07 décembre 2007
Sur la crise financière des 'subprimes' aux USA
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre pour lequel nous remercions l´auteur infiniment car il permet, le plus simplement du monde, de mieux comprendre cette crise.
Toute la faute aux subprimes… ?
Au sens le plus large, un « subprime » est un crédit à risque, offert à un emprunteur qui n'offre pas les garanties suffisantes pour bénéficier du taux le plus avantageux (prime rate). Le terme est employé plus particulièrement pour désigner une forme de crédit hypothécaire, apparu aux États-Unis ; destiné aux emprunteurs à risque. Ce crédit immobilier est gagé sur le logement de l'emprunteur.
Le terme est un dérivé de prime lending rate, qui est le taux d'intérêt accordé aux emprunteurs les plus fiables. Prime lending désigne ainsi les crédits accordés aux emprunteurs fiables, et Subprime lending les crédits accordés aux emprunteurs à risque. L'écart de taux, c'est-à-dire la différence entre le subprime lending rate et le prime lending rate sert à payer le risque supplémentaire pris par les investisseurs quand ils décident de prêter de l'argent aux emprunteurs à faibles garanties. Aux États-Unis cependant, certains emprunteurs qui avaient les moyens de s'en passer ont tout de même opté pour ce crédit bon marché. Il faut savoir aussi qu'aux États-Unis, il n'y a jamais eu de baisse de l'immobilier depuis 1945. Cela veut dire, que ceux qui vendaient ce prêt "subprime" pensaient qu'au pire, si le client ne pouvait plus rembourser ses mensualités, il pourrait toujours revendre avec une plus-value. Malheureusement, la conjonction de l'augmentation des taux d'intérêts (19 %) et de la baisse de l'immobilier a mis en faillite les clients, puis les banques elles-mêmes, les derniers chiffres annoncent pour l'instant 3 millions d'américains ruinés et expulsés par ce crédit.
Caractéristiques de ces crédits
Emprunteurs. Ce type de prêt est consenti à des ménages, souvent à faible revenu, qui ont eu des retards de paiements (voire des défauts de paiement) par le passé. Il s'avère plus risqué pour le prêteur : la probabilité de défaut plus élevée des emprunteurs implique un plus grand risque de perte de la mise.
Taux. En contrepartie de critères d'attributions plus souples que les prêts classiques, le taux d'intérêt est plus élevé, tout en étant variable dans le temps (le taux est indexé sur le taux directeur de la banque centrale américaine, après un taux promotionnel initial très bas), ce qui rend ce type de prêt plus rentable pour l'investisseur.
Objets, garanties. Ce type de prêt peut répondre à divers objets allant de la consommation au logement. Il est cependant apparu aux États-Unis dans une période de croissance du marché immobilier, en s'appuyant souvent sur des garanties hypothécaires (y compris des secondes hypothèques sur des logements déjà hypothéqués à l'achat). Il s'est avéré, dans ce contexte de hausse des prix de l'immobilier, apparemment sûr et particulièrement lucratif, ce qui l'a fait largement promouvoir et adopter. En effet, tant que la valeur moyenne des logements augmentait, la défaillance d'un emprunteur permettait au prêteur de se rembourser assez facilement sur la revente du bien immobilier, ce qui rendait le risque pris très acceptable.
Organismes et marché. Les organismes prêteurs, banques ou organismes de crédit spécialisés, ont financé eux-mêmes une partie de ces crédits, mais en ont aussi titrisé une autre partie qu'ils ont replacés sur le marché financier notamment auprès de fonds de placement divers (hedge funds en particulier mais pas seulement), eux-mêmes pouvant être constitués et/ou financés en partie par des banques.
Les difficultés rencontrées
Article détaillé : crise des subprimes.
En 2004, le taux directeur de la Réserve fédérale s'est mis à augmenter : il est passé de 1% en 2004 à plus de 5% en 2007. Une hausse des taux longs s'en est ensuivie. Cette hausse des taux a entraîné une augmentation des montants de remboursements, et certains ménages ont commencé à ne plus pouvoir faire face à leurs dettes.
