04 août 2007
Psychopathologie d´un curieux pèlerinage en terre africaine
Ou quand Sarkozy veut inculquer son Afrique aux africains
Le président de la République française est venu, comme de Gaulle et il a parlé aux Africains. Qu’a-t-il dit au juste ? Il nous a fait une série de propositions et d’analyses. Écoutons-le :
«Ce que la France veut faire avec l’Afrique, c’est une alliance, c’est l’alliance de la jeunesse française et de la jeunesse africaine pour que le monde de demain soit un meilleur monde».
Le nom de cette alliance est Eurafrique.
La France s’est mariée à l’Europe et nous vous apportons cette Europe de même que nous vous apportons à l’Europe. L’Afrique sera dans la corbeille de mariage de la France avec l’Europe et dans la corbeille de l’Europe avec le monde. Je suis venu vous proposer une place, comme la France sait le faire habituellement. Souvenez-vous par exemple des DOM TOM.
Mais comme vous le savez, l’Afrique est très différentiée. Il y a l’Afrique du Nord. Et il y a l’Afrique noire.
En Libye, donc en Afrique du Nord, où je suis passé, j’ai signé des contrats juteux d’exploitation de centrales nucléaires et d’uranium. Des contrats portant sur la défense et autres affaires hautement stratégiques pour mon pays. Avec l’Afrique du Nord, on ne parle ni de morale, ni de développement. On ne donne pas de leçons mais on passe des contrats. On ne lance pas d’appels aux Libyens de l’étranger pour leur retour dans leur pays. On ne fait pas de promesses d’aides publiques françaises à la Libye. On parle affaires. Des contrats, des contrats et encore des contrats. Sur l’uranium, sur la défense, sur le nucléaire. Trade not aid, telle est notre règle.
Avec l’Afrique noire, avec vous, que dire ?
Je vous ai fait mal, mes bébés.
Hum ! N’en parlons plus.
Mais ne me demandez surtout pas de repentance, puisque vous-mêmes, vous êtes coupables de vous être laissés battre par mes ancêtres. En plus, quand mes ancêtres arrivaient chez vous, vous vous décimiez vous-mêmes déjà sans notre aide. Vous êtes plus coupables que nous.
Nous avons commis des crimes contre l’Humanité. Oui, mais vous n’avez rien fait pour nous empêcher. En tout cas pas suffisamment pour nous convaincre que ce que nous avions l’intention de faire était criminel. Vous êtes coupables de non assistance à personne dangereuse et d’assassinat de caractères.
Ne rêvez surtout pas à un retour en arrière pour rejoindre votre prétendu âge d’or qui aurait existé dans le passé. Vous n’avez jamais eu d’âge d’or. N’en rêvez pas. Le monde ne marche pas à reculons mais progresse vers l’avenir. L’histoire a un sens. La colonisation a été un crime contre l’humanité, mais mes parents ont proposé aux vôtres l’indépendance, qu’ils ont acceptée.
La colonisation c’était l’exploitation de l’homme par l’homme ; l’indépendance est exactement le contraire. Vos historiens et autres anthropologues vous mentent. Je vous le dit ici à vous, les jeunes d’Afrique, à l’Université Cheick Anta Diop.
Devant vos chefs.
Devant vos profs.
Devant votre classe politique, gouvernement et opposition réunis.
Devant vous étudiants, hommes de maintenant et hommes de demain.
Arrêtez de rêver d’un futur qui puisse être le vôtre, à vous tout seuls.
Maintenant, vous m’appartenez définitivement.
Arrêtez d’avoir la nostalgie d’un passé qui n’a jamais existé.
Je vous propose l’Eurafrique.
Vous entrez avec moi dans les bonnes grâces de l’Europe.
Je vous apporte l’Europe comme hier je vous ai apporté l’Esclavage.
Je vous apporte l’Europe comme hier je vous ai apporté la Colonisation.
Je vous apporte l’Europe comme hier je vous ai apporté l’Indépendance.
Je vous vois stupéfaits, n’est-ce pas ? Mais je vous apporte aussi les moyens qui vous seront propres pour inventer, vous-mêmes, votre avenir. Oubliez le passé.
Maintenant, vous ne serez plus seulement à la France, mais à l’Europe.
La France, c’est votre héritage occidental. La colonisation vous l’a apporté. Aid not trade. Telle est mon offre.
Ne vous coupez pas de cet héritage. La civilisation européenne vous appartient. A vous aussi.
Renoncez à la tentation de pureté comme nous le faisons en Europe.
Ne répondez pas au racisme de la France par le racisme.
Ne répondez pas à l’intolérance de la France par l’intolérance.
Je sais, je vous ai fait mal, mais laissez tomber.
Allons ensemble dans l’avenir.
Renoncez à la maladie de l’intelligence. Si vous voulez venir chez nous, pas de problème, nous négocierons votre migration. Nous déciderons ensemble, pour vous, comment vous viendrez.
