28 février 2008
Sur l´apparution du livre : l´Afrique répond à Sarkozy
http://www.grioo.com/avis,makhily_gassama_nous_devons_defendre_la_dignite_de_l_afrique_quand_elle_est_menacee,13052.html
Derrière cet acte légitime d´autodéfense
Avant propos de pré lecture
Oui, je réponds d´abord à l´interview publié par grioo annonçant la sortie de ce livre, en attendant de le lire. Et je donne ici à mes lecteurs et à tous ceux que les rapports avec la France avec ou envers l´Afrique intéresse, l´occasion de savoir comment et avec quels critères je vais lire ce livre. Quand a-t-on la chance de lire les propos hautement sevrés d´une telle cuvée d´intellectuels africains ? La chance est sans précédent, il faut la déguster rapidement. Mais non sans exigences, parce qu´après tout, il s´agit de brillants intellectuels qui vont croiser la dague avec massa Sarkozy.
Je me demande, après tout, ce que je vais trouver dans ce livre duquel j´attends beaucoup. Pour moi les rapports de l´Afrique avec la France ont toujours été faussés d´une part par une Afrique incapable de défendre ses intérêts, naïve, qui se laissa employer, tromper, démunir injustement de ses enfants en des siècles et des siècles d´esclavage. Et de l´autre, il y a une France qui passa à côtés de ses propres idéaux de liberté, de fraternité et de respect des droits des hommes pour s´abaisser à commettre tous les méfaits qui soient pourvu qu´elle s´enrichit et accumula pour s´industrialiser et devenir une puissance militaire et économique respectable. D´un côté se trouvait le manque à être, de l´autre l´excès et l´abus le plus sourd et frondeur.
Mais avant de continuer à exposer avec quels sentiments et quelles attentes je vais lire ce livre, je me dois de faire une importante précision : lorsque nous parlons aujourd´hui de francafrique, il ne s´agit pas seulement de la France ! Nous définissons ou décrivons par-là une méthodique d´exploitation économique, financière et même culturelle postcoloniale ayant pour but de nuire irréparablement aux droits, aux libertés, à la réalisation sociohistorique des pays victimes tout en prétendant leur venir en aide ou les assister à se développer. La France a brillé et continue à exceller sur ce domaine, certes, et elle a été la première à employer ce criminel stratagème contre Haïti. Mais les autres puissances occidentales tels que la Grande Bretagne y brillent encore aujourd´hui envers le Nigeria. Quant aux Etats-Unis, il faut voir ce qu´ils firent de Cuba avant Fidel Castro, aux philippines, A Porto Rico.
Mais revenons à la France, puisqu´il s´agit dans ce livre de répondre aux propos de Sarkozy. Je sais que les propos de Sarkozy avaient été hautement prétentieux. Et je l´ai dit ouvertement dans certains de mes articles. Mais il ne faut pas oublier, dans le feu de la controverse, la lourde gageure qui pèse sur les intellectuels africains qui n´arrivent pas, et ceci malgré leur excellente formation en France (On en dégustera certainement de la qualité en lisant ce livre), à ordonner et organiser leurs pays efficacement pour sortir rapidement les leurs du sous développement et de la mendicité dont ils vivent aujourd´hui.
Ce qu´à mon avis tout le tumulte politique en France, ce que Sarkozy voulait dire est : "les gars, sortez de votre expectative et montrez que vous êtes capables de guérir vos blessures et vos erreurs vous-mêmes. Nous, nous sommes arrivés à la limite de nos illusions: nous ne savons plus ni tenir les hauteurs de nos propres idéaux, ni rendre justice à tous ceux que nous avons usé et abusé pour grandir et devenir puissant et riche. Et nous vous avouons que nous avons aussi difficile à nous séparer de notre francafrique. Mais de grâce, relevez-vous; nous avons besoin d´une Afrique riche et prospère afin qu´elle achète chez nous et nous aide à soutenir notre niveau élevé de vie !"
Et même si cela a été dit dans un langage de prédicateur du dimanche embêté et sans talent, plutôt provocateur que conciliateur, je me demande si, en lisant la réponse que les africains y ont apporté, ils ont saisi la portée exacte du message. Parce que lorsqu´on voit ou on entend le discours d´un Sarkozy, ce qui fait sa fierté, son insolence ou son importance, c´est ce qu´il y a derrière lui en puissance industrielle, financière et économique. Sarkozy lui-même n´est qu´un être humain comme tout autre. Ce qui rend son discours politique, ses actes et mêmes ses pensées d´importance, c´est le fait qu´il soit chef d´Etat de France: un pays européens riche, puissant, bien armé et dont le passé esclavagiste et colonial ne laisse aucun doute sur l´immoralité avec laquelle ce pays a tenu à se hisser au concert dominant des pays du Pouvoir Blanc.
Maintenant, pour en venir à la lecture de ce fameux bouclier africain de la dignité et du respect, je vous avoue que je partirai ou je jugerai selon les principes évidents de Réalisance selon lesquels la liberté ne se donne pas, elle se mérite, se conçoit, se réalise dans le but d´épanouir, de développer et parfaire la jouissance et la célébration d´un haut niveau d´existence. Et je vous avoue que je suis à la fois curieux qu´empressé à lire cette réponse africaine. Pour plusieurs raisons : parce que je ne pense pas qu´avec des mots et de beaux discours, on puisse défendre valablement les droits ou les libertés africaines. Encore moins le respect ou la dignité de ce continent. Il n´y a, à mon avis qu´une seule voie: celle du développement.
Et j´ai déjà peur que ce fameux bouclier intellectuel ne soit rien d´autre qu´une collection de brillantes dissertations ou de plaidoyers de défenseurs doués et aimant grandement leur continent, mais du beau verbe tout de même qui voulait en réalité cacher, avec beaucoup de fumée, ce qu´on n´a pas été capable de faire ou de réaliser. Car, ne nous laissons pas enfermer dans le vide verbiage; si l´Afrique est aujourd´hui pauvre, si ses enfants doivent la quitter pour venir chercher emploi en France ou dans tous les pays développés, c´est parce que notamment les intellectuels au pouvoir en Afrique ont failli ou sont incapables de rendre justice à leurs propres enfants.
Je suis tout à fait d´accord que la France, la francafrique et le colonialisme occidental sont pour beaucoup dans les malheurs de ce continent. Et cependant, on ne peut pas toujours rejeter éternellement aux autres les erreurs et les manquements dont on est soi-même responsable. L´intelligentsia africaine doit grandir avec ses devoirs et ses ambitions et prouver qu´elle était à même de déjouer et de contourner les obstacles qu´on lui mettait en permanence entre les jambes. Mais qu´il soit bien dit que ses devoirs à domicile, la désaliénation de ses enfants, autant que leurs adéquates instructions et éclaircissement face aux tâches et aux défis qui les attendent, cela doit entrepris et mené sérieusement à bonne fin si la liberté et la réalisation des africains était l´idéal impérieux que poursuivaient ses intellectuels.
Or, rouler en voiture étrangère, se laisser corrompre ou participer activement à la débauche et au pillage des siens, vendre toutes les matières premières de ce continent sans contrepartie durable et réelle ouvrant sur un avenir plus créatif et libre de la pauvreté et de la misère; mais croire tout de même qu´avec des actes tapageurs d´éloquence, on hisserait l´Afrique au respect et à la dignité... Hem, je vous avoue que je suis curieux de lire de mes propres yeux comment cela se fait avec de simples mots ! Notez que je serai le dernier à douter de la puissance de l´écrit; mais de cela à croire que les mots peuvent se transformer en industries, en automobiles, en résultats fructueux d´élevage et d´agriculture disciplinés et suivis. Hem, je vais lire attentivement ce livre. Mais je préviens cependant tout le monde, je serai d´éloge si mes attentes sont récompensés. Et impitoyable si ce n´est pas le cas. Et déjà, j´ai fermé les yeux et vu au bois de Boulogne, dans tout l´occident, nos soeurs et nos filles se prostituant et écartaient leurs jambes pour 20 €...Jamais un livre ne sera lu aussi attentivement, croyez-moi.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Forum Réalisance
25 février 2008
A propos du Méga deal entre la Chine et la RDC
Ce deal initié par Kabila serait d´un volume de 9 milliards $, et consisterait en la prestation d´une part de livraisons de cuivre et de cobalt ou autres matières premières à la Chine tandis que celle-ci construirait au Congo des voies de transports (notamment un échangeur et des voies ferrées).
