31 mars 2008
Interview ORTB de l´auteur Roland Holou
Pourquoi l’Afrique Pleure et S’enfonce: Les Vraies Causes Et Solutions de la Misère Africaine
Interview sur ORTB, March 2008
Journaliste: Godefroy Macaire Chabi
Interviewé: Roland Holou (Troisieme interview de l´auteur sur ORTB)
1- Quel est le problème que soulève votre livre ?
L’incapacité des cadres et intellectuels africains à appliquer intelligemment leur connaissance pour sortir le continent noir de la souffrance. En fait, des facteurs influençant le développement de l’Afrique ont été étudiés certes, mais sur le plan mondial, très peu de travaux approfondis se sont penchés sur le nœud du problème africain au travers la mentalité africaine, la procréation, les problèmes spirituels, la politique, le syndicalisme radical, la gestion des ressources naturelles, la fuite des cerveaux, etc. Voyez vous !
2- Votre livre rappelle les Henri Dumont, Axelle Kabou, Paul Hazoumè, Smith etc… Est-ce qu’on peut dire que vous avez-vous voulu vous situer dans la même veine qu’eux ?
Je m’inscris définitivement sur la liste de ceux qui pensent qu’il y a espoir pour l’Afrique si et seulement si les Africains changent de mentalité et rehaussent impartialement l’activité intellectuelle au delà de certains intérêts personnels et égoïstes.
Evidement, la réponse à la problématique du développement de l’Afrique n’est pas du tout aisée compte tenu de la complexité du processus de développement. Mais ce qui clair, la plupart des chercheurs avertis s’accordent à reconnaître qu’au-delà des discours et slogans, l’Afrique s’enfonce dans le gouffre. Malgré ses immenses ressources naturelles, l’Afrique est en train de développer son sous développement plus que nous ne pensons qu’elle ne progresse. Il ne faut pas être optimiste a outrance et occulter la réalité.
3- Vous faites une analyse pointue des maux qui minent le continent africain. Sur la liste qu’est ce qui vous paraît franchement criard ?
Malgré la complexité des facteurs locaux et internationaux qui affectent le développement du continent noir, le gros lot du problème revient aux Africains eux mêmes. Mais ce qui est pitoyable et regrettable, c’est que les Africains qui arrivent à trouver la solution et qui veulent parler ou agir dans l’intérêt des peuples sont bloqués, coincés par beaucoup de facteurs allant de la famille au sommet de l’Etat en passant par les contraintes internationales, le syndicalisme radical, les opposants de grande carapaces, la sorcellerie, et par dessus tout les mentalités erronées des Africains. En réalité, il y a une mentalité et une méchanceté africaine qui ne permettront jamais et jamais encore le progrès du continent noir ! De plus, nous distribuons ou ramassons beaucoup de diplômes muets en Afrique.
4- Quelque part dans ce livre, vous faites remarquer que « il est très grave et dangereux de s’attaquer aux conséquences d’un mal croyant qu’il s’agit des causes ». Qu’est ce que vous aviez eu envie de souligner par là ?
Monsieur Chabi, l’amer constat est que l’Africain ne sait pas pourquoi il est pauvre et ceux qui le réalisent ne veulent pas voir la réalité en face. L’Africain continue non seulement à mettre le tort de sa misère sur les puissances occidentales et les autres mais aussi à croire que son développement dépendrait d’eux comme un comprimé à prescrire à un malade. L’ignorance des problèmes de développement ne peut que disposer les Africains dans des comportements passifs et nuisibles. Tant que les populations africaines ne comprendraient le bien fondé de leur misère et leur part de responsabilité dans sa résolution, on n’irait pas loin.
5- Vous insistez sur des points qu’on relève rarement : l’amour du prochain, la sorcellerie, l’éducation la fuite des cerveaux. Quelle est finalement la proposition vedette de votre livre ?
Difficile à résumer en une minute d’interview. Mais ce qui clair, l’Africain a un vrai problème de mentalité négative qui contrarie beaucoup d’actions envers son développement. Les bonnes volontés sont découragées et peu promus pendant que les ennemis de l’Afrique sont aveuglements encouragés. Et pour trouver la solution à la pauvreté de l’Afrique, il faut une révolution des intellectuels africains avertis et un soutien du peuple noir ! D’où l’urgence de redéfinir consensuellement la fonction de l’état et de l’individu en Afrique et bien situer les responsabilités dans la stratégie salvatrice.
A propos de Roland A. Y. HOLOU :
Originaire du Bénin, en Afrique de l’ouest, Roland Ahouélété Yaovi HOLOU est ingénieur agronome, spécialiste en aménagement et gestion de l’environnement. Il vit aux Etats-Unis d'Amérique.
Son livre peut être acheté en ligne à cette adresse :
www.trafford.com/07-0560
Forum Réalisance
Sur la poignante question tibétaine
Pauvre Tibet dont le Dai Lama en exil cherchait désespérément les appuis étrangers qui ouvriraient enfin à son peuple le droit à une existence autonome, en contraignant la Chine à lui accorder ce statut.
Seul avec sa foi...et entouré de nombreux faux amis ?
"La Chine, elle aussi, va apprendre qu´au 21ième siècle, ni les mensonges, ni les massacres ne peuvent se perpétrer impunément sans venir à jour" Dai Lama
Quand on a entendu cette phrase, on se demande à qui le Dai Lama faisait allusion; à ses faux amis que la puissance de la Chine incitaient au respect, ou à la Chine elle-même pour l´inviter à accepter d´accorder au Tibet l´autonomie tant attendue. Courant de ville en ville, de pays à un autre, de parlement en parlement, ce chef spirituel a fini par bien connaître son monde: tous l´encourageaient ou lui offraient des médailles...mais personne n´était prêt à accuser ouvertement la Chine de son autoritarisme culturel injurieux.
Les africains connaissent cette fausseté occidentale, ainsi que ce désespoir esseulé qui découle du mal solitaire et inhumain qu´on ressent face à la perte d´une des valeurs les plus chères et les plus précieuses de l´existence humaine. Les tibétains ont, par rapports aux esclaves africains, un bien meilleur sort: ils peuvent voyager et sont mêmes reçus par des gouvernements flattés par leur présence dans leurs parlements ou à leur table de discussion, par ailleurs, ils ne sont ni battus à longueur de journée et ne subissent pas 18 heures de travaux forcés pour le Code Noir. Les africains, eux, à l´époque, n´avaient pas d´alliés car tous les occidentaux faisaient joyeusement la traite des noirs pour s´enrichir. Et tous étaient persuadés que la religion chrétienne leur avait donné le droit d´agir ainsi. Nul donc ne vint au secours des africains...même pas Dieu.
