Le 17 janvier 2008 a été marqué à la célèbre école d´économie londonienne, par un éclat qui fera vibrer l´opinion publique européenne : Louis Michel, le commissaire européen au développement en fut l´objet.

Au voleur, au bandit, pilleurs vous nous assassinez !

Mes lecteurs trouveront la live video You Tube, à l´adresse :

http://uk.youtube.com/watch?v=0eAY1M_KqGM 

Commentaire Réalisance

Généralement je suis plutôt retenu lorsqu´il s´agit d´images, de manifestations tapageuses sans lendemain. Parce que je sais que ceux qui demain vont se remettre à faire les mêmes erreurs, à aider ou à supporter ceux qui les assassinent ouvertement eux et les leurs, ce sont ceux-là qui crient toujours le plus fort. Et je préfèrerai des gens pensés, raisonnés et sûrs et convaincus de ce qu´ils défendent et font, que ceux qui, dans le courant de l´opportunisme ou du m´as-tu vu joueraient le faux.

Cette fois, cependant, j´ai été ébloui et agréablement surpris que les étudiants congolais et africains de la célèbre London School of Economics n´aient pu se retenir pour jeter au visage d´un Louis Michel commissaire européen ce qu´ils tenaient de lui.

Seulement surpris ? Pas du tout, j´ai été émerveillé, heureux comme un enfant auquel les siens venaient de lui rendre son appartenance. Et je dois le dire, pour tous ceux qui eurent le courage de le faire en plein auditoire de la LSC à Londres, vous avez ici mon plus grand respect, et mon admiration. Ce n´est pas seulement du geste dont je parle, ni du courage ou de l´opportunité ; c´est pour moi la preuve indéniable que nous avançons, que nos enfants les plus doués ont d´une part compris l´ampleur de notre combat et son contenu, et qu´ils sont d´autre part impatients et vigilants aux portes de la relève.

Ce qui a toujours fait notre faiblesse ; ce qui a toujours causé nos déboires et nos échecs a toujours été le bris qui se faisait entre l´avenir du peuple, ses légitimes attentes et ceux de ses enfants qui se prétendaient y pourvoir. La plupart du temps ces élites ont été corrompus, dévoyés, et n´ont pas été à la hauteur de leur tâche. Mais cette fois, la cuvée semble de bon espoir. Plus nous serons à comprendre et nous organiser pour défendre nos droits et ceux des nôtres, plus nos ennemis nou craindront. Plus notre liberté sera proche.

Ainsi donc nos cris, nos larmes, nos peines n´auront pas été en vain. Salut à vous tous, vous combattants décidés de l´avenir ! Notre cœur à nous tous s´est quelque calmé, car Tangua est à nos portes. Et espérons qu´avec toutes nos forces rassemblées, nous nous gardions du pire qui nous guette. Ce n´est qu´un pas, un début ; mais quel début, mes enfants !

Personnellement, je vous embrasse tous. Et courage, ce pays, c´est le nôtre. Il est donc légitime que son avenir, ses richesses, sa liberté et sa souveraineté appartiennent et profitent indistinctement à tous ses enfants.

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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