Pas en citoyens libres, mais en immigrés.
Vous rêvez de la Renaissance africaine ? Pourquoi pas ! Après tout, vous avez eu, semble-t-il, l’Egypte et d’autres brillantes civilisations que mes ancêtres ont battues à plate couture et soumis depuis des siècles. Oubliez le passé peu glorieux que vos ascendants vous ont laissé.
Nous vous aiderons à la bâtir, cette renaissance, si tel est votre désir. Commencez déjà par prendre notre civilisation comme héritage.
Vous voulez la liberté, la démocratie ? Bien. Mais savez-vous que l’Europe est bâtie sur l’égalité, la justice, le droit, la liberté, la démocratie et la libre propriété ?
Je vous apporte ces valeurs universelles.
Et n’allez pas chercher ailleurs.
Tout ce que vous voulez, commandez et je vous livre tout de suite.
Nous sommes généreux, nous vous aimons. Ce n’est pas de la pitié, mais c’est notre intérêt.
Ainsi nous a parlé Nicolas Sarkozy, le président de tous les Français.
Que lui dire ?
Merci Sarkozy.
Merci pour tes propositions.
Mais nous, on veut aller dans le monde par le marché et non sous la protection de qui que ce soit. Nous connaissons le chemin.
Le monde, ce n’est pas que la France; le monde, ce n’est pas que l’Europe. Le monde, c’est aussi l’Afrique, c’est aussi l’Amérique, c’est aussi l’Asie. Le monde, c’est ailleurs. Nous voulons choisir librement notre méthode d’y entrer, notre façon d’y participer. Ce n’est pas par dégoût, mais c’est notre intérêt et rien que cela.
L’Eurafrique ? Très bien merci. Mais ça sera vraisemblablement comme par le passé.
Il y a déjà les sommets franco-africains.
Il y aura des sommets Eurafricains.
Il y aura une bureaucratie Eurafricaine, comme il y a celle des UE-ACP.
Nous n’avons plus du temps à perdre à négocier lors de sommets de Chefs d’Etat.
Nous allons directement sur les marchés librement avec nos besoins et nos moyens.
Nous ne voulons plus être marchés captifs de qui que ce soit.
Nous voulons redevenir libres. Il ne s’agit pas d’un retour à un quelconque âge d’or. Il ne s’agit pas d’une option pour nous, mais de notre survie.
Il s’agit d’être simplement des humains, de vivre comme tels et d’être traités comme tels.
Nous ne voulons pas de traitement de faveur.
Nous voulons avoir notre liberté de choix.
Nous voulons tirer profit des droits imprescriptibles que nous avons d’être propriétaires de nous-mêmes en tant qu’humains.
Nous voulons être libres dans la mondialisation, comme nous ne l’avons jamais été sur les marchés des esclaves.
Sur les marchés coloniaux.
Dans le pacte colonial.
Nous ne voulons pas aller sur les marchés mondiaux enchaînés par des accords protectionnistes ; ni avec la France, ni avec l’Europe.
N’est-ce pas vous qui avez dit que l’Afrique ne comptait pas pour la France ?
N’est-ce pas vous qui dites aussi que le Niger, avec son uranium, compte énormément pour la France ?
Savez vous que le Niger est un pays d’Afrique ?
La duplicité de votre langage ne nous rassure guère. Vous parlez d’amour là où le monde parle d’intérêt et d’intérêt là où le monde parle d’amour.
Nous ne voulons plus de cette protection infantilisante qui vous donne le droit de vouloir:
Tout faire pour nous.
Tout faire avec nous.
Tout faire par nous.
Tout faire sans nous.
Et au bout du compte, tout faire contre nous.
Nous ne voulons plus des accords léonins qui, sous prétexte de vouloir nous aider, nous font plus de mal que de bien.
Nous voulons que Sarkozy
nous laisse faire,
nous laisse passer.
Nous voulons que la France
nous laisse faire,
nous laisse passer.
Nous voulons que l’Europe
nous laisse faire,
nous laisse passer.
Nous voulons que le monde nous accueille comme nous sommes, tels que nous sommes et non comme la France veut que nous soyons ou que l’Europe voudrait que nous soyons.
Nous connaissons le mode d’emploi de la mondialisation. Aucun épouvantail ne nous fera renoncer sur la route de la liberté.
L’Eurafrique ?
Pourquoi pas. Merci pour votre offre. Mais nous sommes déjà dans le monde sous le couvert de l’Europe qui agit par procuration de la France. Nous ne voulons pas de la mondialisation des servitudes. Nous voulons celle des libertés. Nous voulons simplement :
De l’économie de marché.
De la société ouverte.
De la société de droit. Ni plus, ni moins.
Sarkozy pourrait-il nous aider dans ce sens ?
A nous libérez des accords précédents ?
