28 décembre 2006
En guise de meilleurs vœux
Souhaits sincères à tous les amis et lecteurs de réalisance pour l´année 2007 !
Pour un engagement de foi, de liberté, de droits et de réalisation humaine
L´année qui va bientôt éclore va ouvrir une époque riche en changements et en conséquences pour les êtres humains et habitants de notre chère et belle planète. Nous devons, si nous voulons longtemps encore profiter de notre écologie, protéger notre environnement et son équilibre régénérateur, afin que les prochaines générations puissent en jouir, et ne pas nous traiter de tous les noms parce que nous l´aurions mis gravement à mal. Certaines personnes, certaines nations n´ont qu´une vue primitive de l´équilibre écologique, et pourtant, son importance dépasse toute ambition terrestre quelque soit-elle. Ce n´est qu´en harmonisant et en ajustant notre réalisation sur le respect de la nature et ses divers facteurs écologiques que nous rendons justice à un bien précieux qui appartient à tous, autant aux vivants qu´à ceux qui naîtront demain.
Entre l´Ethiopie, les forces gouvernementales somaliennes et les islamistes somaliens s´est ouvert une nouvelle guerre de religion. On le voit : ces méchantes prières importées sont bien troublantes et occasionnent, dans une Afrique en mal d´elle-même, de développement, de véritable idéal sociohistorique affirmé, des brasiers de révoltes et de guerres civiles meurtrières qui sillonnent ce continent et son histoire depuis trop longtemps. La tolérance, cette fois encore, est mise à mal ; mais cela étonne-t-il les africains chahutés des siècles d´une religion à une autre, d´un maître islamique à un autre occidental ? Par ailleurs, le sous développement que subissait ou sous lequel souffrait ce continent et le mettait sous toutes les vicissitudes de la pauvreté et du manque, de l´illumination religieuse, de l´exploitation prédatrice des pays industrialisés. Tout cela faisait un cocktail dangereux qui faisait vomir bien de pays, de gouvernements ; surtout si manquant de véritable lecture ou compréhension des enjeux et des tourments dans lesquels l´existence moderne les jettent, au lieu de bâtir au principal : au progrès et à la capitalisation sociale, ils se déraillent à colmater les incessants subsidiaires trompeurs. La tolérance, on ne peut vraiment l´exercer ou l´offrir au prochain que si celui sait encenser sa valeur et la respecter ; autrement, on offrirait la main à quelqu´un qui vous prendrait le bras. Ni la tolérance, liberté ; et encore moins la démocratie ne sont des valeurs humaines à sens uniques. Ce n´est pas non plus avec le crime et la violence qu´on les acquiert ou qu´on les atteint. Ceux qui se sont abaissés à des iniquités pour jouir des droits du plus fort ou celui des faits accomplis peuvent mentir longtemps, mais un jour leurs mensonges et leurs crimes passés les rejoignent et font d´eux un jugement historique condamnant.
Après la mystification politique du Congo, on entend déjà les cris de wallons belges voulant trouver asile économique au Congo. Et on se demande déjà : que viendraient-ils faire dans un pays où leur roi bâtisseur avait coupés les mains, pillé, violé, violenté à qui mieux mieux ? Si ces wallons fuyant les flamands plus riches et plus imposants n´avaient pu établir la paix et cultiver la coexistence pacifique chez eux ; qu´allaient-ils donc offrir aux congolais ? Le passé criminel de la colonie qu´ils avaient avalisé pour en profiter des fruits, ou l´échec actuel qui les délogeait de chez eux ? Ce tourisme du sac au dos en fuite éperdue devant la crise économique, que cachait-il ? Une nouvelle ère du Bwana, du mundélé et de son boy, de l´Afrique noire où les nègres servaient docilement leur propre exploitation, leur aliénation et leur chosification injurieuse ? Alors, Mr. Louis Michel, messieurs les wallons, qu´avez-vous donc à offrir au Congo ? Il faut que ce soit quelque chose de solide, où vous êtes brillants et incontestés ; et surtout, n´oubliez pas : le Congo, n´en déplaise à beaucoup d´entre vous, n´est ni une propriété belge, ni une province du royaume de Belgique. Mais vous m´avez compris, n´est-ce pas… ? Sinon nous allons employer de petits dessins pour vous le faire comprendre efficacement. Et définitivement si vous avez un peu de respect pour vous-mêmes. Car nous, contrairement à vous, nous n´avons ni oublié le passé, ni mis notre liberté à disposition.
L´année 2007 ouvre une époque économique de trente ans qui va perturber et changer définitivement notre monde tel que nous l´avons toujours connu. Et j´espère vivement que dans ces changements, et pour tous les enfants de cette bonne terre, et particulièrement pour l´Afrique, apporteront plus de bien-être, de réalisation et de liberté qu´elle ne l´a fait jusqu´aujourd´hui. Mais sans se faire trop d´illusion, je crois cependant pouvoir dire que sans mettre la main à la pâte – et cela vaut pour tous – sans aspirer et défendre activement un meilleur idéal, rien ne tombera du ciel.
A mes amis, aux leurs, à mes fiévreux lecteurs je leur souhaite de tout cœur de savoir aimer, de trouver les gestes, les mots et les actes qui protègent un sentiment inégalable pour la vie humaine. Car ce doux cocon de l´amour, pour peu que nous soyons capables d´en célébrer la grandeur et la beauté, ennoblit et sécurise le feu brûlant de nos valeurs les plus fières en rendant notre vie pleine et épanouie. Protégez donc tous ceux qui vous aiment, et ne vous contentez pas seulement de croire au bien, en vous-mêmes, mais ayez le courage de défendre ce qui vous revient de droit. Avec mes meilleurs souhaits, et toute ma sympathie ; votre fidèle et dévoué :
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
27 décembre 2006
Hommages émus à Mr. Dynamite
James Brown, the Godfather of R&B, Funk, and Soul
Say it loud: I'm black and proud
« La soul, ce sont tous les coups durs, toutes les punitions qu'a endurés l'homme noir (...) tous les rêves inassouvis qui doivent se réaliser".
James Brown.
Brillant chanteur et entertainer, James Brown, né le 05.03.1933 est décédé le lundi 25.12.2006 agé de 73 ans à 01h45 à l'Emory Crawford Long Hospital d'Atlanta (Georgie), où il avait été admis samedi en raison d'une pneumonie grave, a précisé Frank Copsidas. Charles Bobbit, ami de longue date et agent personnel de Brown, se trouvait à son chevet.
Showman saisissant et théâtral, ancien boxeur dont l'un des surnoms était "Mr Dynamite", Brown a popularisé la soul et le funk dans les années 1960 et 1970 avec des titres comme "Papa's got a brand new bag", "I feel good" ou "Sex machine".
Ses rythmes ultra-syncopés, son style vocal jonglant avec le cri et l'extase ont fait des émules dans sa génération avant de conquérir celle du rap et du hip-hop, dont les représentants ont souvent "samplé" ses enregistrements pour les besoins des leurs.
Ce vainqueur né qui connut dans son enfance une extrême pauvreté et fut emprisonné à plus d´une fois pour délinquance juvénile, a été l'un des plus gros vendeurs de disques du rhythm and blues noir puis une vedette internationale hors pair.