Ensuite, à partir de 2006, le marché immobilier américain est entré dans une crise, faisant baisser les prix des logements. Dans ce contexte, en cas de défaillance de l'emprunteur, le prêteur n'arrive donc plus à recouvrer la totalité de sa créance en revendant le bien immobilier. A la faillite personnelle des emprunteurs s'est donc ajoutée une série de graves difficultés financières pour les prêteurs et certains de leurs banquiers.
La combinaison des deux facteurs a conduit, à l'été 2007, à une crise financière internationale, la crise des subprimes, entraînant une baisse des indices des principales places boursières mondiales. En effet, la rentabilité de ce type de prêt a conduit de nombreux organismes de prêt à les proposer. En même temps, des titres représentatifs de ces subprimes se négocient sur le marché des prêts hypothécaires. La crise connue par les prêteurs s'est donc répercutée sur les marchés financiers, en raison de l'explosion des créances douteuses révélées par les organismes prêteurs, conduisant ceux-ci à durcir leurs conditions de crédits dans les autres secteurs, notamment le financement du private equity.
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L'impact du "subprime" sur les banques dans le monde
1er octobre (Reuters) - UBS , la première banque suisse, a dévoilé lundi l'ampleur de son exposition dans le "subprime", en avertissant les marchés que ses résultats seraient dans le rouge au troisième trimestre, pour la première fois en neuf ans.
Voici la liste de quelques autres banques affectées par les retombées de cette crise des prêts immobiliers américains à risque et par la crise du crédit:
8 février 2007 - HSBC - La première banque européenne impute à des difficultés dans les prêts "subprime" le premier avertissement sur bénéfice de son histoire. Le 21 septembre, l'établissement annonce la fermeture de sa branche américaine spécialisée dans ces prêts hypothécaires à risque, Décision One Mortgage, et provisionne une charge pour dépréciation d'environ 880 millions de dollars.
2 avril - NEW CENTURY - L'établissement américain spécialisé dans le "subprime" New Century Financial se place sous la protection du chapitre 11 américain sur les faillites, marquant la plus grosse chute dans le secteur des prêts immobiliers aux Etats-Unis.
Juillet - IKB & SACHSENLB - Deux banques allemandes, IKB et l'établissement public SachsenLB, sont heurtées de plein fouet par leur exposition au "subprime" américain. Le secteur bancaire allemand sauve IKB. SachsenLB, qui manque de couler, est rapidement vendue à la banque publique du Bade-Wutemberg (LBBW).
9 août - BNP PARIBAS annonce la suspension de trois de ses fonds, pour un montant évalué à 1,6 milliard de dollars, investis notamment dans des parts d'actifs immobiliers américains titrisés, provoquant un nouvel accès de nervosité sur les marchés mondiaux.
9 août - La banque d'affaires néerlandaise NIBC annonce 137 millions d'euros de pertes au premier semestre dans ses obligations adossées à des portefeuilles d'actifs aux Etats-Unis et reporte sine die un projet d'introduction en Bourse.
La banque islandaise Kaupthing Bank a recheté NIBC le 15 août pour 2,99 milliards d'euros en cash et en actions, mais en lui laissant son portefeuille de créances immobilières à risque aux Etats-Unis.
13 septembre - NORTHERN ROCK, spécialisée dans le crédit immobilier, est touché de plein fouet par la pénurie de liquidité dont souffre le secteur bancaire, en raison de son exposition au "subprime". La Banque d'Angleterre vient à son aide en lui fournissant des financements d'urgence.
24 septembre - DEUTSCHE BANK - Le titre de l'établissement allemand recule en Bourse après les déclarations de sources proches du dossier selon lesquelles le bénéfice du groupe pourrait être amputé de 1,7 milliard d'euros au troisième trimestre en raison de la dépréciation de prêts dont la valeur a fondu du fait de la crise sur le marché du crédit.
1er octobre - UBS - La banque suisse dit s'attendre à une perte avant impôts de 600 à 800 millions de francs (361 à 481 millions d'euros) et à un bénéfice 2007 inférieur à celui de 2006. La crise a contraint la banque à déprécier certaines de ses positions pour un montant global de près de quatre milliards de francs suisses (2,4 milliards d'euros).
1er octobre - CREDIT SUISSE annonce que son trimestre sera bénéficiaire mais que ses activités dans la banque d'investissement et la gestion d'actifs ont été impactées par les dernières turbulences sur les marchés.
1er octobre - CITIGROUP - La banque américaine avertit que son bénéfice net trimestriel devrait accuser un repli d'environ 60% par rapport à la même période de l'an dernier, en raison de pertes et de dépréciations liées à la crise du subprime et à la détérioration du climat sur le marché du crédit à la consommation. /SD
Forum Réalisance Sélection
Commentaires
ces subprimes cachent en réalité une vaste escroquerie bancaire !
On a vendu des hypothèques à des clients autrement insolvables en leur ouvrant des sursis de 3 ans sur le début d´échéance de leur mensualité. Et si ce n´était que cela, on a prêté, vendu, employé comme caution ces valeurs hypothécaises vides pour s´enrichir. Des sources bancaires averties, les dégâts de ces fausses hypothèques atteindraient 5.000 milliards $ dans le monde entier ! Cela va craquer aux Etats-Unis. Les banques étrangères vont naturellement essayer, dès qu´un fond sera constitué, à rentrer dans leurs investissements. C´est même pourquoi la chambre des représentants repousse la signature du fameux Bailout de 700 milliards. Les banques noyées auront disparu pour faire quelques exigences que ce soient.
Une histoire à suivre, parce que ses suites vont être de longue et large portée. Ce bailout pourrait bien précipiter la récession américaine dans une issue plus douloureuse et pleine de restrictions.
Musengeshi Katata
FR
L´empoisonnement du système financier mondial par les américains.
Le fameux Bailout a été signé; comment en serait-il autrement si les américains sont à la base de tous nos ennuis actuels. Non seulement ils ont injecté des fausses valeurs avoisinant 5.000 milliards frauduleusement dans le système, ils vivent depuis plus de cinq ans à la pompe de l´endettement et du crédit financé par le faux. C´est grave, et cela va leur coûter, maintenant que le monde entier le sait, un refroidissement certain de leur économie.
Ce qu´on voit actuellement dans les pertes de valeurs aux bourses du monde entier, même si cela ne concerne que le bras gauche de l´économie: ce qu´on appelle l´instrument ou l´imaginaire de l´économie, cela va cependant, en raréfiant les moyens de financements ou les taux d´emprunts privés, avoir une incidence relentissante sur l´économie réelle productive.
Cette crise va atteindre l´Amérique, à défaut de franchise et de retrait des valeurs vides, de plein fouet en la ramenant sur terre, et c´est à dire en l´épurant tous ses fluctuations financières sans racines réelles. Cela va faire mal à des gens qui se sont habitués à vivre sur un pied plus grand que leur porte monnaie ne le permet réellement.
Les dégâts causés par ces fameuses suprimes sont à ce point importants qu´ils mettront, et cela pour bien longtemps, l´économie américaine à mal en l´enfoncant dans une récession longue et douloureuse. Et il ne sera plus question de vivre aux dépends des autres, parce que ceux-ci notamment on compris que les américains leur vendaient des fausses valeurs. Et donc ne se laisseront plus faire aveuglement, cela explique la méfiance actuelle entre banques parce que nul ne sait qui traîne encore ces fausses valeurs empoisonnantes avec lui.
L´écroulement de la Lehman Brothers a mis le feu aux poutres, parce que c´est notamment elle qui a lancé à l´échelle mondiale (Allemagne, Hong Kong, Grande Bretagne, Japon...etc) la vente de ces paquets de certificats d´actions faisandés.
Comment retrouver la confiance aujourd´hui ? Oui, comment si ce n´est en écartant ces valeurs faisandées de toutes les institutions qui les possèdent. Or, par pudeur ou pour protéger leurs réputations, les banquiers se cachent tous d´avouer leur maladie honteuse. Et puis, les Etats-Unis sont-ils prêts à reprendre leurs saloperies ? Sûrement pas, parce que cela leur reviendrait trop cher.
Nous en sommes donc là. Et le marche, lui cherche frénétiquement à s´épurer de lui-même. Cela risque de coûter aux américains et à tous leurs alliés industrialisés plus cher qu´un sincère assainissement concerté. Mais comme on le voit aussi, cette crise crêve aussi le pus de plusieurs fasses valeurs. Ce qui est certes sain pour l´avenir; mais cela risque, avec d´indésirables licenciements ou de banqueroutes précipitées, de faire du mal aussi à bien d´innocents. Les africains en premier lieu parce que la récapitalisation qui devra avoir lieu après cette crise prendra bien longtemps et les privera de financements immédiats dont leurs développements ont un grand et urgent besoin.
Il est en effet grand temps de réglémenter le système économique et financier international afin d´empêcher que des escrocs ne l´empoisonnent avec des valeurs vides ou fausses pour vivre aux dépends des autres. Ce n´est qu´équitable et juste.
Shaka Bantou, j´ai dit !
Forum Réalisance
Sur les manquements américains aux finances mondiales.
Les subprimes, ou ce qu´on a appelé ainsi, autant que l´usage frauduleux que les banquiers américains en ont fait a mis en cause la crédibilité éthique américaine. Autant que ces pratiques ont montré les limites actuelles capitalisme néolibéral arrivé au pied du mur de la saturation. Pourquoi saturation si l´Afrique, par exemple, souffre du sous développement ? Bonne question dont la réponse n´est qu´amère: l´Afrique ne semble pas être prise au sérieux de son développement. Le système se contonne plutôt dans le faux ballonnement plutôt que d´investir dans un prologement naturel de sa survie.
Ceci a des conséquences des plus éclairantes sur le recul et la compression que l´occident s´impose pour ne pas avoir à se déployer vers ceux qu´il considère comme un danger réel pour son hégémonie ou ses acquis.
Cette crise financière n´est pas finie, qu´on ne se trompe pas, elle ne fait que commencer dans ses effets et ses exigences à s´ouvrir de nouvelles sources solides d´investissement et d´exercice. Elle sera suivie d´une crise économique longue ou douloureuse selon que l´économie occidentale saturée, mais aussi en manque de réformes urgentes et de nouvelles sources d´innovations répondant aux prochaines impasses écologiques, énergétique et mêmes technologiques, en y répondant oui ou non adéquatement. Nous vivons en effet une période de bouchon de réformes et d´innovations frènées par un conservatisme dépassé...et plutôt équivoque que diligent de la part des occidentaux qui se refusent à souvrir au monde sous prétexte de perdre leur domination. Et cependant, cette dernière hypothèse arrivera qu´on le veuille ou non avec le temps.
Avec l´éclatement du faux ballon financier du Casino américain, c´est une nouvelle période économicofinancière qui commence pour le monde entier; une période faite de méfiance et de recherche d´assurance dans les rapports commerciaux, économiques et financiers. Il faut se mefier de marchands de vent, d´illusionnistes ou d´escrocs que cette crise a dévoilé. A mon sens nous n´y verrons réellement clair que l´année prochaine début avril. Parce qu´alors les faussaires et les menteurs auront quitté leurs retranchements et bilancé leurs pertes et pris position quant à leurs réelles perspectives sur les marchés. General Motors en perte de substance veut s´allier à Chrysler pour régler ses problèmes; qu´à cela ne tienne; mais à mon sens, tant que ce géant de l´automobile américaine n´aura pas compris qu´il doit proposer à son marché une voiture propulsée par un moteur échappant à la dépendance du pétrole en voie de disparition, quelques soient ses efforts, ce géant restera vulnérable. La brande capitalisation financière qui fut hier une source de crédibilité et de réussite sur les marchés mondiaux s´est aujourd´hui transformée en l´obligation de proposer à ces marchés des solutions à la tête de l´innovation et de la résolution des problèmes contemporains. Il ne suffit donc plus de produire n´importe quoi pour le faire avaler aux marchés moyennant de gros moyens de duperie ou d´égarement des sens, mais bien de montrer qu´on est non seulement capable, mais aussi à même de mériter la confiance du plus exigeant marché d´acheteurs. Ceux qui n´auront pas compris cela, qu´ils soient chinois, allemands, japonais ou américains; ils vont investir dans le sable, ou s´accrocher péniblement à une bouée coulant lentement parce que le pétrole, lui, disparaitra à coup sûr. Et tout le monde le sait. Or on n´investit pas pour demain ou après demain; mais bien pour une génération au moins. En résumé on peut dire ceci: puisque la raison n´est pas arrivée à convaicre notre bon sens à changer notre comportement dépensier des matières premières et irresponsable face à la pauvreté et aux inégalités scandaleuses dans le monde, les mécanismes de nos propres systématismes prennent le dessus en dévorant le faux avenir financier que l´occident s´était bâti en croyant que tout continuerait dans ce sens. Et ce n´est qu´en résolvant ses criantes contradictions actuelles au lieu de les repousser dans l´avenir ou les endosser aux autres qu´on évitera les complaintes au bas d´un mur sans issue.