Ceux des indépendances ?
Pour enfin nous libérer du carcan post colonial.
Nous ne voulons pas aller dans le monde comme hier nous sommes allés dans l’Europe, par la France.
Nous ne voulons pas de votre liberté en double standard, et sous surveillance.
Nous ne comprenons pas que nos avoirs extérieurs nets en devises soient déposés au Trésor Public de chez vous. Nous ne comprenons pas que nous soyons perçus comme des contribuables par l’Etat français, alors que vous nous ressassez que la colonisation est terminée depuis belle lurette ?
Nous ne voulons plus de vos accords de coopération qui ne règlent rien, mais qui pillent tout.
Nous voulons être libres de choisir nous-mêmes notre destin.
Libres de choisir nous-mêmes qui nous accompagnera et pour quoi.
Merci de votre sollicitude.
Tu veux que je décide librement ? Soit.
Mais je ne veux pas que tu sois là.
Tu veux que je décide librement ? Mais soit.
Je ne veux pas décider avec toi. Je veux décider seul.
Tu veux que ma volonté se réalise pleinement ? Oui, je le veux aussi.
Mais je ne veux pas réaliser mon destin avec toi. Je veux le faire moi-même, sans guide, ni parrain, ni gourou.
Tu veux t’associer avec moi ? Oui, mais ne me demande pas d’être exclusivement à toi. D’être ta chose. Je veux être libre de m’associer avec qui je veux et comme je le veux et quand je le veux.
La mondialisation telle qu’elle est faite pour moi ne me plait pas. C’est vrai. Je veux la démocratie. Je veux le droit. Je veux la justice. Je veux la propriété libre. Je veux la liberté.
Mais je veux aussi la responsabilité.
Nous avons payé trop cher les mirages de la coopération franco-africaine depuis de longues années.
Cette coopération est étatiste.
Cette coopération est collectiviste.
Cette coopération est monopolistique.
Cette coopération est jacobine et rétrograde.
Je crois que l’échange libre est bénéfique et qu’il doit être la règle de mon jeu dans la mondialisation. Je crois que la concurrence est un moyen et qu’elle est mon meilleur atout pour réussir à m’enrichir et à prospérer dans la mondialisation.
Les pires des prédateurs qui nous cachent de la mondialisation sont ceux qui viennent s’apitoyer sur mon sort et me considérer comme un grand naïf auquel ils proposent altruisme, protection, aide publique et humanitaire, mais jamais de commerce responsable.
Le plus grand des prédateurs pour nous est celui qui nous rassemble dans un enclos que l’on appelle le Pré carré, ou le Champ, et nous propose de jouer soit au loup et à l’agneau, soit au renard dans le poulailler.
Nous croyons que la liberté économique annonce et conditionne la liberté politique.
Nous croyons que les esclaves ne peuvent échanger que leurs chaînes. Que le marché est le propre de l’homme. Que nous sommes des hommes et que nous voulons échanger autre chose sur des marchés libres d’accès et de sortie.
Nous croyons à l’économie de marché. Vous vous trompez à notre sujet lorsque vous affirmez le contraire.
Nous croyons au laisser faire et nous nous méfions de toutes les barrières à la concurrence.
Vous craignez l’immigration de la jeunesse africaine en France et en Europe ?
Vous avez tort.
L’immigration subie ou l’immigration choisie ?
Vous posez mal le débat.
L’immigration relève du droit individuel de circuler et est pour nous une des bases de la liberté que nous recherchons.
La France devrait se demander comment une telle liberté pour nous peut devenir un fléau social pour les Français ?
Pour nous, l’étranger a droit au respect de sa vie, de sa dignité et de sa propriété.
Mais nous savons et nous admettons que l’étranger ne peut avoir tous les droits, car nous savons et admettons qu’il n’y a pas de droits sans devoirs.
L’étranger doit se soumettre aux règles sociales de la société qui l’accueille.
Vous avez le sentiment que certains étrangers ne respectent pas les règles de votre société et ont des comportements anormaux ?
Mais ce n’est pas notre faute à nous qui vivons ici dans les pays d’origines de ces immigrés. Les repousser à vos frontières, contrôler leur entrée et sortie de chez vous sont de fausses solutions coûteuses, humiliantes et inefficaces.
Pour vous en sortir, laisser nous vous donner des conseils d’amis et d’alliés.
Abandonnez votre Etat-providence, car c’est lui qui attire l’immigré que vous craignez. Les forces d’attraction de chez vous sont aussi fortes que les forces de répulsion d’ici.
De nombreux immigrés apportent à la France leur travail, leur talent, leur argent. Nombreux aussi sont ceux qui fuient les dictateurs et les autres régimes liberticides que vous installez chez nous.
Mais les plus nombreux, ceux qui sont supposés vous faire le plus de mal, sont ceux qui arrivent chez vous, pour profiter comme de nombreux Français de souche, du parasitisme offert par votre Etat-providence. Je présume que vous le savez déjà.
