29 septembre 2007
Sur ce point de vue, Sarkozy n´a absolument pas tort !
En réponse à l´article : Adam Bah Konaré dénonce les "propos révisionnistes" de Sarkozy
Depuis quand se nourrit-on de fierté, de mémoire historique ?
« Quand dans une automobile le moteur est en panne, changer de chauffeur ne résout aucun problème » Bernardin Mungul Diaka (Ex ambassadeur pl. du Congo auprès du royaume de Belgique)
Les africains, à mon avis, confondent encore critique objective et fierté gratuite que ni l´état économique actuel de ce continent, ni son organisation et l´intégrité de ses élites ne défendent valablement. Nous avons tous critiqué le messianisme illuminé et plutôt méprisant que respectueux de Massa Sarkozy aux africains. Et ce n´est pas du pur hasard : quand on a fait subir à ce continence l´esclavage, la colonisation et la francafrique telle que la France entre autre l´a fait depuis 600 ans à aujourd´hui ; la moindre des choses, si on a assez de bon sens, c´est de se retenir de faire des leçons de morale à ses propres victimes ! Et pourtant, pour changer les choses et aller de l´avant, critiquer l´Afrique comme l´a fait Sarkozy est nécessaire. Après tout, revenant de sa tournée en Afrique, Georges Bush déclara sur CNN en 2004 : « L´Afrique est gouvernée par des incapables !» Et aucun des chefs d´Etats qui l´avaient si pompeusement reçu ne s´était cru obligé de protester…curieux. Peut-être parce qu´on craignait la fin de juteux bakchich ou d´aides douteuses que le gouvernement américain distribuait généreusement aux africains ?
Vouloir défendre la mémoire historique de l´Afrique en négligeant le droit au bien être et au progrès de ses enfants…n´est-ce pas un peu…populiste et plutôt fourbe que responsable ? Je le pense bien, car à mon avis, ce que voulait dire Sarkozy n´est rien d´autre que : « Nous avons pris vos enfants en esclavage, nous les pillons, les corrompons et les prostituons chaque jour ; n´est-il pas temps de réagir, de mieux vous défendre, de changer les choses ? » Et à mon sens, vu sous ce point de vue, il avait complètement raison. Et je suis surpris que madame Konaré, en historienne et élite politique de son pays n´aie pas relevé la subtilité sarkozienne. La mémoire d´un continent, d´un peuple, d´une nation ne se mange ou ne se boit ; on ne peu ni se déplacer avec elle, la monnayer ou payer les études de ses enfants ! Ne confondons pas la fausse étiquette de « mémoire » qu´aborde aujourd´hui une élite africaine incapable de remplir valablement ses devoirs économiques, sociaux, culturels envers ses propres enfants, d´un jugement contemporain de l´Afrique qui n´échappe à personne, même pas à Sarkozy.
On peut rapprocher à Sarkozy qu´il ne soit pas capable, comme tous les occidentaux, à accéder à une grandeur culturelle qui accepta le respect de la liberté, de la culture, de la réalisation des autres autrement qu´en les obligeant à s´aliéner, à renier leurs langues, cultures, devoirs de production. Mais de n icaine ous dnutiles o indconsideur meus faire oublier la rs.dlà à croire qu´il suffit de créer des comités pour la défense de la fierté africaine pour que le marasme économique, la corruption et la pauvreté en Afrique disparaisse…faut pas rêver ! Celui qui s´abaisse à entretenir ce petit jeu factoriel de subtilisation est bien bas ; il ne mérite ni notre respect, ni notre admiration.
Nous sommes tous contraints, dans le monde d´aujourd´hui, à des forces internationales lesquels influent et conditionnent nos facteurs de développement, notre avenir ; qui nous oblige à nous organiser, nous préparer à défendre notre liberté en faisant valoir droits légitimes de réalisation face au monde et dans le monde dans lequel nous faisons partie. L´Afrique a un retard qu´il s´agit de ne pas négliger, bien au contraire. Et plutôt que de se nourrir de fierté à longueur de siècles pendant que ses femmes et ses enfants meurent de faim et d´apathie, avoir le courage de changer les choses au mieux. Se cacher derrière de faux prétextes de fierté ou d´une quelconque mémoire historique…c´est cuver un complexe avec un autre complexe. Oh, oui ; au demeurant, quand on voyait le taux de chômage et celui de l´analphabétisme en Afrique, la misère et la pauvreté qui règne sur ce continent, son retard technologique et productif…on peut bien se demander : de quelle fierté ou mémoire historique s´agit-il donc ? Oui, quand les élites africaines roulaient en voitures étrangères (françaises entre autre), dont les filles se prostituaient douloureusement dans tout l´occident…quand les intellectuels et les techniciens africains, à défaut de trouver emploi à domicile, devaient s´expatrier et se vendre au prix du pain…dites donc, de quelle fierté, quelle sorte de mémoire défend-t-on donc ?