Un deal de dupes plus démonstratif qu´utile au développement économique du Congo ?
Lorsque j´ai reçu à plusieurs reprises cette information que je connaissais déjà, je me suis dit qu´il était temps de l´analyser plus profondément. Et malgré tout je me fais violence parce qu´il saute aux yeux que ce fameux deal n´est rien d´autre que la nouvelle aventure d´un pouvoir pris à contre-pied par une réalité économique décevante et plutôt terne de dynamisme et de promesses. Ainsi s´empressait-on, comme le dictateur Mobutu l´avait fait, à faire recours au gigantisme inutile pour enfumer les gens. Et naturellement conserver ou justifier l´exercice du pouvoir.
D´abord, il ne s´agit pas de ma part d´un quelconque épanchement personnel; ce n´est même pas le fait d´un parti pris. Il est vrai qu´après mon voyage au Congo, et au vu et su de mes observations sur place, je considère l´élite au pouvoir actuel au Congo comme aventurière et profondément incapable. Et ce n´est pas seulement parce que Kinshasa croule sous les déchets domestiques.
Le Congo, il est vrai, est grand; on perd facilement l´orientation quand on n´a pas les moyens rationnels sévères d´analyser et de juger autant des voies et moyens que du potentiel de nécessités que ce pays exige pour le mettre sur la meilleure voie de développement.
Avant d´en venir proprement à ce fameux deal, je me permet de faire un petit éclaircissement: celui du contexte sociohistorique dans lequel tend, dans la mesure de l´intelligence et des possibilités créatives de son peuple, à se développer pour mieux remplir ses devoirs envers Tous ses enfants. Et je le souligne ici fermement parce, et cela m´a été confirmé à Kinshasa par les dires de quelques ministres médiocres, que le Shaba ou Katanga comme on veut, devait être privilégié ou que cette province devait dominer tout le Congo. je suis né au Shaba, c´est connu. Les conditions révoltantes et douloureuses dans lesquelles la famille Musengeshi a quitté cette province la veille de la proclamation de l´indépendance me mettent dans l´embarras.
Pourquoi ? Simplement parce d´une part je suis resté Lumumbiste, et de l´autre, je n´ai ni oublié, ni pardonné nos biens saisis illégalement autant que la mort tragique de mon grand père. Aujourd´hui encore, lorsqu´on me parle de cette province où mon père a été premier bourgmestre élu avant l´indépendance, j´ai, et je l´avoue sincèrement, une colère qui ne s´est ni assagie avec le temps, ni avec la distance. J´ai toujours difficile à croire que des gens qui se sont abaissés à de tels actes de barbaries et d´injustice se soient aujourd´hui, et sans réparer ou se distancer de leurs actes passés, devenus des démocrates consciencieux et avertis. Peut-être suis-je resté ancré dans une logique de jugement de faits réels, qui sait.
Il est tout de même bizarre que Simon Kimbangu, Patrice Lumumba aient tous été transférés au Katanga pour y être assassiné...ou emprisonné à vie. Curieux et plutôt, en ce qui me concerne, hautement suspect.
Maintenant, si vous voulez, revenons à ce fameux deal proprement dit. Je ne sais pas combien de fois on doit dire aux africains, et particulièrement aux congolais que le progrès ne s´achète pas, il se conçoit et se réalise ! C´est dans l´organisation et l´adéquation des modules de production, dans leur critique et leur perfectionnement que le progrès, et bien sûr la réalisation du développement se découvre et s´entretient. Dans ce deal si faussement élevé au deal du siècle ou à un chantier exceptionnel pour l´avenir ou le développement du Congo, on n´achète, en définitive qu´un ou plusieurs vulgaires instruments d´emploi. Or, la logique économique la plus élémentaire dit qu´on ne construit pas une route avant d´avoir construit la voiture qui doit y circuler ! Ce défaut, il est hélas, courant aux africains qui, dans leurs complexes ou leurs aveugles désirs de se propulser ou de se donner les apparences du progrès, tombent, hélas dans l´amateurisme de consommation le plus infantile. Au grand intérêt et plaisir des exportateurs étrangers, naturellement.
En fait, tout ce deal ne serait, en définitive, que la plateforme coûteuse permettant aux industries étrangères de vendre leurs automobiles au Congo, et ce faisant de s´emparer des accumulations financières congolaises. Pourquoi ne pas employer, comme je le ferai à leur place, ces 9 milliards pour mettre sur pied l´industrie du fer et celui des outils de production mécanisés à jour ? Quitte à employer, si les ingénieurs et techniciens congolais manquent, les chinois ? Le Congo possède une considérable réserve de fer, et bien de techniciens au chômage ou sous employés. Pourquoi diable ce délire africain et particulièrement congolais s´accrochant au voyeurisme disqualifiant de la facilité ?
Dans cette histoire, j´ai plutôt l´impression qu´un enfant des maquis voulait se doter d´un rêve ou d´un jouet illuminé qui témoignerait de son arrivisme. La fin du maquis tanzanien ou du marché aux oeufs durs...Ce que ce projet ou ce rêve représentait pour la société dans son ensemble économique était de seconde importance. Et permettez ma retenue quant à tous les badauds et inconscients qui applaudissaient ou se laissaient aveugler par de telles bourdes mettant la charrue devant les boeufs. Mais où étaient donc les économistes et les ingénieurs congolais pendant qu´on leur volait le travail, les finances, la conceptualité ? Tous en train de dormir ou couchaient-ils tous devant cette criante malfaçon économique ?
Personnellement je me demande pourquoi de telles erreurs émergent toujours de cerveaux africains. La logique renversante de tels projets est tellement ahurissante et frappante qu´on se demande si les africains, dévorés par leurs aveuglement à sortir de la misère et de leur dépendance envers l´occident, ne se jetaient-ils pas avec fracas...aux pieds de leurs geôliers et prédateurs d´hier ! Voir les choses solidement, en développant à chaque pas les aptitudes et les capacités de ses propres enfants en leur demandant de faire montre du meilleur d´eux-mêmes; pourquoi cette démarche semblait insatisfaisante ou insuffisante aux africains, que diable ? La Chine, cependant montrait que c´était la seule voie véritable de développement !
A la fin, je vais finir par croire qu´il y a un mépris évident de l´africain, du congolais envers lui-même ou les capacités de ses propres enfants. Or, le progrès n´est pas un miracle extérieur qu´on doit acheter ou s´en approprier de l´usage; c´est plutôt la réalisation de rêves et d´attentes profondément échues d´un peuple, d´une nation. Et on doit se demander si, encore une fois, avec le vulgaire troc d´un tel projet, on ne confirmait que le manque de confiance et de capacités qu´on entretenait à l´endroit de ses propres enfants et de leur avenir ! Encore une fois. Ni la France, ni les Etats-Unis, encore moins la Chine ne se sont abaissés à de tels deals condamnant l´intelligence et les capacité des leurs. Bien au contraire. Mais alors, pourquoi les africains croyaient-ils que pour eux l´heure ou le sens de l´histoire fonctionnaient autrement ?