Ceux-là vont en France pour toucher des allocations, pour se livrer à de petits et à de grands trafics, pour profiter des cadeaux qu’offre l’Etat français à ses propres parasites.
Les places sont gratuites chez vous et elles rapportent plus que chez nous car votre Etat-providence est plus généreux que les nôtres, et plus riche aussi.
Nous croyons que par des relations de travail libre, par l’échange marchand, par le libre échange entre la France et nous, l’immigration trouvera solution. Or vous nous proposez de nous méfier du laissez faire pour nous accrocher au protectionnisme offert par nos Etats-providence rentiers, pâles copies du vôtre.
Nous voulons que les immigrés qui arrivent chez vous, vous donnent plus qu’ils ne vous prennent, mais votre Etat-providence leur propose la gratuité pour tout ce qu’ils peuvent avoir. Nous aimons la France pour sa sécurité sociale. Elle nous épargne de faire de grands efforts d’adaptation au monde moderne, d’éduquer correctement nos enfants qui y naissent. Elle nous propose le RMI, les allocations logements, les prestations familiales. Elle nous propose des revenus à peine suffisants pour vivre de façon médiocre sans travailler chez vous. Mais tout cela, vous le savez déjà.
Parmi vos immigrés qui viennent de chez nous se trouvent les plus pauvres des immigrés, les plus mal éduqués, les plus délinquants, les plus mal aimés, les plus mal logés.
Votre Etat-providence nous offre une couverture sociale complète dans des ghettos, des foyers bruyants et violents que vous appelez «logement sociaux».
Les enfants d’immigrés africains vont dans des écoles où l’on n’apprend presque plus rien, pas même la politesse et le savoir vivre français que nous admirons de loin, nous qui sommes restés ici au pays. L’école française ne leur apprend pas même la vertu du travail bien fait, pas même le respect des autres.
Nous voulons commercer avec une société française compétitive. Mais votre Etat nous propose des monopoles, des statuts figés, des services publics, des entreprises protégées.
Les Africains de qualité comprennent de plus en plus que vivre chez vous, sous la protection de l’Etat-providence les sclérose, ils vont ailleurs pour être plus compétitifs et faire face aux enjeux du monde actuel. Ça aussi vous avez du le constater.
Nous pensons que seules des relations marchandes entre la France et l’Afrique révèleront les opportunités d’embauches en qualité et en quantité chez vous comme chez nous. Mais vous semblez avoir peur du marché libre.
Nous ne pensons pas qu’il soit dans les prérogatives de l’Etat-providence de dire qui est qualifié pour entrer et s’installer en France pour bénéficier des droits sociaux. Nous croyons au partenariat direct entre les peuples, entre les jeunes, entre les entreprises. Vous aimez plutôt les rencontres au sommet.
Nous immigrons en grand nombre chez vous parce que notre vie ici, du fait de votre protection bienveillante et providentielle est misérable.
Nous pensons que si vous nous donnez plus de liberté de choix, plus de libertés économiques, la source principale de cette immigration artificielle disparaîtra.
Pour vaincre l’immigration qui vous fait tant peur, brisez les enclos dans lesquels sont enfermés les peuples d’Afrique esclaves de votre générosité.
Un pays comme le Sénégal a perdu dans les mers plus d’hommes candidats à l’immigration que la Côte d’Ivoire avec sa guerre ces cinq dernières années.
L’immigration est aussi un fléau pour nous tant qu’elle sera organisée par votre Etat-providence.
Pour vaincre l’immigration, abandonnez les Etats-providence, abandonnez les accords de coopération rétrogrades et étatistes.
Pour vaincre l’immigration, nous vous offrons la liberté économique.
Au lieu de l’Eurafrique, nous voulons la Librafrique.
Dans la mondialisation, nous savons que les économies nationales sont en compétition. Nous envisagions aller en compétition avec ce que nous avons. Si vous le voulez bien alors laissez nous faire.
Nous envisagions préciser les droits de propriété de base sur nos terres et nos entreprises d’Etat et les rendre aux entrepreneurs privés. Si vous voulez nous aider, alors laissez nous faire.
Nous rêvons d’adopter des politiques macroéconomiques qui nous évitent les humiliations du surendettement et des déficits budgétaires insupportables. Si vous voulez le faire avec nous, alors laissez nous faire.
Nous voulons arrêter de tourner nos vues vers le passé. Nous voulons regarder l’avenir avec sérénité. Pour cela, nous rêvons de politiques de croissance fondées sur une épargne domestique capable de nous rendre aptes à financer nos besoins d’investissements risqués. Pour cela, nous rêvons d’un système bancaire moderne qui rompe avec la tradition protectionniste de contrôle des changes et des banques centrales non indépendantes des zones CFA. Si vous voulez nous aider, alors laissez nous faire.