J´ai bien peur que madame Adam Bah Konaré ne soit en train de confondre bien de choses. Et je persiste, Sarkozy a bien raison de critiquer les élites africaines pour la douloureuse stagnation qu´ils faisaient subir à ce continent depuis des siècles. Et cela même si en bon immigré gréco hongrois en France, il en oublie de faire mea culpa intellectuelle pour tout ce que son pays avait fait l´histoire durant (et continuait sciemment à faire subir) aux africains. Mais cela ne doit ni nous aveugler, ni nous faire oublier la réalité africaine qui saigne ouvertement devant nos yeux. Et ce n´est ni lorsque les matières premières auront changé de main, que l´atmosphère et l´air de nos femmes et de nos enfants sera complètement pollué que les élites africaines sortiraient de leur médiocrité et feraient enfin merveille sans avoir ni progressé, ni protégé et encensé la capitalisation positive de leurs sociétés…sans avoir résolu les contradictions qui empêchent aujourd´hui l´Afrique afin d´offrir un avenir sains et louable à ses enfants. Fierté ? Mémoire ? Dieu du ciel, faut d´abord manger, s´instruire, entretenir et nourrir ses rêves…les défendre envers ceux qui les considéraient comme inutiles ou indésirables. Autrement qu´avec des discours vides et plutôt prétentieux que réellement honnêtes. Décidément, il est grand temps de changer les choses, en Afrique. L´esprit du pouvoir aussi.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Forum Réalisance
Commentaires
Ventre affamé n´a point d´oreille !
Des conneries que ces appels à défendre la mémoire ou la fierté africaine ! Les historiens n´ont pas besoin d´appels faussement passionnés pour exercer leur métier. Il s´agit aujourd´hui moins d´élever un mur prétentieux de valeurs du passé, que d´entretenir et de faire foisonner la raison, afin, bien entendu, de mieux organiser le présent et entreprendre l´avenir avec plus de talent que d´inconvénients, comme c´est actuellement le cas pour 99% des africains. Les historiens consciencieux n´ont pas besoin d´un quelconque appel orienté pour dire ou relater de l´histoire ! Surtout si celle qui lance cet appel intéressé a, à l´époque où son mari était au pouvoir, à ses côtés fait les mêmes bévues dont nous avons aujourd´hui à souffrir des conséquences. Veut-elle se racheter en demandant aux historiens d´élever un mur qui n´avait ni consistance, ni objectivité, encore moins critique ? Plutôt accusatif, cette attitude, parce qu´elle prouve que Madame Konaré se laisse, comme bien d´africains, enfermer dans la prison du maître tout en jouant à la cosmétique de la valeur ou celle de la fierté africaine ! Il s´agit cependant, aujourd´hui plus qu´hier, et encore plus dans les intentions de Sarkozy, de défendre le présent et l´avenir…pas de peindre des murs croulant sous l´impuissance chronique, la corruption, la misère et la pauvreté de ceux que ces fragiles fortifications martyrisaient de décennie en décennie plus cruellement.
Les choses, du côté de l´occident auraient-elles changées ? Dieu merci oui. Ce n est hélas pas parce que les occidentaux seraient devenus plus humains et respectueux des droits des autres, mais bien parce qu´ils s´agit de défendre leurs intérêts. Hier encore, et cela pendant 400 longues années, il s´agissait seulement de faire des africains des esclaves travaillant 18 heures par jour pour engranger la richesse du maître. Puis s´ensuivit l´époque coloniale ouvrant sur un conditionnement dénaturant et énergiquement autoritaire lié à l´empire colonial occidental. Et depuis 47 ans, et pour répondre à une vague indésirable d´indépendance, sévit en Afrique une francafrique à cheval entre la tentation hégémonique du passé et une ambiguïté culturelle qui, malhonnête, rapace et crapule, dévoyait l´Afrique de ses devoirs envers elle-même, envers son identité, ses intérêts, son avenir socioéconomique et culturel…pour la conduire bravement à une impasse destructrice et insalubre. Mais qu´est-ce qui a donc changé ? Oh, beaucoup depuis que la Chine et l´Inde montraient les dents : l´occident surproduisant d´une part et appauvrissant les africains d´autre part, n´a plus de clients. Après tout il faut bien que ces clients aient un pouvoir d´achat leur permettant de rester ou devenir client ! L´époque donc où quelques potentats et dictateurs africains étaient armés, grassement nourri de corruption et de luxure dans l´étable africaine prend lentement sa fin. Et la grande question est : ces phagocytes culturels et plutôt administratifs que créatifs et raisonnés que la période de mystification avait engendrée, étaient-ils capables de se muer en technicien créatif et progressiste permettant aux leurs de sortir de la pauvreté et de la mendicité chronique dans laquelle l´occident leur avait enfermé ? Telle est le problème sarkozien et même occidental actuel : comment aider l´Afrique à changer et plus important, à s´enrichir tout en gardant mainmise et autorité sur elle ?
