés de la démocratie américaine pour voir si il n´arriverait pas, malgré tout à faire ce qu´il veut ? Etre le premier magistrat d´un Etat, et briser ouvertement la loi, à quoi joue-t-on donc, si notre premier devoir était de respecter l´inviolabilité et l´intégrité de la constitution ?

A plusieurs reprises ce gouvernement avait été pris en flagrant délit d´abus de pouvoir ; pouvait-on toujours parler d´un sens démocratique confirmé ? On se demandait ce que pensait bien le peuple américain qui l´avait élu…un choix de bonne main ?

En ce qui nous concerne, notre avis est déjà fait, le peuple américain s´est doté d´un nouveau phénomène douteux dans l´histoire politique de sa démocratie. Pourvu qu´il ne mette pas le monde entier à feu et à sang ! Son sens démocratique est par trop…boiteux.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

    

Posté par Musengeshi Kat à 23:55 - Impact de l´actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Quand Sarkozy a raison, il a bien raison

A propos de ces sans papiers faussement secourus

Le respect de la légalité réalisante

« Combien de vertus apparentes cachent souvent des vices réels ! Le sage est sobre par tempérance, le fourbe l'est par fausseté. » Jean-Jacques Rousseau Extrait d'une Lettre à M. d'Alembert 

Sur Grioo  http://grioo.com/info7567.html mes lecteurs trouveront le sujet dans l´article : Nicolas Sarkozy critique les associations de défense des sans-papiers du 16/08/2006. Le ministre de l'intérieur français parle "d'irresponsabilité et de légèreté". Et une des rares fois où il a raison, cette fois monsieur Sarkozy a complètement raison. Ces associations, pour peu sociales, bénévoles et humanitaires soient-elles, elles perdent de vue qu´elles mettent dans l´angoisse et la précarité de l´illégalité des êtres humains qui ont un droit légitime à s´épanouir librement dans la société en exerçant leur métier, leur devoirs envers eux-mêmes et envers ceux avec lesquels ils partagent et assument la responsabilité sociale. J´espère que ces associations essaient de régulariser le plus rapidement ceux qu´ils défendent parce que sinon, à la longue, ils créent un préjudice irréparable à la société et aux illégaux eux-mêmes. Parce que sans papiers, ils sont tenus de vivre sur le qui vive, l´angoisse, sans emploi régulier, sans couverture médicale, isolé et sans réel libre affinités sociales. Cela fait d´eux des ombres humaines incertaines, irrésolues, défaites par la tension permanente qui pèse journellement sur eux d´être découvert et renvoyé dans leur pays. Précarité, isolement, dis socialisation.

Et quoique je comprenne le louable sentiment qui anime ces associations, entretenir ce malus est cependant socialement criminel. Que peuvent donc ces associations ? Donner de l´emploi à leurs irréguliers ? Ils ne sont pas entrepreneurs. Au demeurant, faire opposition à Sarkozy pour l´aveugle plaisir de contrer le ministre de l´intérieur, c´est du pur opportunisme oeudipien gratuit et déplacé qui s´exerce au détriment de tout véritable humanisme à long terme. Ce qu´on aurait attendu de ces fameuses associations aujourd´hui prises dans les mailles de leur incompétence jadis à comprendre que la francafrique qu´ils laissèrent la France dérouler en Afrique n´aurait d´autres résultats que ceux qu´ils essaient aujourd´hui faussement à réparer les conséquences douloureuses et inhumaines. Pour rappel, la France, après 400 ans de criminel et injurieux esclavage, a depuis 46 ans dévoyé les élites du pouvoir en Afrique ; quant elle ne les assassinait pas joyeusement. Elle a instauré sur ce continent et ses anciennes colonies, incité et commandité des coups d´Etats dont le but était de conserver et d´étaler la domination française en Afrique. Et ce faisant, d´avoir un accès illimité ou grandissant aux matières premières de ce continent, de placer ses armuriers et marchands de bibelots industriels afin de rapatrier les gains financiers au patrimoine public et privé français. Tout ce systématisme économique et financier se fit au détriment des peuples et de leurs développements respectifs. Les dictateurs furent animés à tromper et à piller leurs peuples avec la couverture et la protection de la France francafricaine complice et paternaliste. Et aujourd´hui, il s´agit de la part de ces associations de faire marche arrière en voulant se doter d´une innocence tardive et plutôt sournoise que franche et équitable, car ce qu´ils font aujourd´hui ne répare en rien le mal causé, il ne le laisse que courir, au lieu de le combattre. La meilleure médecine sociale, c´est encore et toujours la prophylaxie d´une maladie, plutôt que de faire preuve d´activisme déplacé qui colmate des brèches qui débordent de partout. Il vaudrait mieux, et ce n´est pas encore tard, de se mettre aux côtés des peuples africains afin de défendre un idéal culturel, économique et financier de respect et d´assistance mutuelle respectant la réalisation, la libre et souveraine responsabilité de développement, plutôt que de jouer aux pères Noël pour quelques expatriés économiques pour lesquels la France, en ces moments de crise économique, n´a ni emploi, ni logement, et encore moins les moyens de leur adjuger des frais sociaux qu´un endettement public galopant de près de 2500 milliards € ne laisse aucun espoir.