Nous voulons plus de flexibilité sur nos marchés du travail. Si vous nous aimez, alors laissez nous faire.
Nous pensons que la lutte contre la corruption est primordiale mais qu’elle ne peut réussir qu’en prenant de vigoureuses mesures et en donnant des exemples qui ne mettent personne au-dessus du droit. Si vous voyez ce que nous voulons dire, alors laissez nous faire.
Nous voulons que notre prospérité soit bâtie en amitié avec tous les peuples du monde et sans exclusivité. Si vous pensez que le monde est un village planétaire et que la mondialisation est beaucoup moins une affaire d’Etat qu’une affaire de liberté d’échanges, alors laissez nous faire.
Si vous voulez un véritable discours de rupture, monsieur le président de la République française alors, en plus de définir la politique africaine de la France, il vous faudra désormais intégrer la politique française de l’Afrique.
C’est de la rencontre des ces deux visions sous la contrainte de nos autres relations que naîtra le monde meilleur souhaité par la jeunesse africaine et pour lequel elle est prête à travailler avec toutes les jeunesses du monde. Pour cela, il faut que vous nous laissiez faire.
Les libertés et les droits de l’homme ne se négocient pas. L’autodétermination des peuples est un droit. Vous ne pouvez pas garder les démocraties pour vous et cultiver les autocraties chez nous. Arrêtez de le faire.
Le marché ne peut pas être pour l’Europe et les bureaucraties pour l’Afrique. Arrêtez de le concevoir.
Encore une fois merci d’être venu et d’avoir parlé comme vous avez parlé.
Votre discours avorté de rupture donne une occasion de rupture effective à la Jeunesse d'Afrique si discourtoisement interpellée par vous à Dakar le 26 juillet 2007. Vos désirs de rupture d'avec les vues de vos prédécesseurs ne nous intéressent pas, d'autant qu'ils n'iront jamais jusqu'à la remise en cause des fondamentaux de la traditionnelle politique africaine de la France. Par contre, nous avons avec la mondialisation l'occasion de rompre avec le modèle de coopération que la France nous propose. Merci de nous avoir donné l’occasion de vous le dire.
Parce que nous avons compris que, si pour le moment, la rupture, ce n'est pas pour vous, nous vous indiquons que c'est avec vous, nouvelles et anciennes élites françaises, que nous, jeunes d'Afrique, nous rompons.
Mamadou Koulibaly, Président de l'Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire
in Le Messager (Douala, Cameroun) le 06 août 2007
par Mahalia Nteby publié dans : Politique africaine
Remerciements réitérés à Dompedro pour la diffusion
Forum réalisance sélection
Fausses religions et prolifération de fausses spiritualités en Afrique
EGLISES YA KOLALISA
Par Bantukelani le lundi 23 juillet 2007
Sur la prolifération des escrocs spirituels en Afrique
KONGO EZALI KOZIKA. KONGO EZALI KOZELA BISO TOYEBI
YANGO MALAMU. NZAMBI MPUNGU APESI BISO MABELE KONGO
EZA YA BISO. MABELE OYO BANKOKO NA BISO BAZALAKI WANA.
OYO AYEBI MAKILA NA YE EZALI YA MBOKA WANA SOLO
ESENGELI APESA BOLINGO NA MBOKA WANA. NDE SOLO PENZA
TOKOLONGA NA MOKILI MOBIMBA. KASI LELO MOKILI AZA
KOSEKA BISO PO TODIMI MOPAYA ATIA BISO MOHUMBU.
KONGO EZALI PASI. TOLONGWA BUZOBA EZALI MAWA EZALI
PASI. TOLONGWA KOZALA MUNDELE NDOMBE. MBOKA KONGO
EZALI YA BONKOKO NA BISO. BANKOKO OYO BASOPAKI MAKILA
NA BANGO PONA BISO, KONGO YA MAMA VITA KIMPA, YA TATA
KIMBANGU, YA TATA MULELE, YA TATA KIMBANGU. TOYEBI YA
SOLO BAZALI KOMONA. NZAMBI MPUNGU YA BONKOKO AZALI NA
BANGO.
ETUMBA OYO TOKOLONGA. NZAMBI MPUNGU YA BONKOKO AKOTIKA
BISO TOLALA NA MPONGI TE. SOKI OLALAKI OKO LAMUKA.
TOZA NA BITUMBA NA NZOTO PE NA MOLIMO. NZAMBI MPUNGU
NE MUANDA KONGO AKOTELEMA NAKATI YA BISO.
BA PASTEURS TO BA PRETRES !