Comme je connais les congolais, ils vont jubiler et acclamer ce projet. Puis, comme hier avec Mobutu, ils vont se mettre dans quelques années à pleurer des larmes de crocodiles sur les conséquences négatives que ce projet révèlera. L´occident, elle, se frottera les mains: encore des idiots qui crieraient à l´aide et à l´assistance. Après tout, cette culture ne vivaient actuellement plus d´elle-même, mais des erreurs et faiblesses de leurs victimes du passé. Et si certains rejettent toute la responsabilité à Kabila alors, ils auront tort car le peuple qui se choisit un incapable pour le gouverner ne peut pas se plaindre si ses rêves et ses attentes sont traînés dans la boue. Ou Kabila serait-il un génie issu des maquis tanzaniens et d´une université jadis inexistante... à Washington ? Le génie africain, décidément, est fabuleux. Un échangeur ou quelques kilomètres de routes ou de chemin de fer ne font pas encore le développement d´un pays. Ne nous y trompons pas.
Musengeshi Katata. Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu.
Forum Réalisance
23 février 2008
Fidel castro: l´adieu sans gloire
Depuis 1959, le Maximo Lider gouvernait à Cuba. Aujourd ´hui, à l´âge de 81 ans, épuisé par la maladie, il abdique et remet le pouvoir définitivement à son frère Raoul. Qu´a-t-il réellement apporté à son peuple en 49 ans de dictature socialiste ?
Plus de doctrine et de défensisme que de réelle révolution ?
Aucune petite nation n´a à ce point résisté efficacement contre les incessantes intrigues américaines pour s´approprier de sa souveraineté et exploiter cette île dans son intérêt. Et le monde entier considère Cuba comme l´exemple victorieux consacrant l´inégal combat entre David et Goliath. Mais au moment où David jette l´éponge, on se demande ce que le mur de défense et d´idéologie socialiste qu´il avait élevé autour de son pays pour protéger son peuple de l´exploitation capitaliste américaine; si ce rempart avait permis aux cubains d´épanouir et de sauvegarder non seulement leur liberté théorique, mais aussi de l´encenser par des institutions, des logiques de production, un sens social de l´existence qui leur permit de réaliser au mieux leurs rêves.
Etait-ce le cas ? Quand on a gouverné aussi longtemps au nom d´une liberté et d´une société reniant tout individualisme gratuit et inféodation économique de l´étranger, on se doit de présenter, au moment où on se retire, un tableau économique et social démontrant qu´on avait raison. Du moins que la liberté et la réalisation individuelle et sociale pouvaient être entreprises et réalisées autrement qu´en passant par l´esclavage, la colonisation ou l´exploitation économique étrangère unilatérale. Le bilan politique de Fidel castro, quel est-il en somme ? Sur le point de vue de l´éducation, de la santé, de l´alimentation, ce bilan est positif. Mais lorsqu´on va plus profondément au coeur du moteur industriel de la production, de la productivité et de la créativité imaginaire de ce pays, on se rend compte que ce pays n´était pas sorti d´une logique de défense. Il ne produisait ni machines, ni outils industriels de reproduction.
C´était simple, et n´importe qui pouvait le voir dans la rue où les cubains, faute de produire leurs propres voitures, s´accrochaient désespérément avec des réparations péniblement amoureuses des vielles antiquités américaines De Soto, Chevrolet, et consorts. Pourquoi diable n´ont-ils pas eu la fierté ou le courage de produire leurs propres automobiles ? Le socialisme impliquait-il la castration créative individuelle pour accéder à la liberté tant prisée ? Cette liberté qui ne se libérait pas de l´expectative pour rendre justice aux exigences contemporaines des temps, que valait-elle à la longue ? N´enfermait-elle pas son homme dans l´illusion doctrinaire plutôt qu´en l´émancipant face aux ses obligations progressives envers sa pleine et exigeante réalisation ?
Voilà le dilemme devant lequel se trouvait Cuba et Fidel Castro: à force d´avoir placé le socialisme au dessus de toute autre valeur individuelle ou collective de société moderne, ce dictateur avait oublié que la liberté créative, celle qui est réellement la reine de toute révolution, cette belle vertu avait été fonctionnalisée et réduite à des plans rigides l´empêchant de foisonner, de moissonner une liberté tendant dans ses discussions et ses projections réelles vers l´absolu, sa véritable liberté.
Depuis quand le dictateur savait-il qu´il conduisait son pays à l´impasse ? Au plus tard lorsque les résultats économiques chinois ne laissèrent aucun doute sur le puissant avenir que cette grande nation se préparait, il comprit ce qui se passait et apprit par-là même les erreurs et les manquements de déontologie politique dont il avait été la victime. Au lieu d´offrir à son peuple une liberté réelle de libre réalisation au four et au moulin de sa souveraineté, il l´avait enfermé dans une liberté fonctionnelle définie et régie par une tutelle de fonctionnaires qui en étouffèrent son véritable épanouissement.
Accumuler, organiser et entreprendre une industrialisation fondée sur la haute créativité du peuple souverain autant dans ses ambitions que dans l´exercice de ses responsabilités envers sa finitude; cela ne se fait pas ni avec des slogans, ni avec un cloisonnement embusqué à quelque doctrine supérieure que ce soit. La Chine le démontrait. Et pour se développer, ou du moins se doter des moyens de développement, elle n´avait ni changé de doctrine politique, ni égaré ses efforts dans des prétentions socialistes ambiguës en Afrique. Elle n´avait non plus pas cédé à la maladie dont soufraient les africains, par exemple: à vouloir acheter le progrès plutôt que de le faire par soi-même. Les résultats chinois étaient aujourd´hui éclatants. ces chinois disaient au monde que ce n´est pas la doctrine politique qui compte, mais bien l´intelligence et le sens de l´organisation qu´une élite met à jour pour réaliser les rêves et les attentes de ses enfants.
Echec et mat, donc pour le Cuba de Fidel Castro dont l´élite s´était cachée derrière l´idéologie socialiste tout en ne voyant pas que l´important était ailleurs, notamment dans la réalisation réelle et hautement responsable d´une véritable liberté de réalisation laquelle passait par l´accumulation et l´épanouissement et la mise en responsabilité de la créativité intellectuelle individuelle afin d´obtenir un succès valable pour la société. Et une conclusion était devenue absolument claire dans la victoire chinoise actuelle: toute idéologie qui, à force de se fêter elle-même ou de s´embusquer derrières des principes vides de simple conservation du pouvoir, ne remplit pas son véritable devoir envers son efficience et envers les légitimes attentes que le peuple place en lui. Une théorie idéologique, somme toute, ne vaut que ce que ses élites en retirent en résultats réels pour leur peuple. Et du coup, tout chemin pourrait conduire à Rome...si on a pris le soin de se nantir d´une bonne monture conduisant à bon port.
Personnellement, et bien conscient autant des 48 ans d´un embargo économique et commercial criminel de la part des américains et des occidentaux jusqu´à ce jour, et toutes choses restant égales, je considère que Fidel Castro a été un bien nécessaire à Cuba. Hélas, et cela tout le temps qu´il est resté au pouvoir, il n´a pu industrialiser ce petit pays. Du moins, lui donner les moyens de briser efficacement les fers que l´Amérique revancharde avait mis à son cou. Réagir, s´embusquer derrière quelque idéologie que ce soit ne mène nulle part si on n´arrive pas à sortir de la défensive pour devenir maître et acteur de sa propre réalisation. Aussitôt annoncé le départ de Fidel Castro, Louis Michel se précipitait à Cuba pour voir si, par des achats et des crédits douteux on ne pouvait pas dévorer à loisir les accumulations cubaines. Toujours la même sournoiserie. Les chinois, eux ont su se garder de sangsues occidentales. Les autres peuples doivent apprendre à se garder de vampires économiques de notre monde, sans cela, qu´ils ne s´étonnent pas s´ils restent pauvres et nécessiteux.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Forum Réalisance
22 février 2008
Sur le dernier voyage du président Georges Bush en Afrique...
