11 février 2008
Le scandaleux self service des élus français aux pensions
Tandis que le commun des mortels travailleurs français, lui doit cotiser 40 ans pour sa modeste pension, les élus du peuple, eux, s´en mettaient plein les poches…joyeusement.
Main basse sur les cotisations du peuple
Depuis que Bismarck avait inventé la sécurité sociale et les caisses de pension, ceux qui devaient les gérer se servaient royalement sur les cotisations de leurs électeurs sans pour autant avoir versé dans la caisse de cotisation. Régime équitable ? N´escroquait-on pas ouvertement ceux qui avaient, par le dur travail, cotisé des années durant ? Pourquoi les représentants du peuple ne participaient-ils pas à la cotisation tout en y retirant des pensions grasses et scandaleuses ?
Mais, appréciez cette vidéo. On y apprend par exemple que pour un député, il lui suffit d'un mandat de 5 ans pour toucher 1548 euros par mois, s'il fait 2 mandats, le montant est multiplié par 2 c.à.d plus de 3.000 euros. S'il fait 3 mandats, le montant est multiplié par 3...
Chirac touche plus de 30.000 euros de retraites... ! Et pardon, il n´a ni jugulé le chômage, ni rendu justice aux revendications de la Banlieue.
http://tv.wafbu.com/page_video_bis.php?code=1188
Forum Réalisance
Le phénomène Obama gagne le monde entier
Le charismatique afro américain candidat à la maison blanche a soulevé un mouvement de valeurs et de philosophie politique qui gagne lentement le monde entier.
The strong wind of change
Plus remarquable que la dualité qui oppose les deux sénateurs américains, Hilary Clinton et Barack Obama, tous candidats démocrates à la présidence américaine, est le message de changement que préconise l´afro américain Obama.
Ce message arrive à point dans une société américaine qui semble ces dernières années, et surtout sous la présidence de Georges Bush, taper dans le beurre en faisant autant de bourdes que de bris aux valeurs démocratiques fondamentales auxquelles le peuple américain était si fier et confiant.
Le tableau économique de l´Amérique d´aujourd´hui se détériore de jour en jour vers une douloureuse récession, tandis que les dépenses de guerres coûtant aux contribuables aujourd´hui 1 milliards $ par jour devenaient injurieux et blessant pour le bon sens. Surtout si on sait que cette Amérique riche et industrialisée n´avait pas d´assurance maladie invalidité sur base de solidarité sociale comme il en existe partout ailleurs dans les pays industrialisés. Et il n´est absolument pas rare, par exemple, qu´une femme en mal d´accouchement soit refusée ou renvoyée des urgences d´une clinique parce qu´elle ne savait pas payer les frais de son accouchement qui s´élevaient approximativement à 20.000 $. Celui qui ne savait pas payer ses soins médicaux de lui-même n´avait pas d´amis. Certes les salaires étaient conséquemment élevés, et les assurances privées étaient conseillées ; mais chacun était le maître de son propre entretien médical. Les pauvres, ceux qui ne gagnaient pas assez étaient toujours ceux qui ne savaient pas honorer les frais médicaux élevés en cas d´opération ou de maladie nécessitant des soins suivis intensifs.
Robert Gates, à München, au Davros de la sécurité occidentale, avait beau lever la voix et inciter les partenaires occidentaux à s´engager plus nombreux dans la guerre d´Afghanistan (surtout dans le Sud) qui prenait lentement des allures de défaite cuisante pour les alliés occidentaux ; ce secrétaire à la défense américaine n´exprimait par là que le malaise tançant qui prenait lentement le gouvernement américain à la gorge. Les alliés occidentaux des américains, eux, n´oublient pas de sitôt qu´on avait vendu à leurs banquiers des produits lourdement avariés d´hypothèques immobilières américaines incertaines. Et on peut dire ce qu´on veut, prétendre faire vendetta ou exercer un droit de suite et de représailles sur les talibans afghans, en avoir profité pour envahir l´Irak et le déstabiliser au point qu´aujourd´hui ce pays qui, sous Saddam Hussein, s´était distancé de l´islamisme étatique risquait demain de s´en imprégner dangereusement. Puis venait ces brusqueries aux droits humains que les services secrets américains se permirent sur les aéroports d´alliés occidentaux, les tortures et les abus aux droits et aux conventions militaires à Guantanamo, à Abu Ghraib. Après s´être isolé des Nations Unies en se refusant à tout conseil ou incitation à la modération et au bon sens respectueux des droits des gens, surtout en ce qui concernait l´Irak, l´Amérique se trouve aujourd´hui engagée dans des guerres coûteuses que la Nation la plus riche du globe ne savait plus entretenir ou gagner tout seul ! Témérité, témérité, pourrait-on dire ; tu as l´appétit et l´ambition plus grand que le bon sens d´un sain estomac.