Sa voix formée à l'école du gospel, encadrée par les "riffs" des instruments à vent et une section rythmique opérant comme un seul homme, a propagé le son et l'intensité caractéristiques du style funk auprès des publics noirs et blancs. Ses célèbres passages à l'Apollo, Théâtre de Harlem ont donné lieu à certains de ses meilleurs enregistrements publics.
Dans l'agitation des années soixante, son hit "Say it loud (I'm black and proud)" était devenu un hymne de la lutte des Noirs pour les droits civiques et la reconnaissance sociale. Il avait interprété ce titre lors de l'investiture du président Richard Nixon en 1969 - ce qui lui avait momentanément aliéné une partie de son jeune public noir.
Soucieux d'apaiser le climat après l'assassinat du pasteur Martin Luther King en 1968, Brown s'était rendu dans une radio de Boston et avait chanté toute la nuit pour limiter les émeutes.
Maître du jeu de scène, il changeait de costume une dizaine de fois par spectacle, se déplaçait latéralement sur une jambe, faisait mine de partir puis rejetait la cape qu'on lui avait posée sur le dos pour relancer le spectacle ou la mise en scène de sa sortie.
James Brown a placé 119 titres dans les classements spécialisés de la revue professionnelle Billboard entre 1956 et 1998 et a gravé plus de 50 albums. Intronisé dans le Rock'n'Roll Hall of Fame, il a obtenu en 1992 un Grammy pour l'ensemble de sa carrière.
Brown avait aussi, en tant qu'homme d'affaires, bâti un "empire" comprenant un ensemble de stations de radio et une société de production. Il possédait une flotte de voitures et un avion personnel.
Passé du gospel au rhythm and blues dans les années 1950, il connaît ses premiers succès avec son groupe, The Famous Flames, et la chanson "Please, Please, Please" (1956). Son charisme et sa voix lui valent de s'imposer rapidement en solo.
"Papa's got a brand new bag" et "I got you (I feel good)" sont des succès dès leur sortie au milieu des années 1960, de même que "It's a man's man's man's world". Tous les disques qu'il a produits entre 1960 et 1977 ont figuré d'emblée en haut des classements.
Dans la seconde moitié des années 1970, sa carrière est éclipsée, comme celles d'autres grands noms de la soul, par l'avènement du disco, mais il saura rebondir. Il apparaîtra même à l'écran dans "The Blues Brothers" (en prédicateur frénétique) ou dans le documentaire "When we were kings", consacré au combat entre Mohamed Ali et George Foreman à Kinshasa en 1974.
En 1985, il interprète en 1985 la bande originale de "Rocky IV" avec un tube planétaire ("Living in America").
Mais le "Godfather of Soul" se fait surtout remarquer dans les années 1980 par une série de condamnations : en 1988, celui qui avait entamé sa carrière entre la liberté des rues et la prison est de nouveau incarcéré pour excès de vitesse, possession illégale d'armes et de drogue. Condamné à six ans de réclusion, il voit sa peine commuée et sort en 1991.
"Feeling, brio et extravagance réunis en une spontanéité apparente", a écrit un critique à son sujet. Il ajoutait que James Brown dansait comme un derviche et chantait avec un "éventail stupéfiant de sonorités émotionnelles primitives - grognements, plaintes, cris, gémissements..." La vie, semblait-il à ses spectateurs, sourdre de lui en larges vagues ininterrompues, comme un don exceptionnel qu´il livrait généreusement à ses admirateurs avec le plus grand talent.
Hommage à cet enfant noir, à ses peines, à ses victoires, mais aussi à cette richesse artistique inégalable qu´il a su nous offrir sa carrière durant, on le sait, non sans un amour particulier pour la joie de vivre. Nous ne l´oublierons pas.
Forum Réalisance
La francafrique sous Giscard D´Estaing
Le cas centrafricain ou Bokassa, la Centrafrique et les escroqueries de la France.
Une France de la plus sombre flibuste
Cette vidéo permet à ceux qui doutent ou qui ne connaissent pas encore en détail les rouages de la francafrique d´apprendre bien de choses. Une bonne occasion pour tous ceux qui se laissent ou se sont laissés abuser par les apparences métropolitaines françaises d´humanisme et d´honnêteté de revenir sur terre. Lorsque nous parlons de francafrique, nous ne définissons et ne décrivons pas une malédiction comme bien d´africains voudraient le faire croire, ou quelques fantaisies personnelles pour nous en prendre injustement à une France au dessus de tout soupçon et donc la maxime : liberté, égalité, fraternité étaient couverte de vertus et d´honneur. C´est plutôt le contraire : derrière toute cette façade surfaite, se cachent les intrigues et les sournoiseries les plus sales envers l´Afrique, et le cas de la République centrafricaine l´illustre amplement. Appréciez.
http://video.google.fr/videoplay?docid=-7197359614651441449
Remarquez qu´après avoir vu cette vidéo, vous faites désormais partie de ceux qu´on peut considérer comme des affranchis : ceux qui ne peuvent plus prétendre ne rien savoir. Oui, je sais: beaucoup vont prétendre qu´ils n´ont pas compris...serait-ce possible ?
Seuls les idiots et les gens foncièrement méchants et bas peuvent le prétendre. Ceux pour qui la liberté, la justice, le respect de la vie et de la liberté des autres n´est rien d´autre qu´une vétille; mais ceux-là, devons-nous en faire nos exemples ou ceux en qui nous avons aveuglément confiance ?
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Forum Réalisance
26 décembre 2006
Un livre élucidant sur la mystification actuelle du Congo
De Fweley Diangitukwa, Dr. en sciences économiques et sociales :
" Le règne du mensonge politique en RDC. Qui a tué Kabila? "
Vient de paraître aux éditions L’Harmattan, à Paris
ISBN : 2-296-01840- 8 ; 13 euros
Voici enfin expliquées en détail les raisons et les circonstances de l’assassinat du président autoproclamé Laurent-Désiré Kabila, les origines de Joseph Kabila et le nouveau style de recolonisation de la République " démocratique " du Congo (plus subtil et plus stratégique) mené à partir des représentants locaux acquis aux idées des potentats étrangers. Le peuple congolais est terrorisé, trompé et appauvri à dessein afin de spolier plus facilement les richesses minières du Congo.
" Le règne du mensonge politique en RD Congo " est un livre qui doit être lu par les Congolais qui aiment profondément leur pays et par tous les amis de la RD Congo. Faites connaître ce livre autour de vous. Le tirage étant limité, veuillez commander votre exemplaire dès aujourd’hui.
En 4ème page de couverture, on lira notamment :
" La vie politique congolaise est réglée par le mensonge. Parmi les dossiers les plus chauds sur cette question, il y a la nationalité des soldats rwandais incorporés dans l’AFDL, le massacre des réfugiés Hutu en RDC, le vrai mobile de l’assassinat de L.-D. Kabila caché aux Congolais, le choix de son successeur, le curriculum vitae très discuté de Joseph Kabila et de plusieurs hommes politiques haut placés, les objectifs poursuivis par l’AFDL, les CPP, le PPRD, l’enrichissement sans cause des hommes politiques, etc.