Au plus bas de sa popularité aux Etats-Unis, et au moment où, avec un charisma et une élégance remarquable, Obama sonne le vaillant clairon de la relève, Georges Bush visite ceux qui ne lui reprochent pas ses bourdes et sa petitesse intellectuelle.
Le dernier faux bain d´amitié...
Aux Etats-Unis, chez lui où par deux fois il avait été élu, c´est à peine si on ne se détournait pas de colère et de déception lorsque son nom venait, dans le hasard des informations ou des conversations, aux oreilles. Toute l´Amérique autant intellectuelle que civile ou militaire avait fini par se rendre compte, tout au long des deux mandats que ce président a exercé, de l´incroyable incompétence que ce texan apparemment prude et retenu avait mis à jour. Et parce que le peuple américain l´avait choisi et élu, le jugement qu´on lui apportait se reflétait autant sur ses électeurs que sur les valeurs américaines profondes. Gêné et plutôt embarrassé, on se demandait comment une telle maladresse politique, économique et morale avait pu germer au sein de ce peuple ambitieux, et surtout prétendre à sa magistrature suprême. A la magistrature suprême du pays le plus riche et le plus puissant de la terre en y laissant une si peu honorable traînée de gaffes.
L´Amérique se trouvait aujourd´hui, ne nous en cachons pas, dans une douloureuse récession rampante que les coûts exorbitants (1 milliard $ par jour) des guerres de prestige inutilement entamées sous le bushisme risquaient de nuire au rapide relèvement de cette économie éprouvée autant dans ses structures que dans ses valeurs morales et culturelles. Et si ce n´était que cela, passe encore, mais les incisions et abus aux libertés fondamentales de la démocratie américaine dont celle-ci avait toujours été fière, autant que la brusquerie juridique d´alliés européens en les associant malgré eux à des enlèvements et des méthodes de tortures médiévales contraires à toute prétention de civilisation contemporaine, avaient refroidi et mis à distance les précieux alliés économiques et politiques d´une Amérique qui se voulait démocratique et défenderesse de la liberté humaine.
Et pour aggraver une atmosphère déjà empoisonnée, des banquiers américains, pour cacher leurs déboires, ne trouvèrent mieux que de prêter des hypothèques immobilières chancelantes (surprimes) à des clients douteux ou de basse bonité...pour s´en débarrasser aussitôt en les vendant aux banques européennes. Celles-ci croulent aujourd´hui sous les pertes occasionnées par ces produits douteu. Désormais, les banquiers européens ou étrangers en général y regarderaient par deux fois avant de souscrire à des produits américains. Cela entretenait-il la confiance ? Pas du tout. Et l´Amérique, dans les années qui vont suivre, va apprendre à ses dépends que dans toute récession on a grand besoin de tous ses amis. Et surtout de la confiance que ceux-ci nous accorde.
Quand on voyait Georges Bush aujourd´hui parcourir l´Afrique, proposer quid au Kenya que Kibaki tende la main à l´opposition, ce que tout le monde approuve et conseille chaudement, ou encore que le président américain condamne la Chine et l´ONU dans l´affaire du Darfour; c´est à peine si on ne se demandait pas si c´était le même Georges Bush qui brusqua l´ONU en agressant illégalement l´Irak pour détruire et assujettir sa souveraineté. Ou encore, était-ce le même président qui, contre tout usage démocratique fit ériger Guantanamo, Abu Ghraib et ordonna la torture criminelle de prévenus et leur détention au mépris de tout droit international usuel ?
Cet homme avait-il petite mémoire ou était-ce l´expression désespérée de la bêtise politique la plus frondeuse ? Ou s´agissait-il, face à des africains que la faiblesse économique et financière rendaient retenus et bons enfants, une dernière tribune pour camoufler ses déboires sous le généreux soleil des tropiques et se sentir encore admiré et respecté malgré le noir tableau qu´on affichait sans gloire à domicile ? Croyait-il par-là redorer son blason ou se doter d´une légende de sauveur averti de l´humanité ? L´Afrique, ce continent aux mille douleurs et aux milles exactions de l´histoire de l´hégémonie économique et financière occidentale serait-elle, à nouveau, et pour ainsi dire comme toujours, un lieu de fausseté et de mensonges où chaque blanc en mal de talent et d´admiration aimait à visiter pour se sentir grand, puissant et supérieur ?
Et pourtant, même si le sourire était aux lévres de tous, les africains qui, depuis avaient appris à lire les dessous des cartes, ne se laissaient plus abuser aussi facilement qu´hier. Il ne faut plus se fier aux apparences. Toute l´histoire de l´esclavage, celle de la colonisation, celle de la francafrique et de la cupidité hégémonique occidentale n´était pas restée inconnue des africains. On a beau les sous estimer ou préjudicier sciemment à leurs intérêts et à leurs doits légitimes à la réalisation existentielle et à la libertés, les africains savent déjà que "time is on my side" et que pour eux Dieu est noir. On veut aujourd´hui, comme hier, les atteler à une charrue morte: celle dont ils avaient porté le poids durant des siècles sans en jouir des fruits succulents. Et ces temps-là sont révolus. Certes il y a encore trop de parvenus et d´illuminés dans les rangs du pouvoir africain, mais la poussée des masses exigeant autant leurs droits que leurs libertés à une pleine et entière réalisation va changer les choses sur ce continent rapidement. L´histoire africaine réclamme son tribu et ses victoires afin qu´elle les mette aux pieds de ses propres enfants. Chacun pour soi, Dieu pour tous.
Au delà de ce dernier voyage sur le continent-mère de la race humaine, beaucoup se demandent comment ou quel sera le jugement que l´histoire accordera à monsieur Georges Bush. Espérons que le peuple américain qui l´avait élu aussi pompeusement lui rendra la place qui lui revient dans les annales de son histoire... Pour ma part, je considère ce texan comme le plus médiocre des présidents que l´Amérique aie jamais élu. Et je pense, à l´avenir, que les américains, comme par ailleurs tous les peuples sains et diligents de la terre, devraient exiger de tous ceux qui prétendent aspirer à la magistrature suprême de leurs états, qu´ils fassent montre de valeurs et de talent dignes d´exercer ces fonctions. Dieu merci, Obama est à l´horizon. Cela permettra de montrer que le peuple américain est tout autre que le terne Georges Bush ne l´a laissé entrevoir.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Forum Réalisance
21 février 2008
Un scandale fiscal sans précédent secoue l´Allemagne
Une escroquerie généralisée au fisc de la part des managers, des riches et nantis met toute l´Allemagne en émoi. La banque LGT du Liechtenstein à l´index.
Une élite immorale, sans foi ni caractère
Celui qui avait crû que la richesse ou le pouvoir tranquillise, celui-là se voit détrompé par ce qui se passe actuellement en Allemagne : les riches, les managers opulents pratiquent à grande échelle l´escroquerie à l´imposition avec l´aide bienveillante de banques, d´institutions financières allemandes vers le paradis fiscal du Liechtenstein.
Le premier à être publiquement et non moins démonstrativement mis au banc des accusés ne fut autre que Klaus Zumwinkel, le plus ancien manager allemand en service de la Poste et de la Postbank. Ses honoraires : 4 millions € par an. Et diable, on se demande ce que le plus influent des managers allemand avait à se prêter à une telle grossière bassesse ? Cupidité, rapacité ? Mais depuis 18 ans que cet homme apparemment intègre était à la tête de cette entreprise étatique, ne gagnait-il pas assez pour s´abaisser à ce bris de confiance et de loyauté envers l´Etat dans lequel il avait, entre autre, participé, conseillé à un taux d´imposition qu´il s´empressa aussitôt de…contourner pour gagner encore plus illégalement !