Et la récession dont on se cachait de reconnaître objectivement les signes aux Etats-Unis en reniant sans trop y croire son spectre déjà étalé sous le ciel américain, ce malus économique prenait lentement pied sur un pays dont les plaies maladroitement pansées commençaient douloureusement à saigner : un endettement public record de plus de 9.000 milliards de $, un déficit budgétaire croissant qui était, en 2008 de 250 milliards $, et qui passait, suite à une augmentation des dépenses militaires, à 450 milliards en 2009. Notons que tout ce déséquilibre se faisait aux dépends des investissements sociaux qui seraient, eux raccourcis.
On estime timidement à 400 milliards les pertes des banques étrangères dans l´affaire des hypothèques faisandées des américains ; aux Etats-Unis, on parle de 1250 milliards de perte sèche. Et cette histoire ne va pas renforcer la confiance économique qu´on accorde aux produits bancaires de ce pays. Quant au conflit judéo palestinien, l´Amérique avait beau soutenir les juifs aveuglement, cela l´avait cependant empêché de voir objectivement les choses afin d´y apporter, elle qui prétendait mettre fin à ce douloureux conflit, une solution de paix donnant aux deux parties belliqueuses des raisons solides de vivre paisiblement. Celui qui perdait, avec le temps dans ce conflit, ce n´étaient pas les palestiniens ; eux faisaient des enfants à la pelle et l´entourage arabe les confortait. C´était plutôt Israël dont les chiffres économiques, démographiques et commerciaux conduisaient tout droit à un inévitable collapse dans un tout proche avenir. Alors, au lieu de jouer aux Rambo et au bras de fer inutilement, ne serait-il pas temps de faire des paix, comme le disait si bien Arafat : « La paix des courageux » ? Pourquoi entretenir une animosité aussi ridicule en territoires arabes ; par fierté et faux complexe de supériorité ou
s´agissait-il, le temps que le pétrole dure, de protéger ses sources à tout prix par des méthodes dépassées qui ne menaient qu´à la confrontation avec une majorité arabe plutôt que de se rallier celle-ci comme en Arabie Saoudite ?
C´est dans tout ce contexte qu´Obama, faisant la différence avec Hilary, précisait que lui avait été depuis le début contre la guerre irakienne. Entendez Hillary Clinton a elle voté au Sénat américain pour la guerre d´Irak, lui pas. Et du coup cet afro américain devient non seulement sympathique à la jeunesse et à la majorité du peuple américain et du monde, il est aussi autant crédible qu´homme de caractère et de conviction. Et il est bien probable que son appel au changement le hisse à la magistrature suprême de l´Etat américain. Car il incarne bien le changement dont il se réclame. Certains africains y verront trop vite la victoire d´un des leurs aux Etats-Unis ; cependant que cet homme incarne bien les valeurs américaines, avec cette différence que ces valeurs ne se veulent plus être vides ou mises à la disposition
d´une autocratie blanche de l´armement, des finances et de l´économie. Elle doivent être les mêmes pour tous et conserver une intégrité qui les remplissent du même contenu de valeurs pour tout américain quel que soit ses origines et la couleur de sa peau. Jouer le faux et le pyromane comme l´a fait Georges Bush tout en chantant au monde entier qu´il défendait, au nom de son pays, la démocratie et la liberté ; cette médiocre prestation se devait d´être réparée par un changement affirmé et conséquent, parce que ce comportement politique félon risquait de coûter aux américains la confiance de ses alliés et partenaires étrangers autant que le respect et l´admiration dont ce pays jouissait dans le monde entier. Et en période de crise, mieux vaut avoir des amis qui ont confiance en nous que d´anciens amis qui critiquent à raison nos égarements passés.
Partout en Afrique contre la francafrique, en Europe pour une nouvelle politique de développement envers l´Afrique qu´on avait des siècles durant mis à mal. Les cloches du changement se font entendre. Et Barack Obama a été l´un des premiers à le comprendre et à le proposer au peuple américain comme sa voie de salut : changer et améliorer les choses plutôt que de les laisser pourrir comme le bushisme ne l´avait que trop ouvertement pratiqué. Cet homme, Obama ne le sait pas encore, mais il est en train d´ouvrir un chapitre de l´histoire humaine d´une valeur inépuisable pour l´avenir de notre échelle de valeurs humaines, pour le droit des gens, pour l´économie mondiale, pour les rapports sociaux américains en général. Ce changement, il ne dit pas qu´il viendra de lui, il dit clairement qu´il est la volonté de ceux qui le considère comme irréversible. Et on l´acclame bien en l´entendant dire : « Notre temps est arrivé, l´heure du changement est là ; ne perdons pas de temps, nous ne pouvons plus attendre ! ».
