En réponse à un article de grioo sur le retour des cerveaux en Afrique : http://www.grioo.com/blogs/LaBaronne/index.php/2006/12/06/1534-retour-des-cerveaux-en-afrique 

Instruire et investir l´individu d´abord, avant de communautariser banalement, et plutôt gauchement.

Je ne crois pas qu´il faille se formaliser ou perdre du temps avec des individus bornés et incultes tels que John, nous devons plutôt nous concentrer sur nos propres évidences et priorités. Et cela même si cette prétentieuse et sournoise culture occidentale, dans son arrogance aveugle et déplacée, n´a produit ces dernières décennies que des générations entières d´incapables, d´ignorants convaincus, d´illuminés fous dangereux obnubilés par l´alcool, l´idiotie congénitale, le complexe de nullité. Est-ce nouveau, cet aveu d´impuissance et de médiocrité ? Pas du tout, des gens comme ce pauvre John sont à ce point inutiles pour la société que celle-ci se tourne vers les africains dont les gènes sont moins détériorés et repoussant par l´imbécillité et les coûts sociaux de santé et d´entretien qu´ils vont subir à leur sociétés. Rappelons-nous, en désespoir de cause, celles-ci firent l´esclavage en Afrique afin que les noirs puissent accumuler pour eux, leurs propres enfants étant fainéants, alcooliques, indisciplinés…et incapables d´endurance. Aujourd´hui, après avoir profité du bien être accumulé avec l´esclavage, ces John se croient autorisés á vouloir traiter les noirs avec mépris sans se rendre compte qu´entre temps les africains de jadis étaient devenus plus instruits qu´eux. Par ailleurs, à force de vivre de la facilité et du prêt à consommer, les sociétés occidentales avaient élevés des générations et des générations d´idiots et d´incapables créatifs au lieu, comme ils l´espéraient, de gens doués et hautement intelligents et créatifs. La race blanche n´était-elle pas en train de mourir par elle-même, faute de procréation ? Même pas capable de faire ses propres enfants ! Sans les africains et les arabes, cette race se serait déjà exterminée par stérilité. Hier ils furent incapables de faire leurs propres développements eux-mêmes, ils durent avoir recours à l´esclavage ; aujourd´hui, c´est à peine s´ils peuvent garantir par eux-mêmes leur propre avenir. Ne lui en voulez pas, à John, ce qui le fait parler aussi sottement, c´est le désespoir…le désespoir le plus défiant et injurieux qui soit. Sa société surproduit et court le monde pour essayer de vendre ce que les autres n´ont pas commandé, à forcer les étrangers à avaler l´imagination intruse et destructive par laquelle l´occident acculé survivait…quand à John et à ses compères, ils ne leur restent plus qu´à s´empiffrer et grossir comme des ballons pour servir de cobayes aux industriels de l´alimentation aveuglement surproduisant. Et depuis que ces occidentaux se sont rendus compte que leur liberté dépendait de nous, de nos matières premières, de nos marchés…leur fameuse arrogance en a pris un coup. C´est à qui mentirait le mieux pour définir une liberté dont il n´avaient plus ni le contrôle comme ils le prétendaient, ni même le définition exacte. Je comprends son amertume. Je lui conseille cependant, s´il n´en peut plus, de se pendre au premier arbre venu, parce que ce que la Chine va faire d´eux, ce sera douloureux, bien plus douloureux…et du point de vue d´une culture qui avait dominé le monde pendant 600 ans, absolument humiliant et castrant.

Mais revenons à nous et à ce slogan que je considère comme faux et usurpé à un complexe gratuit de faiblesse : « Africa must unit ». L´unité gratuite, sans résoudre ses contradictions individuelles et sociales, et c´est dire ici pousser les africains à la connaissance et à l´instruction liées à leur réalisation. Il y a un travail immense, que dis-je incroyable à réaliser pour mettre en valeur le continent africain. Dans tous les domaines c´est le manque et le vide complet ; que ce soit dans l´éducation, la formation professionnelle, l´énergie, la technique, la production, l´organisation… et, bien entendu les sciences théoriques et pratiques attenant à ces fonctions rationnelles de la réalisation sociale. Et celui qui ne parle que d´unité sans reconnaître l´effort et le travail ardu qui s´étend à ses pieds pour aboutir à une société d´aises et de complaisances, c est pour moi le pire des abrutis ; parce qu´il veut seulement se départir d´un complexe de solitude, alors que son pain, le lit sur lequel il va dormir, ou l´énergie et le mobile avec lequel il va se déplacer sont plus importants à envisager et à créer. Cette solidarité sans confort, sans créativité et sans ambitions réelles m´est très suspectes, et tous ceux qui y convient me donnent toujours l´impression d´être irréalistes, de manquer de maturité…d´intelligence sociale. La vie se nourrit de bien êtres, de buts et d´objets réels, pas de vide communautarisme perclus de manque et de mendicité. Et chanter au retour aux cerveaux en Afrique, c´est bien joli tout cela, mais cela n´est que sournois populisme si l´Afrique ne se donne pas la peine de donner de l´emploi à ses propres enfants en les laissant mourir de faim. C´est le propre de société communautariste aveuglé par la fausse idée de l´ensemble, or l´ensemble n´est rien d´autre que l´assemblage de nombreuses et distinctes individualités ! Les africains l´oublient par trop souvent…et c´est peut-être une des causes de leur retard de développement. La forêt empêche souvent de voir l´arbre, disait Shakespeare. Un seul arbre ne fait pas une forêt ; mais sans l´arbre, la forêt n´existe pas.    

Musengeshi Katata.

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.

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