Commentaire sur l´article d´Afrikara : M’Banza Kongo, capitale historique du royaume Kongo a plus d’un demi millénaire d’années d'existence 

D´abord savoir agir et motiver l´africain, avant de rêver aux frontières...

« Le passé nous révèle ce qui a été, le présent ce que nous sommes, et l´avenir ce à quoi nous aspirons. »   MK

(01 Décembre 2006 18H56)

J´ai attentivement lu les commentaires, et j´ai été un peu déçu; il est vrai que j´ai une tout autre perception de la problématique africaine. Et à mon avis, et tous les commentaires y sombrent, les africains n´ont pas encore cessé de se perdre dans le passé, et lorsqu´ils émergent dans le présent, ils ne savent pas où commence un solide travail ayant pour but d´assurer et de consolider l´avenir. Le pétrole coule-t-il à flots, qu´ils se mettent à danser, or ce pétrole a ou aura une fin; et alors ? Devons-nous réveiller les cauris pour nous sentir heureux, ou reconnaître aux antillais leurs origines passées pour que chacun trouve son compte dans sa fierté blessée ou son complexe de déracinement ? Non, je crois plutôt qu´il faut changer la mentalité endormie et abrutie des africains en les instruisant et en les poussant, sous l´enrichissement de la connaissance et d´une conscience avertie et critique, à trouver de meilleurs moyens modernes et rationnels adéquats pour assurer à leurs cultures, à leurs femmes et les enfants un avenir répondant aux exigences du 21ième siècle ! Mais j´ai fini par voir clair à ce propos: ceux qui se perdent dans le passé pour y pleurnicher ou se doter de grandeurs poussiéreuses ne sont pas capables de lutter pour l´avenir. Pourquoi? Parce qu´ils n´en ont ni compris les exigences, ni appréhendé les paramètres directeurs ou influents de l´histoire moderne. C´est donc une belle fuite que ce tapage vide et sans fruits sur un passé qui n´a débouché que sur l´esclavage, la colonisation, la francafrique, la soumission, en fait. Ceux qui aiment vraiment l´Afrique, ceux qui se croient vraiment africains doivent s´instruire et se préparer à répondre à la question: comment rendre à ce continent le plus efficacement, le plus rapidement que possible sa liberté, sa souveraineté, le sourire heureux et fier de ses femmes et ses enfants ? C´est cela qui fait la conscience et le sens du devoir patriotique, pas ces égarements et supputations vides et gratuites qui ne sont, en fin de compte que du simple blabla couvert de miel surfait et de faux patriotisme.

Musengeshi Katata.

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.

munkodinkonko@aol.com