Aujourd´hui, quand on voyait des africains se dire chrétiens, on se demandait s´ils étaient idiots de nature, ou s´ils avaient eux aussi crû aux allégations occidentales gratuites selon lesquelles le noir était l´esclave de l´homme blanc et accepté leur sort naturel. Demain, le même sort pourrait, si le monde entier ne profite pas de ces moments forts des jeux olympiques pour inviter la Chine au compromis apaisant afin de mettre fin à cet antagonisme ridicule au 21ième siècle. Et à mon sens le Tibet peut rester partie intégrante de la Chine. Mais reconnu d´une certaine autonomie, cela va de soi.
Comme on le sait, tout cela est bien plus facile de conseiller les autres qu´à accèder au bon sens quand on est soi-même directement en cause. Rappelons-nous des jeux olympiques de Moscou que tout l´occident boycotta pour protester contre l´invasion soviétique de l´Afghanistan. Après dix ans d´infructueuse campagne, l´Union Soviétique se retira sans victoire, mais drôlement mise à mal par des talibans armés notamment par ...les américains avec une aide militaire de 6 milliards $. Aujourd´hui qui donc est embourbé en Afghanistan, sinon l´Amérique ? Qui donc fut le premier pays agressé par ces mullah talibans qu´il aida jadis à chasser les soviétiques de son territoire, sinon les américains avec le 9/11 ? Ne faudrait-il pas donner aux soviétiques aujourd´hui le prix Nobel de la prémonition pour avoir pressenti hier le danger terroriste islamique qui couvait à ses frontières ?
On le voit, dans notre histoire autant contemporaine que passée, et peut-être à titre de leçon pour tous, la liberté n´est pas seulement une vue, une conception subjective ou autoritaire; elle se doit de répondre aussi à des critères de bon sens objectif. Et ce bon sens commun doit être soutenu par des valeurs morales et éthiques équitables et accessibles à tous. Cela, même la Chine doit l´accepter et le reconnaître aujourd´hui. Avant qu´elle ne soit super puissante...et plutôt contraignante que tolérante. En tout cas, dans dix ans, ce sera trop tard pour parler de l´autonomie du Tibet, car la Chine sera encore plus puissante et plus sensible qu´aujourd´hui envers l´usage et la pratique du pouvoir sur son territoire. Puissance exige.
Mais comment, dans notre monde et constellation politico économique d´aujourd´hui, rendre justice aux tibétains ? Cette question ne peut être répondue que par les partis concernés dans un dialogue franc et respectueux des intérêts d´un chacun. Jadis personne ne vint au secours des esclaves noirs: ils durent subirent leur vil sort et se taire. Aujourd´hui, et au nom d´un sens de la liberté et de valeurs existentielles incessibles à la fierté humaine, en tant que noir, je considère la liberté tibétaine, comme jadis celle de l´esclave noir bafoué et délaissé de tous, qu´elle est la mesure de notre humanité toute entière. Et que celle-ci doit être respectée, sans cela nous perdons le courage de défendre notre plus belle et précieuse valeur : la liberté. Et celle-ci reste, au Tibet, en Afrique, en Europe ou aux Etats-Unis, la même.
Musengeshi Katata
„ Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu“
Forum Réalisance
29 mars 2008
La France à ses subalternes africain : endettez-vous !
La France incite les pays de la zone CFA (Colonie Française d’Afrique) au ré endettement. Mais ces pays ont-ils au préalable fait leurs devoirs socioéconomiques à domicile ? Ou serait-ce s´endetter afin que la France puisse mieux imposer ses intérêts et son dictat politique aux pays ainsi soumis au portefeuille du bailleur de fonds ?
Se ré endetter pour mieux se suicider ?
Il s’est tenu, le 16 octobre 2007 dernier, à Paris (France), une réunion regroupant les Ministres des Finances, les gouverneurs des banques centrales et les présidents des institutions régionales de la zone CFA (Colonie Française d’Afrique) sous la direction de Christine Lagarde, Ministre française de l’économie, des finances et de l’emploi en présence de Jean Marie Bockel, Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie.
Cette réunion, qui avait regroupé la France et les dirigeants de ses instruments de domination, avait porté entre autres sur la politique de ré endettement des pays de la zone franc (Colonie Française d’Afrique) ayant rempli toutes les conditionnalités des institutions de Bretton Woods pour arriver aux fameux effacements de l’Initiative PPTE.
Au cours de cette réunion, le Directeur Général du Trésor Français et de la politique économique, Xavier Musca, avait fortement conseillé aux pays qui avaient déjà atteint le point d’achèvement, l’étape qui leur permet de bénéficier d’une réduction de dette, de recourir encore à l’endettement.
Il les avait exhorté en ces termes : « Les pays de la zone franc (Colonie Française d’Afrique) doivent continuer à s’endetter mais avec mesure ».
Cet appel d’un bourreau à ses victimes prouve à suffisance que la France, comme tout autre pays riche, a vraiment intérêt à endetter les pays pauvres pour imposer son hégémonie afin de les maintenir toujours dans la dépendance car « il est normal, comme l'affirmait Thomas Sankara, que celui qui vous donne à manger vous dicte sa volonté ».
L’endettement des pays de la zone CFA (Colonie Française d’Afrique) donne une marge de manœuvre à la France pour obtenir tout ce qu’elle veut de ses débiteurs (ressources naturelles à vil prix, contrats de marchés, main d’œuvre compétente par la politique de l’immigration choisie…).
En cette période où les banques et le Trésor Français sont alimentés par les pétro-euros, la politique d’endettement des pays du Tiers Monde constitue un moyen de faire des placements rentables avec leurs propres devises (réserves de change).
Pour éviter que les placements ne soient bloqués par l’impossibilité de payer, le Directeur Général évoque la mesure de prudence. Si un pays est trop endetté, son créancier est perdant.
Un des buts de la fameuse initiative PPTE n’est d’ailleurs pas d’annuler totalement les dettes des pays pauvres mais plutôt d’éviter des crises mettant les pays endettés dans l’impossibilité de rembourser.
