14 juin 2007
Ne pas prendre des vessies pour des lanternes !
Sur l´article d´Afrikara : Racisme autorisé ? «Dans ma circonscription il n’y a que des Noirs et des Arabes. L’idée de coucher avec eux me répugne», Sylvie Noachovitch, UMP.
Surtout ne pas s´échauffer pour des vétilles
Commentaire.
Je suis surpris que les africains donnent une telle résonance aux élucubrations d´une pauvre femme vraisemblablement frigide et souffrant d´un lourd complexe d´insatisfaction sexuelle. En juriste, cette femme doit savoir que ses avis personnels n´intéressent qu´elle-même. 33 % de français sont racistes, ne le savons-nous pas ?
Par ailleurs, la France est le pays le plus métissé de l´Europe ; n´est-ce pas la preuve que cette femme divaguait ? Les africains ne devraient pas se laisser instrumenter par de tels propos car ils viennent de gens que nous connaissons bien : les petits enfants d´esclavagistes et de criminels humains invétérés qui ont parsemé l´histoire de France de larmes et de saignées abondantes de millions d´africains, des indiens du pacifique, d´Amérique et du Canada, et même de 75.000 juifs francais qu´ils livrèrent sciemment aux fours crématoires allemands sous le gouvernement de Pétain. Ces gens, ils sont si vils et bas qu´ils entretenaient – et ce depuis 46 ans une francafrique honteuse et inhumaine envers l´Afrique. Maintenant qu´une d´elle vienne en prendre plein la bouche et exprimer son dégoût envers des relations sexuelles avec des noirs ou des arabes…cela ne m´étonne pas, autant que cela me laisse bien froids. La pauvre ; ne pense-t-elle à longueur de journée qu´à coucher avec des noirs ? Elle est bien malade, pour s´étaler ainsi…n´avons-nous pas entendu hier un congénère à cette pauvre qui attribuait à la bite des noirs tous les pêchers de la terre ? Et les africains s´échauffaient encore devant de telles débilités ? Cela me surprend vraiment ; de la part de ce genre d´individu, n´en avons-nous pas assez vécu ? Merci pour l´info, Pierre Prêche, mais nous avons vraiment plus urgent que d´entendre les élucubrations d´une vierge folle qui boit du café africain, mange du chocolat et consomme l´électricité produite avec l´uranium du Soudan…cette grande gueule gratuite, mes enfants ; c´est encore plus bête que la simple divagation de demeurée !
Musengeshi Katata.
Muntu wa bantu, Bantu wa Bantu.
Sur le dernier livre d´Amélie Koh Bela
Mon combat contre la prostitution : un livre poignant, aux enquêtes et témoignages d´une incroyable crudité.
La pauvreté et ses visages les plus vils
En guise de lettre ouverte.
Très chère madame Amélie Koh Bela,
J´ai lu votre second ouvrage avec un intérêt particulier. Je vous avoue que ce que j´y ai découvert m´a profondément choqué ; aucun être humain ne peut rester impassible devant les témoignages de vos interviews et les résultats des témoignages qui abondent vos livres. Ceci me donne l´occasion de vous remercier pour votre travail qui est d´une qualité toute professionnelle.
La prostitution des africains en occident, comme vous l´avez remarqué, chère madame, est un phénomène qui a pris des proportions ahurissantes autant que cruelles, surtout pour les femmes avilies et les enfants cruellement abusés. Ce n´est cependant que le résultat de l´écroulement de la société indigène traditionnelle en Afrique face à la faiblesse et au manque d´intégration de la société officielle sous développée. Cette dernière, par son chancellement et sa précarité à concilier la société traditionnelle déchue à celle du progrès, manque cruellement à ses devoirs cependant qu´elle s´adjugeait pratiquement tous les moyens économiques et financiers d´entreprise, d´organisation et d´épanouissement social.
Frapper monnaie, dire le droit et l´imposer, donner à chacun sa chance et veiller au respect de l´ordre public dans lequel l´idéal social et culturel doit réaliser tout le monde au possible ; tout cela souffre en Afrique noire d´un inefficience choquante. Et les choses, pour peu qu´elles soient entreprises, vont en s´améliorant trop lentement. De l´autre côté du pont social, cependant, se trouvaient des millions de gens que l´instruction, le travail, l´intégration à l´idéal social nouveau – et ceci de par la pauvreté et le manque d´investissement dans l´avenir par les pouvoirs concernés – ne touchaient pas. Ces pauvres végétaient donc et s´abaissaient à des moyens de revenu du plus bas des instinct. Que peuvent-ils bien faire dans leur désarroi ?
Si au moins l´agriculture se développait comme dans tout état moderne, ils pourraient y trouver emploi. Et l´industrie commence toujours par la transformation de produits agricoles. Mais voilà : les excédents occidentaux de produits alimentaires lourdement subventionnés déversés sur les marchés africains à des prix de dumping (sucre, maïs, poulets congelés, riz, poissons surgelés, lait…etc) étouffaient les agriculteurs africains et les contraignaient à la pauvreté ! Quant à l´accumulation sociale ayant pour but de garantir les investissements sociaux de demain…ils étaient hélas dilapidés par une caste politique se réalisant dans l´importation de produits… étrangers !
Changer cet état des choses pour le moins criminel, c´est le rôle du pouvoir et de ses représentants africains élus. C´est pourquoi, au-delà de votre ouvrage, nous adressons un appel réitéré aux gouvernements africains concernés car ce sont eux qui sont légalement responsables de ces malheurs économiques dont l´incidence, comme vous le savez, est largement social.
Dans mon article http://realisance.afrikblog.com/archives/2006/02/09/1349014.html qui parlait de votre premier ouvrage, j´étais d´avis, comme aujourd´hui, qu´il n´est pas possible d´entretenir des valeurs morales ou éthiques en Afrique sans transformer le marasme africain actuel en un meilleur avenir de travail, d´espoir, et de réalisation individuelle. Cela touche autant l´enfant, la femme, que l´homme africain. Et je suis persuadé que vous comprendrez mon point de vue : connaître le problème dans toutes ses crudités et ses horreurs n´est que le premier pas pour se dire qu´il est temps de changer les choses.
Avec tous mes remerciements pour vos efforts et votre engagement, recevez, chère madame Amélie Koh Bela, mes meilleures salutations.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
munkodinkonko@aol.com