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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

13 juillet 2007

Cinq ans de planche à billets pour la France de Sarkozy ?

Le président français Nicolas Sarkozy a demandé à l´Union Européenne d´entériner le droit pour la France de surseoir la politique commune de stabilité monétaire (conditions de Maastricht) obligeant tous les membres, sous peine de sévère peines financières, à limiter leur endettements à 3% de leur PIB.

Question de méthode ou question de confiance de soi ?

S´exprimant sur la bonne gouvernance, François Mitterrand disait : « …Il faut avoir les moyens de sa politique ».

Quand on avait lu ou entendu le discours d´investiture du président Sarkozy, où notamment il affirmait mettre au point une république « irréprochable », qu´on avait entendu à quel point il avait pris en compte des diverses doléances des classes sociales laborieuses de son pays, on se demandait aujourd´hui : la relève ou la modernisation de la France par la pompe à l´endettement galopant jusqu´en 2012 comme le veut Sarkozy ? L´endettement actuel de la France qui avoisinait au total de toutes les institutions publiques 2500 milliards € n´était-il pas assez effrayant ? Ce genre de politique monétaire ne risquait-il pas d´empoisonner la morale monétaire de l´Union ; après tout, tous les membres étaient endettés au plus dérangeant ? Mais chacun se restreignait, payait les intérêts négatifs de ses faux amours avec des grincements de dents, mais restait dans les normes convenues à Maastricht. Ces cinq années de planche à billet pour le gouvernement français viendraient-ils réellement à bout des problèmes, ou n´entraîneraient-ils la France que dans un gouffre d´endettement encore plus étouffant ?

Au demeurant, puisqu´il s´agissait de moderniser la productivité française, de renchérir sa créativité et sa plus value, ne pas faire confiance aux réserves et aux capacités économiques dormantes de la société françaises, n´était-ce pas avouer qu´en fait, la Grande Nation française, le pays riche et développé qu´était la France ne faisait pas confiance à ses propres ressources…ou n´en avait pas, du moins pour les buts qu´il s´offrait !

Les allemands grinçaient des dents, s´ils ne ricanaient pas devant un tel choix dépassé. Pourquoi ? Mais parce que depuis 20 ans l´occident en bloc n´avait fait que s´endetter pour cacher leurs déboires structurels et financiers, cela n´avait résolu aucun problème ; bien au contraire, ils étaient aujourd´hui, comme la France, assis sur de lourdes dettes engouffrant par leurs intérêts négatifs, près de 15% des budgets de l´Etat. L´Allemagne avait, comme tous les autres pays de l´Union joué à ce jeu arrogant et nonchalant consistant à dépenser plus qu´on a ou à vivre sur un pied trop grand pour ses propres revenus. Puis elle s´est rendue compte qu´à ce jeu mesquin pour les générations suivantes, on les surchargeait de dettes sans trop leur donner les moyens réels de payer ces excès ! Au-delà de l´insoluble impasse démographique qui guettait la République fédérale allemande à la fin de ce siècle, s´ajoutait la crise économique (de saturation ou de surproduction), les revers négatifs de l´endettement…dont les conséquences : le chômage, et la maigre croissance (Ou croissance inefficace à changer au mieux le fusil d´épaule. Après des années de gras endettement, on en était revenu à l´augmentation des taxes et redevance et á écourter les avantages fiscaux accordés généreusement par le passé. Ainsi, c´était le bas peuple qui payait la facture des excentricités de ses gouvernants et proches du pouvoir !

De l´autre côté de la balance, cependant, les coûts de l´énergie, la stagnation des salaires et des revenus de producteurs de plus en plus concurrencés sur le marché international des biens industriels par la Chine, l´Inde, l´Europe de l´Est…etc. Et même si le secteur des machines tournait à plein rendement actuellement en Allemagne, les autres secteurs eux peinaient ou suivaient cahin caha. Les syndicats abusés et muselés dans les années ´90 avaient de nouveau haute conjoncture : les bas salaires et le chômage les remettaient à l´ordre du jour. Trop tard pour lutter valablement et faire valoir ses intérêts ? Il n´est jamais trop tard pour entamer une lutte légitime de revendications sociales ; mais lorsque le patron a investi à l´étranger par cupidité du profit et que ses investissements revenaient nuire à ses ouvriers et employés initiaux…même bien organisés, la lutte est inégale, parce que le patronat, même pris en flagrant délit de prostitution ou d´infidélité d´investissement, celui-ci pouvait toujours faire chanter ses employés en menaçant de fermer et de déménager. Lui le pouvait, ses ouvriers, ses employés le pouvaient-ils ? Tel est le dilemme social croissant auquel les pays industrialisés se trouvent aujourd´hui : sous la concurrence étrangère ou sous les gloutons appétits de leur rapacité envers le profit en étranger de bas coûts de production ou par la rationalisation mécanique, ils nuisaient eux-mêmes aux intérêts des leurs !