Maintenant que certains pays de la zone CFA (Colonie Française d’Afrique) ont atteint le point d’achèvement, ils peuvent donc se ré endetter sans risque. Les pays de la zone franc sont donc dans le cercle infernal de la France, les populations vivent éternellement dans la précarité, accentuée par les mesures prises par les créanciers qui sont de véritables prédateurs des droits fondamentaux.
Cessons d'avoir Peur de défendre notre propre avenir !
Les dictateurs et les incapables doivent partir !
Pour une démocratie du progrès et de la liberté en Afrique !
Savoir c'est bien, Comprendre c'est mieux
"Chaque génération à le choix entre trahir ou accomplir sa mission"
Patrick Eric Mampouya
Forum Réalisance
L´Afrique face à la démocratie de la faim et de l´incapacité
Si l’Afrique change (paraît-il), les sommets africains restent heureusement les mêmes. Les chefs d’État des dix pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), qui s’étaient réunis début mars 2008 à Kinshasa, étaient demeurés fidèles à une grande tradition : celle de la condamnation du recours à la force pour accéder au pouvoir.
Ces dictateurs et putschistes reconvertis à une douteuse démocratie
Consacré spécifiquement à la situation au Tchad, ce sommet s’était conclu par ce rappel final au respect de l’État de droit : « Les chefs d’État et de gouvernement des États membres de la CEEAC condamnent le recours aux armes et autres voies non constitutionnelles comme mode d’accession au pouvoir ainsi que toute déstabilisation des institutions démocratiques issues de la volonté du peuple tchadien ».
Cela constituerait une victoire supplémentaire des forces démocratiques à l’œuvre sur le continent si les signataires n’étaient pas, entre autres :
- Le Président Centrafricain François Bozizé (arrivé au pouvoir par un coup d’État puis consacré par les urnes),
- Le Président Congolais Denis Sassou Nguesso (arrivé au pouvoir par un coup d’État puis consacré par les urnes),
- L’Angola en la personne de son premier ministre (arrivé au pouvoir par un coup d’État puis consacré par les urnes),
- Le président burundais Pierre Nkurunziza (que l’on soupçonne d’être derrière cette pluie de grenades qui s’abat, depuis le début de l’année, sur les jardins des députés de l’opposition à Bujumbura),
- Le président tchadien lui-même, Idriss Deby Itno qui a lui aussi suivi la filière désormais classique des Dos Santos, Sassou, Museveni et autres, à savoir la mitrailleuse d’abord, l’urne ensuite !
Cette condamnation du recours à la force pour accéder au pouvoir par ceux mêmes qui ont eu besoin de mitrailleuses pour arriver jusqu’au Palais présidentiel montre que le ridicule n’a toujours pas tué les sommets africains. La démocratie n’est pas un vain mot en Afrique centrale, car c’est un mot qui fait rire !
Si le président tchadien peine aujourd´hui a retrouver ses opposants politiques « égarés » d’une prison à urd teuse dtchistes e ll’autre, c’est certainement parce qu’il est déjà fort occupé à tenter de riposter à l’offensive des rebelles qui s’annonce prochainement.
Près de 10 000 hommes sont de nouveau prêt à fondre sur N’Djamena, leur potentiel offensif est reconstitué.
Toujours prévoyant, Idriss Déby ne veut pas se retrouver tout nu face à la prochaine offensive de la rébellion qui le taquine depuis des années. Aussi a-t-il déjà rédigé sa liste de provisions, sa « shopping list », comme disent les experts, pour les accueillir en beauté.
Déjà avant Noël, Déby avait reçu une centaine de missiles Milan et une vingtaine de chars. Pour compléter sa panoplie, le chef de guerre souhaite une dizaine d’hélicoptères russes MI 24 ou MI 17, au coût unitaire de 7 millions d’euros, équipés de canons de 30 mm. Des modèles équipés d’une « conduite de tir stabilisé » pour les canons de 30 mm, qui permettent d’aligner des véhicules en mouvement mais aussi d’appareils de visée nocturne.
Avec de tels joujoux, les bidasses du président tchadien pourraient facilement détruire les colonnes de véhicules rebelles qui les assaillent à l’occasion. Et cela selon l’exemple des Algériens qui, avec cette méthode, sont effectivement parvenus à éradiquer des groupes rebelles à leurs frontières. Ce sont d’ailleurs des Algériens qui pilotent les 3 appareils dont Déby dispose actuellement.
Seul petit souci, les délais de livraison, trois mois au moins. Que faire si les rebelles n’attendent pas ?
Patrick Eric Mampouya
Forum Réalisance
27 mars 2008
Tata rachète jaguar et Rover en Angleterre
L´industriel indien vient de faire son gros coup : le rachat de Ford des marques renommées Jaguar et Rover pour 1,5 milliards €.
Ou quand les anciens colonisés rachètent leurs anciens maîtres
On a beau fermer les yeux, les signes ne trompent pas : c´est bien la fin d´une époque qui est en train de dérouler devant nous ses premiers pas. Ford aux abois aux Etats-Unis où il fait des chiffres rouges depuis longtemps, a vendu ses marques anglaises de grande tradition Jaguar et Rover au troisième constructeur automobile indien : Tata Motors à perte. Ces marques avaient été acquises pour le double de leur prix de vente actuel.
Cette nouvelle qui a coïncidé avec la visite officielle de Sarkozy et de la belle Bruni à Londres a donné à cette visite un sombre caractère de veillée funèbre pour assister une nation affligée par la perte de symboles prestigieux de sa grandeur passée. On rassura, naturellement, la Nation affligée de son soutien et de son amitié qu´on voulait revêtir de plus de rapprochement. Mais tout cela ne cachait pas la vérité : une nouvelle époque trouble venait d´ouvrir ses portes si l´allié américain Ford poursuivi par des chiffres et des bilans au rouge chez lui se retirait et vendait à perte.
Bob Dylan aurait certainement eu une belle ballade à ce propos. L´inde qui fut colonie de la couronne britannique, ce pays auquel, dans son hérésie de grandeur les anglais refusèrent même le droit de produire son propre sel alimentaire...ce pays revenait à la charge et se payait les joyaux de l´industrie automobile de son ancienne métropole. Quelle époque, mes amis ! Il n´y avait que les aveugles ou les complètement bornés pour ne pas avoir compris que les temps étaient drôlement en train de changer.
