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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

28 décembre 2006

En guise de meilleurs vœux

Souhaits sincères à tous les amis et lecteurs de réalisance pour l´année 2007 !

Pour un engagement de foi, de liberté, de droits et de réalisation humaine

L´année qui va bientôt éclore va ouvrir une époque riche en changements et en conséquences pour les êtres humains et habitants de notre chère et belle planète. Nous devons, si nous voulons longtemps encore profiter de notre écologie, protéger notre environnement et son équilibre régénérateur, afin que les prochaines générations puissent en jouir, et ne pas nous traiter de tous les noms parce que nous l´aurions mis gravement à mal. Certaines personnes, certaines nations n´ont qu´une vue primitive de l´équilibre écologique, et pourtant, son importance dépasse toute ambition terrestre quelque soit-elle. Ce n´est qu´en harmonisant et en ajustant notre réalisation sur le respect de la nature et ses divers facteurs écologiques que nous rendons justice à un bien précieux qui appartient à tous, autant aux vivants qu´à ceux qui naîtront demain.

Entre l´Ethiopie, les forces gouvernementales somaliennes et les islamistes somaliens s´est ouvert une nouvelle guerre de religion. On le voit : ces méchantes prières importées sont bien troublantes et occasionnent, dans une Afrique en mal d´elle-même, de développement, de véritable idéal sociohistorique affirmé, des brasiers de révoltes et de guerres civiles meurtrières qui sillonnent ce continent et son histoire depuis trop longtemps. La tolérance, cette fois encore, est mise à mal ; mais cela étonne-t-il les africains chahutés des siècles d´une religion à une autre, d´un maître islamique à un autre occidental ? Par ailleurs, le sous développement que subissait ou sous lequel souffrait ce continent et le mettait sous toutes les vicissitudes de la pauvreté et du manque, de l´illumination religieuse, de l´exploitation prédatrice des pays industrialisés. Tout cela faisait un cocktail dangereux qui faisait vomir bien de pays, de gouvernements ; surtout si manquant de véritable lecture ou compréhension des enjeux et des tourments dans lesquels l´existence moderne les jettent, au lieu de bâtir au principal : au progrès et à la capitalisation sociale, ils se déraillent à colmater les incessants subsidiaires trompeurs. La tolérance, on ne peut vraiment l´exercer ou l´offrir au prochain que si celui sait encenser sa valeur et la respecter ; autrement, on offrirait la main à quelqu´un qui vous prendrait le bras. Ni la tolérance, liberté ; et encore moins la démocratie ne sont des valeurs humaines à sens uniques. Ce n´est pas non plus avec le crime et la violence qu´on les acquiert ou qu´on les atteint. Ceux qui se sont abaissés à des iniquités pour jouir des droits du plus fort ou celui des faits accomplis peuvent mentir longtemps, mais un jour leurs mensonges et leurs crimes passés les rejoignent et font d´eux un jugement historique condamnant.

Après la mystification politique du Congo, on entend déjà les cris de wallons belges voulant trouver asile économique au Congo. Et on se demande déjà : que viendraient-ils faire dans un pays où leur roi bâtisseur avait coupés les mains, pillé, violé, violenté à qui mieux mieux ? Si ces wallons fuyant les flamands plus riches et plus imposants n´avaient pu établir la paix et cultiver la coexistence pacifique chez eux ; qu´allaient-ils donc offrir aux congolais ? Le passé criminel de la colonie qu´ils avaient avalisé pour en profiter des fruits, ou l´échec actuel qui les délogeait de chez eux ? Ce tourisme du sac au dos en fuite éperdue devant la crise économique, que cachait-il ? Une nouvelle ère du Bwana, du mundélé et de son boy, de l´Afrique noire où les nègres servaient docilement leur propre exploitation, leur aliénation et leur chosification injurieuse ? Alors, Mr. Louis Michel, messieurs les wallons, qu´avez-vous donc à offrir au Congo ? Il faut que ce soit quelque chose de solide, où vous êtes brillants et incontestés ; et surtout, n´oubliez pas : le Congo, n´en déplaise à beaucoup d´entre vous, n´est ni une propriété belge, ni une province du royaume de Belgique. Mais vous m´avez compris, n´est-ce pas… ? Sinon nous allons employer de petits dessins pour vous le faire comprendre efficacement. Et définitivement si vous avez un peu de respect pour vous-mêmes. Car nous, contrairement à vous, nous n´avons ni oublié le passé, ni mis notre liberté à disposition.

