A Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo

Monsieur le Président,Sassou_Nguesso

Au bord des larmes et du désespoir, je vous envoie cette lettre comme une bouteille à la mer en espérant qu’elle vous parviendra.

Voilà trente longues années que vous dirigez le Congo et de l’avis de tous les experts, le Congo est dans une impasse. Vos équipes ne savent plus quoi faire et vous même n’avez plus d’idées pour gérer le Congo, votre seule ambition étant de vous cramponner au pouvoir coûte que coûte, fût ce au prix d’une énième guerre.

Le peuple congolais vous pourtant donné tout et même au delà des espérances de vos parents. Et cependant, vous ne pouvez pas ou vous ne voulez pas entendre ses cris de douleur. Et dans son désarroi, ce peuple se demande comment un père de famille, et de surcroît un de ses fils n´arrive pas à saisir l´évidence, à reconnaître son incapacité.

Je vous avoue que moi-même, je n’arrive pas à comprendre votre fonctionnement et je ne pense pas être le seul. Je n’arrive en effet pas à croire que vous soyez un être maléfique qui prend du plaisir en regardant les siens souffrir et désespérer alors qu´il s´est donné pour devoir de veiller à leur bien être. Qu’est ce qui se passe donc dans votre tête ? Pouvez-vous nous le dire ? Comment faites vous pour dormir tous les soirs et vous raser tranquillement le matin avec toute cette misère que vous avez semé autour de vous que vous ne pouvez pas ne pas voir.

Toutes ces personnes qui ont été assassinées afin que vous conserviez le pouvoir ; tous ceux à qui vous privez aujourd´hui dans votre illumination du simple nécessaire, leurs larmes et leurs peines ne suffisent-ils donc pas à vous convaincre de votre notoire incapacité ?

Vous croyez vraiment aux discours de tous ces courtisans qui vous disent tous les matins que vous soyez un homme exceptionnel ? Vous n’êtes, hélas, pas un Dieu sinon vous sauriez voir et entendre ce que tout le monde voit et entend. Vous auriez tendu la main aux plus démunis, aux malades, aux femmes et aux enfants ; et vous auriez veillé sur les vôtres comme la prunelle de vos yeux. Vous n´avez même pas été capable d´aimer et de respecter l´avenir de votre propre peuple, celui au nom duquel vous exercez le pouvoir !

Vous avez acquis tellement de biens, vous êtes devenu tellement riche, vous avez amassé tellement d’argent que votre vie entière ne suffira pas à tout dépenser. biens_mal_acquisVous payez des taxes, des impôts en Europe et tous les coins du monde pour des biens dont vous ne profitez même pas, pourtant malgré toute cette fortune la maladie est là pour vous rappelez que vous êtes un homme comme les autres. Malgré cela vous préférez la fuite en avant.

Nous savons tous comment vous êtes parvenus au pouvoir mais enfin tout de même, comment pouvez vous préférer enrichir les européens et laisser vos compatriotes vivre comme des animaux ? N’avez vous jamais entendu parler de Nelson Mandela, de Martin Luther King et de tous ces héros noirs qui ont essayer de donner une dignité aux fonctions que vous exercez.

Pensez-vous vraiment au fond de vous que les blancs qui vous entourent vous aiment et vous respectent ? Et les vôtres, ceux qui vous ont élevé á la tête de leur Etat ; ceux-là méritent l´enfer ? Demandez donc à vos amis français s´ils vous mettraient à la tête de leur Etat, vous saurez alors qui sont les vôtres !

J’arrive à me demander quelques fois quelles sont vos lectures (s’il vous arrive de lire dès fois). Les flatteurs et écornifleurs, ceux qui vous avaient fait prince de nos douleurs et de nos maux commencent un à un à tirer leurs révérences, à confesser leurs errements, à parler pour soulager leurs âmes et se mettre en conformité avec leurs Dieux. Mais vous, quand aurez compris ?

En tout cas je n ‘arrive pas à croire que vous soyez aussi vaniteux pour imaginer une seule minute que vous seriez plus fort et plus intelligent que tous les autres ?? pauvret__du_peuple_1

Monsieur le Président, il temps pour vous de passer la main; c’est la loi de la nature. Ce n’est pas un déshonneur de vous rendre compte que vous ne pouvez plus rien apporter au Congo et au peuple Congolais ; vous avez déjà empêché deux générations entières de Congolais à travailler pour leur pays. Si vous tirer votre révérence maintenant vous pourriez éviter des drames inutiles à notre peuple.

Je pense que vous aussi (comme vos maîtres français) vous aimez sincèrement votre pays et que vous ne serez heureux nulle part au monde qu’au Congo. Et cependant que le Congo se meurt par votre incompétence !

Le seul problème qu’il y a au Congo c’est vous monsieur le Président.

Il est absurde de penser que les Congolais se vengeront sur vous, ou sur votre clan : C’est faux. Les Congolais de l’extérieur n’aspirent qu’à une seule chose : allez finir leurs vies chez eux au Congo. Les Congolais de l’intérieur n’aspirent qu’à une seule chose : retrouver l´amour et la dignité de travailler et d´œuvrer au bonheur des leurs au Congo, leur beau pays.

Ce pays est le votre et le notre aussi, vous n’avez pas le droit de déposséder tous vos compatriotes de leur patrie alors que dans tous les pays du monde le nationalisme est devenu la seule idéologie à la mode. pauvret__du_peuple_3

Vous ne voulez tout de même pas que votre corps soit inhumé un jour au Maroc ou ailleurs qu’au Congo ?? Vous ne souhaitez sans doute pas qu’on vienne cracher sur votre tombe à Oyo. Je ne veux pas  croire que c’est cela votre souhait. A cause de vous les Congolais n’ont plus de patrie ; était ce votre but ? Je ne le crois pas.

Mourir dans la peau d’un Président, est  ce cela votre ambition ? Je n’ose pas le croire non plus parce que c’est trop minable comme ambition.

S’il vous plait monsieur le Président passez la main et laissez le Congo aux nouvelles générations qui eux ont des ambitions nobles pour ce pays. C’est maintenant que vous devriez être élégant, c’est maintenant que vous devriez être un grand monsieur comme De Gaulle et vous retirer des affaires ; croyez-moi vous n’êtes pas indispensable au peuple Congolais.

Si vous voulez que les générations futurs du Congo ne vous diabolisent pas comme Hitler c’est maintenant qu’il faut prendre la bonne décision. Ce peuple vous en sera très reconnaissant, car il est au bord du désastre. Il n´en peut plus. Trop, monsieur le président, trop de misère nous a coûté votre présence à la tête de notre bel Etat. Aujourd´hui ce qu´il en reste n´est autre que pauvreté et incroyable misère. Partez ! Ayez pitié de nous.

Patrick Eric Mampouya

Forum Réalisance

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