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Forum Réalisance
Sur le livre „Monothéisme“ de Sylvain Nsapo
Brillante dissertation…si ce n´est que malgré tout l´auteur restait sur la défensive. On se demande si ce n´est pas une attitude complaisante qu´adoptent bien d´écrivains africains actuellement.
Simple dialectique de défense ou de justification ?
Je suis enfin parvenu à lire cet ouvrage, et je dois dire qu´il est brillamment écrit. Et cependant, je me suis demandé à quoi menait aujourd´hui de prouver que les occidentaux avaient tort de prétendre qu´ils avaient inventé le monothéisme. Ou à prouver que l´Afrique connaissait le monothéisme avant l´occident. Il m´aurait suffit de lire le discours de Léopold II à ses missionnaires en partance pour l´Afrique pour avoir la preuve que le monothéisme était pratiqué au Congo, et que ce vieux monarque décréta tout simplement la destruction des symboles de ce monothéisme pour le remplacer par l´absolutisme chrétien. Jules Renquin (un juriste s´il vous plait !) alors ministre des colonies reprit la même politique en ajoutant : « apprenez leur à croire, pas à raisonner ».
Les intellectuels africains de la carrure d´un Sylvain Nsapo, à force de vouloir se justifier ou de répondre aux allégations dévoyantes de leurs collègues occidentaux bornés, ne tombaient-ils pas dans le piège de celui qui doit toujours se justifier au point qu´il en oublie de s´atteler au principal qui est de libérer les africains de la domination spirituelle illégale sous laquelle les occidentaux les avaient enfermés ? A ce petit jeu de dialectique ou de phraséologie de justification par amour propre ou par simple et personnel étalement intellectuel, ne manquait-on pas à ses devoirs envers les siens qui attendaient de ses meilleurs enfants qu´ils viennent leur montrer la voie éclairée de la liberté culturelle, spirituelle auxquels ils ont droit ? Surtout quand on sait que les siens ont été des siècles durant assignés à la soumission.
Lorsqu´en 1554 Nicolas V ordonna l´esclavage des africains et la saisie de leurs biens et de leurs territoires au profit des chrétiens blancs, ce pape ne commit-il pas un crime contre la Bible et le Dieu chrétien dont il était l´autorité supérieure ? Mais oui, parce qu´il n´existe aucun Dieu qui recommande à ses croyants de perpétrer des crimes sur les autres. Et se réclamer de Dieu, de l´éminence absolue du bien, de la justice et de toute grandeur morale et éthique de l´existence humaine, et commettre cependant des abus, des crimes et des injustices en son nom…il faut être bien bas et faux pour s´y adonner. Encore pire le sont ceux qui, aujourd´hui encore, se refusaient à reconnaître leurs vils parjures et à s´en excuser.
Etait-ce possible que notre ami Sylvain Kalamba Nsapo soit passé à côté de la conclusion ; qu´il n´aie pas compris que l´absolutisme monothéiste occidental n´avait pour but que d´établir une domination économique et culturelle sur l´Afrique, sur le monde ? Etait-ce possible que ce brillant intellectuel n´aie pas compris qu´en fait de monothéisme ou d´absolutisme chrétien sur les africains, l´occident, au lieu de défendre et propager les enseignements d´un Dieu unique, certes, mais d´un Dieu tout de même, ils se substituèrent à lui pour justifier et entreprendre des méfaits qu´aucun Dieu ne tolérerait ? Toute dialectique aussi brillante soit-elle qui omettait de relever cette évidence criante n´était-elle pas une dissertation sans synthèse ?
Ou s´agissait-il seulement de vendre ses livres en occident tout en se voilant de demi vérités qui flattaient la discussion étirée et sans contenu concluant comme le voulait ou l´attendait la culture occidentale dominante des africains ? L´absence de critique objective et fondée sur l´histoire et les actes historiques, ne conduisait-elle pas à la confusion et à la disqualification intellectuelle ? Pas du côté occidental, en tout cas, parce que, eux encourageaient ces lapsus dialectiques les mettant à l´abri de leurs propres condamnations. Et la question que nous nous posons tous les jours, que nos ancêtres se posèrent des siècles durant auparavant : « De quel Dieu se réclament-ils donc, ces occidentaux, s´ils tuent, violent, privent des êtres humains nés libres et indépendants de liberté et de droits en son nom ? » ; cette question n´est ni abordée, ni résolue.