SONI MINGI EZA KOSALAMA NAKATI YA BA EGLISES YA
'REVEIL.' EZA BA LISANGA YA 'SOMMEIL' PENZA. EZO
LALISA MPONGI. SOKI TOKOKI KOTELEMA TE LELO NA AFRIKA
MOBIMBA EZA PONA LIKOLO WANA. LILOBA NA BANGO EZA NETI
MALOBA YA LEOPOLD II. TI LELO EZO KOBONGA TE. BA
PASTEURS NIOSO BATEYAKA BATU YA LIPANDA YA MBOKA TE,
KASI KAKA KOPESA BISO MPONGI. BA PASTEURS BATEYAKA
BATU MALOBA YA LEOPOLD II PENZA. BALOBI NZAMBE YE MOKO
AKOPESA YO MAYI, AKO KOPESA YE MOKO KWANGA. SOKI BA
PASTEURS BAZO TEYA AKOSALA YANGO BALOBI, BAZO LALISA
BATU MPONGI.
BAZO TEYA BATU ETALI ISRAEL MBOKA YA BA JUIFS, KASI BA
JUIFS BATEYAKA BATU NA SANGO YA KONGO TE. KASI PONA
NINI YO MUNTU KONGO OTIKI NZAMBI MPUNGU PO OZUA OYA YA
MUTU AZO TIA YO NA BOHUMBU?? CHRISTIANISME PE ISLAM
EZA KOLALISA BATU MPONGI NA MBOKA, NA AFRIKA MOBIMBA,
NA DIASPORA. BA JUIFS NAKATI YA ISRAEL TO PE MINDELE
BANSO BAZA MALAMU, BAPAYA OYO, KASI BISO TOZA KOZIKA.
BANDIMI YA EKOLO OYO BAZO ZUA ELOKO NINI? BANDIMI
BOLONGWA NA BUZOBA WANA.
SOKI MINDELE BAKOMI MAKASI, EZA PO BALUKA BA MBOKA NA
BANGO. TOLONGWA BOHUMBU YA EUROPE, TOZONGA NA BISO NA
MBOKA NA BISO. TOLULA MBOKA NA BISO. BA PASTEURS
BAZALI BATU, TODIMA NISO BAZO LOBA NAKATI YA BA
EGLISES WANA PO TOMIPESI NA BOHUMBU NA BISO. BA
PASTEURS BAMONAKA 'NDOKI' MPAMBA MPANBA, KASI BAMONAKA
TE MBOKA EZA KOZIKA. BA PASTEURS TO PE BA POLITICIENS
BAZA KOLALISA BISO. BADIMI NZAMBE YA BAPAYA. EZA SONI
NAKATI YA BA RELIGIONS NA BANGO NKOMBO YA BONKOKO EZA
TE. BAMIPESI NA BOHUMBU YA BAPAYA OYO BAZO KONIOKOLA
BISO.
lELO BATU OYO BAZO BOMA BISO BAZALI BAYINDO. BA
PASTEURS BAZO MEMA YO MALOBA YA NZAMBE, KASI KEBA NA
YO. NZAMBE YA BONKOKO NA BISO TIKA BISO BOYE TE.
TOLOBA MUNOKO YA BONKOKO NA BISO. TOZONGA NA BANGO. BA
PASTEURS BALINGI KOTEYA BATU YA MALOBA YA LIPANDA YA
MAKANISI PE YA MPOKA PE TE. KAKA 'BIBLIA, BIBLIA,
BIBLIA' TOBANGA! TOKUMISA NZAMBI MPUNGU KALUNGA NE
MUANDA KONGO YA BONKOKO OYO BAZUI PASI PONA BISO:
NZAMBE OYA YA MAMA MAFUTA, NZAMBE YA MAMA KIMPA VITA,
NZAMBE YA MVULUZI KIMBANGU. SOKI BOYEBI TE BOLUKA,
BOKENDE KOTANGA.
SOKI TOTIKI BA PASTEURS TOKOLONGA. ESENGELI TOBENGANA
BA PASTEURS NA BA WENZE NIOSO, NDE BANTU NI,OSO
BAKOLAMUKA. MOGUNA NA BISO EZALI PASTEURS, LISANGA
EVANGELISTES OYO BABENGI GROUPES YA 'REVEIL.' TOZA NA
NZAMBE YA BISO MOKO. NA BUNDU-DIA-KONGO TOZALAKA NA
YE. TODIMAKA LIWA PONA MBOKA. KASI TOBENGANA BA
PASTEURS.
NDEKO WA BINO BANTUKELANI –
Forum réalisance sélection
01 août 2007
Ah, ces pauvres unionistes africains…
A tous ceux qui font semblant, ou qui cachent leur manque de vision derrière ce dangereux faux fuyant de l´unionisme.
Ces cris vides, trompeurs et pour le moins irresponsables.
