Commentaire de l´article : Centrafrique, Tchad, Côte d’Ivoire : Guerres françafricaines, protectorat et schizophrénies politiques du 16/12/2006 sur Afrikara

L´art d´oublier le passé…pour commettre d´autres méfaits bien français.

« L´humanité est faite de plus de morts que de vivants » Arnold Toynbee

Cette Alliot-Marie, elle nous avait justement manqué ! Assumer la responsabilité française en Afrique ? Mais dites donc, chère madame, où vous croyez-vous, dans votre cuisine ? Personne ne vous demande d´aller exercer votre responsabilité ailleurs que chez vous ! Cette gratuite prétention ! Pas capable en 40 ans d´intégrer sa propre banlieue au processus du bien être et du travail français, vous estimez que vos responsabilités doivent s´exercer en Afrique ? N´est-ce pas un peu pédant et gratuit ? Pendant que Sarkozy ramenait nos enfants en Afrique, que le racisme battait son plein à Paris, vous croyez savoir faire mieux en Afrique ou avoir un quelconque droit naturel d´intervention ou de regard sur l´histoire ou le développement de ce continent ? Eh bien… ! Devons-nous vous rappeler toute l´histoire esclavagiste, colonialiste, francafricaine, entremetteuse et criminelle gratuite de la France, votre pays, pour vous rafraîchir la mémoire sur les méfaits que votre légendaire « responsabilité » a causé au monde depuis le 15ième siècle ? Dites-moi, est-ce moi le nègre inculte et oublieux de son histoire ou avons-nous inversé les rôles ? Je le pense bien ; tout ce que les français ont imprimé et dit au sujet des noirs, cela sonne encore à nos oreilles, mais vous ne semblez plus vous en rappeler…Ce fut jadis, pour tous les occidentaux, une façon dénigrante de prendre leurs responsabilités humaines en méprisant, en torturant et en assassinant son nègre. Responsabilité, hein : n´est-ce pas un trop grand mot pour cacher le crime, la bassesse, et l´immoralité française en Afrique ? En prendre la bouche pleine et dire que la France a toujours poursuivi une politique de responsabilité...Mon Dieu ! Aurait-on déplacé la tour Eifel sur les tropiques ? N´en voulez pas plutôt à nos matières premières, comme hier avec la main d´oeuvre gratuite des esclaves ? 

Mais vous êtes une femme au beau milieu du pouvoir phallocratique français établi, et si Freud a dit que tout est libido, permettez-moi de vous citer cet exemple de la dialectique du pouvoir : quand un phallocrate, un homme en somme marié ne sait pas satisfaire sexuellement sa femme – nous parlons ici d´orgasme comme lieu d´harmonie sociale – et si de surcroît cet incapable notoire va chanter à la belle femme du voisin de ses prouesses sexuelles qu´il lui réservait si elle voulait bien s´y prêter. Qu´il promettait mont et merveille. Maintenant, chère madame le ministre, faites preuve d´intelligence et dites-moi : comment qualifierez-vous cet homme ? Question à 100 points. Attention, vous risquez de décrire la grossièreté et la sournoiserie de votre propre pays face à l´Afrique. Et si vous n´arrivez pas à répondre, c´est que vous avez enfin compris les gratuites prétentions de vos ambitions en Afrique.

A la fin, chère madame le ministre, on se demande si nous ne sommes pas ceux qui doivent donner des leçons de dialectique, de retenue et cartésianisme aux occidentaux ! Aucun africain ne veut changer les français, les allemands, les belges, les américains ; mais n´importe quel marchand d´haricot français, n´importe quel abruti belge, n´importe quel raciste allemand veut transformer l´Afrique en son poulailler…une maladie congénitale, sans doute. Il serait grand temps de s´en guérir, chère madame ; nous en avons assez d´être vos jouets ou de subir les bienveillantes cruautés de votre « responsabilité » ! 

Musengeshi Katata.

Muntu wa bantu, Bantu wa Muntu.

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