Protectionnisme, envahissements étouffants, contraintes destrictrices

La culture est toute notre philosophie existentielle

Commentaire sur Afrikara du 30 Septembre 2006 13H00

Hugh, Pierre Prêche a parlé !

Compliment, monsieur Prêche; là on reconnaît la signature indélébile de votre plume. Et remerciements également au premier intervenant qui a exactement saisi le font du problème. Ce sont ceux qui jadis allèrent piller, violer et détruire les cultures des autres qui aujourd´hui, à coup de protectionnisme et d´interprétations fallacieuses, se protégeaient véhémentement du même méfait qu´ils avaient réservé à bien de peuples et de sociétés de la terre. Et malgré cela, quand ils ont raison aujourd´hui de se protéger, nous le leur accordons. On observe cependant que leur goût de la destruction des autres n´a ni diminué, ni connu l´émancipation de la tolérance, de la liberté et de la démocratie. En ce moment, c´est l´Inde qui, avec son Bolliwwood envahit lentement le monde avec son cinéma bon marché. Le secteur du cinéma indien a fait plus de recette cette année que sa consoeur américaine, n´est-ce pas étonnant, et pour le moins tout aussi effrayant ? Puis viendra la Chine et le kung fu que tous seront obligés d´avaler.

Pour ce qui est du protectionnisme culturel que tous les occidentaux exercent plus ou moins discrètement les uns à l´égard des autres, on se demande en effet ce que c´est que la culture, où commence son domaine et où se termine-t-il face au libre échange et à la tolérance internationale ? En y répondant, beaucoup de gens mentiront ou donneront libre court à des définitions tronquées, subjectives, intéressées et mêmes sournoises. Et cependant, au début, pendant comme à la fin de toute activité humaine se trouve la culture, car autant dans l´économie, l´organisation sociale, les moyens de production, les arts et musiques, tout cela est du domaine culturel de l´être social. Les excédents industriels occidentaux déversés en Afrique détruisent l´agriculture et les jeunes industries africaines, ce qui affaiblit nos sociétés et détruisent sa créativité et sa culture. Et la France, les Etats-Unis, la Belgique, l´Espagne, le Portugal...tous y sont mêlés. Il n´y a que les occidentaux qui prétendent qu´en entretenant ce banditisme économique et commercial criminel, ils font civilisation, liberté et démocratie. C´est de la plus grande fausseté. Et c´est dire avec cet exemple que tout est culturel parce que l´être humain est un animal culturel plein: sa langue, son instruction, sa réalisation autant que son émancipation et le respect qu´il doit à l´intégrité de la vie des autres, tout cela est la facture de sa philosophie culturelle. Voilà pourquoi les échanges économiques, financiers et culturels doivent rester égaux et respectueux des autres plutôt que mercantiles et envahissants, parce qu´étouffé, la culture de l´opprimé ou de l´envahi s´étiole et s´éteint. Et cela, c´est être non seulement criminel, mais agir ainsi sciemment, c´est manquer définitivement de culture. Et pour la France, une petite remontrance: elle doit cesser, comme avec Brigitte bardot, par exemple, de vendre au monde entier des idoles qui se révèlent plus tard n´être que des caractères racistes de grand chemin, ce qui contredit à tout respect d´une culture humaine digne de bonne foi.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.

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