A ce propos, Simon Kimbangu qui disait que pour un noir Dieu était noir et que celui-ci était le tout du tout ; cet homme, en admettant l´absolutude de Dieu, lui rendait cependant son caractère subjectif d´approche. Ce qui est un relativisme démontrant l´évidente démocratie dans la perception déictique. Or, ce que l occident des chrétiens imposa en Afrique par esclavage et colonisation, c´est un monopole monothéiste ! Et on le comprend mieux quand on sait qu´il ne s´agissait, comme bien de gens trompeurs et faux voulaient le prétendre, nullement d´un quelconque monothéisme chrétien, mais bien de domination religieuse sous laquelle tout leur fut permis. Plus un prétexte qu´une entreprise de bonne foi. Avec cette ouverte mauvaise foi, si on acculait des gens à se justifier sur leurs cultures leurs droits ou leurs légitimes libertés, toute cette entreprise devait être considérée comme la plus vile et la plus sale entreprise idéologique qui soit. Et à mon avis, et malgré le beau verbe et l´éclatante dialectique de cet ouvrage, ce bel ouvrage n´est rien d´autre qu´une dialectique d´acculé à se justifier et à jouer un jeu qui ne menait nulle part, sinon à l´impasse occidentale bien entretenue de l´identité incomplète ou tronquée. Parce qu´il manque à cette identité la porte de sortie d´un piège qui l´empêchait d´accéder à la lumière indépendante et souveraine du jour.
Parler de théologie africaine et ne pas savoir conclure sur l´évidence, passe encore ; mais ne pas avoir vu que la douteuse domination occidentale avait pour but de détruire notre identité, notre culture, notre sens de l´histoire en la soumettant à la chosification de la race blanche…si on ne peut pas rendre justice aux siens en leur disant la vérité ; de quelle théologie est-on donc ? En quel Dieu croit-on en tant que théologue si on ferme les yeux sur les injustices, les crimes et les abus qui sont faits en son nom ? Beaucoup de questions, l´auteur peut-il nous aider à y répondre ? Faut-il croire que Sylvain Nsapo n´a pas établi la directe relation qui existe entre la domination spirituelle, économique, financière occidentale sur l´Afrique et l´appauvrissement, la chosification de ce continent aux étroits intérêts du Pouvoir Blanc ?
Le père Engelbert Mveng, un jésuite camerounais, disait, lui : « L´évangile doit contribuer à notre libération, sinon il ne nous intéresse pas. A quand les encycliques, à quand les excommunications condamnant – avec la même force qu´hier le marxisme -, l´asservissement de la dette, l´esclavage culturel, la pauvreté anthropologique de l´Afrique ? » Et encore, il demandera : « De quel évangile parle-t-on ? Celui des blancs qui tuent et qui oppriment ? Ou celui des Noirs qui sont exploités ? » Ce précieux prélat fut hélas, assassiné le 22 avril 1995. Mais son message et ses interrogations n´étaient-elles pas les nôtres depuis des siècles ?
Oui, il est possible qu´on nous assassine tous, comme Patrice Lumumba, Ruben Um Niobé, comme Malcolm X ou Martin Luther King ou encore qu´on nous jette aux oubliettes comme on l´a fait pendant 30 ans de prison pour le Grand Simon Kimbangu ; et cependant, nul n´échappera à l´évidence de la vérité : il n´existe pas de Dieu qui donne à ses croyant le droit d´assassiner les autres, de les violenter ou de les piller à loisir en son nom. Notre dialectique, même si on fait sciemment de l´ignorer, est juste. Pas étonnant : notre notion et approche de Dieu est supérieure à celle qu´on a voulu nous inculquer avec des moyens de brigands et de criminel de droit commun. Il est donc logique que nous soutenions la restauration de notre patrimoine spirituel à tort illégalement étouffé.
Peut-être avons-nous des visions différentes de nous-mêmes ; cependant que pour moi, quiconque se réclame de Dieu ou prétend agir en son nom ne peut en aucun cas entériner ou tolérer des actes criminels. Quant à un théologien noir, j´attends de lui qu´il fasse clairement la différence qui le sépare de la parole de Dieu dont ils est l´éclaireur et le serviteur, de toute tentative de substitution visant à utiliser la foi humaine pour commettre et étaler sournoisement tous ses vices et ses perversions. Parce qu´à mon sens Dieu est parfait et ne peut recommander aux être humains qu´un comportement digne de louange et de justesse.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Forum Réalisance