Manque d´autorité, vision bancale de la gestion du pouvoir, illuminations et projets bidons…depuis 10 ans, la RDC s´enfonce inéluctablement dans l´anarchie et le désordre.

Le salaire des incapables et des illuminés : la ruine

Qui ont dit que la RDC n’était pas gouvernée ? Ils n’ont pas tort du tout ceux-là quand on considère la dégradation toujours croissante de la situation au pays de Lumumba.

En effet, depuis l’avènement du gouvernement dit « élu » (sic) que dirige le patriarche Antoine Gizenga voici plus d’un an aujourd’hui, les observateurs notent que le pouvoir en place au Congo-Kinshasa ne maîtrise pas les paramètres d´une bonne gestion.

Les grèves des fonctionnaires, des enseignants de primaire, de secondaire et de supérieur, des médecins, infirmiers et autre personnel paramédical ne sont pas à compter à travers le pays. Ajoutez y l’insécurité grandissante, permanente et généralisée à travers Kinshasa la capitale et à travers les provinces de l’Est du pays où certaines juridictions importantes se trouvent sous contrôle des insurgés de Nkunda, de Maï-Maï ou d’autres groupes armés qui continuent à faire la loi dans le Kivu malgré la conférence bidon sur la paix organisée récemment par Kabila et qui a coûté cher au peuple congolais pour accoucher d’une souris.

A propos de cette conférence, disons que les hommes de Nkunda se sont désengagés de l’Acte de paix signé à Goma à l’issue de la conférence et ils viennent d’être suivis par les Maï-Maï ! Où sont donc les garanties qu’on avait clamées par Kabila qui, à la clôture des travaux, avait venté le succès de ses assises dont le coût continue encore à peser sur le malheureux peuple congolais aujourd’hui ?

Revenons au mouvement politico-religieux appelé « Mbundu dia Kongo » qui, aujourd’hui plus qu’hier, continue à narguer le pouvoir « kabiliste » impuissant devant les actes de barbarie, de vandalisme et d’incivisme qui insécurisent la province pourtant pacifique du Bas-Congo.

Des sources officielles et indépendantes affirment que la situation est préoccupante dans les localités de Luozi et de Seke Banza. Le ministre d’Etat, le Général Denis Kalume, chargé de l’Intérieur et le Gouverneur du Bas-Congo Mbatshi Batshia annoncent 22 morts tués par les policiers qui ne comptent dans leurs rangs que des blessés. L’opinion se demande pourquoi les policiers qui sont maîtres en maintien de la paix recourent-ils aux armes de guerre devant des civils qu’ils tuent sans sommation ?

La société civile et autres organisations de défense de droit de l’homme ainsi que les églises parlent des centaines de morts par balles des policiers ! Dans les deux cas, la situation dans le Bas-Congo n’est pas bonne et la Mission des Nations Unies pour le Congo (MONUC) la trouve très préoccupante car, les actes de violence se répandent comme une traînée de poudre et Matadi, chef-lieu de la province, est déjà atteint et le pouvoir a encore usé de l’arme &a grave; feu rapporte-t-on de bonnes sources. On parle même déjà d’une seconde épuration ethnique des ressortissants d’autres provinces comme ce fut le cas avec Kyungu wa Kumuanza au Katanga il y a plus d’une décennie.

Dire que les meneurs de cette vilaine politique suicidaire pour l’unité du pays sont connus et évoluent même dans les hautes institutions du pays, on ne comprend donc pas comment le duo Kabila – Gizenga ne trouve pas des solutions à ce nouveau drame sauvage qui prend les allures dangereuses et qui risque de dégénérer et partant, de compromettre sérieusement l’unité nationale.

Richard Kabamba

Forum Réalisance