Cet exemple montre entre autre aux africains que l´espoir existe et qu´ils peuvent bien sortir de leurs misères. A condition, bien entendu de protéger et d´encenser l´intelligence créative et le courage de persévérer au progrès. Tout ceux qui ont cessé d´innover, d´être créatif ou de produire les moyens et leurs instruments de réalisation, ceux-là ne peuvent pas gagner. Ni aujourd´hui, ni demain. L´inde avait lancé son satellite dans l´espace avant que la nation qui les colonisa et qui se prétendait maître de la planète ne le fasse. Par ailleurs, dans l´électronique, cette nation de joueurs d´échecs ne craignait personne, bien au contraire, ses étudiants et ses finalistes étaient prisés et craints dans le monde entier pour leur génie.
Et l´occasion est toute trouvée pour dire aux intellectuels africains de cesser de tourner en rond ou de se trouver des prétextes pour expliquer ou justifier sa médiocrité et le marasme actuel de notre continent. Nous avons non seulement le devoirm mais aussi les moyens de changer notre sort. Mais si nous nous contentons de suivre et de moutonner à la queue de la traîne occidentale et sous son joug, nous ne saurons pas nous ouvrir les voies de notre véritable liberté ou celle de la réalisation ambitieuse qui assagisse pleinement les rêves et les attentes assoiffées de nos femmes et de nos enfants.
Tout autant que les indiens nous avons été colonisés, cependant, eux se fraient la voie vers la liberté, tandis que nous, nous sommes encore en train de souffrir autant de notre aliénation mentale et intellectuelle que de nos manquements imaginaires et créatifs face à notre propre destinée ! Nous nous mettons, par illusion, nous-mêmes les bâtons dans les roues. Est-ce raisonnable et utile à notre avenir ? Croyons-nous encore que celui-ci nous sera offert pendant que nous discuterions sur l´esclavage, sur la colonisation, sur des banalités qui ne menaient nulle part sino aux portes de la misère et de la pauvreté ?
Notre âme profonde, cependant, requiert sa justice. Justice face á l´histoire, justice face aux devoirs que nous avons envers nous-mêmes. Et à mon sens, il est grand temps d´y oeuvrer efficacement.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
24 mars 2008
Barack Obama, le racisme et le patriotisme américain
Le Sénateur américain peut-il éviter l´odieux piège conservateur sur lequel ses adversaires le verraient avec plaisir trébucher ?
L´idéal américain, un idéal égal pour tous ?
Depuis que le Sénateur de l´illinoi a conquis les masses dans sa campagne électorale pour la présidence américaine, que le monde entier est sombré dans une véritable obamanie, tous les moyens sont bons à ses adversaires politiques pour le faire trébucher sur quelques sujets anodins au possible. Racisme ! Douteuse religiosité ! Absence de patriotisme ! Manque d´expérience ! Or, les problèmes américains actuels sont principalement d´ordre économique. L´Amérique, en effet, se trouve dans la crise économique la plus douloureuse que ce pays depuis 1929 n´a eu à encourir. Pire, après avoir vendu des hypothèques douteuses aux banques étrangères, les américains risquent d´entraîner l´économie mondiale dans un refroidissement de confiance et des pertes dont les conséquences seraient, si on n´arrivait pas rapidement à en restreindre les dégâts, considérables. Particulièrement pour les pays pauvres sans réserve pour lutter contre les pertes sèches ou la restriction des crédits commerciaux.
Devant un tel désastre, les forces conservatives américaines, au lieu de reconnaître leurs erreurs et leurs manquements et de changer de politique; celles-ci persistent malgré tout à entretenir des guerres et des dépenses militaires aventureuses et gratuites. Visiblement, personne de ces gaffeurs ne voyait que ces guerres coûtaient 1 milliards $ par jour au contribuable américain auquel on refusait une assurance maladie invalidité de commune solidarité, et qu´on envoyait, avec deux à trois jobs éreintants gagner durement son pain. La criminalité était aux etats-Unis la plus élevée du monde, l´instruction publique dégradée, l´éducation des jeunes en grave crise parce que les parents se débattant pour gagner leur vie n´avaient pas le temps de s´occuper de leurs progénitures. Et même si cela ne touchait que les pauvres et surtout les noirs, tous ces problèmes affectaient l´idéal social américain au plus profond de ses ambitions et de ses structures. Et ce n´était pas seulement Obama qui se posait la question : "Etait-ce réellement cela, l´idéal américain de l´Etat le plus riche et le plus puissant de la terre ?". Les riches, eux, on le sait, ils étaient à l´abri de ces désavantages et inconvénients: de jour en jour ils réclamaient de plus en plus de réduction d´impôts de tout gouvernement qu´il fut Démocrate ou Républicain. Et ainsi, ils s´enrichissait sans vergogne, tandis que de l´autre côté, les pauvres eux, s´appauvrissaient de plus en plus.
Ce bilan, même si il est rapide, n´est pas moins vrai. Et pour ne faire appel qu´à ceux qui prétendaient avoir de l´expérience; ce débâcle actuel de la société américaine n´était-il pas le résultat de gestion de ceux qui se prétendaient être "très expérimentés "? Commencer une guerre comme celle de l´Afghanistan en brusquant L´ONU et le monde entier sous la prétention d´exercer son droit de suite et de représailles, passe encore. Mais, en grande nation militaire et prétentieuse de sa suprématie, s´y embourber au point d´en venir à quémander l´aide et l´assistance de pays alliés tiers dont on avait ignoré le conseil de modération...personne ne voyait à quel point l´honneur américain avait été égratignée par un Bushisme jusqu´auboutiste et maladroit ? Autre chose: prétendre être le pays leader de la démocratie et de la liberté et se laisser entraîner à envahir, sous des prétextes fallacieux et aventuriers un pays indépendant et souverain comme l´Irak, y faire des victimes innocentes et détruire ses structures sociales au point que ce pays sombrait aujourd´hui dans un désagréable islamisme, dans la pauvreté et l´insécurité...Etait-ce vraiment là les agissements d´un leader idéal respectueux de valeurs démocratiques et de la liberté des autres ?
