10 janvier 2008
La bataille de l´auto moins cher a commencé
Tata, le constructeur indien a présenté aujourd´hui sa NANO : l´automobile la moins chère du monde.
UNE NANO POUR 2.500 $ OU 1.700 € !
Tous les constructeurs d´automobile du monde étaient tournés aujourd´hui vers l´Inde ; plus précisément vers TATA qui devait présenter l´automobile la moins chère du monde. Et tous furent bien surpris que ce soit possible. Avec 33 PS, une vitesse de pointe de 100 km/h et une consommation de 5 litres par 100 km ; rien à dire, le principal y était. Tata se promettait de vendre 250.000 exemplaires par an en Inde, ce qui allait largement contribuer à l´amélioration de la mobilité de la famille indienne.
Chez les constructeurs européens et américains, la pression économique et commerciale automobile vient de prendre une nouvelle tournure qui prouve que la puissance montante indienne peut, contrairement à ce qu´on pensait ou prédisait, trouver des solutions propres à ses problèmes et ainsi, se libérer de la dépendance étrangère. On ne peut pas en effet, comme le font les pays africains et bien d´autres pays du tiers monde, aspirer à l´industrialisation tout en se laissant saigner financièrement par une quelconque dépendance économique et financière qui videraient l´accumulation nationale de ses moyens urgents de gestation.
La seule chose que nous reprochons à cette voiture, c´est de ne pas employer la technologie écologique actuelle, par exemple, qui est elle française. C´est un ingénieur français en effet qui a inventé le moteur fonctionnant uniquement à l´air comprimé. Et c´est bien dommage parce qu´à force de polluer l´air comme tous leurs prédécesseurs, les nouveaux constructeurs, quelque moins chers qu´ils soient, n´arrangent rien à notre dilemme écologique, loin de là. Je sais, ils prétendent aussi qu´ils ont les mêmes droits de pollution que les occidentaux qui nous ont fait avaler depuis des siècles de leurs particules nocives. Et cependant, en ne faisant pas mieux que leurs anciens maîtres, ils ne font rien de nouveau. Sauf peut-être sur le prix.
Avec cette nouvelle étape industrielle, la guerre du pétrole ne va pas connaître une accalmie, loin de là ; ce sera à couteaux tirés que l´Inde, comme la Chine, vont eux aussi boire à gorge déployée le nectar industriel noir. La Chine était l´exemple, actuellement, qu´ un suivisme déontologique industriel axé sur l´usage et la consommation traditionnelle des sources d´énergie classiques n´apportait à la population que smog et détérioration écologique de l´atmosphère, des eaux, de la faune et de la flore.
A la fin, répéter les mêmes erreurs que ses maîtres comme un perroquet en mal de jugement et de prémonition intellectuelle, cela ne prouve pas tellement l´élégance créative intellectuelle des industriels montants. Ce qui nous mène tous, hélas à une impasse. Car les uns ne veulent pas changer, tandis que les autres suivent et prétendent eux aussi avoir le droit de polluer le monde comme leurs prédécesseurs. Et pourtant, notre intérêt à tous dit qu´il faut un changement immédiat si nous voulons éviter la catastrophe écologique.
L´Afrique dans tout cela ? Etait à même de se motiver et de parvenir à de meilleurs résultats ? Personnellement je le pense bien…si ces abrutis et ignorants qui ont envahi la conduite de la chose publique en Afrique noire cessaient de nous mettre plein la vue avec leurs incapacités. Même le président américain le moins nanti de génialité disait en 2004 sur CNN : « L´Afrique est gouvernée par des incapables ». Etrangement, il n´y a que les africains qui ne le voyaient pas. Ou en Afrique la raison et l´imaginaire fonctionnaient à l´envers ?
Tous les autres continents avaient progressé et s´industrialisaient…sauf les africains qui, comme des toupies sans but et sans fierté, tournaient en rond. Et ce faisant, ce continent privait à ses meilleurs enfants intellectuels et savants l´épanouissement de leurs savoir et de leurs capacités dans leur milieu naturel. C´est à se demander aujourd´hui : quand diable cessera en Afrique la dictature de la médiocrité et de l´illumination ? Serait-ce lorsque les matières premières seraient épuisées, ou serait-ce lorsque les peuples noirs seront épuisés et exterminés par la pauvreté, le manque, la francafrique et le sida ?
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Forum Réalisance