Comment diable Sarkozy voulait-il résoudre ce dilemme et le rendre positif si en Allemagne, le premier pays industriel européen, et ce avec une différence par rapport à la France de quelque 500 milliards € de PIB, cette recette de la planche à billet n´avait donné aucun résultat ? Après tout, non seulement il ne fallait pas confondre le pouvoir public et les intérêts privés des industriels français ! Pire encore : on était lié au marché, à la concurrence et à la promiscuité économique et financière de ses pairs occidentaux. Si cette histoire voulait dire que le gouvernement Sarkozy se préparait à subventionner constamment les sociétés nationales ou étrangères qui investiraient chez elle…oh, oui ; ils viendraient pour encaisser les facilités et les avantages fiscaux. Puis, comme en Allemagne de l´Est qui accusait aujourd´hui 20% de chômage et une stagnation économique inconsolable, aussitôt l´échéance avantageuse épuisée…ces industriels lèveraient le camp pour d´autres cieux alléchants. Pour ne pas avoir à payer l´Impôt sur leurs gains. Et même ceux qui prétendirent que les bas salaires attirent les investisseurs se trouvent, en Allemagne de l´Est, démystifié ; car des salaires moyens de 4,80 par heure ou même 2,87 pour les coiffeuses ou les femmes de chambres d´hôtels sont monnaie courante à l´Est. Mais alors, pourquoi n´y investit-on pas ? Ou pourquoi les médecins, la jeunesse et population active quittaient-ils, dans une hémorragie démographique continue les « nouveaux pays allemands » ? L´Ouest y avait pourtant construit des infrastructures neuves et irréprochables…Question de temps ? Cela faisait tout de même plus de dix ans que ces pays avaient joui d´une politique économique et financière officiellement favorisante. Et nul ne voudra soutenir que les allemands ne savant pas travailler…loin de là. Alors…

Ni l´Afrique qui a été conseillée à s´endetter ou à se laisser gaiement subventionner par les occidentaux n´a obtenu de valables résultats. Ni même les Etats-Unis qui sont les pays les plus endettés du globe (9 milliards $, 50.000$ par tête d´habitant), ne sont parvenu à sortir du piège de l´endettement. Faut-il vraiment croire que Sarkozy y appliquerait une recette secrète ? J´en doute. Mais, sait-on jamais ? Après tout, ce n´est pas lui qui en paiera les frais si cet endettement tournait au vinaigre. Ce sont les générations futures : ceux qui n´étaient pas encore nés ou ceux qui étaient trop jeunes pour se défendre. La France accusait 20% de chômage de jeunes. La moyenne en Union Européenne était de 18%. Un taux, à mon avis, incroyable et injurieux pour des pays industrialisés, démocratiques, modernes ou simplement de droit. Cela devenait encore plus ignominieux quand on savait que c´est cette jeunesse qui sera obligée à payer les intérêts de dettes dilapidées ou vilement dépensées par leurs parents et leurs contemporains. Oui, à ceux qui comme en Allemagne où cette année 210.000 jeunes ne trouvent de contrat d´apprentissage ; il est vrai que 80.000 par an quittaient l´école sans qualification…que 15.000 jeunes de 12 à 17 ans étaient alcooliques…que près de 2,50 millions d´enfants vivaient dans ou sous le seuil de la pauvreté sociale. Changer tout cela ne veut pas toujours dire qu´on paie quelqu´un, un service ou quelconque politique éloignée de la réalité et des véritables exigences sociales (Instruction, travail). Peut-être s´agit-il de se demander sincèrement : ce système dans lequel nous vivons, ce systématisme organisé que nous entretenons tous les jours, pourquoi diable n´arrivent-il pas donner à tout le monde la chance et la place qui lui revient de plein droit ? Parce que le chômage n´est qu´une forme discrète, mais non moins cruelle de l´exclusion sociale.

