Quatre français se battent contre un mur de mépris

Quand un employeur international pratique la discrimination

Bonjour,

Récemment, nous nous sommes permis d’attirer votre attention sur une affaire de discrimination particulièrement scandaleuse dans la mesure où elle implique, activement, l’ensemble des acteurs de la chaîne de prévention, depuis la médecine du travail jusqu’à l’inspection du travail, en passant par les syndicats et des avocats qui étaient sensés travailler pour notre compte. Dans la mesure où n’a en outre été renoncé à rien aux fins de cette discrimination, du faux et usage dans la rédaction de contrats, à la violation caractérisée d’une loi référant expressément aux principes constitutionnels de la République.

Ténébreuse, cette affaire nous parle du racisme trivial tel qu’il s’institue en tabou dans notre société et la gangrène, dans l’indifférence de notre expérience quotidienne. Malgré notre insistance, les médias refusent de la faire connaître de l’opinion pour l’effet dévastateur que cette affaire aurait sur l’idée qu’on se fait du racisme en France et notamment dans l’accès à l’emploi. Qu’une Grande Entreprise française soit à ce point impliquée dans une atteinte aux droits fondamentaux de la personne, voilà ce que l’on ne saurait laisser dire sur la place publique au moment même où les sujets se multiplient sur « l’affaire des bagagistes » pourtant vénielle au regard de la nôtre. Est-ce parce qu’ici il n’y a pas un « islamiste » de service à jeter en pâture à l’opinion, ou de noir en posture de victime mendiant la compassion de ses bourreaux ? Est-ce parce qu’ici il n’y a que 4 citoyens qui ne réclament qu’une chose, que soit appliqué le droit ? Pour appréhender l’affaire, deux liens permettent un premier abord :

-          Afrikara.com, un article portant sur le compte-rendu de l’audience du 11 octobre 2006 : http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=1490

       -          L’Humanité - presse, un papier portant sur le contexte de ces licenciements :

               http://www.humanite.presse.fr/journal/2006- 07-10/2006-07-10-833272 

Vous avez les moyens de subvertir cette omerta organisée en partageant cette information avec vos proches et en les invitant à faire de même afin que la vérité triomphe. Nous profitons de vous informer du report de l’audience de référé mise en départage de voix le 11 octobre dernier, et initialement prévue le 05 décembre 2006 à 10 heures devant le Conseil de Prud’hommes de Paris. La réintégration des 4 salariés sera finalement examinée le 19 décembre prochain, à la même heure, à la demande de l’employeur.

L’action en référé fait suite à notre licenciement sans fondement, en juin dernier, pour avoir dénoncé une discrimination raciste au préjudice de notre collègue Thierry, d’origine française par son père et camerounaise par sa mère. La discrimination s’était exprimée lors du pourvoi d’un poste de cadre à la direction INA d’Aéroports de Paris où nous tous étions affectés. Cet énième report est en tout point conforme à l’attitude dilatoire et obstructive qu’Aéroports de Paris a adoptée depuis le début de cette affaire, faute de pouvoir s’expliquer d’évidence comme de droit. Des défausses qui n’honorent en rien une entreprise de cette dimension et suffisent cependant à la disqualifier moralement, rapportées au destin de nos 4 familles qu’elle n’a pas hésité à hypothéquer.

Le 30 janvier 2006, nous avions attrait notre employeur devant le Conseil de Prud’hommes de Paris, pour le chef de discrimination raciale et de sanctions en représailles. En dépit de l’interdiction qui lui était dès lors faite de procéder à toute sanction, Aéroport a délibérément méconnu une disposition phare de notre Code du Travail ce, au lendemain de l’audience de conciliation du 13 juin 2006 lors de laquelle fut invoqué le chef de discrimination raciale à son encontre. Aéroports de Paris s’estimant probablement au-dessus des lois, a agi selon une justice privée et procédé au licenciement des 4 agents, arguant d’un fallacieux prétexte : « usage abusif du droit de retrait ».

Suivant cela, les « 4 Contre Aéroports de Paris » avons requis la formation d’un référé pour voir annuler notre licenciement et prononcer notre réintégration en vertu des dispositions impératives visées à l’article L 122.45 lesquelles réfèrent expressément aux principes fondateurs de la Constitution de la 5ième République.

Nous vous tiendrons informés de la programmation du point de presse prévu à cet effet et qui se trouve différé pour les raisons évoquées. Merci par avance de faire circuler.

Les « 4 contre Aéroports de Paris »

Pascale, Didier, Thierry & Thierry

Avec tous les encouragements de tous nos lecteurs du monde entier,

Forum Réalisance Droit et Liberté