A la longue, ces associations donnent l´impression de ne pas être sorti de l´activisme aveugle et irraisonné : au lieu de combattre la source des maux, elles s´abîment dans le court terme superficiel et démonstratif qui tient plus du populisme que de l´efficacité. Ou de la vraie solidarité sociale. Est-il si difficile de dire comme bien de chercheurs sociaux, et de militants connus de la vraie liberté que la politique française envers l´Afrique était immorale et criminelle ? C´est pourtant là que se trouve la clé de la vraie liberté, égalité, fraternité !

Il est temps de cesser de jeter la poudre aux yeux des gens, d´entreprendre et de participer sincèrement à une lutte contre l´exploitation française scandaleuse en Afrique, contre les dictateurs francafricains pillant et assassinant leurs propres peuples avec l´aval soutenu de l´Elisée, et contre une politique d´endettement et d´aide au développement appauvrissante et aliénante alors que chacun doit participer et travailler à la production de moyens de réalisation de son avenir. Ce serait rendre justice aux chercheurs d´emplois déjoués par le travail en noir, couper l´herbe au racisme en diminuant la psychose de l´étouffement par l´irrégularité dont souffrent bien de français, et entreprendre une meilleure politique d´intégration sur des gens visibles et accessibles à un idéal commun.

Je sais, plus personne n´est plus à satisfaire facilement, de nos jours. Au plus les gens mentent, avilissent et méprisent tout en cachant leurs erreurs sous des apparences des plus honorables, et plus tard ceux-ci se transforment en conflits sociaux explosifs difficiles à résoudre. Peut-être devrions-nous cesser de tricher, de truquer, de fausser la vérité, car rien n´est non plus au prix du pain, aujourd´hui ; même pas la liberté. Mais alors, pourquoi tromper vilement les gens ? Quant à oncle Sarkozy, s´il dit qu´il faut aimer la France ou la quitter, nous lui affirmons que nous aimons la France passionnément ; mais le grand problème est que vraisemblablement notre France à nous est beaucoup plus belle, plus honnête et plus juste que la sienne. S´il en doute, il n´a qu´à nous prouver le contraire !

Musengeshi katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

Posté par Musengeshi Kat à 12:48 - critique et objectivité - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La couleur éprise et chaude de ma foi

A mes frères Ndombasi, Nandefo

De la vallée de l´immortel

« Le meilleur prix de notre prière et celui de notre foi, n´est autre que le sourire et la joie de notre âme ; car les actes et leurs désirs s´estompent, seule la foi demeure, pure, belle et sans voix » MK

Et d´entendre le vers ta voix ô Seigneur,

Ebloui, j´ai vu pousser l´herbe, les fleurs

De la verte vallée sacrée de l´immortel,

Au pied la terre fructueuse et paternelle

Qui à Nkamba, champ vénéré et fertile

Sous ciel d´âmes et de rites inassouvis

Que foi protégea de l´usure et des bris.

Entends-tu, enfant impétueux des temps

Ces murmures précieux que l´élu d´antan

Du haut de sa demeure clame et répand ?                                                                                                 

Entends-tu, amant fier épris du firmament

Frais soupir amoureux de l´eau, des vents

Ruisselant de cascades vives en chantant ?

Et d´écouter ta chaude prière, ô Seigneur,

De mon cœur épris a germé d´ampleur

Eperdue du jardin de foi et de merveilles

Que l´autel de ta parole, en grain d´éveil

Sur les entiers tortueux de nos attentes

Dont les pas titubant frappent à ta porte

Rendre crus désirs que vie avertie mérite.

Ci gît, en terre aimée et face à la lumière

Inaltérable de la vie, la plus belle prière

D´ébène défiant souffle austère des piètres.

Rien n´est plus beau, rien n´est plus grand

Qu´amour profond et fier demain l´enfant

Posera, angoissé, aux pieds nus du Croyant.

Musengeshi Katata

(Hommage sans voix au Grand Simon Kimbangu)

 

Posté par Musengeshi Kat à 09:24 - Sur la spiritualité noire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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