Je souhaite personnellement à Sarkozy de réussir son pari, quoique je sois persuadé qu´il ne marche tout droit et courageusement dans un piège bien connu : celui qui fait beaucoup de bruit, mais laisse, dès que la fumée s´est évaporée, une situation inchangée…où les pauvres s´appauvrissent encore plus qu´hier, et où les riches amassent et sont plus pompeux et arrogants qu´hier. Peut-être suis-je conservateur sur ce sujet, mais comme Bernardin Mungul Diaka, je pense que lorsque le moteur est en panne, changer de conducteur ne mène à rien. Il faut d´abord épuiser les réserves et les avantages d´un système social, les mettre à l´épreuve, les optimaliser, et au besoin faire des réformes nécessaires si le système est corrompant ou incapable de répondre aux exigences croissantes de l´avenir (Mais de quoi donc est fait l´avenir ? Peut-être faut-il d´abord le savoir !). Avant de passer à la planche à billet. Sinon on risque de corrompre les efforts et les résultats…L´Allemagne en sait quelque chose : pas un jour ne passe sans qu´un scandale de corruption, d´abus ou d´excès de pouvoir, de détournement, d´escroquerie, de doping ne soit mis à jour…Oui, un beau pays ; si ce n´était que l écart entre les riches et les pauvres s´étaient diablement étendu. Et les dettes étaient toujours là…1575 milliards € ou environ 2000 € d´intérêts négatifs par seconde ! Non, les allemands n´en sont pas encore morts. Les enfants paieront bien un jour, d´ici-là…sauve qui peut : en 2006 et pour la première fois depuis des décennies, plus d´allemands ont quitté leurs pays (exactement 145.000 dont 14442 médecins) que ce pays n´a reçu en naissances et émigrant. Et du coup le gouvernement allemand ne jurait que d´intégration…des étrangers ! Curieux, quand quelqu´un chez moi ne sait pas offrir à ses propres enfants du travail et un avenir pour lequel ses parents avaient travaillé, croire qu´il allait faire merveille pour les étrangers…Faut pas s´endormir, il s´agit seulement de réparer une démographie en banqueroute.

Autant dire aux africains qui croyaient au père Noël, ou qui croyaient ou espéraient encore que la France leur apporterait le développement économique à domicile qu´ils se trompent bien. A propos, n´est-ce pas idiot de penser que la France, pour se remettre à flot, s´endettait sur l´avenir de ses enfants pour aller déverser cette fortune en Afrique au nom d´un humanisme aussi trompeur que faux  ! Parce que cet humanisme, il n´y a que deux siècles de cela, faisait l´esclavage des noirs avec outrance. Et que la francafrique, depuis 47 ans, pillait et corrompait sans vergogne sur le continent africain. Changer, hein ; mais oui, changer…il faut surtout en avoir le talent ; y croire ne suffit plus.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

munkodinkonko@aol.com

Posté par Musengeshi Kat à 22:47 - Echange d´opinion - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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Information importante sur le Burkina Faso

Un courriel anonyme a été adressé à Ibrahima Maiga, suivis d'un appel téléphonique et cela à partir d'un numéro priver, dans le courriel il apparaît que les déplacements de Monsieur Ibrahima Maiga sont surveillés par les auteurs du message.

Après avoir contacter le service de télécommunication, CELTEL Niger, il dit avoir appris l'impossibilité de découvrir la provenance de l'appel.

Ibrahima Maiga est un jeune militant anti-esclavagiste, il déclare être serein quant aux menaces qui se répètes car il dit avoir reçus au par avant plusieurs menaces de mort, mais il est plus inquiéter par ces dèrnières menaces.

Ces menaces font suite à son intervention constater dans l'affaire Taylor, car il prône la justice juste et a eu une déclaration remarquable le 16 juin passer comme vous pouvez le lire dans l'article 418 du journal San Finna.

Il est porteur de la plus grande initiative anti-esclavagiste au Burkina et il dit être dès lors la cible privilégier de certains Hommes politique qui n'ont aucun intérêt de voir la lutte contre l'esclavage devenir une réalité au Burkina, car selon lui le régime actuel vie de cette pratique.

Depuis un certain temps Ibrahima Maiga vie au Niger, plus précisément à Niamey.

La vie de tout Burkinabé vaut celle d'un autre c'est pourquoi nous avons le devoir de prendre ces menaces au serieux.



En conclusion il faut noter que le militantisme de Monsieur Maiga est surtout axer sur Internet.

Courage à vous et que la vérité triomphe.

E-mail ibrahimamaiga@gmail.com

Posté par bfvie1, 21 juillet 2007 à 17:22

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