A cause de son âge avancé, LDK ne pouvait plus être ce soldat à l’image héroïque de Che Guevara. Ainsi, chaque brave guerrier qui pouvait accepter de mener la guerre pour son compte devenait son allié, son ami, son confident, son frère ou son " fils ". Il a présenté James Kabarebe, sujet rwandais, comme un parfait citoyen congolais. Le président L.-D. Kabila a pactisé avec tout individu qui était capable de lui montrer le " bon " chemin, augmentant ainsi la confusion dans la question de la nationalité. Les services de renseignement étaient truffés d’étrangers qui se disaient Congolais et qui étaient présentés tels quels par Kabila lui-même. En politique, lorsqu’un homme d’État a menti une première fois, il a tendance à persévérer dans son mensonge afin de ne pas être discrédité. Voilà comment le mensonge politique est devenu un art en RD Congo. Aujourd’hui, de nombreux Congolais déclarent publiquement que la relation de consanguinité que le président Laurent-Désiré Kabila a déclarée avoir avec Joseph Kabila est un vrai mensonge.
A Rome, César fut assassiné par Brutus qu’il aimait comme son fils. Un leader politique ne peut être assassiné que par celui qui lui est très proche. Justement par un Brutus ! Mais qui est ce Brutus congolais ?
Le scénario de la mort de Lumumba s’est-il répété, celui de l’implication d’une puissance étrangère et l’accession au pouvoir du bourreau de la victime secondé et protégé par tous les arrivistes, les assoiffés du pouvoir et de l’argent facile et par la communauté internationale ?
Le Congo a besoin d’un leader de conviction, d’un homme d’Etat rassembleur, qui incarne l’esprit de développement et de progrès, appelé à sortir ce sous-continent du mensonge politique et de la démagogie ".
Fweley Diangitukwa est docteur en sciences économiques et sociales, mention : science politique (Université de Genève). Il a déjà publié plusieurs ouvrages. Lire, du même auteur et chez le même éditeur, "Géopolitique, intégration régionale et mondialisation", mai 2006, 319 pages.
Pour connaître les autres publications de l’auteur, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous : http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=result Ou http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&obj=artiste&no=5038 (Cliquez sur auteur, recherche, Diangitukwa Fweley)
Commentaire Réalisance
Un livre exhaustif, à la charpente hautement logique et objective ; une analyse qui met à nu tous les dessous de la nouvelle politique occidentale de recolonisation en Afrique stratégique au moment où, en mal d´intégration de mondialisation, perclus par ses propres criantes contradictions internes (Chômage, endettements publics exorbitants des pays riches et hautement industrialisés occidentaux, francafrique infâmante envers l´Afrique et les afrodescendants, conflit religieux islamo – chrétien de par le monde), face à la montée industrielle des chinois et indiens qui mettent l´hégémonie occidentale à mal, l´empire blanc se débat contre les signes prédateurs de son déclin .
La RDCongo est, pour ses richesses et sa position géopolitique au cœur de l´Afrique, est l´enjeu et le tourment de la plus honteuse escroquerie politique occidentale de nos temps. Pourquoi les soi disant élites congolaises s´y laissent-elles aliéner ?
Cet ouvrage donne une analyse des plus éloquent sur les raisons. Brillante dissertation que nous conseillons à tous parce qu´elle prouve par son contenu et ses conclusions que la fameuse liberté et démocratie occidentale n´est, en réalité, rien d´autre que la mise en place d´un système politique et économique d´inféodation aux intérêts occidentaux. La lutte, pour l´homme noir, et particulièrement les congolais, pour une véritable liberté, une démocratie répondant à leurs aspirations et à leurs aspirations légitimes de réalisation socioculturelle vient de prendre une tournure qui prend des allures cuisantes, parce que ce qu´on les met devant un dictat historique injurieux. Ce livre prouve cependant que contrairement à ce que les ennemis de la liberté africaine, de la liberté tout court pensent, les congolais, du moins ceux qui savent réfléchir, ont déjà compris et ne se laissent pas leurrer. En cette place, tous nos compliments à l´auteur pour sa perspicacité.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
23 décembre 2006
Hommage à Angela Davis
Une femme dans toute sa splendeur et son élégance militante
La grandeur d´aimer et de défendre la liberté
« Aux âmes bien nées, la valeur n´attend pas le nombre des années… » Corneille
Commentaire sur Afrikara (23 Décembre 2006 12H45)
Angela, ce n´est pas seulement une femme tout court, c´est la conscience et le sens humain dans sa plus élégante ovation. Et même si nos avis politiques divergent sur son passé communiste, elle a fait la preuve qu´elle ne se laissait pas enfermer derrière un formalisme fonctionnel quelconque, mais que ses ambitions humaines et politiques restaient nobles et libres. Ses admirateurs du monde entier et moi-même retiendrons en elle une compagne idéale dans la lutte contre l´injustice sociale, la discrimination et le racisme. Cette femme prend une place immuable auprès de femmes telles Kimpa Mvita, Aminata Traoré, et bien sûr les Pharaones noirs oubliées du Soudan. Ce qui prouve, pour tous ceux qui sont aveuglés par leur phallocratisme, que les femmes sont bien à la hauteur de leurs responsabilités sociales et humaines, qu´elles ont autant de caractère, d´endurance et de vision que les hommes. Et qu´il serait grand temps qu´on reconnaisse leurs talents, pas seulement au service de la masculinité, mais bien sur les voies de recherche et de construction d´un avenir d´harmonie, d´équilibre et d´équité. Parce que c´est là, dans cet idéal fervent que l´amour de la liberté et de la réalisation humaine nous offre ses meilleurs fruits.
Musengeshi Katata.
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.
22 décembre 2006
Sur le quantitativisme aveugle et son impasse
Produire et accumuler à tout prix, mais qu´en est-il de l´harmonie, de la fin de l´hérésie de la cupidité entraînant le consommisme abrutissant ?
La fin du mythe envahissant d´un productivisme étouffant ?
« Ce n´est pas l´abondance qui est excellence, mais la qualité » Joseph Joubert
Si la vie, et partant la réalisation existentielle était une belle femme à laquelle la phallocratie du pouvoir paternel s´évertuait à faire l´amour, et par lequel naîtrait de beaux enfants dont le pater familias s´empresserait à aimer, à promouvoir et à défendre le bonheur ; alors le productivisme excédentaire, impérialiste ou hégémoniste est une perversion qui plaçait la rapacité au dessus de l´harmonie, et même de l´équité. Et Joubert aurait complètement raison…si…eh oui, si tous les êtres humains, les pays, les cultures pouvaient parvenir à la raison, à la satiété ; ou du moins établir entre eux des rapports paisibles et respectueux permettant des échanges et des rapports d´équilibre et d´équité. Or, ce n´est pas le cas ; certains états ne sont nés ou gouvernés que par la violence et la cupidité comme principe politique d´exercice existentiels. Et on a beau se cacher derrière des slogans, des institutions, de faux aveux publics de liberté et de démocratie, la machinerie politique qui œuvre en sous main, elle, convoie et perpétue de vieux complexes, de vielles appréhensions qui ont marqué le psychisme politique de certains peuples au plus méfiant ou à la fausseté légendaire humaine. Sortir des marasmes historiques, des bas instincts des caractères individuels des peuples ou des gouvernants, c´est plus vite dit que réalisé. Par ailleurs, les défauts, à défaut de négation ou d´orientation vers la valeur évidente et émancipatrice du bien, se perpétuent et s´enveniment, autant que par convenance ou commodité, elles se cachent derrière de faux manteaux sociaux de discours et de logiques placardés, en se faisant fêter comme des vertus de la démocratie et de la tolérance.
« Les premiers seront les derniers », affirme la Bible ; la religion catholique, cependant, a tout mis en œuvre pour imposer et consolider le contraire. Et par un orgasme religieux formaliste couvert d´or et de liturgie, elle s´institutionnalisa en intermédiaire absolu menant à Dieu. La prière, l´offrande à ses œuvres et son entretien devint le vin permettant à l´individu d´avoir accès autorisé aux faveurs des cieux. Or, comme le disait Jean Paul Sartre, il ne s´agissait pas de chanter les louanges de Dieu en enrichissant l´église ou en lui octroyant des pouvoirs dont, l´histoire en était témoin, elle n´avait que trop fréquemment abusé, mais bien de réaliser et de créer le bien activement, volontairement pour savoir mériter l´excellence et les louanges de la volonté divine. Une bien grande différence symbolique : celle d´être sujet et acteur responsable direct de l´histoire, de son contenu et de ses valeurs ; ou au contraire n´être qu´un passager certes doué, mais sans son traducteur et son costume légal, incapable ou interdit à défendre de par lui-même le sort précieux de sa vie éphémère. Cette dialectique de l´idolâtrie par admiration dépossessive désengageait l´être humain autant qu´elle le déresponsabilisait face à ses devoirs de s´améliorer, de se parfaire pour avoir accès à l´Harmonie et à l´équilibre de la perfection. Tout ne devenait ou n´aboutissait qu´à la consommation, bouffe aveugle et dépendante de l´industrie et du capital qui, eux, se chargeaient de perfectionner et de gouverner les choses de la vie. On en oubliait pourtant que ces hommes politiques, ces managers, ces papes n´étaient, eux aussi, que des êtres humains ; et c´est dire tout aussi faillibles ou mortels que tout être humain !
Le productivisme répond à tout cela et bien plus encore : à un état socioéconomique qui, tout en se réclamant du cartésianisme dans ses méthodes de production ou de gestion, était cependant régi par une vision et une organisation primitive de l´usage et de la finalité sociohistorique. Pourtant, c´est la finalité réelle qui compte, pas l´immédiateté du résultat, parce que le résultat est temporel ; la finalité, elle, comme le bien, la vertu ou l´harmonie, permanente et sans âge. Autre chose : croire qu´avec de fausses vertus, de fausses méthodes ou prémisses on arrive à la vérité, à l´harmonie ou la perfection, c´est encenser le vice, le crime et la perversion et croire qu´une institution quelconque peut faire un miracle, remettre tout en place ou réparer les dommages causés par la négligence et les bas instincts. Depuis que la justice et les prisons existent, on aurait déjà obtenu des sociétés sans criminalité. Or, ce n´est pas le cas ; les pays riches, industrialisés sont toujours aussi criminels. Si les trois pays les plus criminels du monde : Le Mexique, le Brésil et les Etats-Unis continuent, ainsi par ailleurs que l´Afrique du Sud à accuser, malgré la répression sociale criminelle et le régime d´enfermement pénitencier hautement organisé de ces pays, à entretenir un haut niveau de criminalité sociale, on ne doit pas s´en étonner. Il suffirait d´aller dans l´histoire sociale de ces états pour conclure que les générations de citoyens de ces pays ont été marquées par les violences se léguant de par les structures, les valeurs ou l´idéal social dominant. Ce n´est pas non plus, comme le prétendait Jean-Jacques Rousseau que l´homme est né bon, et que c´est la société qui le pervertit. A moins que, comme il le dira dans l´Emile en 1762 : "Le Dieu que j'adore n'est point un Dieu des ténèbres, il ne m'a point doué d'un entendement pour m'en interdire l'usage : me dire de soumettre ma raison, c'est outrager son auteur. Le ministère de la vérité ne tyrannise point ma raison, il l'éclaire." Ou encore, plus précisément : "Conscience ! Conscience ! Instinct divin, immortelle et céleste voix ; guide assuré d'un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rend l'homme semblable à Dieu." Brillant penseur, sa phrase bien connue : « Il étonnant que Dieu qui est si bon ait mis dans un corps tout noir, une âme toute blanche » prouve, malgré toutes les allégations gratuites des racistes et envahisseurs occidentaux de l´Afrique, que contrairement à l´homme noir, eux, ils avaient des âmes bien noircies par leurs basses intentions. Mais tout le monde sait aujourd´hui que la naïveté n´est pas toujours une vertu, quand les autres n´ont pas de saines intentions !
Produire, produire à tout prix. Consommer et aspirer à des biens, un confort de plus en plus raffiné et ample, tout cela est humain et légitime à toute société, à tout être humain. A moins que dans l´exercice de cette légitimité de réalisation humaine, on veuille se réaliser au détriment des autres, en leur créant volontairement préjudice, ou en les étouffant tout simplement. Depuis 600 ans, hélas, c´est le cas de l´occident envers l´Afrique, de l´air atmosphérique, de l´écologie mondiale, des matières premières qu´on consommait comme si elles poussaient sur les champs à satiété. Et à l´horizon, pas un grain de sagesse ou de retenue ; bien au contraire, la francafrique avait été instaurée pour alimenter et asseoir un abus criant aux libertés, aux droits et aux légitimes aspirations africaines. Celui qui croyait encore que l´Irak a été envahie pour lui apporter la liberté et la démocratie que bien de noirs, d´indiens ne connurent aux Etats-Unis qu´après avoir subi les uns l´esclavage, les autres une extermination occidentale qui les décima pour leur arracher leurs terres ; celui-là se trompait bien.
La liberté est de la production, de l´exercice individuel, national ; et dans notre monde d´aujourd´hui dépendant de rapports internationaux pacifiques. Mais en aucun cas un autre peuple, un autre gouvernement ne peut s´arroger le droit abusif, de démocratiser, en pédagogue prétentieux et faussement zélé, ses voisins. Cela sentait l´exploitation, la domination, le pétrole et l´abus d´influence à s´y méprendre. Et c´est pourtant ce genre de piraterie, de violentement gratuits des droits et des libertés humaines qui détruisent la confiance et la paix mondiale en créant des réflexes de défiance, de protection…atomiques comme ceux de l´Iran. Et déjà, ces occidentaux prétendaient, après avoir été incapables d´empêcher cette invasion gratuite, à imposer au tiers monde, à la Corée et à l´Iran, de s´abstenir de poursuivre des ambitions nucléaires ! L´art d´être à la fois au four et au moulin ; être au balcon et se regarder passer dans la rue. Un art ambigu, et pour le moins faux, parce que le juge est à la fois le confesseur, la loi, le juge et celui à qui le crime profite. Décidément trop pour être honnête et équitable, cette constellation.
