Crier, alarmer ; mais continuer cependant à détruire

Ces fossoyeurs sournois de notre balance écologique

« Ne pas se laisser enfumer par les élucubrations de faux prédicateurs enflammés ; leur langue est mauvaise, leur conscience croule sous le poids d´injustices et de crimes sans nom. Aujourd´hui, qu´ils parlent d´écologie, de liberté ou de démocratie; on se demande s´ils sont sicères, s´ils savent de quoi ils parlent, s´ils sont honnêtes. Ou s´agissait-il toujours de leurs étroits intérêts ?      Musengeshi Katata

Le dernier à s´égosiller à l´autel des sournois et des faux moralistes de la destruction écologique de l´équilibre de notre planète n´est autre que Tony Blair. Et à l entendre, il faut absolument faire quelque chose afin que notre climat ne se détériore pas irréversiblement. Après le pèlerinage d´Al Gore de par le monde avec un documentaire des plus exhaustif, les cris, les déclarations tapageuse pour le respect ou la modération de la destruction de l´équilibre écologique mondial connaît, ces derniers temps, haute conjoncture. Mais depuis quand sait-on que les émissions de CO 2 nous détruisaient l´écologie, et c´est dire l´air que nous respirons et la couche d´ozone qui nous protège des dangereux rayons de soleil en atténuant leurs incidences sur notre système écologique terrestre ?

Il faut l´avouer, oui, depuis au moins 20 ans. A Kyoto on a essayé de trouver les moyens de conscientiser les pays alarmés et intéressés, mais jusqu´aujourd´hui, les Etats-Unis, un des plus grand pollueurs de notre monde se refusent à s´y engager. Mais si ce n´était que cela ; les pays industrialisés surproduisant sont à la base de l´échauffement atmosphérique dont nous connaissons aujourd´hui les effets néfastes. Et plus que des solutions du bout des lèvres, ils devraient bien cesser de surproduire pour permettre non seulement aux autres pays de produire, mais ils devraient, comme le font déjà plusieurs pays dont l´Allemagne, adopter rapidement des conceptions de systèmes de production filtrant les émissions néfastes, employant des sources d´énergie naturelles (vent, soleil, courants marins, chaleur intra terrestre…etc). L´énergie solaire connaît en ce moment une évolution remarquable, mais celui des vents et des courants marins aussi. Mais le problème aujourd´hui n´est pas tellement celui des technologies que celui du changement de passation d´un système à l´autre. Pour l´automobile, par exemple, qui était un des sources principale d´empoisonnement de l´air et du réchauffement de l´atmosphère, cette industrie était trop lente à quitter son système de brûlage hydrocarbure de pétrole pour passer, par exemple au méthyle comme le fait le Brésil pour ses avions ; au gaz biologique, ou tout simplement à un combiné solaire/gaz écologique.

L´invention française du meilleur filtre de particules diesel permettra au monde, et surtout aux enfants de respirer un air moins toxique et cancéreux, ce qui diminue les risques accrus observés actuellement dans les pays industrialisés de cancers et allergies en tout azimut. Mais elle ne résout pas le problème définitif du brûlage des hydrocarbures qui détruisent la couche de l´ozone atmosphérique qui nous protège. Et même avec cette invention capitale contre le smog citadin, on a vu les allemands tergiverser pendant 3 ans avant de reconnaître leur erreur ; et aujourd´hui encore, on se demande pourquoi les millions de bus et de camions qui circulent de par les villes n´ont pas encore été obligés à s´armer de ce filtre, eux qui sont les plus polluant. A la fin, on se demande si la lenteur dont souffrent les producteurs dans l´emploi et l´application de meilleures technologies prenant plus soin de l´écologie et de la santé de consommateurs ; que cette pesanteur évidente entre les bonnes intentions et leur application n´était pas de la mauvaise foi liée au profit aveugle et sans regard qu´on a pratiqué aveuglement depuis des siècles.

La France et la ville de Paris, pour protéger la détérioration des monuments et des constructions corrodées irréversiblement par les émissions automobile a entamé un projet écologique d´organisation des transports publics dans Paris qui a soulevé l´admiration du monde entier, particulièrement celle des chinois dont les villes largement surpeuplée seraient intéressées par ce nouveau concept : l´ancien métro de Paris va connaître, ainsi que les trams qui reviennent sur marché parce que peu polluants que les bus qui vont pratiquement disparaître. Par ailleurs, un système généralisé d´agencement entre le vélo, le piéton et les autres moyens de transports urbains donnera à cette ville, lorsque ce projet sera terminé, les moyens de protéger l´air que ses citoyens respirent journellement, une mobilité encore plus efficace par l´automation des trams, et un confort urbain logistique de meilleure qualité.

Comme on le voit, il ne suffit pas de s´égosiller comme des muezzins attardés aux minarets des erreurs que sournoisement on continuait à commettre tout en louant ce qu´on tardait à faire, parce que cela occasionnait trop de frais. Et on se demande si Tony Blair n´exprimait pas seulement une crainte viscérale en ce moment en occident : les conséquences de l´industrialisation chinoise foudroyante qui allait mettre tout le monde occidental dans ses petites chaussures. Et devant cette perte future d´hégémonie, il était alors plus facile de dire : si tous les chinois se mettaient à rouler en voiture, ce sera la catastrophe écologique. Mais n´avaient-ils eux aussi le droit de se déplacer ? Quel est donc l´occidental qui, dans la poursuite de ses intérêts, a fait jamais fait cas des larmes, des souffrances ou des cris de détresse que ses exactions envers les autres peuples réveillaient ? Ou ces occidentaux croyaient qu´ils devaient rester les seuls à produire, à user de l´automobile ? N´est-ce pas un peu trop d´exclusivité et d´hégémonie contre l´évolution et le développement des autres?

Les africains connaissent très bien cette nature occidentale fourbe, canaille et sourde qui, pendant l´esclavage, la colonisation, et même aujourd´hui sous une francafrique de la plus cruelle absurdité, commit mains de crimes, d´abus, pour venir plus tard chanter les éloges de la fin de l´esclavage, de l´indépendance qui n´en était pas une. Mais avant cela ils s´offrirent l´orgie criminelle la plus primitive aux droits, aux libertés et à la vie des africains pendant au moins 500 ans. S´il fallait d´abord être le plus grand criminel de la terre pour avoir le droit de venir un jour sanctifier la vertu et faire appel à la raison, eh bien, la palme d´or en revenait indiscutablement à l´occident. Et on pourrait y graver : prendre en esclavage, tuer, meurtrir, priver de liberté et venir un jour prôner la liberté, la démocratie et la tolérance, premier prix toute catégorie pour l´occident. Avec l´acclamation du Grand Jury (occidental, bien entendu).

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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