Comme de la mauvaise herbe sans alternative, sans imaginaire éloquent à remplir leurs rôles, sans réalisme conséquent et motivé ; ils crient et se débattent à chanter de l´unification de l´Afrique…et pendant ce temps, rongée par un mal centenaire, l´Afrique, le continent de leurs ancêtres, la terre de leurs parents, de leurs frères et sœurs s´épuisait dans la rance pauvreté et le retard. Faudrait-il vraiment croire que pendant que l´Afrique était épuisée de ses richesses, que ses monnaies étaient galvaudées, que ses femmes et ses filles se prostituaient dans tout l´occident ; pendant que ce continent était empêché ou trahi par ceux qui prétendaient l´aider et l´aimer, il suffisait de chanter la chanson de l´union pour que tout redevienne positif ?
Que ces enfants qu´on livrait à l´ignorance et à la pauvreté, ceux qui, comme des ombres délirantes et sans avenir, grandissaient sans se cultiver, sans ni se découvrir, ni enrichir la société et eux-mêmes de leurs capacités…ceux qui n´auraient d´autre espoir que de brasser par milliers – que dis-je, par millions le piétinement confondu et frustré de leurs sensibilités abusées et condamnées…qu´ils leur suffirait de clamer de l´union pour que, comme par bâton magique, leurs espoirs deviennent fructueux et assagissant ? Je doute sincèrement que ceux qui propagent de telles affabulations soient…conscients de leur cruauté. Mais peut-être tout cela n´est que l´iceberg d´une longue et poignante maladie intellectuelle que les incapables et les ignorants entretenaient pour faire fumée devant leurs propres désarrois. Quand on n´a rien compris, que diable, pourquoi ne pas se taire ?
Dieu merci, sur le net, et même en dehors de celui-ci, quelques africains avertis ont déjà compris ce qui se passe – ou du moins ils sont capables de jugement plus élucidant que ces incongruités qu´on entend de partout, vraisemblablement obnubilé par la gratuité qu´accompagné ou nourri de véritable intelligence. L´équation de l´Afrique noire, il est vrai, est un vrai casse-tête ! Et plus le temps passait, et plus ses paramètres devenaient difficiles si pas lointain à réparer. C´est pourquoi j´inviterai tous ceux qui s´égarent à donner leurs petits avis ou à jouer les faux tambours à ne pas s´abaisser à prendre les choses à la légère. Ce danger existe, pire, il a été notre sort depuis des siècles ; ne l´oublions pas. J´ai été en colère de recevoir une lettre d´un docteur en sciences politiques argumentant qu´il nous fallait de nouveaux Lumumba, Kimbangu, Nkrumah ! Parce que ceux-ci avaient eu la grandeur de sacrifier leurs vies pour les leurs. Je lui ai répondu : à quoi diable cela avait-il servi, sinon à mourir d´une mort ingrate pendant que les corrompus, les traîtres ; tous les maux décriés et combattus de jadis se perpétuaient ? A quoi diable sacrifier sa vie pour que de petits esprits sournois, incapables et maladroits viennent en prendre plein la bouche et ruiner l´avenir de ce continent avec une incroyable médiocrité ?
Non, mes amis, ce genre de sacrifice ne peut être exigé d´un autre que si les idéaux et les buts des tribuns sont entretenus et respectés. En aucun cas pour se prostituer ou se dépraver à qui mieux mieux. Je me demandais où ce sobre intellectuel avait fait ses études, et comment il avait pu décrocher son diplôme ! Incroyable. Ce n´est plus de l´indécence, c´est d´une sale et honteuse vulgarité ; c´est le moins qu´on puisse dire. Et lorsqu´il se vanta d´avoir fait ses études en occident…j´avais compris. Il était de ceux-là, de ceux qu´on apprenait, comme le disait jadis Léopold II, à réciter et à encenser la culture occidentale, pas à réfléchir ni à faire preuve de créativité intellectuelle. Quand on pense qu´en Afrique on attendait de telles gens qu´ils viennent faire des miracles…qu´ils étaient l´espoir des pauvres, des abusés et des déshérités…on se trompait bien. La plupart de ceux qui trahissaient l´Afrique en ce moment par la francafrique et par leurs grotesques bévues avaient fait leurs études…en occident !