Contrairement à ce que beaucoup pensent ou s´imaginent, l´Afrique a le sens de liberté le plus exigeant et le plus aigu de tous les peuples de la terre, et cependant, elle devra bientôt se choisir des structures permettant de réaliser SA LIBERTÉ. Car cela tape à l´œil que la liberté du maître n´était qu´un mensonge cousu de blanc.
Je reproche à madame Konaré de ne pas avoir compris ni ce qui se passe, ni de quoi il s´agit réellement. C´est bien la preuve qu´on peut être historienne, avoir été la première dame du Mali, mais être malgré tout hors de propos. A moins que cette femme ne veuille défendre ses acquis dans les banques étrangères, en vendant à Sarkozy un nuage de sommeil dont Sarkozy connaissait bien la composition pour être de ceux qui l´avoir créé ! Oui, cette femme a bien compris l´accusation de Sarkozy à une élite africain corrompue et incapable…et dont il s´agissait de procéder à l´enterrement sans les hommages des peuples trompés et escroqués, mais aussi sans les acclamations du maître. Tout change. Faut-il réellement croire que les historiens africains se laisseront instrumentaliser ? Personnellement je ne le pense pas. En tous les cas, le train va bientôt partir, et celui qui n´aura pas acheté son billet de voyage restera sur le quai. Seul l´avenir compte, parce qu´il contient à la fois le passé, la mémoire sociohistorique critique, le présent riche et paisible de réalisation, un avenir dont on peut être fier. Ceci est d´autant vrai lorsqu´on a durement travaillé pour sortir de la pauvreté, de la misère, de la mendicité.
Ce qui me dérange beaucoup chez les Konaré, c´est qu´ils ont été au pouvoir, et qu´ils ont, en leur temps, comme tous les illuminés, les incapables et les corrompus du pouvoir en Afrique, commis les mêmes erreurs dont ce continent souffre gravement actuellement. Aujourd´hui, qui nous dit qu´ils sont devenus meilleurs ? Oui, qui nous dit qu´ils savent de quoi il s´agit et ce qu´il faut réellement faire pour sortir du marasme et de la morosité ? Rien. Je ne m´excuse donc pas pour ma méfiance et ma distance envers eux, parce qu´à mon avis, ils ne veulent aujourd´hui que faire du vent. Il s´agit pour eux plus d´investir le pouvoir que de l´exercer dignement et adéquatement dans l´intérêt supérieur des leurs. Beaucoup de vent donc pour peu de vertu. Ou quelqu´un peut-il m´assurer du contraire ? Ne nous laissons pas toujours berner par de faux discours alléchant et flatteurs qui, cependant, ne cacheraient rien d´autre que l´affabulation la plus décevante. L´heure n´est plus au repentir de quelques faux artistes du pouvoir, mais bien à un sévère et conscient renouveau qui défende nos enfants, autant qu´il leur permette d´entretenir et de profiter légitimement de leurs chance et possibilités. Hélas, certaines personnes croient encore qu´il s´agit, comme hier, de faire tourner l´Afrique en rond…quitte à l´abreuver de promesses aussi tapageuses que mensongères. Les temps on changé, mes amis ; même Sarkozy l´a compris. Et les africains, se laisseraient-ils encore berner ? Shaka Bantou. J´ai dit et je vous remercie.
Un appel plutôt ambigu.
J´ai aimé ton intervention, Shaka. Comme toujours, tu as bien vu l´aiguille dans le foin. Cet appel, si pathétique et patriotique qu´il soit, est bien un aveu d´incapacité parce qu´au lieu de prôner la création de moyens de production (Et ce faisant de structures de développement) permettant aux africains de sortir de leur impasse, cet appel donc enjoint aux intellectuels de défendre ce continent, leur continent par la mémoire et la fierté. Or, le seul moyen de défendre efficacement l´Afrique, son avenir et sa liberté ; c´est de produire ! On se croirait, à en croire madame Konaré, à un enterrement ! Ce n´est pas le cas, pas du tout. Mais peut-être voulait-elle insinuer que l´Afrique était à l´agonie si elle ne défendait pas son legs culturel ? Mais alors, ou elle affiche une naïveté dangereuse, ou elle n´a aucun sens du pouvoir et de ses obligations. Et ça, c´est pénible parce qu´elle a été au pouvoir. Et soyons franc, la gouvernance de son mari n´a été ni révolutionnaire, ni exceptionnellement progressiste. Il suffit d´aller au Mali pour se rendre compte que ce pays souffrait, comme dans bien de pays africains mal gérés par des politiciens incapables et bornés, de la même stagnation de la pauvreté et de la misère. Alors, comme tu le disais si bien, Shaka, je me demande à quoi sert ce nouveau tamtam délirant ? A éveiller les consciences ? D´accord, mais pour quel idéal, pourrait-on se demander ; un renouveau ne saurait-il se faire qu´avec de grands discours, ou faudrait-il passer aux actes : se doter d´un idéal réaliste de production et de structures de développement. Sans produire, sans résoudre au mieux les contradictions aliénées et rétrogrades qui entravent le développement et la liberté des africains, quels que soient les appels aussi passionnés qu´on fera, rien ne changera. Parce que l´occident qui influe sur nous, lui, a toujours les meilleurs arguments pour nous manipuler dans le sens de ses intentions. Et le passé nous a appris que ces intentions n´ont rien de moral ou de bien regardant envers notre liberté ou nos intérêts. Alors, malgré de gros diplômes, une expérience pratique du pouvoir, toujours aussi naïf et superficiel ? Cette question, on devrait la poser à haute voix aux Konaré, eux qui n´ont pas encore compris qu´on ne peut pas rouler en voiture française, se défendre avec des armes françaises…et croire cependant exercer le pouvoir africain et défendre sa liberté et son avenir. Il faut, n´en déplaise aux illuminés et aux incapables, donner du travail aux siens, former ses propres techniciens et chercheurs et leur donner les moyens de construire leurs propres voitures, avions, leurs propres outils de défense et de réalisation. Et si alors le pouvoir les emploie ou s´en pare, c´est qu´il honore et sanctifie le travail et l´imaginaire de ceux dont il est légitiment et consciemment décidé à défendre le développement et la liberté.
Je reconnais que le discours du père Sarkozy en Afrique était brusquant, paternaliste, dérangeant…et bien d´autres qualificatifs s´y adaptent. Et pourtant, n´oublions pas qu´il a proposé un nouveau partenariat aux africains. Aux Etats-Unis, il a parlé d´un New Deal avec l´Afrique. Il faut peut-être le prendre au mot et lui proposer notre vision de ce New Deal ou de ce partenariat. Noir sur blanc et cette fois sans ambages et sans tergiversations. On verra alors si massa Sarkozy est réellement capable de partenariat dans notre sens commun, ou que ce qu´il crie aux fenêtres n´est rien d´autre que faux, duperies et attrape nigauds n´ayant en réalité qu´un but : conserver la mainmise d´exploitation unilatérale sur l´Afrique, piétiner les nègres comme la France l´a toujours fait avec un sarcasme culturel, économique, éthique d´un mépris insurmontable depuis des siècles ?
Nous croyons bien que les choses ont changé, et mieux, nous pensons qu´il est possible de faire un nouveau départ. Mais autant l´Afrique que la France et l´occident doivent se mettre d´accord pour ce nouveau départ et surtout son contenu et ses devoirs réciproques. Et des questions telles que : faudrait-il que nous continuons à vendre nos matières premières aux occidentaux afin qu´ils surproduisent et viennent nous étouffer avec leurs excédents tout en nous empêchant de vendre sur leurs marchés ? Ou encore : parler démocratie et de liberté à longueur de siècle tout en nous prenant en esclavage, tout en assassinant nos élites conscientes pour les remplacer par des dictateurs sanguinaires et corrompus ; était-ce réellement là le sens démocratique et respectueux des libertés que l´occident considérait comme élogieux et hautement respectueux des droits humains ?
Bien de questions fondamentales qui attendent des réponses précises.
Quant aux Konaré ou à toutes les élites douteuses, corrompues et incapables de l´Afrique, un mot : même si le sens du pouvoir vous échappe, n´oubliez pas que ceux que vous persécutez et appauvrissez sciemment, ceux que vous privez d´avenir ; ce sont les vôtres ! Il vous suffit de comparer le niveau de vie, d´instruction, de production dans les autres continent de la terre pour vous rendre compte de vos erreurs et de votre incompétence. N´est-il pas temps d´ouvrir les yeux ? Je le pense bien. Il s´agit, dans notre développement, de l´épanouissement des capacités et de la créativité de nos enfants ; il s´agit de notre liberté, de notre culture, de notre réalisation ; l´avez-vous oublié ?
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Ces parasites et sangsues assistant au pillage et au bradage de l´Afrique.
Il est étonnant, et plutôt alarmant que ces incapables ne se rendent pas compte qu´ils sont en train de ruiner l´avenir des africains. Alors que partout dans le monde les élites érigeaient des industries et veillaient jalousement à l´instruction et au développement des capacités de leurs peuples afin d´élever leur niveau de vie et foisonner leurs cultures, ces dinosaures de la stagnation, de la misère et de la mendicité voulaient perpétuer leurs règnes insalubres et criminels ! Les temps, cependant, ont déjà changé ; mais eux, ils ne s´en rendent pas compte. Leurs techniciens et intellectuels quittent leur pays à grands pas pour trouver emploi en occident, cela ne semble en rien les inquiéter…Quoi d´étonnant, ils ont pris l´habitude, dans leur aliénation, de croire que le progrès viendrait de l´occident. Eux, en tous cas, en puisant largement et bien abusivement vu leurs rendements dans les deniers de peuple, ils sauraient toujours se l´offrir, ce luxe occidental qui corrompait et étouffait les leurs. Mais le petit peuple, comment s´épanouirait-il ; comment se déplacerait-il, produirait-il les instruments et les moyens de réalisation, sans accumuler et sans parfaire ses connaissances et sa technicité ? Ces messieurs, ces élites illuminées dévoraient à gorge déployée leurs réserves monétaires, et n´était ni capables de concevoir une industrie fondamentale, ni doter le peuple de structures créatives de biens et de l´imaginaire incessible au progrès. Et si on les entend alors s´opposer à Sarkozy sans reconnaître leurs erreurs et changer leur mentalité rétrograde et arriérée, on se demande à quoi mène tout cela. Croirait-il par hasard que ceux dont ils assombrissaient depuis des décennies l´avenir allaient, trompés par les apparences, les défendre ? Il faut être bien cocu pour s´y attendre ! Et si quelques africains aveugles et bornés s´y laissaient abuser, nous leur demandons encore de bien regarder autour d´eux, de comparer comment les autres peuples s´organisent, se protège contre la misère et la pauvreté ; oui, comment ils produisent et s´enrichissent afin que les leurs puissent vivre décemment. Faut-il que l´Afrique soit toujours à la traîne ? Faut-il que l´Afrique vive toujours d´aumône, de mendicité…tout en ayant toutes les conditions et même les techniciens pour mieux vivre ? Devons-nous, par fausse fierté et fausse mémoire, encourager et défendre ceux qui n´étaient pas capables de remplir solennellement, avec ambition, leurs devoirs sociohistoriques envers les leurs ? Sommes-nous aveugles à ce point, ou suicidaires ? Cela ne fait-il pas des siècles que ce petit jeu cochon et traître se perpétue ? Quand les choses changeraient-elles si nous ne nous décidons pas à dire à ces illuminés et défaillants : ça suffit, mes amis, vous nous volez notre avenir ; ou les choses vont changer, ou nous allons mettre fin à cette mascarade rapidement !
Oui, encore une fois, Sarkozy a bien raison. Et même si il ne voit les choses que de son point de vue, il ne manque cependant pas de jugement car ce qui se passe en Afrique est absolument scandaleux. La grande question à laquelle nous jugerons le président français et sa proposition tonitruante de partenariat, ce sera comment il nous débarrassera de ses propres sbires dictateurs et affameurs de peuples. La saison pourrie des dictateurs et des incapables est bien finie, monsieur Sarkozy ; il est temps de laisser place à des africains plus consciencieux et versés dans la gestion des affaires de ceux qui leur sont chers. C´est depuis 47 ans que la francafrique écume notre continent ; ne serait-il pas temps d´accepter que les noirs ont eux aussi droit à la liberté et au progrès ? Nous le pensons bien, sinon, à quoi sert ce discours de partenariat ou de New Deal ? Une nouvelle colonisation ? L´occident n´aurait-il rien appris du passé ? Le développement africain, cependant, présente des avantages et des intérêts pour tous. Et c´est de ce point de vue qu´il faut voir les choses. Fini la mendicité, fini la paresse et la pauvreté : c´est par là que passe la vraie liberté et la vraie coopération. J´ai dit et je vous remercie. Shaka Bantou.
Merci d'éclairer ma lanterne sur quelques points de vos interventions :
Je crois saisir le fond des critiques que vous faites à Mme Konaré, à qui vous reprocher de se contenter d'une action purement intellectuelle alors qu'elle a eu et a la possibilité de mener des actions plus concrètes en matière de développement. Je vous rejoins qu'à moitié car j'ai le sentiment que ce genre d'initiative, même si elle ne relève que du symbole, a le mérite d'exister.
1. le 4/08/2007 vous qualifiez les propos de Sarkozy d'outrageux et désormais vous semblez dire qu'il avait raison de les tenir.Si je vous ai bien compris, selon vous, ses propos sont pertinents dans la mesure où on les prend au second degré?
2.Pour ce qui est du bilan d'Alpha Konaré, le simple fait qu'il ne soit pas resté à perpétuité au pouvoir comme la majorité de ses confrères n'est il pas un signe d'avancée démocratique au Mali? C'est peut être peu mais j'espère que vous conviendrez qu'au niveau de l'Afrique ce n'est pas négligeable...je me contente peut être de peu.