Que devait donc dire les petits employés, les chômeurs cherchant désespérément emploi ; ceux que la société, sous l´égide de managers tels que Zumwinkel, contraignait aux bas salaires et à la modération des revendications salariales depuis plus de quinze ans ? Si les riches, les nantis, ceux qui faisaient les lois et soumettaient le peuple à d´amers pilules soit disant pour que l´économie se relève ou aille mieux ; si ceux-là malgré leurs privilèges et leurs lourd honoraires n´en prenaient pas assez la gorge. Que devait donc faire le petit peuple pour faire entendre ses besoins et ses manques ? L´élite n´avait-elle pas une fonction d´exemple à suivre dans la société ? Devant quel genre de caractère éthique et moral se trouvait-on donc devant ces délinquants volontaires au fisc ?
On se demandait, cependant, aux premiers jours : comment diable l´inspection des finances et de la fiscalité sont-il arrivés à percer les secrets bien gardés des douteuses fondations financières qui abondaient le Liechtenstein à ce point que cette petite principauté compta plus de boîte aux lettres et de fondations invisibles que d´habitants ? Un informant. Un ancien employé parait-il de la LGT aurait vendu la poule aux œufs d´or sous forme d´une CD à la BND, le service d´information allemand. Et depuis, il dégustait en Australie les 4 millions € payés avec remerciement par les pouvoirs publics allemands. Lui aussi était cupide. Mais de cette saine cupidité qui permet d´épurer une pratique à grande échelle d´escroquerie à l´imposition public et de fuites organisée de capitaux. La belle aubaine. Le ministère des finances, selon lequel quelques 1000 noms et détails de transactions de délinquants seraient entrés en sa possession, se réjouissait déjà des peines et contraventions qui pourraient lui rapporter 1 milliards €.
On entend les avocats et les riches concernés (comment pouvait-il en être autrement) ruminer sur la fausseté des moyens d´acquisition des preuves les accablant. Or on oublie que contrairement aux Etats-Unis où cette exception de preuve légale serait valable, en Allemagne, le législateur, et surtout en matière fiscale, ne juge pas des moyens d´acquisition de preuves d´accusation. Depuis, des razzias de l´inspection des finances jalonnent toute la république : les banques, les domiciles privés, les sociétés, tous y passent. Et du coup, des démissions de hauts fonctionnaires font écho aux mains fouineuses des inspecteurs des finances dont un avocat a dernièrement dit : « Jamais une instruction de délit fiscal n´a été aussi complète et documentée. Ils ont absolument tout ». Et c est vrai que les informations remontent jusqu´aux années 1970 !
Cette histoire a, naturellement, terni les relations entre le Liechtenstein et l´Allemagne : l´un accusant l´autre d´héberger des délinquants allemands au fisc et de leur prêter assistance dans leurs délits, et de l´autre, le Liechtenstein argumentant que l´Allemagne aurait corrompu et incité au vol un de leur collaborateur. Ce qui n´était pas légal, du moins autant immoral. Et on ne s´arrêta pas seulement à des débats à distance. Le ministre président du Liechtenstein se déplaça en consultation à Berlin. Ce pays craignait que l´Allemagne mette en œuvre ses menaces et pénalise toutes les transactions financières avec le Liechtenstein dont la fortune et l´économie dépendaient énormément de ces fonds et fondations financières faisant profit sur son territoire à basse ou nulle imposition.
Cette histoire montre notamment aux africains dont quelques milliards dorment au Liechtenstein, qu´il y a moyen de faire pression ou de recouvrer son droit quand on le veut. Ceux des africains qui osaient ou prétendaient par ennui, par manque de réalisme, réclamer les sommes folles escroquées à leurs peuples par des dictateurs et des fonctionnaires véreux devraient prendre patience et rester sur le qui vive. Un jour un collaborateur de ces banques deviendra gourmand ou voudra pendre plus de vacances que ses chefs…ce jour-là tout est possible, même une saisie internationale retournant ces capitaux en Afrique.
Pour ce qui est des riches et des nantis allemands, on se demande s´ils ne sont pas victimes du débâcle économique et culturel occidental qui s´annonce à l´horizon ; cela expliquerait leur : sauve qui peut, seul l´argent compte. Parce qu´ils ont tout : la fortune, les privilèges, les honneurs du haut du pavé…Qu´est-ce qui leur a manqué ? Rien du tout. Ou alors, c´était un sport d´ennuyé cultivant le coup d´adrénaline que procure la violation à l´ordre ou aux lois ? Toujours est-il que le peuple exige déjà l´application aveugle de la loi qui est valable pour tous. Et si ces messieurs ne savaient pas la respecter, eux qui en étaient les premiers profiteurs, qu´ils en subissent donc de sa rigueur sans exiger de celle-ci qu´elle leur soit clémente. En tout cas, Klaus Zumwinkel, lui, a été impressionné : il a démissionné aussitôt de son poste et désisté au million € que sa pension qui devait débuter en Novembre lui reconnaissait pas an. Pour les autres, les perquisitions font rage. L´Etat, c´est bien connu, n´aime pas qu´on le prenne sous le bras…
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Forum Réalisance
20 février 2008
Brice Hortefeux à Jeune Afrique : « Non, la France n’est pas raciste ».
Communiqué de presse : Jeune Afrique – N°2458 (à paraître le 18 février 2008)
Le ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement s’est longuement entretenu avec Jeune Afrique sur les différents volets de sa politique : ADN, quotas, expulsions. Il ressort de cet entretien que le ministre
- Il approuve l’utilisation des tests ADN
« J’ai visité une mairie d’arrondissement dans une capitale africaine. Eh bien, l’état civil était dans une baignoire », déclare-t-il. Et Ajoute que ces tests ne seront appliqués qu’avec des pays qui les pratiquent déjà, comme la République Démocratique du Congo.
- Il reconnaît ne pas avoir de liste précise de pays où l’état civil est déficient
Il dit que la notion de fraude documentaire provient d’un rapport du sénateur Adrien Gouteyron qui mentionne « une vingtaine de pays sans plus de précisions » mais que son ministère ne dispose pas d’études sur le sujet. Il sous-entend néanmoins que les pays du Maghreb ne sont pas inclus.
- Il justifie le recours à l’inscription des enfants d’étrangers sur le fichier ELOI
Il s’agit selon lui d’un fichier «purement technique » - qui n’intègre que les noms, prénoms et date de naissance des enfants, « ni les loisirs, ni l’école qu’ils fréquentent n’y figurent », mais « indispensable » pour procéder en toute transparence à des expulsions.
- Il estime que les conditions d’accueil dans les centres de rétention en France sont satisfaisantes
Il rappelle que ces centres ont été mis en place en 1984 sous François Mitterrand, et qu’ils sont utiles puisque, selon lui « dans un certain nombre de pays européens, les étrangers en situation irrégulière vont carrément en prison. »
- Il ira jusqu’au bout de la politique fondée sur les quotas
Il affirme qu’il est possible de mettre en place des quotas par qualifications ou par professions « puisque certains pays comme l’Australie et le Canada, fonctionnent de cette manière ».
- Il souligne que sa politique n’est pas responsable de la chute de Sarkozy dans les sondages
Il déclare que sa démarche est partagée par « une immense majorité des français » et assure que si, en France, personne au sein de l’opposition ne se hasarde à avancer une alternative crédible à la politique qu’il mène, c’est bien qu’il n’y en a pas.