Sur le net, cependant, j´ai lu cette phrase qui m´a consolé : « Ils veulent nous imposer des solutions, un systèmes de valeurs existentielles qui avaient déjà connu son débâcle en occident et dont la préséance n´avait qu´un but : nous aveugler, nous asservir, nous dominer comme ils l´ont toujours fait dans leurs étroits intérêts. » Bravo, me suis-je dit ; diable, il y avait encore des africains qui réfléchissaient correctement et qui ne se laissaient pas enfumer comme des idiots ou des simples d´esprit ! Parce qu´on peut dire ce qu´on veut, ce qui fait la superbe ou la suffisance de l´occident en ce moment par rapport à l´Afrique tient surtout du fait que malgré ses déboires, ses erreurs, c´est cette machinerie industrielle hautement performante qui engrange sa plus value et satisfait grandement aux besoins de ses sociétés. Beaucoup d´africains, pour gonfler ou se délecter à rouler en voiture, à voler en avion, à consommer le confort social et industriel commercial de l´occident, en oublient que tout cela n´est pas tombé du ciel ! C´est le prix ou le fier résultat continu d´efforts autant imaginaires que réels. C´est même la raison pour laquelle j´en rappelle toujours aux quatre cents ans d´esclavage des africains : parce qu´il a permis notamment à l´occident d´accumuler à vil prix. Mais croire que c´est la seule raison de ce succès, c´est mentir et faire preuve d´infantilisme : il a fallu aussi une rationalité acharnée à mettre en valeur les facteurs de production issus de l´esclavage, notamment. Les arabes et musulmans ont eux aussi fait l´esclavage à grande échelle ; leurs résultats industriels, cependant, sont bien modestes. Aujourd´hui ces musulmans se réveillent et certains tapent dans le terrorisme…comme s´il suffisait de prétendre gratuitement d´avoir la meilleure des religions pour acquérir l´intelligence économique et industrielle ! Faut pas se leurrer et prendre des vessies pour des lanternes.
Et pourtant, l´histoire nous apprend qu´entre le 9ième et le 13ième siècle, les musulmans étaient en avance sur tous les plans scientifiques sur l´occident qui profita de la mort de l´empereur Frédéric II du Saint Empire Germanique en 1250. Cet empereur tolérant et érudit avait invité les savants arabes à sa Cour. A sa mort, la papauté confisqua tous les travaux des savants arabes et les congédia sans égard, s´appropriant ainsi illégalement le fruit de connaissances et de recherches qui furent, après un siècle de thésaurisation secrète, mis à la disposition de savants occidentaux. Il s´agissait de 25 tomes d´encyclopédies sur la médecine, l´astrologie, la chimie, les mathématiques, l´alchimie…etc. La fameuse renaissance européenne doit beaucoup à l´exploitation de ces connaissances. Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_II_du_Saint-Empire. Comme quoi l´église n´a pas seulement autorisé et conseillé l´esclavage des africains, elle avait aussi volé le patrimoine intellectuel musulman. Ceci pour ouvrir les yeux sur les naïfs qui croient, dans leur infantilisme, que l´église catholique est un rassemblement de saints. Elle en a fait et pas des moindres. Avec un culot qui n´avait rien à voir ni avec la vertu, ni avec la bonne foi.
Ne nous faisons donc aucune illusion. Pour changer les choses en Afrique, il faut un effort soutenu et immense pendant longtemps. La promiscuité de la culture occidentale développée et extrêmement axée et motivée par ses intérêts a ses avantages ; mais elle a aussi ses défauts car non seulement celle-ci a tendance à chosifier l´Afrique pour arriver le moins douloureusement à ses buts, mais elle présente aussi, qu´elle le veuille ou non, une tentation d´analogisme corruptif qui attire tous ceux qui sont éblouis par ses acquis. Et le pire des effets érodant est le fait que les élites africaines subjuguées ou incapables d´être à la hauteur de leurs tâches se réfugient dans ses facilités. Et manquent ainsi à commettre l´effort d´accomplir les leurs, ceux pour lesquels ils ont été élus et pour lesquels ils représentent et exercent le pouvoir. Tout cela explique pourquoi le pouvoir, en Afrique, n´est ni efficace, ni souverain, et encore moins indépendant. Changer les choses, c´est aussi commencer par là. Ou sinon on travaillerait en amont tandis qu´en aval les rats rongeraient la digue. Et soyons sincères : depuis quant a-t-on vu qu´une union faisait des routes, construisait des écoles, l´élevage, l´agriculture, l´industrie ? Certes on peut employer l´union pour mieux entreprendre tous ces buts, c´est évident ; mais croire que l´union est à elle seule la solution et la fin de nos maux…faut pas rêver.
La misère, la pauvreté est le pire des fléaux que peut souffrir une société. Et le sous développement est encore pire que quelques famines passagères ou momentanées, parce qu´il est un puzzle, un assemblage de facteurs négatifs délaissés se dégradant les uns les autres, tant qu´on n´a pas compris qu´il s´agit d´un tout à valoriser. On ne peut ni aider les malades, les infirmes, les faibles, les femmes et les enfants efficacement car il faut des moyens…mais ces moyens, il faut les concevoir et les produire ! Ce n´est ni l´union, ni la mendicité, ni l´indifférence ou l´ignorance qui change les choses…c´est plutôt le travail, l´accumulation autant individuelle que collective motivée et résolue qui ouvre à chacun les voies de ses attentes. Comme l´ont fait, par exemple, les chinois. Cessons donc de tourner en rond, sinon nous ne sommes rien d´autres que de belles toupies pour les occidentaux qui, à la longue, auraient raison de dire : ils sont incapables. Il s´agit de notre liberté, de la réalisation de nos enfants…le sourire de nos femmes…si nous l´avons oublié.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu