Ouf, enfin, cette année interminable va à sa fin. Que nous laisse l´année 2007, et qu´espérons-nous que la nouvelle nous apportera ?

Entre le passé et l´avenir

Pour moi cette année a été riche en évènements, autant que j´ai appris encore plus profondément combien la démarche que nous oblige la discussion sur la réalisation de l´homme noir est vaste et riche en couleurs.

Et certes, nous critiquerons et nous nous révolterons sur le passé autant que sur le présent et l´avenir ; mais l´important est que, contrairement au passé où l´africain ne se souciait ni de son passé, de son avenir en croyant que l´occidental s´en chargerait, et donc n´arrivait ni à se situer dans le monde, ni à se motiver envers ses propres attentes, ses propres obligations existentielles, que la discussion continue et s´intensifie. En espérant que ses fruits autant amers que nourrissants viennent un jour ouvrir à tous les hommes de bonne foi de par le monde, à de meilleurs sentiments envers eux-mêmes, mais aussi envers ceux qui partagent avec eux la grande aventure de l´existence humaine.

Le mot de cette année, à mon avis, est « Partenariat ». Et même si certains derrière ce mot qui n´est, après tout qu´un mot, veulent de nouveau se cacher pour perpétuer leurs petitesses d´esprit et leurs abus incurables, ceux qui de nous tous auront le courage et la grandeur de lui donner un contenu équitable et riche pour tous, ceux-là auront non seulement droit à notre respect et notre estime, mais ils auraient aussi placé les valeur humaine sur un piédestal louable et réconfortant.

Personne n´osera s´abaisser à croire que pour un partenariat idéal on ne fait ni efforts, ni compromis positifs ouvrant sur de meilleurs fruits de réalisation. Et ici, une petite critique à tous ceux qui croient qu´on leur offrira un partenariat florissant et riche sans qu´ils n´apportent leurs contributions actives à cette rencontre…Il faut rapidement se guérir de cette passivité, ou de cette mentalité d´écornifleur. Il s´agit, pour nous tous de défendre un bien précieux et cher : la liberté et son corollaire inévitable de réalisation sensible.

Et malgré nos différences et nos diverses ambitions culturelles, pour mieux organiser et défendre cette liberté et sa réalisation sensible, nous ne pouvons pas nous dérober à définir d´abord ce que c´est que la liberté, ce qu´elle implique, et par quels devoirs elle nous oblige tous activement. Car nous sommes, qu´on le veuille ou non, et dans une large mesure, solidaire des uns et des autres. Les menaces climatiques mondiales actuelles, les abus ou les détériorations écologiques le prouvent. Et malheureusement, ce sont, encore une fois, les pauvres qui en pâtiront le plus.

Pour l´Afrique je me souhaite que ses élites du pouvoir et ses meilleurs intellectuels quittent leurs surdités pour mieux voir les choses et les entreprendre plus effectivement au lieu de tourner en rond en imitant ou en s´ancrant trop souvent dans des modèles de développement dépassés ou inefficients. Ce continent a une personnalité sociohistorique propre dont il s´agit d´affermir et de cultiver le caractère créatif et la motivation, ainsi qu´éveiller une approche de moyens et d´orientations techniques qui, à cause de l´affluence de l´énergie naturelle solaire, est particulière et déterminante.

Je m´en voudrais si j´oubliais tous les amis bloggers qui ont entrepris sur Internet d´aider leurs lecteurs à discuter sur l´avenir et sur l´histoire de l´Afrique. Et même si informer n´est ni réfléchir ni avoir compris les enjeux réels qui se cachent derrière certaines entreprises ; discuter, c´est se rapprocher et communiquer. A ce titre, on a fait un grand pas. Tout le monde n´est pas géopoliticien ou stratège averti de la géopolitique mondiale. Mais ne pas s´informer ou s´instruire sur les évènements, c´est manquer le coche et s´enfermer dans la passivité ou l´expectative suffisante alors que tout change et se transforme autour d´eux à grande vitesse.

Arriverons-nous à nos fins, à éveiller cette conscience africaine informée, prompte et avertie dans son rôle autant que dans la lecture de ce qui se déroule ou se passe autour de lui ? Qui sait. L´important c´est de s´y mettre. Seul le temps dira si oui ou non l´africain arrivera un jour à être à la hauteur des exigences contemporaines.

Le temps, eh oui, le temps ; à certains il manque, à d´autre il semble leur être complice. Non, celui qui se lève tôt, celui qui ne dort pas et veille sur ses intérêts et sur son avenir intensivement ; celui-là gagne toujours du temps. Et le temps, ne l´oublions pas, c´est de l´argent. Il ne faut donc pas s´étonner que nos peuples soient pauvres...ce qu´ils perdent tous les jours, c´est le temps. 

A mes lecteurs je souhaite bien de choses et j´espère qu´ils continueront à me lire aussi assidûment. Je suis quelqu´un de sobre : je n´aime pas beaucoup l´image ; parce que je sais que seuls les idiots vont à la connaissance avec de petites images les aidant à comprendre…ou à se distraire. Mais je suis et je resterai un africain, et qu´au fond de mon cœur ouvert, l´amour que j´ai pour ce continent est immense et débordant. Ce qui ne m´empêche pas de garder les pieds sur terre. Et à ce titre, je vous souhaite tous que vos rêves et vos attentes se réalisent dans l´année qui va bientôt ouvrir ses portes.

A vous tous, de tout cœur et très sincèrement :

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

Forum Réalisance