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A propos de Jeune Afrique
Jeune Afrique est l’hebdomadaire de référence du continent. Distribué dans plus de 80 pays et lu chaque semaine par près de 500 000 personnes, le magazine propose une couverture objective de l’actualité africaine et internationale ainsi que des pistes de réflexion originales sur les enjeux politiques et économiques du continent. Jeune Afrique est édité par CIDCOM Le Groupe Jeune Afrique. Premier groupe de presse spécialisé sur le continent africain, il réalise un chiffre d’affaire de 25 millions d’euros, avec 130 collaborateurs répartis dans 15 pays.
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Forum Réalisance
18 février 2008
Sur le discours africain de libération
Serions-nous en train de débattre et de disserter bravement pendant qu´en Afrique les nôtres étaient dépouillés et avilis encore plus qu´hier ?
Plaidoyer pour un changement de sens et de doctrine politique en Afrique
"On nous avait appris à chanter les louanges de Dieu pour nous faire oublier que nous étions des hommes" P.E. Lumumba
Après des siècles d´exactions islamiques et chrétiennes nous ayant empêché à entretenir et poursuivre notre propre sens de l´histoire et ses nécessités ; où en sommes-nous aujourd´hui ? L´intellectuel africain a-t-il relevé le défi qui était le sien ?
Les sociétés africaines se sont-elles dotées d´idéologie, de pensées et orientations sociales leur permettant de retrouver leurs identités et le chemin menant à la réalisation des rêves de leurs enfants ? Ou nageait-on encore, plus aliéné que motivé et organisé face à un sens de l´histoire contemporaine que les maux du passé et leurs négations embrouillaient et dévoyaient. Que faudrait-il faire pour changer les choses au mieux ? Quels sont nos ennemis ; ceux-ci sont seulement extérieurs ou étaient-ils aussi de nos propres erreurs et fausseté de vision ? Et comment pouvons-nous au mieux les combattre, en éviter les effets négatifs nuisant à notre avenir ?
Ces questions, cher et honoré lecteur, ont trouvé réponse dans deux démarches que je vous propose avec plaisir :
- Théorie de la révolution africaine de Jean-Pierre Kaya paru aux Editions Menaibuc http://www.menaibuc.com/article.php3?id_article=215
Voir une vidéo de présentation du livre sur : http://www.dailymotion.com/video/x2mbpt_theorie-de-la-revolution-africaine_politics
Et je dois dire, un livre intelligent, brillant dans sa dialectique et ses analyses. Même si nous ne sommes pas d´accord sur le titre du livre (Nous lui aurions donné le titre : « Essai sur la nécessité d´une révolution en Afrique »), ses analyses et conclusion rejoignent absolument les nôtres à tout point de vue. Pour ceux qui commençait à désespérer comme moi de l´intellectualité analytique et dialectique nègre, j´ai été comblé. Ce livre, je le recommande vivement aussi à tous ceux qui aiment savoir avant de parler de quoi que ce soit. Surtout ceux qui, sur le net, font beaucoup de tapage avec un quotidien politique africain dont ils n´en saisissent ni les dessous réels, ni la vulgarité criante. Compliment, monsieur Kaya ; c´est du bon travail. Car le malade de l´imaginaire qu´est l´africain peut enfin non seulement mesurer sa fièvre, il peut aussi apprendre de quel cheval il la tient. Et peut-être mieux s´atteler à se guérir.
L´autre démarche que je vous conseille de voir et de lire, c´est à propos de la monnaie en Afrique. Voyez, si cela vous en dit, les deux parties de ce débat du Club Menaibuc qui sont très exhaustifs.
http://video.aol.com/video-detail/la-souverainete-monetaire-en-afrique/1663490643
Mais honorés lecteurs, après toutes ces lectures ou vidéo vision, comme moi, vous arriverez à cette poignante conclusion : La théorie c´est bien, la pratique c´est mieux.
Nous savons que notre subconscient ou notre psychisme sociohistorique est en mal d´orientation conduisant à la réalisation de son bien être. Faut-il vraiment croire qu´en publiant ici en Europe on soigne ce subconscient malade ou on lui propose des voies et moyens de guérison ? Quels sont ceux qui nous lisent en occident, sont-ce ceux qui en ont besoin ou sont-ce ceux qui en ont les moyens ? N´est-il pas visible que pendant que nous nous égosillions loin de l´Afrique, loin du cœur de nos problèmes, notre continent était gouverné par des incapables et criminels qui, sourds à nos remarques et à nos études, traînaient nos peuples et notre avenir à l´impasse de la misère et de la négation la plus douloureuse ? ALORS ; ON SE DEMANDE BIEN POUR QUI NOUS ÉCRIVIONS ET RÉFLÉCHISSIONS CHAQUE JOUR ? Pour amuser ou distraire les occidentaux certainement pas. Mais alors, pour qui ? Pour nous profiler ou faire admirer comme intellectuel sans pour autant que les choses changent ?
Oui, je crois qu´il faut bien qu´on y pense ; parce que si nous n´arrivons pas à faire passer le message de l´opportunité du changement en Afrique…rien ne changera de sitôt ! Révolution ! Renaissance ! Africanité ! Tout cela ne sont que des mots qui ont besoin de gens qui en sont imprégnés et instruits pour les mettre en pratique. Ou tout ce qu´on entend aujourd´hui n´est rien d´autre que vent d´un désert brûlant mais stérile. Et sur le terrain, le malade, lui, trompé et abusé autant par ses dérisions que par ses prédateurs incorrigibles, se détruisait chaque jour en s´enfonçant encore plus dans le désespoir. Est-ce vraiment ce à quoi nous aspirons ?
Passe encore qu´un Sarkozy aille jouer les prédicateurs du dimanche sans soleil en Afrique, que Jacques Chirac aille y prêcher sa résurrection en tant qu´humanisme douteux dont il a été pendant sa présidence ; mais qu´un Horst Köhler président allemand aille jouer les bienfaiteurs et attentionnés humanistes au Kenya alors que cet homme, jadis en sa qualité de directeur exécutif du FMI a mis tout son zèle pour appauvrir l´Afrique, faire fermer les écoles et les universités et asservir les banques et les monnaies africaines, cela blesse énormément de voir qu´on l´acclame et qu´on lui sourie. Parce que malgré ses fonctions actuelles, il était de ces crocodiles qui dévorèrent à distance les accumulations africaines et enfoncèrent nos femmes et nos enfants dans une plus grande pauvreté. Il suffit d´aller en Amérique latine, de citer le nom de Köhler pour voir les gens cracher de colère et de dépit: ils en avaient vu des vertes et des pourries avec lui. Aujourd´hui, il n´y avait que l´Afrique qui acclamait cet ancien criminel au col blanc retraité de la FMI !
Et c´est cet aspect des choses qui me dérange énormément. Pendant que nous serions en Europe à disserter et à affûter l´esprit, les voies et moyens intellectuels; par faute d´une élite avertie et diligente, les nôtres pour lesquels nous nous débattions étaient trompés, avilis, dépossédés de leurs matières premières avec lesquels on fabriquait des produits qu´on leur revendait par des méthodes hussardes épuisant leurs accumulations d´une part, et de l´autre, les empêchant par manque de moyens à se développer eux-mêmes. Si nous ne réagissons pas, si nous laissons faire et perdurer cette félonie, nous n´arriverons à rien. Parce la substance vivante et active du peuple sera détruite ou consommée lorsqu´il s´agira de mettre en pratique les bonnes pensées et résolutions que nous cultivons aujourd´hui.