3. Vous dénoncez les insuffisances culturelles de Sarkozy ... et celles de TOUS LES OCCIDENTAUX...là je vous trouve particulièrement violent pour ne pas dire choquant.
4. Vous voulez attendre de juger Sarkozy sur sa capacité à débarasser l'Afrique de ses dictateurs??? Comment interprètez vous alors le fait qu'il se soit précipité chez le désormais très fréquentable khadafi avec dans sa valise diplomatique des contrats d'armement et de nucléaire civil et chez Bongo qu'il a félicité pour sa bonne gouvernance au Gabon?
En réponse à Djé
Sous l´actionnisme politique occidental envers l´Afrique, il y a bien souvent des vérités utiles, d´autres blessantes, des intérêts sournois et embusqués, et même des prétextes humanitaires n´ayant de but pratique (ou de résultat) que d´entériner la mainmise occidentale sur l´Afrique ; cela dépend toujours des intentions envisagées, de l´aspect sous lequel on veut faire paraître les choses. Et naturellement de la manière que les africains entrevoient ou perçoivent les choses. Je passerai sur le passé que nous ne connaissons que trop bien, sur la francafrique…etc, pour aboutir à la situation économique actuelle de surproduction et de concurrence effrénée autant avec les pairs occidentaux qu´avec la Chine et l´Inde, ce qui pose le grand problème des matières premières. Celui qui les possède ou a la possibilité de se les procurer, peut naturellement produire. Et tu remarqueras que depuis que la Chine s´industrialise, les matières premières deviennent de plus en plus chères, ce qui est normal, elles ne sont ni éternelles, ni inépuisables ; bien au contraire, elles vont bientôt être convoitées parce que sans elles, n´importe quelle industrie est incapable de produire. C´est ainsi que s´explique par exemple la guerre d´Irak, ou la mystification belge au Congo en y instaurant un président fantoche.
Tout cela pour te dire, cher Djé, que sous l´accroissement considérable de la concurrence internationale, l´endettement public considérable de la France (comme tous les pays occidentaux, par ailleurs) Sarkozy veut garder ses entrées en Afrique pour s´assurer les matières premières, mais aussi exporter ses excédents commerciaux permettant à ses industries et à sa population de maintenir leur niveau de vie. Or, à force de ne pas avoir respecté la réalisation africaine dans ses monnaies galvaudées et détroussées, l´Afrique s´est appauvrie de décennies en décennies, alors que ses devoirs envers ses propres peuples augmentaient. Comment résoudre cette contradiction comme je le disais dans mon commentaire ? Cela explique le nouveau contrat de coopération que la France veut proposer à l´Afrique. Et pour revenir aux Konaré, aux Bongo, aux Campaoré, aux Sassou Nguesso ; ceux-ci ont bien compris qu´on va bientôt les limoger car ils ne sont ni capable de progrès, ni véritablement fidèles à leurs peuples. Et pourtant, Ils ont tous été des alliés de la France. Hélas, les temps ont changé ; mais comment se débarrasser de ceux qui ne savaient que trop bien comme l´escroquerie aux africains fonctionnait ! Ce dont la France a besoin dans l´avenir, c´est d´une Afrique assez florissante que pour acheter en France. N´oublions pas que les produits chinois font une entrée remarquée en Afrique, or, le pris de la vie, et surtout celle de l´énergie augmente en occident d´une manière impressionnante !
J´ai bien analysé Sarkozy avec des amis, et j´ai essayé sur cette page d´en expliquer les conclusions. Ce que je lui reproche, c´est de bien cacher son jeu tout en ayant joué à domicile la politique de l´extrême droite. Et aujourd´hui il s´en va en Afrique missionner et catéchiser pour des valeurs soit disant d´une république irréprochable…mais ce ne sont que les intérêts français qu´il défend avec rage. Ce qui l´empêche de prêcher l´humanisme français est que celui-ci est non seulement impraticable face aux autres occidentaux et même face aux chinois et indiens qui s´en foutent. Que peut donc valoir son New Deal ? A mon avis, bien pensé et organisé, l´Afrique peut y gagner car elle n´en peut plus. Mais de là à croire que la France va nous inviter au paradis, c´est un rêve qui risque d´avoir des réveils amers. Ne sachant pas donner du travail à ses 3 millions de chômeurs, il viendrait faire la prospérité en Afrique ? Suffit de se rappeler ce qu´il a dit ou fait à sa propre périphérie en banlieue. En fin de compte, l´Afrique devra faire ses propres efforts et suer ses propres eaux pour réaliser et sa liberté et les rêves de ses propres enfants. Et le danger d´appauvrissement et d´exploitation nous guettera toujours tant que nous n´arriverons pas à nous défaire de l´emprise et la domination étrangère. Sans développement, sans produire nos propres moyens de réalisation, nous resterons faibles et pauvres. Voilà la vérité en deux lignes.
Encore une fois pour les Konaré et autres, leurs incapacité, absence de vision et d´idéal de libre épanouissement est scandaleuse et nocive à l´avenir des africains. Tous se sont laissés déjouer, tous n´ont exercé les vocations du pouvoir que par trop tristement. Les résultats ? Il suffit d´être sincère, de ne pas fermer les yeux sur la réalité africaine pour le conclure. Or nous sommes tous des nations, des peuples interdépendants sur terre. Et la loi primitive selon laquelle le plus fort, le plus riche dicte ses conditions est de plus en plus vraie. Il faut sortir de la misère et de la mendicité si on veut survivre, sinon, on n´est rien d´autre que la poubelle ou le réservoir des moyens de production des autres ; de ceux qui consomment toutes les matières premières, polluent et détruisent l´écologie mondiale commune, de ceux qui ne se gênent pas de commanditer des dictateurs sanguinaires ou de fomenter des guerres meurtrières pour arriver par tous les moyens à leurs fins. Et nous aurons bien crier à la morale, à l´éthique humaine, au respect de la convivialité internationale, poussés par leurs industries rapaces, ces dinosaures de la consommation n´en feront aucun cas.
En ce qui concerne ces cris de défense de la fierté ou de la mémoire africaine ; je considère tous ces faux mouvements et intentions comme une façon comme une autre de truquer la vérité. Les choses sont plus ardues et complexes qu´on ne veuille l´avouer pour ne pas avoir à répondre de ses propres manquements. Croire qu´il suffit de quelques écrits, de quelques ouvrages pour que les écoles, les ponts, la production douloureusement manquante en Afrique voient le jour comme par enchantement…ne soyons pas idiots ou demeurés ! Ne reproche-t-on aux africains leur manque de réalisme, leur infantilité face à la raison ? Comment croire que sans produire les moyens et les conditions de défense et d´épanouissement de leur réalisation sensible, il ne leur suffirait que de se faire un vulgaire bouclier de vers et de sonnets ? Produire, créer des structures sociohistoriques modernes répondant aux exigences de l´avenir…c´est bien autre chose. Et souvent je me demande : les africains auraient-ils peur de se salir les mains, d´énoncer et de défendre leurs propres cultures et existences ? En tout cas ce genre d´initiative ne fera pousser aucune fleur en Afrique ; il faut y mettre autrement la main pour récolter ce qui nous revient de droit. Amitié.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Il n´y a pas plus social que l´industrialisation !
Et tous ceux qui ne le comprenaient pas, ceux qui s´y obstruaient, et ceux qui, dans leurs intérêts équivoques empêchaient l´Afrique de coordonner ses efforts vers ce but ; ceux-là sont bien criminels, ne mâchons pas les mots. Mais voilà : il ne faut pas seulement accuser les autres de crimes évidents ou passés ; il faut aussi se tenir le bout du nez et cesser de se gaver d´ignorance ou de naïveté. Le travail qu´il y a à faire en Afrique est monumental, presque inhumain ! Cela créait de nouvelles races africaines de crieurs et d´écornifleurs de marché : de ceux qui, devant l´étendue de la tache et surtout l´intelligence et la constance que les efforts de changement exigeaient, ces faux africains se cachaient sous d´abusives attitudes d´un nationalisme plutôt traître que constructif. Peut-être fallait-il crier plus fort pour cacher son incapacité, et ainsi, tromper son monde pendant qu´on continuait à végéter, et c´est dire à penser ou se conduire contre les principes et les exigences que dictaient les intérêts d´un meilleur avenir africain. Les africains sont devenus des champions sur ce point de vue ; quant aux étrangers, ils continuaient, comme par le passé, à vilipender, ridiculiser ceux qui ne savaient pas défendre leurs propres intérêts. Désolé, mais si les choses doivent changer ; c´est plutôt d´abord par un changement mental et intellectuel que nous arriverons à mieux aborder les choses. Car il s´agit pas seulement de crier à l´industrialisation, cette industrialisation, au départ, dans ses prémisses et ses à priori, doit répondre aux exigences de l´Energie, de sa conceptualité dans un degré infiniment détaillé de sa poursuite. Il suffit de voir le niveau de connaissance général en société Africaine pour se rendre compte que les gouvernements étaient loin d´être conscient de la valeur de l´éducation, des exigences modernes de la formation professionnelle pour l´avenir social. Ne l´oublions pas : les analphabètes, les chômeurs et les arriérés d´aujourd´hui ; ce sont les criminels, les mendiants et les désespérés de demain. Et leur nombre est immense en Afrique noire où il croît de jour en jour. Autant dire que les sociétés, au lieu de pouvoir résoudre leurs problèmes, elles seront confrontées avec de lourds effets sociaux négatifs qu´hélas leur pauvreté ne sauraient résoudre ou même réparer. Un cercle vicieux. Ceux qui se refusaient à le voir…ne sont vraiment pas des génies. Et si ceux qui gouvernaient prétendaient ne pas l´avoir compris…Eh, bien… ! Shaka Bantou, J´ai dit !
Parfois je suis suffoqué par l´indifférence des africains
Est-il possible que lorsque nos femmes et nos enfants mouraient de faim et d´apathie, au moment où leur avenir et leur culture étaient en danger...les africains ne semblaient pas le voir ? Oui, je me demande souvent : est-ce la cécité, le moutonnement ignorant, la banalisation infantile ou l´hébétude de l´aliénation chosifiante… ? Et pourtant, il s´agissait de nos vies, de notre culture, de notre réalisation sensible…du sort des nôtres et de leur sens de l´histoire ! Ce silence ou cette stagnation qui ne se discutait nulle part, dont les intéressés ne se levaient pas comme un seul homme…curieux phénomène que celui des africains face à leur finalité. Au lieu de prendre leurs affaires et leurs destins entre leurs mains, on assistait plutôt à des comportements des plus délirants. Entre temps, les matières premières disparaissaient, englouties par des industries surproductrices et envahissantes…conduisant à l´appauvrissement des africains, à la détérioration de l´écologie de la terre. Comment diable l´homme noir, acculé et privé de moyens de réalisation comptait-il sans élever la voix et sans se battre pour sa liberté, sortir de cette impasse ? En couchant comme toujours ou en jouant les morts culturels et identitaires ? L´histoire nous a enseigné que nul autre que nous-mêmes ne connaît ni les tourments de notre avènement sensible, ni les contours de nos ambitions et de nos attentes ; que nous devions nous-mêmes autant nous en donner les moyens qu´en exprimer fermement l´exercice légitime de ses valeurs. Hélas, quand on prend compte de l´état de désolation qui régnait actuellement en Afrique et que de nombreux documentaires et émissions télévisées occidentales mettaient continuellement à jour, on ne peut vraiment pas croire que les élites africaines soient à la mesure de leurs devoirs. Loin de là. Et même si on prête aux occidentaux de sombres et douteuses intentions de moquerie ou de risée sous cape, rien ne pouvait transformer les pauvres et déchirantes images de la misère et de la mendicité ouverte et sans fierté en paysages euphoriques et sereins. Les élites africaines croient que la vérité n´est pas connue en occident et c´est bien faux, elle ne l´est peut-être pas connue des africains eux-mêmes ; mais dans un monde aussi techniquement développé comme l´occident, tout est visible et noté. Et quand je pense que cet occident qui jouait souvent le faux sauveur ou le porteur de l´aide bénévole était à la base même de la déchéance et de l´appauvrissement de ces malheureux…on en vient souvent à brasser la noire révolte. C´est pourquoi je ne comprends pas que des soit disant intellectuels africains se laissent humilier eux et les leurs encore longtemps à ce point. En tout cas, moi, j´en bouillonne. Mais qui sait, tout cela n´est peut-être qu´une question de point de vue…ou d´ambition pour soi-même et les siens.
A propos d´Angéla Merkel qui vient d´annoncer la création d´un Forum allemand d´aide aux africains, je me réserve d´en dire un mot. Car je me demande bien s´il ne s´agit, dans la guerre ouverte actuelle pour les matières premières, que de la création d´un Pool allemand en Afrique permettant le retour de ce pays aux abus du néocolonialisme ? En effet, si 2,5 millions d´enfants allemands vivaient au seuil du revenu minimum dans un des pays les plus riches du monde, si 3,5 millions d´allemands étaient privés d´emplois pendant que les riches eux s´enrichissaient et que les pauvres s´appauvrissaient ; on se demande bien quel était l´esprit ou les intentions qui animaient cette entreprise ? L´humanisme allemand ? Depuis quand cet humanisme a-t-il été défini et où pouvait-on apprécier de sa constance et de son contenu ? Ou toute cette histoire n´avait-elle qu´un but : concurrencer l´influence française en Afrique, mais veiller à ce que l´ordre occidental de domination se perpétue ? On se souviendra, à ce propos, de la célèbre phrase de cette conservative politicienne de la CDU peu avant son élection en tant que chancelière : «…sinon ce système va nous péter au visage ! ». Et j´ai bien peur qu´il ne s´agisse ni de bénévolat, encore moins d´humanisme ; mais bien d´enchaîner les naïfs de l´Afrique encore plus sournoisement aux intérêts dominants allemands. Et ceux-ci, comme on le sait depuis la réunification, ne brillaient pas chez eux où ils avaient pourtant tous les décisions en leurs mains. Ne nous faisons donc aucune illusion. Tout cela, comme dit l´allemand, est : kalter Kaffee, et c´est dire, du café froids.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
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