Or, le nucléaire, à la vitesse où les occidentaux consomment les hydrocarbures du monde à gorges déployées, sera, dans un proche avenir, incessible à la survie de tout développement humain pour la plupart de pays du monde. Les autres sources d´énergie solaires, biologiques, des courants marins, n´ont pas encore la capacité de supporter une intense et déterminante satisfaction d´une économie industrielle au sens complet ou large. Ce faux paternalisme interventionniste ne s´explique que si les économies occidentales considèrent que les autres pays du monde actuellement pauvres ou faibles économiquement n´ont pas droit à l´industrialisation ou à une défense efficace, et cela veut dire qu´ils veulent les garder soumis et sous développés. Ou ils veulent leur faire subir à tout moment des invasions comme ceux d´Irak, ou leur imposer, comme en Afrique, une francafrique qui ruinait ce continent, l´appauvrissait et le privait de moyens économiques et financiers de développement. Pour y déverser leurs excédents à loisir ou leur imposer militairement ou économiquement leur dictat ouvrant ainsi à consommer à cœur joie leurs matières premières dont les enfants africains eux-mêmes ne sauraient profiter. Une sournoiserie des plus discriminante.
Beaucoup d´intellectuels occidentaux pris au piège évident de cette philosophie existentielle abusive cherchent à sortir de l´impasse, cependant qu´elle n´a qu´une issue : celle que leurs sociétés, que la logique de domination et d´impérialisme occidental avait refusé de reconnaître au monde : celui d´une décentralisation économique et financière, et maintenant, comment l´imposer aux autres ? C´est la Chine qui allait en rire et prétendrait à raison : parler tout à coup de la vraie liberté et de la vraie démocratie, quand on aurait soi-même écumés les mers et pillé et violenté le monde entier pendant des siècles... A qui voulait-on de nouveau faire avaler cette fausse pilule ? La chine savait bien qu´on lui avait vendu de l´opium pour un médicament occidental ; elle ne l´avait pas oublié. Et croire que les uns devaient surproduire pendant que les autres, leurs victimes resteraient passives et vivraient d´aides et d´aumônes, c´est de la pure affabulation. Aucun pays ne se développe sans s´industrialiser, sans épanouir ses moyens et ses possibilités existentielles au plus haut. La Chine qui se développe aujourd´hui, ainsi que l´Inde, ne vivent pas d´aumône, ou de mendicité. Il a fallu une longue accumulation conséquente et strictement orientée à épanouir les facteurs créatifs de leurs sociétés. Là où aucun étranger n´investit jamais parce que ce n´est ni dans son intérêts, ni dans ses vues : dans la connaissance, la science, l´éducation et la créativité, parce que ces investissements sont de longues haleines, et leur finalité, sans un intérêt national idéel, sans rendement aucun pour un étranger. N´est-ce pas vrai que le FMI et la Banque Mondiales imposaient aux pays africains de privatiser leur éducation et leur organisation de santé lorsque ceux-ci arrivaient à des impasses de paiement de leurs dettes ?
Autant dire que si l´accumulation (privé ou public) est toujours d´actualité, surtout pour le tiers monde ; le productivisme d´excès ou d´envahissement, lui, va devoir être revu. Surtout au moment où la Chine va s´en servir pour tomber l´occident. Beaucoup d´optimistes ne voient pas venir le danger chinois écrasant ; tant pis pour eux. C´est pourtant la première fois dans l´histoire qu´un pays aussi haut peuplé va marcher sur le monde, et croyez-moi, ce sera incroyable. L´occident ne croira pas ce qu´il lui arrive, parce que ce sera largement au dessus de ses pires cauchemars. Et lentement, comme un château de cartes, tout s´effondrera parce qu´on sera occupé à colmater à tous les fronts : à celui du chômage, de l´endettement, des productions en baisse par recul sur les marchés internationaux…et même sur le tableau de la démocratie et des libertés la décroissance prochaine aura une incidence des plus inquiétante, car celui qui n´a plus les moyens de sa politique, et demande à ses citoyens de travailler jusqu´à 67 ans comme en Allemagne pour des salaires modestes pendant que l´énergie, le coût moyen de la vie augmentait incessamment, et par surcroît de s´assurer individuellement pour sa pension et ses soins médicaux parce que les assurances solidaires sont en banqueroute, celui-là doit s´attendre à des remous sociaux, ou du moins à expliquer pourquoi les riches devenaient encore plus riches et les pauvres de plus en plus démunis. Restructurer ? Encore plus de chômeurs ?
La France n´accusait-elle pas le plus haut chômage de jeunes (20%) en Europe ? Aller en Afrique disserter suavement sur la valeur, comme l´avait fait Dominique De Villepin dernièrement si péniblement en en prenant plein la bouche, cela n´arrangeait cependant rien au drame social qui couvait en France, dans tout l´occident ; il faudrait peut-être dire aux jeunes la vérité, c´est à dire : amis, les temps ont changé ; maintenant, c´est chacun pour soi, Dieu pour tous. En riche pays de la fille cadette de l´église catholique, le chômage n´avait pas encore trouvé de solution. C´est sans doute ce que les intellectuels véreux ou sans imagination purgeaient sous leurs sanglots impuissants qu´on entendait à l´autre bout du monde. Et ce n´était que le début d´une longue traversée de la vallée de la décrépitude. Le soleil serait-il au rendez-vous de l´autre côté ? L´Union Européenne, elle, pour changer, s´élargissait avec fracas. Mais désormais, toute solution momentanée aura, à long terme, des effets négatifs pour le centre européen…et les capitaux investis dans l´ancien Est communiste européen ont ceci de particulier : ils créent de nouveaux consommateurs, mais pas nécessairement de nouvelles innovations et de nouveaux emplois au centre européen. Et le principe : petit pays, petits problèmes ; grand pays, grands problèmes, reste, même pour l´Union Européenne, une évidence. Et tous ces pays actuellement pauvres, lorsque les produits chinois ou indiens moins chers frapperont à leurs portes, pour tenir le coup en zone industrielle européenne plutôt chère, cèderont à l´économisme logique primaire de l´épargne. Rien ne sera plus facile, même pas l´avenir ; surtout en pays saturés. Et ce ne sont pas des coups de gueule grossiers comme ceux de Sevran, de Frêche, ou de Finkielkraut et autres qui y changeront grand-chose.
L´Afrique arrivera-t-elle, dans cette constellation, enfin à accumuler ? A sortir des fanges de l´utilitarisme occidental chosifiant ? Ce serait catastrophique si elle ne profitait pas du renchérissement des matières premières et du train express chinois pour se mettre à jour en modernisant et en motivant son éducation, ses universités désuètes et sa formation professionnelle désorientée et sans usage ou application locale. Pas étonnant que les cadres universitaires africains s´expatrient à un rythme effrayant, surtout pour le Ghana, entre autres. Faute d´emplois. Et avec toute la bienveillance du monde, on devait se demander : qui donc ferait le progrès et garantirait l´avenir aux autres, aux faibles, aux ignorants et aux malades ? C´est pourquoi, et quelque soit l´amour que les élites portent à l´occident qui entretient et encourage cette perversion, les choses doivent changer et cette situation aussi le plus rapidement que possible, parce que sans cela, ce ne sont pas des élites ; ce sont des écornifleurs qui consomment et bradent les richesses du peuple sans lui ouvrir les portes de l´avenir. Bien au contraire, comme des sangsues, ces incapables buvaient le sang frais du peuple, l´affaiblissant d´année en année, ajournant ainsi douloureusement sa liberté et son indépendance économique et financière. Si cela s´appelle élite responsable, eh bien… Et pourtant l´afrique, à notre avis convaincu, représente, dans son développement, une chance inouie pour l´Europe. Mais si celle-ci ne connait que le langage de l´aliénation, de l´exploitation et de la soumission pour dialoguer et respecter les autres peuples...