L´année 2007 ouvre une époque économique de trente ans qui va perturber et changer définitivement notre monde tel que nous l´avons toujours connu. Et j´espère vivement que dans ces changements, et pour tous les enfants de cette bonne terre, et particulièrement pour l´Afrique, apporteront plus de bien-être, de réalisation et de liberté qu´elle ne l´a fait jusqu´aujourd´hui. Mais sans se faire trop d´illusion, je crois cependant pouvoir dire que sans mettre la main à la pâte – et cela vaut pour tous – sans aspirer et défendre activement un meilleur idéal, rien ne tombera du ciel.

A mes amis, aux leurs, à mes fiévreux lecteurs je leur souhaite de tout cœur de savoir aimer, de trouver les gestes, les mots et les actes qui protègent un sentiment inégalable pour la vie humaine. Car ce doux cocon de l´amour, pour peu que nous soyons capables d´en célébrer la grandeur et la beauté, ennoblit et sécurise le feu brûlant de nos valeurs les plus fières en rendant notre vie pleine et épanouie. Protégez donc tous ceux qui vous aiment, et ne vous contentez pas seulement de croire au bien, en vous-mêmes, mais ayez le courage de défendre ce qui vous revient de droit. Avec mes meilleurs souhaits, et toute ma sympathie ; votre fidèle et dévoué :

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

Posté par Musengeshi Kat à 20:33 - commémoration - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

SOUVENONS-NOUS ...LIBERES DU JOUG COLONIAL

Nous sommes aujourd'hui le 4 janvier 2007. Le 4 janvier jour pour jour depuis que le 4 janvier 1959, les congolais tombaient broyés par la machine exterminatrice de la colonisation belge. La Place YMCA était bondée du monde. Il attendait l'ultime meeting de l'Abako où Diomi Gaston revenu d'Akra, Ghana, devait prendre la parole pour rendre compte du sommet d'Akra. Le meeting prévu de longue date avec l'accord de Tordeur, alors bourgemestre belge de la Ville de Kinshasa. Soudain, tata Kasa-Vubu accompagné de quelques notables de l'Abako, vient annoncer la tenue de ce forum que les militants et les combatants attendent depuis plusieurs jours.
L'instant d'après, exaspéré par cette enème humiliation du colonisateur, la pression monta et ce qui devait arriver arriva. La fin du match entre V.clu et Darring entraîna une foule compacte qui s'ajouta à la dense foule des abakistes qui attendaient dépités sur la place Ymca. S'élèvent la fureur de la masse populaire et la furie en brûlant les voitures de tout européen de passage sur place.
Lintervention de la police coloniale entraîna plusieurs centaines des morts. Le congo par l'Abako, vient de manifester pour la deuxième son exaspération des outrantces du colonisateur. On se rappelera que deux ans plus tôt, le 10 juillet 1957, les kimbanguistes dont plus de 150.000 familles ont été déportées à travers le Haut-Congo, s'étaient rassemblés au Stade tata Raphaël pour se faire exterminer afin de plus donner la possiblité à la police belge d'arrêter et humilier injustement les congolais.
Ce sont deux actions majeures qui seront déterminantes pour l'octroi de l'indépendance politique du Congo dont nous nous glorifions aujourd'hui.
Ce jour du 4 janvier de chaque doit être inoubliable et rester graver en lettre d'or dans la mémoire collective du peuple du Congo. Car, hormi la date du 24 décembre 1959, date de la libération religieuse et de conscience par la reconnaissance de l'Eglise kimbanguiste qui luttait seule depuis 1921 contre la colonisation, le 4 janvier 1959 avait contraint le roi des belges et la Belgique à reconnaître les aspirations du peuple congolais.

"Un peuple qui oublie son passé, son histoire et sa culture est un peuple sans mémoire. Un peuple sans mémoire est un peuple soumis à l'esclavage et la domination des autres peuples",
Simon Kimbangu, le 10 septembre 1921(Mbanza-Nsanda).

Posté par NSIANGANI TUTI, 04 janvier 2007 à 18:30

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