On peut se demander : la liberté pour quoi faire, que diable ; surtout si celui qui la réclame la met aussitôt obtenue entre les mains de ses prédateurs d´hier, ou ne sait pas l´encenser afin qu´elle foisonne et lui offre une moisson de toute beauté de réalisation ? C´est à mon avis à cela qu´il faut penser, en définitive. Chercher et retrouver notre meilleur imaginaire conciliateur afin, non comme le déclarent faussement certains, de redevenir africain ; mais bien de concilier notre psychisme historique éprouvé avec un engagement contemporain qui, tout en nous guérissant des erreurs et des manquements du passé, nous donne la force et la foi de réaliser le meilleur de nous-mêmes. Parce que là est le sens de toute liberté et de toute existence humaine : se projeter dans la réalité en réalisant ses rêves et ses attentes tout en respectant ceux des autres. Et pas, comme le prétendent ou nous l´imposèrent certaines races et croyances, être l´objet ou l´instrument de qui que ce soit.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Forum Réalisance
17 février 2008
Importante réunion du comité Panafricain du SHOMARI
Cette réunion nous permettra de créer une organisation économique INDEPENDANTE du sytéme économique actuel pour participer au développement économique de notre communauté en France et de notre peuple en Afrique et aux Antilles.
L'ordre du jour de la réunion : 
* Création d'une structure économique avec tous les participants.
* Echange sur les différents projets économique réalisable à court terme, à moyen terme et à long terme.
Lieu de déroulement de la réunion :
L'Espace Jeune du Centre Georges Brassens
152, avenue Gallieni – 93140 BONDY.
RER E : Station Gare de Bondy
Sortie Bondy, prendre le bus 616 et descendre à l'arrêt de bus Galiiéni (juste à côté du KFC de Bondy).
Pour plus de renseignement contacter Youri au 06 24 57 68 68 ou Yves MUNGUAMA au 06 50 36 37 40.
Contact : ucjm_association@hotmail.fr
Blog : www.munguama.skyrock.com
Site internet de l'association : www.ucjm.org
Myspace : http://www.myspace.com/shomarikemite
ENTREE GRATUITE.
Merci et à bientôt.
Yves MUNGUAMA.
Forum Réalisance
14 février 2008
Autour de l´incendie de Ludwigshafen en Allemagne
Le premier ministre turque Erdogan venu consoler les familles turques éprouvées par 9 morts donne une leçon d´intégration aux allemands.
L´assimilation est un crime contre l´humanité
La catastrophe eut lieu le dimanche 3 février 2008 dans l´après midi. Et malgré que les pompiers furent rapidement sur les lieux en un temps record de 2,5 minutes, cet incendie dramatique coûtera 9 vies humaines et 50 à 60 blessés tous turques. Et aussitôt, les voisins turques s´en prirent aux radicaux allemands qui, d´après eux, auraient enflammé l´immeuble. L´affaire prit de l´ampleur lorsqu´après le déblayage et le nettoyage des murs pour sécuriser l´immeuble et chercher les raisons de l´incendie, les pompiers mirent à nu plusieurs graffitis en croix gammées. Embêtée que cette histoire ne rappelle, il y a 15 ans de cela les incendies néonazis de Solingen qui firent 5 morts turques lors de la réunification, le gouvernement fédéral allemand y dépêcha 4 experts du feu pour enquêter rapidement sur place.
Trop tard. Les journaux turques dans toute la Turquie avait déjà levé la hache de guerre contre les allemands et n´y allaient pas de main morte. Pour calmer les agités et faire contre mauvaise fortune bon coeur, les officiels allemands se relayèrent en condoléances sur les lieux de la catastrophe. Il est vrai que les relations entre turques et allemands avaient toujours été tendus, les uns se refusant à reconnaître les autres autrement que comme des outils humains de leur enrichissement social. Les turques eux se retirèrent derrière une subculture islamo turque qui semblait leur procurer une identité propre et un lieu culturel de reconnaissance.
Pas plus que le pyromane politique Koch de la CDU avait perdu sa majorité absolue à Essen pour avoir crié trop haut haro sur les jeunes étrangers délinquants et fait de ce thème la base de sa campagne de réélection pour lesquels il réclama l´enfermement pénitentiaire. Mais qui croyait que les jeunes allemands étaient des saints ? Le rejet de ce populisme discriminatoire et dangereux se fit entendre dans toute l´Allemagne. A croire que les allemands se seraient, depuis qu´ils savaient que leur déclin démographie les menait inévitablement à l´impasse de la population vieillissante et au manque de relève de jeunesse, devenus démocrates et mondains. Depuis on parlait bien haut d´intégration. Mais l´intégration, qu´est-ce que cela signifiait, au juste ; l´assimilation, peut-être ? Ou il ne s´agissait que de parler l´allemand et adopter les us et usages allemands courants ? Ou encore cela signifiait-il qu´on devait se laisser maltraiter et injurier à longueur de décennies par les allemands ? Oui, l´intégration, que diable voulait-il dire, ce mot ?
Certes, on demandait aux turques de mieux s´instruire et de faire des efforts pour hausser leur niveau de vie et d´instruction social, mais on oublie que depuis que ces turques avaient été invités à travailler en Allemagne aux années ´60 - ´70, tout fut mis en jeu pour les isoler, les confiner dans un rôle social de basse chosification. Et même lorsque plus tard ces enfants d´ouvrier voulurent aller á l´école technique supérieure ou l´université, on le leur déconseilla ou on leur mit tellement de haies entre les jambes que très peu surent supporter jusqu´à la fin de leurs études ce Mobbing social méprisant et discriminatoire. Les parents eurent une réponse à cela : ils renvoyèrent leurs enfants nés en Allemagne en Turquie faire leurs études supérieures. Les mariages suivirent ce même schéma.
Intégration, intégration. Mais ce que les allemands oubliaient en grands aveugles sociaux, c´est que l´atmosphère repoussante qu´ils avaient permis à leurs amis, à leurs enfants, à leurs entrepreneurs ou à leurs professeurs d´école d´adopter à l´endroit des turques pendant 5 longues décennies ; cette véritable campagne nocive et dégradante pour les turques avaient laissés chez ces derniers des traces de blessures profondes. Quant aux allemands, eux-mêmes, les blagues cruelles et injurieuses, le mépris, la discrimination ouverte ne disparaissaient pas aussi facilement des usages et des esprits parce que la politique ou le pouvoir en avaient décidés ainsi. C´est un long processus social, individuel et culturel qui doit prendre le temps de se régénérer dans une nouvelle façon plus sociale et plus humaine de voir les choses. La question est toujours : qui a ou qui se donne le temps d´entamer et de mener à bien ce processus ? Les acteurs en présence, en l´occurrence les turques avaient-ils un intérêt à s´intégrer ? Après tout, ils avaient vécu 50 ans avec les quolibets allemands ; et bientôt la Turquie serait assez industrialisée que pour qu´ils ne soient plus obligés de s´immigrer pour trouver emploi. Alors…En allemagne ils avaient toujours été les souffre douleurs sociaux des allemands: ceux qu´on destinait aux travaux sales et répugnants dont les allemands se gardaient. Ceux qu´on licenciait en premier et auxquels on offrait toujours des salaires, en comparaison aux allemands dans la même qualification, de loin moins élevés. Avec l´intégration, cela allait-il changer ? Ou continuerait-on du même pied ? Intégration, hein...
Le premier ministre turque Erdogan a profité de sa visite sur les lieux de l´incendie à Ludwigshafen, dans un stade bondé de 16.000 turques empressés, pour rassurer les siens, les encourager à s´intégrer et apprendre l´allemand. Mais il a aussi lâché des phrases telles que : « Nous sommes prêts à ériger des humanités et des universités en Allemagne où vous ferez vos études en langue turque… » ou encore : « Intégration, oui ; assimilation, non. L´assimilation est un crime contre l´humanité ! ». Et curieusement, au lieu de plaire aux démocrates et aux libéraux culturels qu´ils se prétendaient, ce langage souleva un tollé général en Allemagne dans toutes les couches de la population. Pour avoir dit l´idéal de toute société moderne cultivée, Erdogan avait mis à nu le caché du discours allemand. Et ceux-ci ne s´en rendirent même pas compte et tombèrent, sous le coup inattendu de cette percée, dans le piège d´intention qui leur avait été tous tendu.