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
20 décembre 2006
De l´ampleur du devoir des africains envers eux-mêmes
Ne pas se sous estimer, mais ne pas oublier non plus ses devoirs
La tâche est immense, et demande un effort résolu
« Qui logera nos rêves aux paupières des étoiles ? » Senghor
Sortir du négativisme dans lequel l´occident nous a enfermé. Commentaire sur Afrikara du 20 Décembre 2006 18H58
Et cela ne concerne pas seulement l´occident, mais aussi l´ignorance qui aveugle bien d´entre nous, le complexe d´attardé ou de nullité que la chosification islamique ou chrétienne ont exercé et continuent encore à exercer sur notre culture et notre imaginaire. Mais pour cela, il faut des africains assez rationnels et pratiques pour déjouer ces psychoses, rassembler et protéger notre legs, en même temps qu´un volontaire consensus social créerait des conditions économiques et financières adéquates au développement. Devant le marasme économique et financier actuel de l´Afrique, l´incompétence et l´égarement de ses élites, il n´y a hélas, aucun espoir que les choses avancent et se développent au mieux pour tous; on le voit, tout effort semble s´effriter et s´évanouir dans le vide. Et pourtant, notre développement profiterait à tout le mode, même à l´occident qui s´évertue sournoisement à nous mettre les bâtons dans les roues depuis des siècles tout en affirmant faussement du contraire. Il faut espérer que très prochainement des générations plus consciencieuses et plus douées prennent leur avenir et leur réalisation plus à coeur que toutes les précédentes ne l´ont fait. Et à propos de l´arrière pays, ne soyons pas illusionnistes: tant que l´économie, la connaissance et l´organisation sociale ne prospèreront pas dans les sociétés, le progrès ou les infrastructures ne tomberont pas du ciel. Elles sont le produit du travail et de l´imaginaire lié au changement, à la réalisation. A la fin, on a l´impression qu´à force de répéter l´évidence, la vérité, les africains n´y font plus ni d´importance, ni d´attention; or le développement est très complexe et ardu, car on ne peut jamais mieux s´y être préparé. Il est aussi dépendant de facteurs extérieurs, de l´écologie, des moyens naturels. Le pire est ce comportement impulsif et irrationnel que l´aliénation et l´opportunisme occidental ont établi chez nous et qui empêche toute objectivité et libération intellectuelle réelle face à nos problèmes et à notre engagement envers l´avenir. Tout cela pour nous atteler au sort malheureux de la chosification qui pour eux est le seul exutoire de l´homme noir. Nous devons seulement vouloir sortir de cette prison ouverte et déterminer et entretenir notre avenir en tenant compte de nos propres paramètres sociohistoriques, de nos racines culturelles, et en exigeant de notre imaginaire qu´il réponde valablement et adéquatement aux problèmes que pose notre pleine réalisation. Ceci dit, il faut le vouloir, et peut-être s´aimer un peu plus dans la construction et la jouissance de la liberté réalisée par soi-même, que dans le rôle de consommateur d´une liberté dont nous ne connaissions ni les intentions véritables, ni n´en possédions le droit et le pouvoir d´agir sur elle si elle ne correspond pas à nos attentes. Oui, je pense bien que c´est une question d´amour propre, et de celui que nous ressentons face à notre passé, à nos enfants, à notre libre et souverain devenir tout court.
Musengeshi Katata.
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.
19 décembre 2006
Communautarisme, multiculturalisme et tralala
Commentaire sur l´article d´Afrikara : France blanche, colère noire de François Durpaire : L’Anticommunaurisme déconstruit du 19/12/2006
Ne pas chercher à tromper son monde de midi à quatorze heures
« Celui qui ne connais pas la vérité n´est qu´un pauvre idiot. Mais celui qui la connaît et la nomme mensonge, celui-là est un criminel » Berthold Brecht
Curieux que toutes les analyse occidentales sur « la question noire » s´égarent dès qu´elle se prétendent aller dans le fond du problème, dans un ésotérisme formaliste qui frise la fuite ensablée de la vérité. D´abord, la question noire existe-t-elle, et pourquoi ? Elle existe bien, et non seulement parce que tout ce qui est mauvais, péjoratif, dégoûtant, dangereux est noir dans la culture occidentale, mais parce que pendant 600 ans cette race a été systématiquement contrainte à se renier elle-même par une chosification de la plus sanglante et cruelle considération de la part d´une race blanche qui se prétendait détentrice de culture et de civilisation !
400 ans d´esclavage, près de 100 ans de colonisation, et jusqu´aujourd´hui 46 ans de francafrique donnent amplement la mesure ou la démesure du mépris occidental envers la race noire. Un bilan équivoque et monstrueux avec lequel, tout intéressé ou homme conscient du problème, se devait objectivement de conclure qu´il y a eu malus, et ce qui choquait et mettait tous ces intellectuels occidentaux au pied du mur, c´est que malgré l´indépendance, les occidentaux emboués persistaient à entretenir et consolider les avantages, les privilèges et les principes de cette «culture » d´exploitation humaine et de déni de liberté et de réalisation indépendante. Alors, quoi ? On affichait faussement, mensongèrement Liberté - Egalité - Fraternité, on prétendait défendre la liberté et la démocratie, et cependant, à coups de coups cochons, bas et sournois, on entretenait tout de même l´inverse ! Chercher à se cacher derrière des formalismes sociométriques de communautarisme, d´anti communautarisme, de multiculturalisme ne sauvait pas, ne dispensait pas du devoir d´être objectif ou de ne pas mener ses nègres en bateau en les convoyant à des choix ou des études de définitions vides ou fallacieuses ! A ce petit jeu-là, on se ridiculisait intellectuellement soi-même, et prouvait par là même qu´on n´était ni à la hauteur objective du débat réel, ni à même de donner un quelconque point de vue sur le problème. Parce qu´on en élaguait sciemment du principal, à savoir : pourquoi la culture occidentale, en hordes serrées et complices, s´évertuait depuis des siècles avec tous les prétextes possibles, malsains et criminels, à porter préjudice aux africains et afrodescendant ?
Et si intégration il y avait réellement, si civilisation et respect social et culturel étaient envisagés ou souhaitables ; si on n´a pas guéri le malade occidental de ses complexes, de ses abus, de sa petitesse d´esprit, tout ce verbiage sociologique ne menait nulle part, sinon à contenter une classe intellectuelle surprise de tourner en rond pour ne pas avoir à expliquer pourquoi, elle qui se croit influer et conseiller la société dans le sens d´idéaux humanitaires saints et louables, a été surprise à laisser faire, à accompagner les courants criminels qui depuis 600 ans faisaient des siennes aux africains ! De gros mots, de belles définitions, de belles études sociales ; tout le monde pouvait s´y adonner à loisir, mais lorsqu´on fermait les yeux sur des crimes socioculturels tout en arguant de son intellectualité, on n´était rien d´autre qu´un vulgaire complice des malfaiteurs. Depuis 40 ans que les HLM des banlieues françaises procréaient la morosité, l´exclusion sociale, le crime et la débauche ; où sont donc les sociologues pour y remédier ? N´est-ce pas de cette même race qui firent justement adopter et implanter ces solutions de modèles sociaux à la société ?
Quel est le sociologue, l´historien qui voudra me convaincre que l´esclavage et sa méprisante et criminelle chosification excluant toute intégration ou reconnaissance sociale d´intégration et d´usages de droits sociaux ne créait pas le désespoir, la pauvreté, l´ignorance, la misère…la discrimination économique et financière à court et à long terme ?
Venir aujourd´hui chanter les louanges des mots quand on a omis de défendre des êtres vivants, c´est un peu…cochon, plus sournois et faux qu´intellectuel et sincère. Et tous les africains et afrodescendants qui se laissaient traîner par le nez encore et encore une fois vers le mensonge embué et la mystification des intentions, ce sont de pauvres hères. C´est ainsi que nous écopons depuis des siècles des crimes et abus en tous genres de l´occident, parce que beaucoup n´arrivent pas à comprendre que de faux intellectuels vicieux avaient reçu pour rôle de les mener comme des moutons aveugles à l´échafaud de l´histoire.
Car si on se posait la question : dites donc, ne s´agit-il pas de la liberté, de la démocratie ; ou comme les français aimaient, en grande nation initiateur des droits de l´homme, de liberté – égalité – fraternité ? On comprenait vite que ces slogans ou valeurs des idéaux sociaux tant chantés et radotés en occident ne s´appliquaient qu´aux occidentaux eux-mêmes ! Et alors, communautarisme ou multiculturalisme autour de valeurs qui n´étaient vraies, ne s´appliquaient qu´aux blancs ? Là se trouve le nœud du mal, pas ailleurs ! Et il serait grand temps que les intellectuels occidentaux cessent de tromper leur monde en les entraînant dans des débats qui évitaient de dénouer le nœud véritable du problème : à savoir que les occidentaux doivent aussi accepter, sinon apprendre que la liberté, comme la réalisation existentielle comme telles sont des définitions universelles dont chacun des êtres vivants de la planète, chaque peuple, chaque race en détenait une part réelle. Et c´est dire qu´aucun peuple, aucun groupe humain ne pouvait prétendre détenir les paramètres de ces définitions ou les imposer aux autres. Surtout si cela se faisait par le viol, la violence, les abus de droits et de libertés.
A la fin, lorsqu´on voit et qu´on observe tout ce qu´a commis l´occident envers l´Afrique, on se demande : de quel cartésianisme s´agissait-il, celui qui, tout en mentant, en faussant, en pillant et en avilissant l´avenir des autres êtres humains, se réclamait de l´éminence rationnelle logique ? Et sans trop m´avancer, j´ai bien peur que trop souvent les occidentaux n´ont mis la charrue devant les bœufs en prenant leur propre abus et médiocrité éthiques, religieuses, morales pour des lumières intrépides des temps. Il est grand temps qu´on descende sur terre, et qu´on cesse de se ridiculiser soi-même. Cette culture occidentale a bien de qualités, et n´a pas mérité qu´on la mystifie vulgairement à ce point. L´Afrique et l´homme noir ne sont pas à ce point aveugles pour ne pas voir qu´on veut, encore une fois, les prendre pour des idiots.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
18 décembre 2006
Un fantôme aux cents vies : l´Etat palestinien
Nié, agonisant, détruit et empêché…et cependant plus légitime que jamais
Ce fantôme errant incessible à la paix réelle du Moyen Orient
La paix en territoires palestiniens semble revenue après deux jours dangereux de pieds levés vers la guerre civile, l´éclatement entre le Hamas et le Fatah. L´un accusant l´autre de vouloir déjouer l´autre. En réalité, toutes ces fausses accusations ne cachaient qu´une chose : la cessation de paiement de l´administration publique palestinienne. Pecunia nervus rerum. Et peut-être le nœud réel du problème palestinien : comme en Afrique ou ailleurs où les états étaient envisagés ou projetés dans la réalité sans le contenu réel réalisant de la production et de l´organisation de structures de productions de biens matériels légitimant et confortant l´idéal sociopolitique d´un Etat, comme un fantôme sans âme, l´Etat palestinien vivait au financement, à la goutte internationale. On jouait plus au Rambo arabe, les jeunes gens aimaient plus à parader leurs armes qu´à étudier ou produire les moyens matériels conduisant à la liberté réelle. Et curieusement, comme les intellectuels occidentaux ésotériques et faux au discours réel et sincère de la liberté, on criait aux institutions, croyant que seul le pouvoir et son formalisme résolvait tous les problèmes. Mais arrivé à celui-ci, comme Mahmoud Abbas, on se rendait compte qu´un Etat, c´était bien autre chose : c´était aussi, à côté du dialogue politique démocrate, des sources de revenu et de financement économiques nationaux confortant et supportant l´idéal social ; sans cela, ce rêve palestinien, même s´il voyait réalité un jour, serait contraint à vivre des travailleurs immigrés ou journaliers en Israël, de l´aide économique de ce pays, et de la mainmise occidentale. Et cela pendant longtemps, et pas toujours à son avantage.
Ce qui a donc failli avoir lieu, c´est la guerre des coqs : une révolte de basse cour primitive, parce qu´aveugle, déplacée, destructive. Au moment où les palestiniens devaient faire montre de plus cohésion et de solidarité politique pour cimenter leurs légitimes revendications envers toute la communauté internationale, ils se mettaient, comme des manants à se tirer dessus, à casser et à fauter des troubles. Exactement ce que les israéliens et les occidentaux embusqués derrière leurs fausses positions d´aides à la réalisation de l´Etat Palestinien nécessitaient pour mettre à jour leurs doutes et leurs retenues. Et du coup, bon enfant moqueur et taquin dégustant largement cette situation chaotique, Tony Blair s´en allait jouer le donneur de leçons d´encouragement aux désaccordés. Les choses semblaient enfin bien tourner, pour l´occident : on avait voulu mettre les palestinien derrière une légitimation démocratique en espérant que le camp de Mahmoud Abbas l´emporterait, hélas ; ce n´était pas comme au Congo où on pouvait truquer les dés. Ce fut le Hamas de Ismaïl Haniyeh qui l´emporta. Et du coup, pour les occidentaux, ce résultat démocratique n´en était pas un parce qu´il ne satisfaisait pas à leurs attentes. La démocratie, semblait-il d´après les occidentaux, devait répondre à leurs conditions. Sans cela… pas d´aide, et plutôt de preux bombardements détruisant l´infrastructure, et contre toutes les règles civiles et pénales de la civilisation, en assassinant ouvertement à loisir les adversaires politiques chez eux.
