05 février 2007
Oui, le courage d´aimer…
En réponse au commentaire de Serge Nicolas Nzi sur l´article d´Afrikara : Une partie de la gauche antilibérale s’attaque à la Françafrique pour la présidentielle 2007 du 02/02/2007
Pour une franche et honnête prière d´amour…
Oui, Serge ; nous devons retrouver le courage d´aimer. Aimer non seulement cette vie qui nous offre la chance d´une aventure sensible d´une beauté et d´une richesse culturelle absolument phénoménale : le courage de s´aimer soi-même, certes, mais aussi d´aimer et d´apprécier à son juste titre la part positive que la nature, l´univers, les autres représentent pour nous. Aimer la liberté, le respect des autres, les choses vraies qui nous permettent d´élargir nos horizons et de les élever à une jouissance et une réalisation sensible toujours plus grande, toujours plus belle.
Et tu seras surpris, très cher Serge, que cela n´est pas aussi facile qu´on le croit de cultiver et d´entretenir ce courage. Car, sortir de sa médiocrité, de ses fausses prétentions, de ses gratuites erreurs, de ses complexes, et même de sa petitesse ou de ses nuisibles tentations ; c´est toute la turpitude de tous les êtres bien nés et avides de grandeur sensible. Et cependant, pour bien d´autres, c´est un bien lourd sentier parce qu´ils se laissent guider par l´instinct, la facilité ou l´immédiateté sans lendemain. Et malgré tout, nous devons en appeler à ceux qui dans leurs clartés, leur intelligence et leur doigté à saisir le bien, à le pratiquer et à l´offrir aux autres parce que plus que jamais nous avons besoin d´eux. Sauront-ils nous aimer au point de nous prêter leur aide ? Espérons-le, parce que dans notre monde de jour en jour complexe et ouvert, les défauts, les erreurs et les vices ou fausses traditions ont plus facile à s´exercer, parce qu´ils ne nécessitent ni effort, ni force de caractère.
-
Et c´est là notre drame actuel : au lieu de recréer le bien et la vertu, c´est étrangement la facilité et son lot aveugle de bas instincts qui abondent. Et pourtant, depuis des siècles nous savons que du mal, des inégalités, du mépris ou de la méchanceté ne naissent ni merveille, ni perfection, encore moins paix ou justice. Or nous sommes une sorte de perfection de la nature, et ce faisant, seule la tendance, la quête à celle-ci nous libère de nos erreurs et de notre fragilité. Aussi, c´est sans la moindre fausse humilité que nous devons nous réjouir d´avoir le courage…d´aimer ; de faire appel à ce sentiment exceptionnellement tendre et fort. Parce que dans sa flamme naît cette victoire qui rend la beauté, la justice, la liberté possibles et accessibles au rêve et au cœur de tout un chacun.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
munkodinkonko@aol.com
Patrick Eric Mampouya à la diaspora
Un appel patriotique au rassemblement et à la prise de responsabilités.
Si nous voulons le changement, nous devons y mettre la main
« Face aux moments difficiles et aux défis, celui qui ne se lève pas pour se battre, celui qui n´organise ni la lutte, ni le changement ; celui-là a déjà perdu. » Musengeshi Katata.
Chers amis et frères de la diaspora ; chers patriotes de la liberté et de l´espoir,
Il n'est pas question de nous exonérer de nos responsabilités, car Sassou n'est pas le seul responsable des grands maux qui frappent notre pays ; chacun de nous devrait se poser la question de savoir ce qu'il a fait pour ce pays qui est le nôtre.
Après qu'on ait tous pris la fuite face à la misère, à la pauvreté et aux restrictions des libertés; on peut cependant encore oeuvrer pour ce pays. Nos hésitations, nos peurs, notre dispersion et notre manque d'engagement sont autant de coup porter à ce pays.
Les structures qui oeuvrent pour le Congo (Partis politiques, cercles de réflexions et autres mouvements) sont sclérosés par leurs dirigeants qui se disputent le leadership. A force de vouloir tirer la couverture sur soi, toutes les bonnes volontés finissent par se paralyser et font le jeu du dictateur Sassou.
En France, Sarkozy n'a pas créé un mouvement à lui pour satisfaire ses ambitions ; bien au contraire, il a investit un mouvement déjà existant pour le transformer de l'intérieur et le mettre à son service.
Au lieu de multiplier les groupes et associations, nous devrions investir et renforcer en masse les partis politiques existants pour y créer des courants, y apporter d'autres manières de fonctionnements, des idées neuves et des concepts d'aujourd'hui.
Les Congolais sont en général des personnes de qualités et bien formés (quand ils sont formés); pourquoi donc n'arrivons nous pas à nous organiser, à nous rassembler autour d'un leader, d'un parti ou d'un mouvement pour le bien, pour l´avenir des nôtres et celui de notre libre et souverain épanouissement ?
La bêtise serait elle génétique chez les Congolais ?
Patrick Eric Mampouya
Forum Réalisance