Musengeshi Katata
FR
Le piège de l´endettement sera le noeud gordien de l´occident.
A mon sens cet occident qui s´est couvert de dette avec une grossière et plutôt contradictoire conception de politique économique fondée sur l´endettement comme seule issue de sortie de ses déboires, et cela malgré ses croissances et malgré ses accumulations économiques énormes ou sa grande productivité ; cet occident tra^ne à mon sens un lourd goulet à ses pieds. Et sans changer de courant, court tout droit au collapse. Cette crise, on le voit, a été parée, du moins dans ses dangers d´écroulement du système, grâce à la graisse qu´ont thésaurisé les pays industrialisés et riches directement touchés par la crise financière. Mais le mal, lui, continue à ronger en sourdine un système grandement mis à mal par ses contradictions. Et je prétends que l´année prochaine sera cruciale, parce qu´il ne s´agit pas seulement de parer à la crise; il faut aussi retrouver un quotidien fructueux réparant les dégâts causés par une rapacité outre mesure mettant la spéculation démesurée au dessus du sain profit lié à la réalité.
Les banques qui s´étaient élevées au dessus de tout contrôle et de toute considération éthique ou directement instrumentale á la société vont revenir sur terre ou le sont déjà. Mais comment, sans continuer à spéculer à leur casino favori vont-ils gagner leurs vies si tout l´occident est depuis longtemps en saturation et modeste croissance ? Et toutes les aides "sociales" qui leur sont offertes aujourd´hui généreusement avec d´énormes Bailout des Etats concernés, celles-ci sont liées à des conditions de contrôle et de protection des économie nationales (eh oui, rien n´est gratuit dans ce monde). Cela va réduire les tendances á la gratuite et risquante spéculation chez les banquiers qui s´offriront ainsi au contrôle de l´Etat. Le grand problème est si la marge d´affaire qui leur est ainsi ouverte est capable de servir leurs gourmands appétits et les épancher. je ne le pense pas. Aprés un temps d´accalmie, et de nouveau libre ou sécurisé, ces banquiers reprendront cela. Peut-être avec plus d´efforts à limiter les dégâts ou les risques...mais leurs sociétés, à mon avis ne leur laissent pas d´autre choix que de jouer avec le feu. Celui qui croit alors qu´il ne se brûlera jamais ou qu´il est invulnérable est l´idiot le plus illuminé du village. Nous sommes donc, si je peux employer ce terme, en sursis. Rien de plus. Le dilemme occidental est on ne peut plus Don guichotien, surttout si, au lieu de changer de pansement et se guérir de ses blessures, le malade attend joyeusement que la fièvre de l´infection qui le dévore vienne le terrasser ! Drôle de manière de vouloir guérir. mais en cultivant l´amour de l´endettement, on ne fait rien d´autre que cela: s´enfoncer dans un océan profond. Et un jour sans la moindre issue que la noyade.
Shaka Bantou, j´ai dit !
Forum Réalisance
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