Qu´Israël aie empêché le premier ministre palestinien de rentrer à gaza avec 26 millions de $ liquides octroyés par les iraniens pour sauver les paiements interrompus de l´appareil publique palestinien prouve bien qu´on veut étouffer la réussite du gouvernement Hamas à tout prix. Ce qui témoigne, de la part de l´occident, d´une fausseté démocratique persistante. Il ne s´agit, en réalité ni de démocratie véritable, ni d´aide réelle à l´Etat Palestinien ; il s´agit plutôt de former un Etat aliéné bienveillant à la domination israélienne dans cette partie stratégique pour le monde occidental lentement acculé par les chinois et les indiens. Mais combien de temps donc durera cette supercherie ? Quand l´occident se rendra-t-il compte qu´à la longue, ce parti pris était infamant pour Israël, parce que ce pays, au lieu de dialoguer, d´avoir des partenaires francs avec lesquels on pouvait débattre et obtenir des consensus durables, faussait le jeu démocratique en jouant aux muscles. Or les muscles, au gré des temps, et c´est le cas d´Israël, n´attisent que l´animosité et la méfiance. Et ce n´est pas dans une telle atmosphère antagoniste qu´on entretient des relations culturelles ou commerciales incessibles à l´existence de ce pays en entourage arabe.
Il serait aussi temps, pour le Hamas, de quitter son antagonisme principiel infructueux envers les juifs, afin que le prétexte israélien de la destruction imminente, même si tout le monde en rit eu égard à l´armement israélien, disparaisse pour obliger les juifs à faire des concessions qui conduisent, comme le disait Arafat, à la paix des courageux. De nouvelles élections ? Vraisemblablement pour congoliser la scène politique israélienne. Si Mahmoud Abbas croit résoudre ainsi le problème palestinien, il se trompe grandement. Il risque d´obtenir la constellation voulue par les occidentaux, certes ; mais ce ne sera en aucun cas une démocratie. Par ailleurs, cela, et il s´en rendra compte plus tard, ne changera en rien le refus israélien à accepter un état palestinien autonome et indépendant à leurs côtés. Car leurs problèmes : ceux de l´eau, de la démographie décroissante ne disparaîtront pas, bien au contraire. Quant à rendre les hauteurs du Golan, les territoires palestiniens occupés illégalement, faire la paix avec l´Iran et la Syrie…c´est en fait perdre la face, et de ce fait, son arrogance et sa suprématie prétentieuse au Moyen Orient. Or, ces israélien, qu´on le veuille le reconnaître ou pas, souffraient encore du complexe d´infériorité, de l´horreur de la faiblesse que leur avait imprimé l´Holocauste et toutes les poursuites millénaires du christianisme qu´ ils ont dû subir dans leur impuissance.
Il est étonnant de voir à quel point, chaque fois que la race blanche souffre ou même commet les pires barbaries humaines, elle s´évertue toujours, au lieu de réparer et de faire montre d´humanisme, à justifier ses crimes et ses abus envers… des innocents. Ce fut ainsi pour l´esclavage, la colonisation et la francafrique pour les africains. L´Holocauste et les crimes séculaires de poursuites religieuses gratuites envers les juifs est employé aujourd´hui pour justifier ou légitimer des abus militaires et des crimes contre…ceux qui n´avaient pas été les responsables de persécutions juives ! Il serait grand temps que ce genre de fausseté cesse. Qu´on cesse de faire souffrir inutilement des victimes innocentes au nom d´un quelconque complexe mal digéré. Ou alors, on devrait se venger contre les vrais responsables de ses maux. A Moins, bien sûr qu´on ne profite de sa puissance militaire à des buts hégémoniques douteux, comme en Irak. A la fin, on se demande si cette race blanche qui abuse de la sorte de la paix internationale n´est pas foncièrement dévergondée. Et hélas, ce sont ceux-là qu´on entendait suavement parler de liberté, de démocratie…Une honte ! Quand on se roule dans la boue à longueur de siècles, on en perd le sens d´écouter la voix de sa propre Bible…de sa propre Thora.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
17 décembre 2006
Sur la « responsabilité » française en Afrique
Commentaire de l´article : Centrafrique, Tchad, Côte d’Ivoire : Guerres françafricaines, protectorat et schizophrénies politiques du 16/12/2006 sur Afrikara
L´art d´oublier le passé…pour commettre d´autres méfaits bien français.
« L´humanité est faite de plus de morts que de vivants » Arnold Toynbee
Cette Alliot-Marie, elle nous avait justement manqué ! Assumer la responsabilité française en Afrique ? Mais dites donc, chère madame, où vous croyez-vous, dans votre cuisine ? Personne ne vous demande d´aller exercer votre responsabilité ailleurs que chez vous ! Cette gratuite prétention ! Pas capable en 40 ans d´intégrer sa propre banlieue au processus du bien être et du travail français, vous estimez que vos responsabilités doivent s´exercer en Afrique ? N´est-ce pas un peu pédant et gratuit ? Pendant que Sarkozy ramenait nos enfants en Afrique, que le racisme battait son plein à Paris, vous croyez savoir faire mieux en Afrique ou avoir un quelconque droit naturel d´intervention ou de regard sur l´histoire ou le développement de ce continent ? Eh bien… ! Devons-nous vous rappeler toute l´histoire esclavagiste, colonialiste, francafricaine, entremetteuse et criminelle gratuite de la France, votre pays, pour vous rafraîchir la mémoire sur les méfaits que votre légendaire « responsabilité » a causé au monde depuis le 15ième siècle ? Dites-moi, est-ce moi le nègre inculte et oublieux de son histoire ou avons-nous inversé les rôles ? Je le pense bien ; tout ce que les français ont imprimé et dit au sujet des noirs, cela sonne encore à nos oreilles, mais vous ne semblez plus vous en rappeler…Ce fut jadis, pour tous les occidentaux, une façon dénigrante de prendre leurs responsabilités humaines en méprisant, en torturant et en assassinant son nègre. Responsabilité, hein : n´est-ce pas un trop grand mot pour cacher le crime, la bassesse, et l´immoralité française en Afrique ? En prendre la bouche pleine et dire que la France a toujours poursuivi une politique de responsabilité...Mon Dieu ! Aurait-on déplacé la tour Eifel sur les tropiques ? N´en voulez pas plutôt à nos matières premières, comme hier avec la main d´oeuvre gratuite des esclaves ?
Mais vous êtes une femme au beau milieu du pouvoir phallocratique français établi, et si Freud a dit que tout est libido, permettez-moi de vous citer cet exemple de la dialectique du pouvoir : quand un phallocrate, un homme en somme marié ne sait pas satisfaire sexuellement sa femme – nous parlons ici d´orgasme comme lieu d´harmonie sociale – et si de surcroît cet incapable notoire va chanter à la belle femme du voisin de ses prouesses sexuelles qu´il lui réservait si elle voulait bien s´y prêter. Qu´il promettait mont et merveille. Maintenant, chère madame le ministre, faites preuve d´intelligence et dites-moi : comment qualifierez-vous cet homme ? Question à 100 points. Attention, vous risquez de décrire la grossièreté et la sournoiserie de votre propre pays face à l´Afrique. Et si vous n´arrivez pas à répondre, c´est que vous avez enfin compris les gratuites prétentions de vos ambitions en Afrique.
A la fin, chère madame le ministre, on se demande si nous ne sommes pas ceux qui doivent donner des leçons de dialectique, de retenue et cartésianisme aux occidentaux ! Aucun africain ne veut changer les français, les allemands, les belges, les américains ; mais n´importe quel marchand d´haricot français, n´im