Aujourd´hui encore, les déclarations des politiciens allemands ne cessaient de s´offusquer sur les allégations du ministre président Erdogan. C´est à se demander : que voulaient-ils faire, au fait de leurs concitoyens turques ? Etaient-ils leurs esclaves ou étaient-ils libres ? L´intégration, au fait, cela voulait-il dire qu´on rejetait sa langue maternelle et sa culture ? Pour devenir quoi ? Des assignés de la Leitkultur dont on sait qu´ils étaient le produit, dans leur histoire, de l´esclavage, des massacres sans nom dans le monde entier:ux gris ce qui s dombreux en Allemagne,oyens turques ?rendre son tempst des esprits parce que la politique ou le pouvo, de pogromes honteux ? Les allemands ne l´oubliaient que trop souvent que leur culture, toute chose égale, était passible de crédible critique. Et pas seulement de la part de gens qu´ils considérèrent des décennies entières comme leurs objets économiques humains.
Angela Merkel poussa l´absurdité jusqu´à s´écrier : « C´est l´Allemagne qui peut réclamer la loyauté des turques vivant en Allemagne, pas Erdogan et la Turquie ». Oh là là, cette bourde avancée. Les turques résidants en Allemagne seraient-ils des prisonniers sans droit et sans opinion ? N´importe quel étranger de l´Union Européenne pouvait voter aux communales, ce qui n´était pas le cas des étrangers á la communauté. N´y avait-il pas là une discrimination politique flagrante ? Car les turques (3 millions) étaient non seulement plus nombreux en Allemagne par rapport aux européens ; ils y faisaient aussi plus d´enfants. Et c´est dire qu´ils garantissaient par là l´avenir de l´Etat allemand, puisqu´on y était.
La seule qui avait réellement compris ce qui s´était passé fut la chargée d´affaire aux étrangers qui dira avec regret : « Dans cette histoire, on voit à quel point l´intégration a été bâclée en Allemagne ». Et c´est vrai. Si Erdogan recevait des acclamations de ses concitoyens turques, c´est en grande partie parce qu´ils ont toujours été méprisés en Allemagne. Parce que le plus simple d´esprit sait que cet Erdogan menait contre les Kurdes une politique d´assimilation criminelle. Par ailleurs, son gouvernement s´opposait toujours à la reconnaissance du pogrome turque contre les arméniens. Si ce genre d´homme venait faire des leçons aux autres, il y décidément quelque chose qui n´allait pas.
Dans cette histoire il ne faut pas oublier que 9 vies humaines ont péri cruellement dans le feu. L´enquête en cours permettra peut-être de déterminer exactement les raisons de cette tragédie. Même si les turques semblent autant par leurs journaux que par les familles et les amis éprouvés insinuer que les allemands ont l´habitude de manipuler les résultats d´enquêtes inculpant leurs enfants racistes et criminels invétérés. A titre d´observateur, le premier ministre Erdogan, avec le consentement du gouvernement fédéral allemand, a dépêché une commission d´enquêteurs turques à Ludwigshafen. A tout hasard. Question de confiance…ou de méfiance. En tout cas la Turquie a montré par là qu´elle
n´abandonnait pas ses enfants à l´étranger. Ce sont des turques à part entière.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Forum Réalisance
13 février 2008
La fin du terrorisme social en Australie ?
Ce 13 février a eu lieu en Australie des cérémonies officielles de pardon envers tous les crimes commis par les envahisseurs anglais envers les aborigènes premiers habitants de ce pays.
Un douteux sorry d´après coup
Tout avait bien été orchestré pour officialiser pompeusement la réconciliation par laquelle on espérait laver les crimes sociaux légitimés par la mainmise sur le territoire et la vie des aborigènes depuis 1770. Depuis cette époque, on leur avait, par la violence et les armes, dans la bonne tradition anglaise, pillé, volé, violé et enfermés dans des réserves où abruti par l´alcool et le désespoir, les aborigènes végétaient tant bien que mal, tandis que de l´autre côté des barbelés sociaux, les anciens anglais devenus « les vrais australiens » de ce pays fêtaient l´abondance et la richesse que ce pays regorgeait.
Le catalogue des abus sociaux et humains que les envahisseurs se permirent est incroyablement grand, et faut-il plutôt dire illimité. Ils se permirent tous les crimes, comme en Afrique du Sud, envers les esclaves africains aux Etats-Unis ou encore en Afrique coloniale. Chaque australien blanc eut le droit d´abattre tout aborigène sans avoir à en répondre en justice, on leur prit leurs terres, leurs droits, leur liberté, et l´Etat australien le reconnaissait aujourd´hui, 100.000 de leurs enfants jusqu´en 1970. Les chiffres de ces enfants enlevés d´autorité à leurs parents pour les confier soit à des internat d éducation, soit à des familles privées comme bonnes à tout faire ou jouets humains pour les enfants blancs sont officiels, et c´est dire passibles de hausse. La plupart de ces enfants furent « donnés » à des éleveurs, à des paysans blancs ou des entreprises de construction qui les employèrent comme des esclaves.
Quelque émotif que soit le discours du premier ministre australien au parlement, quelque soit la volonté des australiens blancs aujourd´hui poussés par les déficits des caisses de pension et la démographie négative des australiens blancs, à se faire pardonner ou à aspirer á une réconciliation véritable avec les aborigènes ; ce sorry d´après coup n´était qu´un signe, pas plus. Car les inégalités, les larmes et les douleurs, elles, ne disparaissaient pas avec une bonne excuse et un shake hands. Bien au contraire, avec la dépendance économique, financière et politique, les aborigènes étaient, sur leurs propres terres, des exclus. Etait-ce là le prix voulu du pardon ?
Voilà, pour tous ceux qui osaient, de par le monde, parler de démocratie libérale pour qualifier le modèle politique en Australie la preuve que celle-ci n´en était pas une. Et personnellement je qualifierai ce que les australiens blancs d´aujourd´hui avaient fait encourir aux aborigènes de terrorisme social de la plus honteuse criminalité et arrogance culturelle. Ce qui nous renforce dans nos conclusions que ce que l´occidental appelle démocratie, c´est par trop souvent une façade politique subjectivement organisée qui, tout en le laissant apparaître comme une démocratie, n´en donnait que trop joyeusement de droits pour abuser, violenter et piller tous ceux qui n´étaient pas blancs.
Et á ce petit jeu mesquin de : « Oh, pardon, nous nous excusons pour nos crimes», on voulait, après coup, se concilier la confiance et le respect de gens auxquels, sous des prétextes les plus bas, on avait commis des crimes sans nom. Le mieux serait, en effet, qu´on s´attelle à réparer les injustices et les crimes d´hier. Or, on n´y tient pas ; ce qu´on veut, c´est avoir la conscience tranquille en se réclamant de son propre pardon ! Les peuples opprimés, vilipendés ou avilis par ces épopées criminelles occidentales ont déjà compris que tous ces théâtres à grosses excuses d´après coup n´étaient ni loyales, ni véritablement apaisantes. Parce qu´ils ne changeaient plus rien au passé. Pire : il tenaient seulement à entériner un système social qui, sciemment et non moins sournoisement, et cela sous l´appellation de démocratie s´il vous plait, reproduisait la pauvreté des uns et l´enrichissement des criminels et de leurs descendants. L´économie, les finances, la politique se trouvaient entre les mains d´ancien bourreaux racistes et méprisants. Sorry ? Un mot qui ne menait plus nulle part, sinon au mensonge, à la discrimination et à l´exploitation criminelle légalisée.
Certes il faut s´excuser, certes il faut aspirer à la paix sociale ; mais il f