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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

02 octobre 2006

Sur le film: „Neger, neger, Schornsteinfeger“

Autobiographie de Hans-Jürgen Massaquoi, journaliste afroaméricain

Un film de racisme pathétique d´un enfant métis dans l´Allemagne nazie

Non seulement ce film retrace et peint une époque décriée de l´histoire allemande durant l´ère nazie, mais la texture et la franchise du film que j´ai vu avec émotion a réveillé en moi des effluves de sentiments rejoignant un combat humain auquel cette page est fidèle : la lutte contre le racisme et la discrimination. Et je dois vous avouer que l´histoire d´amour de cette infirmière allemande avec un consul général libérien dont un beau garçon du nom de Hans-Jürgen Massaquoi que le consul africain quitta en rentrant dans son pays pour devenir ministre des postes et télécommunications est à la fois séduisante et triste. Parce cet enfant métis vivra sur son chef toute la méchanceté et le racisme hitlérien.

Hans-Jürgen Massaquoi émigrera après la guerre aux Etats-Unis, et ne deviendra rien d´autre que le rédacteur en chef du plus grand magazine afroaméricain « Ebony ». Il interviewera notamment Martin Luther King, Malcolm X, Muhammad Ali (avec lequel il est lié d´amitié), Jimmy Carter, Walter Scheel et bien d´autres célébrités contemporaines.

Il a écrit, en tant que journaliste et romancier américain, notamment :

1. Neger, Neger, Schornsteinfeger!, Fretz und Wasmuth Verlag, Bern 1999, ISBN 3502119406

2. Hänschen klein, ging allein..., S. Fischer Verlag, Frankfurt am Main 2004, ISBN 3502104603

3. Fasia - Geliebte Rebellin, ASSO-Verlag, Oberhausen 2004, ISBN 3921541948

Si jamais vous avez l´occasion de voir ce film, n´hésitez pas; il est peut-être un film qui définit ou illustre au mieux le racisme et son absurdité sociale et idéologique par des situations, des images, des sentiments étonnamment bien ressentis. Et c´est l´occasion, encore une fois de dire à tous ceux qui se réclament du racisme ou de quelque discriminations raciales, économiques, culturelles que ce sont des malades mentaux. Et quand aujourd´hui on les voit encore défiler en Allemagne ou dans plusieurs pays occidentaux, c´est à se demander si la race blanche a conscience de son imbécillité.

Derrière le racisme, chers et honorés lecteurs, il y a un sentiment qu´on découvre dans plusieurs domaines de l´existence humaine : la haine de l´autre, et le manque méchant et évident de respecter ses droits. Et contre ce genre de primitive hérésie culturelle, l´amour, comme dans le film que je viens de vous présenter, est une force invincible, et bien noble ; parce qu´il rappelle que n´importe quelle femme de cette terre connaît les mêmes mois de grossesse, les mêmes douleurs d´accouchement, et le même amour envers son enfant quel que soit la couleur de sa peau, son lieu de naissance, sa nationalité.

Pour ceux qui aiment à s´informer sur cette époque honteuse de l´histoire allemande pour mieux la comprendre et ainsi mieux comprendre le racisme comme tel, je leur conseille de voir le film : les comédiens harmonistes, un film qui raconte l´histoire de cinq comédiens allemands parmi lesquels des juifs pendant la deuxième guerre mondiale. Ne pas oublier les mouchoirs pour pleurer en silence. Ce la ne fait pas oublier le talent comédien étourdissant de ces amis musiciens. Histoire vraie, comme celle d´Hans-Jürgen Massaquoi auquel, en cette place, nous adressons toute notre compassion. Ses livres sont naturellement traduits en anglais.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

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Commentaire sur un article d´Afrikara

« Opulentes et pauvres à la fois : Les classes captatrices africaines » du 01/10/2006

Mobutu, l´exemple type de l´africain incapable et suicidaire

Le drame suicidaire du négativisme borné  (02 Octobre 2006 19H30)

"Il restera symboliquement des images, des patronymes indésirables, des emblèmes négatifs, qui là auront, par une forme de résurrection au collectif, la valeur positive d’indiquer les voies à ne pas suivre." ? Mais ils font justement suivre ces hérésies économico politiques ! En l´absence de critique sociale objective empêchée par l´oligarchie corrompue actuelle au pouvoir, toute vision scientifique salutaire est pratiquement ruinée. On voit les journalistes, les intellectuels, les fonctionnaires se débattre avec de viles logiques décousues et toutes tronquées de toute efficience réelle objective. Et le pire, c´est qu´ils clament à pleine gorge que c´est la vérité! Triste monde. Et pendant que devant leurs yeux les femmes et les enfants meurent de faim, que les intellectuels désespérés et amers s´expatrient et qu´eux-mêmes sont enfermés aux bas salaires et à la corruption de leurs devoirs, ils n´arrivent pas à briser mentalement un cercle vicieux de la pire des négations. A les regarder, on se croirait devant une mer agitée, sur un bateau à la destination inconnue, sans port défini. Est-ce possible que l´existence sociale, l´organisation de la société ne soit rien d´autre qu´une absurdité injurieuse et sans réalisation ? Incroyable crédulité. Pas d´accumulations sociales affirmées et protégées, pas d´investissements ou de plans rationnels à la promotion et à la réalisation du bien être futur des Nations...tous inscrits à l´aide et à la mendicité internationales, pendant que l´Etats vendait ses matières premières: ses garanties vitales dans l´avenir, indécemment à grande pelles pour se couvrir de bricoles importées qui ruinaient à leur tour les entrepreneurs nationaux. Et au lieu d´être financé par le travail et la plus value réalisées sur l´évolution créative de la société, l´élites corrompue et incapables vit du bazardage des matières premières, les derniers meubles du peuple. C´est bien qu´on se rende compte de ce qu´il ne faut pas faire, mais c´est encore mieux d´arrêter ce cauchemar criminel et suicidaire pour des générations et des générations de nos femmes et de nos enfants innocents. Etre conscient ou préparer l´avenir, cela se fait tout autrement. Le pire c´est qu´en leur disant la vérité, ils se contractent et persistent dans leur cécité à perpétuer ce suicide inconvenant qui ne témoigne pas d´une haute intelligence sociale!

Musengeshi Katata.

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

Posté par Musengeshi Kat à 19:46 - Echange d´opinion - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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