L´hérésie d´avoir créé, organisé et instauré des horreurs aux droits tels que Guantanamo, Abu Ghraib, d´instituer ou de maintenir par veto présidentiel la torture de prisonniers, ou encore de faire des arrestations arbitraires en employant les aéroports d´alliés complices ou pas sous le prétexte de lutte acharnée contre le terrorisme ; tout cela dénotait d´une méthodique, d´un sens éthique et moral culturel brusquant pour un grand pays qui se prétendait être le leader du monde libre ou le garant de la liberté et de la démocratie sur l´échiquier international. Et aujourd´hui plus qu´hier, l´Amérique risquait de perdre le respect et la confiance de la plupart de ses alliés, parce que si le monde admirait la puissance et la richesse, il n´en était pas moins vrai que ce monde aimait à protéger des valeurs de justice, de paix, d´entente et de respect mutuels. Parce que celles-ci portaient en elles les fondements nourrissants d´une véritable convivialité humaine. Et même si on arrivait à la conclusion que c´était Georges Bush qui était responsable de ces bévues et pas le peuple américain, ces bourdes cependant avaient été faites sous son drapeau et en son nom. Autant dire que d´une façon ou d´une autre ce peuple en portera les désagréables retombées. Tout cela, pour le peuple américain fier et respectueux de ses valeurs, pousse ce peuple à y réfléchir à deux fois pour choisir prochainement celui qui doit le mieux représenter ses espoirs et les protéger. C´est tout à fait légitime: chat échaudé craint le froid.
Un éminent psychologue américain a dit à propos d´Obama: "Depuis que cet afro-américain brigue avec succès l´investiture des démocrates à la présidence de l´Etat américain, je suis encore plus fier d´être américain et je souhaite qu´il gagne les élections et devienne le premier président noir de l´histoire américaine." Pourquoi, lui a-t-on demandé ? "Parce que cela nous permettra de guérir, par cette réconciliation politique, bien de nos complexes et conflits raciaux en démontrant que l´Amérique est véritablement une démocratie." Ceci pour dire que même si, par tactique électorale, Obama évite de banaliser ou de ravaler cette campagne électorale au racisme, sa nomination a une incidence raciale malgré tout. Et ses ennemis ne le savent que trop bien. Pire: ils veulent, comme par le passé, employer une sournoise méthode qui consiste, lorsqu´ils sont acculés ou en danger de perte de privilège, à projeter sur leurs victimes leurs propres complexes racial en exigeant de celui-ci qu´il leur laisse la préséance pour confirmer sa neutralité. Cela a commencé chez les Clinton avec la proposition de junior allié à Obama dans une campagne conjointe et, évidemment le poste de vice-président aussitôt les élections gagnées. Un subterfuge à la fois méprisant et rabaissant parce qu´il voulait dire: un noir ne peut pas gouverner l´Amérique en premier, il doit toujours être second; c´est cela notre démocratie. Ou encore on fit appel, à tord, aux dires du pasteur d´Obama: Jeremiah Wright, qui s'est déjà demandé en 2003 (!) si les Noirs des États-Unis ne devraient pas chanter God Damn America (Que Dieu damne l'Amérique) plutôt que le traditionnel God Bless America. Qu´est-ce que les paroles d´un homme libre (même pasteur) avait avoir avec ceux d´un autre ? Rien du tout. On voulait simplement éveiller le racisme dormant dans chaque américain blanc. Ce qui aurait pour conséquence de miner l´élection d´Obama par la voie bien connue du nombre.
C´est curieux ce que la démocratie, apparemment, ne soit valable chez certains américains blancs, que lorsqu´ils décident et gouvernent. Sans cela, leur semble-t-il, il n´y a pas de démocratie. Et surtout ne pas leur rappeler que la fameuse démocratie américaine dont ils se galvaudaient aujourd´hui avait été emprunte et noyée dans le sang et les larmes autant d´indiens que de noirs. Plus encore, que cette fameuse démocratie avait précieusement veillé à ce que tout autre que les blancs soient toujours les perdants et logent au plus bas de l´échelle sociale. Celui qui acceptait cela, c´est un véritable démocrate. Mais Obama pouvait-il se laisser aveugler ou enfermer à ce point dans une inversion savante dans laquelle les noirs, mêmes arrivés au niveau de faire entendre les voix emmurées des leurs, se taisaient sous prétexte qu´ils risquaient d´être...racistes ! Cette fausseté, n´est-ce pas ? Le racisme n´était-il pas le fait de refuser aux noirs tous les droits et les libertés de la démocratie américaine égale à tous et pour tous ?
Aujourd´hui les noirs, que ce soit dans la guerre du Vietnam, celle de l´Irak ou celle d´Afghanistan, se battaient et mettaient leurs vies au service d´un idéal dont ils attendaient toujours qu´ils leur rendent justice. Or comme on l´a vu par le passé, et les chiffres sociaux actuels le crient, les noirs sont toujours ceux qui tirent à la courte corde: ceux qui vivent dans les ghettos, qui sont le plus emprisonnés, qui gagnent le moins que leurs collègues blancs. Obama peut-il réellement devenir président de tous les américains et ignorer ces évidences ? J´en doute. Et s´il le fait pour satisfaire à l´establishmen blanc, c´est qu´il n´est pas meilleur que ces blancs qui violèrent, fouettèrent et assassinèrent les noirs par plaisir ou au travail...pour avoir le droit de clamer d´une démocratie et d´une liberté qui n´étaient, en réalité, que la préséance sociohistorique des blancs.
Or l´homme qui brigue la présidence américaine est d´un acabit averti et intelligent. Il exhorte au changement et prétend que ce changement est imminent, salubre et inévitable. Pour le bien de tous. Et c´est cela qui fait de lui un candidat précieux, n´en déplaise à Hillary Clinton ou à qui que ce soit. Parce que lorsqu´on se prétend être démocrate et défendre la liberté, ces deux valeurs s´étalent aussi sur les salaires, l´éducation, l´influence sociale, le passé comme l´avenir. Il ne faut pas qu´ils s´arrêtent à la couleur de la peau ou à quelque complexe gratuit de supériorité. Ces temps-là, qu´on se le dise, sont résolus. Il est temps de réconcilier la société américaine avec l´autre visage de sa propre face, et ceci veut dire qu´on ne continue pas à entretenir un système ou des valeurs truquées à priori ou perpétuant l´injustice sociale la plus primitive. Celui qui prétend qu´Obama n´est pas patriotique, celui-là doit bien ouvrir les yeux ou se guérir de sa cécité. Etre patriote ne signifie pas seulement avoir participé à des guerres gratuites ou criminelles de par le monde en tuant le plus d´innocents que possible ; mais aussi de défendre à domicile un idéal beau et grand qui donne à chaque enfant de la Patrie le sentiment d´être aimé et protégé, quelle que soit la couleur de sa peau, sa religion, son nom de famille ou ses origines sociales. Dans l´intérêt d´une vraie démocratie.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
RDC : Une élite affame son peule sans vergogne
Le dur réveil du peuple congolais de la RDC : la vache enragée pour la remercier d´avoir élu des représentants…incapables mais drôlement cupides.
L´amer salaire du chèque en blanc électoral
La misère sociale des congolais est devenue insupportable. Un simple exemple: le salaire moyen dans la fonction publique est de 15 dollars : juste assez pour faire vivre modestement une petite famille de trois personnes pendant seulement 2 jours sur les 30 jours du mois !!! Mais les députés nationaux, toute tendance confondue, ont accepté une augmentation scandaleuse de leur salaire mensuel qui est passé de 4.500 à 7.500 dollars américains un an seulement après les élections! Une vraie corruption morale des soi-disant représentants du peuple.
Curieusement, tous les députés et sénateurs de l’opposition dite institutionnelle (Kiakwama Kiakiziki, Kengo Wa Dondo, Lunda Bululu, Delly Sessanga...les donneurs des leçons, les autres petits et grands fanfarons) n’ont pas dénoncé publiquement cette augmentation salariale illégale et, préfèrent s’engraisser au même titre que leurs frères siamois du pouvoir Kabiliste sur le dos de la population.
Nous en avons assez des discours et verbiages soporifiques à la limite de la complicité et de la trahison de la part des soi-disant opposants. La Révolution est la seule solution. La revanche des ventres affamés contre les prédateurs voraces nommés "dinosaurius congoleus" est inévitable. L'UDPS doit devenir un grand parti ouvrier comme les 99% de ses militants afin de conduire le peuple vers cette Révolution populaire tant voulue et souhaitée par notre très cher Professeur Paul Katumba.
Le souffle du "Big-bang"risque de n’épargner personne ! Il est donc temps de bien choisir son camp!
Pierre Katalayi
Président National du Syndicat Ouvrier de la RDC.
Forum Réalisance
23 mars 2008
Le Mollah Omar Bongo a fait déporter Jean-Marie Bockel
Les déclarations du secrétaire d'Etat à la Coopération avaient déplu au président gabonais. Elles lui ont coûté son poste.
Bockel victime de la fausseté politique africaine.
"C'est un signe intéressant." Le porte-parole du gouvernement gabonais a accueilli chaleureusement la "bonne nouvelle" du départ de Jean-Marie Bockel du secrétariat d'Etat à la Coopération. En clair: victoire par KO d'Omar Bongo qui, ayant demandé sa tête, a obtenu la dépouille du maire Gauche moderne de Mulhouse. Celui qui, dans ses voeux à la presse, appelait à signer "l'acte de décès de la FrançAfrique". Vous avez dit "rupture"?…
"L’un des premiers freins au développement, c’est la mauvaise gouvernance."
L'affaire avait fait grand bruit du côté de Libreville. A peine revenu de vacances, dans la litanie monotone des vœux, Jean-Marie Bockel avait lâché un pavé dans le marigot. Bien que réécrit par les conseillers de l'Elysée, son discours entendait marquer une certaine rupture…
"L’un des premiers freins au développement, c’est la mauvaise gouvernance, le gaspillage des fonds publics, l’incurie de structures administratives défaillantes, la prédation de certains dirigeants.
"Quand le baril est à 100 dollars et que d’importants pays producteurs de pétrole ne parviennent pas à se développer, la gouvernance est en question.
"Quand les indicateurs sociaux de ces pays stagnent ou régressent, tandis qu’une minorité mène un train de vie luxueux, la gouvernance est en question.
"Que deviennent ces revenus pétroliers? Pourquoi la population n’en bénéficie-t-elle pas? Est-il légitime que notre aide au développement soit attribuée à des pays qui gaspillent leurs propres ressources?"
Devant les journalistes, Jean-Marie Bockel avançait un message très clair: fini les liens occultes des coulisses franco-africaines, vive la transparence! Le secrétaire d'Etat à la Coopération appelait même à renforcer les mécanismes d'évaluation des programmes d'aide, en les conditionnant à la "bonne gouvernance". Une idée pas vraiment neuve (voir le discours mitterrandien de la Baule en… 1990), mais pas forcément inutile.
Dans l'après-midi de ce mardi 15 janvier 2208, le secrétaire d'Etat fait un addendum public à son discours où -détail important- il n'a pas lâché un seul nom. Dans un entretien au Monde, Jean-Marie Bockel cite un nom, un seul, celui du "président du Gabon". Badaboum! Au Palais du bord de mer, le sang du "sage" Omar Ondimba Bongo ne fait qu'un tour. A tel point qu'un communiqué officiel du conseil des ministres rappelle, le 17 janvier 2008 à la France les règles de bienséance:
"De tels propos ne peuvent être mus que par l'ignorance des réalités de la coopération franco-africaine. Aussi, le gouvernement gabonais marque-t-il sa surprise face au constat suivant: à savoir que, depuis l'arrivée à la tête de la France du président Nicolas Sarkozy, soient véhiculés a un tel niveau de responsabilité des clichés méprisants faisant des Etats africains de vulgaires mendiants sollicitant sans fin l'aumône de la France. Le Gabon s'étonne de cette attitude d'autant plus inacceptable quand on sait les avantages que tirent la France et les autres Etats occidentaux de leurs rapports économiques avec notre pays depuis toujours, avantages mutuels par ailleurs."
En coulisse, le syndicat des chefs d'Etat africains s'organise. Bongo, Sassou (président du Congo) et Biya (président du Cameroun) prennent leur téléphone pour réclamer à Nicolas Sarkozy la tête de l'impétrant. Les jeux sont faits.
"Tuer les petites pratiques moribondes et renouveler le dialogue avec les Africains"
Deux mois plus tard, la sanction tombe, alors même que le flamboyant Jean-Marie Bockel s'est ravisé. D'ailleurs, le secrétaire d'Etat à la Coopération faisait preuve d'une grande modération dans sa volonté de "rupture", misant sur la volonté du président de la République:
"Pour faire évoluer les choses, on peut provoquer le conflit. Ma méthode est différente, forte et pédagogique, non idéologique. Il s'agit de conditionner notre aide à une bonne gouvernance, faire comprendre à l'opinion et aux dirigeants que ce serait plus efficace.
"Le moment est venu d'une piqûre de rappel pour aller plus loin dans la démarche de rupture et mettre nos principes en actes. Tuer les petites pratiques moribondes et renouveler notre manière de dialoguer avec les Africains. Le Président sera en Afrique à la fin de février: c'est le bon moment."
Présomptueux… En Afrique du Sud, devant le Parlement réuni au Cap, Nicolas Sarkozy a bien proposé une révision des accords militaires. Mais de vraie rupture, point. Et surtout, il n'a pas précisé sa méthode.
Jean-Marie Bockel a-t-il été victime d'un reportage de France 2 ?
Un reportage diffusé sur France 2 début mars n'a sans doute pas aidé à reconduire le patron de la Coopération. Reprenant les informations mises au jour par les policiers l'été dernier, la chaîne publique montre l'étendue du patrimoine immobilier du président Bongo: 33 appartements ou maisons, un hôtel particulier de 18 millions d'euros…
Re-colère d'Omar Bongo qui, en guise de représailles, expulse deux ressortissants français. Evoquant une véritable "cabale" et un "complot contre le Gabon et son président", le porte-parole du gouvernement, René Ndemezo’ Obiang, fustige la diffusion du reportage dans un communiqué:
"En autorisant la diffusion par les chaînes publiques de reportages divulguant l'adresse privée du président de la République gabonaise en France, mettant ainsi en danger son intégrité physique ainsi que celle de sa famille, les autorités françaises ont manqué à leurs obligations de protection d'un chef d’Etat en exercice."
Le ton menaçant et inhabituellement peu diplomatique laisse augurer des conversations houleuses échangées entre les deux palais. Deux semaines plus tard, Jean-Marie Bockel fait ses valises pour les Anciens combattants, où il pourra méditer sa propre réponse faite au Monde, qui l'interrogeait sur le précédent de Jean-Pierre Cot, écarté en 1982 de la Coopération par François Mitterrand pour cause de réformisme trop enthousiaste:
"C'est un vieil ami. Il s'est vite isolé et n'a pas forcément fait la bonne analyse. Moi, je suis avant tout un pragmatique. Je sais gérer les gens, les budgets, les contradictions. Je sais qu'on ne décalquera pas du jour au lendemain notre morale en Afrique. Je sais aussi que l'Afrique est le continent de demain, et qu'il en va de l'intérêt de la France de mettre en œuvre cette rupture. La jeunesse africaine l'attend."
Elle attendra encore un peu, la jeunesse Africaine.........
Patrick Eric Mampouya
Forum Réalisance
21 mars 2008
Afrique. Faiblesse mentale ou faiblesse de détermination à la liberté ?
Aimer la liberté et la réalisation sensible est une chose, commettre les efforts intellectuels, logiques et effectifs pour asseoir et épanouir ces légitimes et humaines aspirations est autre chose. En Afrique on assiste à des comportements ambigus, contradictoires et mêmes sciemment ou inconsciemment opposé à l´avènement de ce but pourtant fiévreusement et passionnément encouru. Pourquoi ?
Défaut de caractère, de logique conséquente ou simplement infantilisme blessant ?
Quant une race, tout un continent a été à ce point méprisé, des siècles durant dépossédé de ses meilleurs enfants, privé de liberté et de reconnaissance sociohistorique; quand on a détruit ses symboles, renié par la violence et la négation sa spiritualité autant que ses droits humains; il s´ensuit, dans ce peuple errant sur le sentier devenu ténébreux et rocailleux de son histoire, de ses attentes et de ses aspirations, une psychologie du doute, de la persécution et du refoulement qui l´empêche de croire en lui, de développer un jugement critique objectif fondé sur ses propres aspirations et attentes. Et par réflexe, il cherche la masse, la multitude pour cacher son identité interdite ou empêchée. Parce que la masse lui permet de vivre une partie réelle, autorisée et protégée par les lois du nombre, de sa personnalité individuelle.
Ce n´est que comme cela qu´on peut s´expliquer, à mon avis, la généreuse tendance qu´ont la plupart des intellectuels africains à aspirer quid à l´Afrocentricité, à l´Unité africaine, à quelque union des noirs du monde dont on se demandait: sur quelles bases se feraient ou devaient se faire ces rassemblement ? Quand on sait que les américains noirs, autant que les haïtiens, les guadeloupéens, et mêmes les africains eux-mêmes sur leur propre continent vivaient désormais sous des langues, des valeurs culturelles différentes, et le moins qu´on puisse dire, un avenir et des attentes totalement différentes les uns des autres. Certes, tous ces noirs avaient été, dans ne mesure ou une autre, victimes d´un quelconque prédateur historique chrétien ou islamique qui leur avait imprimé son cachet culturel et son sens de l´histoire; mais devait-on pour autant tous les mettre dans une même casserole de lutte ? N´était-ce pas simplifier les choses dangereusement ? En effet, en Afrique même, et de part leurs différences culturelles, leurs lieux de naissances, le contexte sociohistorique de leur existence passée et actuelle, les africains ne sont-ils pas différents les uns des autres ? Je le pense bien. Et à mon avis ne pas le prendre en compte, c´est, par cécité ou sentimentalisme associatif illuminé, manquer aux devoirs intellectuels du détail et de la particularité.
On entendait déjà quelque martiniquais ou antillais se refuser à être mis dans le même sac, le même combat que celui des africains. A raison. Vouloir changer leur histoire ou remettre l´heure historique à l´époque d´avant l´esclavage est une chose impossible. Et ailleurs, selon la main séparatrice et possessive du maître, les peuples comme celui du Cameroun, du Congo, du Burkina Faso et autres, ces peuples avaient suivi ou subi un développement culturel qui les avait différenciés de leurs entités antérieures. A mon avis, on devrait malgré tout faire contre mauvaise fortune bon coeur, et s´atteler plutôt au principal qui est à mon sens la réalisation de la liberté réelle de ces Etats devenus indépendants. Et je me demande si cette tendance au concentracisme ne voulait pas cacher, en réalité, les déboires d´efficience dont souffrait l´intellectuel africain déjoué et tenu en laisse par une implacable francafrique. Et faute d´exercer ou de réaliser au pouvoir le discours libérateur de ses peuples, de leurs attentes et de leurs véritables réalisations, frustré, l´intellectuel émettait des théories qui tout en étant irréalistes et vides de consistance, devaient le rappeler à la mémoire de ceux qu´il ne savait présentement ni défendre, ni conduire à un avenir meilleur.
Ce problème, si beaucoup de le voient pas, n´est pas seulement un sujet de discussion. C´est un problème qui cache ou explique autant les déboires de l´Afrique actuellement qu´il en dramatise l´avenir de tous ces peuples qui, privés de leurs meilleurs intellectuels vivant tous pour la plupart à l´étranger, subissaient sur le terrain politique et économique de leurs réalités journalières les sévices et les malfaçons d´une élite du pouvoir aussi opportuniste qu´incapable dans ses jugements autant que dans ses choix de priorités et de stratégie pour servir les devoirs qu´ils devaient au leurs. Il y avait donc une douloureuse et plutôt cruelle évidence réelle d´accomplissement : tandis que d´un côté les intellectuels doués et avertis trépignaient et se révoltaient contre le sort que subissait leurs peuples, de l´autre une pseudo élite au pouvoir se laissait corrompre, cafouillait dans un débâcle à peine croyable d´orientations, de décisions et d´utilisation de ressource qui frisaient l´infantilisme le plus obtus. Le dialogue entre ces deux classes, et cela grâce à la compartimentation sournoise et orientée des intérêts occidentaux occultes, ne trouvait pas lieu. Pourquoi ? Parce que l´occident dominant n´avait pas d´intérêt à ce que ses sources d´approvisionnement en matières premières, en produits agricoles de transformation, en revenus financiers et économiques ne viennent à tarir. Diviser pour rêgner.
Tout cela est connu et même largement discuté depuis longtemps. Ce qui frappe, c´est que la plupart des africains, et cela malgré de brillantes publications de Doumbi Fakoly, par exemple, de Cheik Anta Diop, d´Omotunde et autres, les africains concernés n´avançaient pas bien vite dans leur dialectique. Bien au contraire, beaucoup, et cela tout en clamant un africanisme bancal, ou en entretenant une fausse révolte raciste dans des chambres Internet obscures et trompeuses, jouaient habilement au caméléon culturel mangeant à deux râteliers. De l´occident ils attendaient une vie facile et bien meilleure que chez eux, mais lorsqu´il s´agissait de mettre leurs attentes en pratique et de lutter chez eux pour changer les choses au mieux, il se laissaient aller et dominer par le train train quotidien que l´occident y avait instauré. Cette fausseté avait engendré des traîtres africains du plus bas acabit dont les gouvernements africains aujourd´hui abondaient. Manque d´imagination, ou manque de caractère ? On ne peut tout de même pas avoir fait les études en Europe, avoir lu autant Tibor Mende, Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Malcolm X et autres leaders de la liberté humaine, et cependant se refuser à appliquer l´évidence de ce qu´on a appris ! Comment diable cela s´expliquait-il ? Voulait-on cette liberté ou ne la voulait-on pas ? A moins que...lorsqu´il s´agissait de payer le prix de ses propres ambitions, ceux de ses propres rêves et ceux des siens, on voulait tout à coup avoir tout gratuitement ?
Mais peut-être que pour beaucoup le défaut se trouve dans la dialectique elle-même de réalisation que l´Afrique n´a que trop peu développée dans des ouvrages publiés en Afrique et discutés dans de larges débats de société ? Parce que publier en France, en Allemagne ou aux Etats-Unis, c´est somme toute publier loin de l´Afrique; et autant dire du centre d´intérêt de ces idées. Et beaucoup d´intellectuels africains en ont marre de toujours trouver leurs réponses à l´étranger. En Afrique noire, cependant, il y avait un manque criant de maisons d´éditions libres conscientes et intéressées aux pensées supérieures de leurs propres enfants ! D´autre part, la critique n´est pas encore très bien vue, en Afrique; et on se demande bien comment dans ces conditions cette Afrique comptait s´améliorer et se mettre à jour devant les défis contemporains sans frontières ? Or la connaissance comme telle ne suffit plus de nos jours; il faut non seulement l´entretenir et savoir la discuter ou la renier au besoin, mais il faut aussi d´autre part élever et parfaire l´idéal social, intellectuel et technique qu´on se souhaite. Et garder contact avec le monde extérieur, car l´histoire nous a apprit que nos prédateurs les plus dangereux vinrent de l´étranger. Alors, comment changer les choses au mieux; comment parvenir à établir ce dialogue interculturel et interdisciplinaire dont profiterait réellement l´Afrique et son avenir ?
C´est pourquoi je fais un appel à tous ceux qui ont compris ce dilemme de chercher à trouver des solutions permettant à le résoudre. Je sais combien nous sommes divisés et éparpillés de par le monde. Actuellement ceux qui profitent de notre intelligence, ce sont ceux qui veillent à ce que les choses ne changent pas en Afrique, afin qu´ils en soient toujours les profiteurs. Mais cela est-il dans notre intérêt et ceux des nôtres ? Pas du tout. Il y a donc lieu de changer les choses, autant en allant profondément dans la dialectique de notre réalisation culturelle, qu´en cherchant les moyens efficaces et réels nous permettant d´y subvenir. La liberté, dirai-je encore une fois, il ne suffit pas seulement de l´aimer ou de la vouloir; il faut aussi savoir en payer le prix intellectuel et pratique à son avènement. Et plus ce prix est élevé, et plus la victoire n´en est que plus ennoblissant. Beaucoup parmi nous se font des illusions en occident ; d´autres ont cessé, par manque de caractère ou de courage, à croire à une patrie Africaine libre, prospère, protégeant les rêves et les attentes de tous ses enfants. Mais ceux qui n´ont pas jeté l´éponge; ceux que la foi d´être noir, indépendant et libre n´a pas quitté ; ceux-là savent qu´ils sont des élus d´un combat d´une véritable grandeur humaine pour lequel ils n´ont pas le choix.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
18 mars 2008
L´Afrique à la recherche de son souffle objectif de réalisation
Devant une crise économique dont l´ampleur risque d´entâcher et de préjudicier à son avenir, de quelle Afrique rêvent les africains ?
Une Afrique africaine qui s´aime et respecte pieusement les rêves et l´avenir de tous ses enfants.
"Nous devons humaniser le capitalisme" Franz Mutefering, ancien président du Parti Socialiste allemand.
Le début de ce troisième millénaire semble plein de surprises, de contraintes et d´exigences. La crise du capitalisme occidental hégémonique qui louvoie depuis 30 ans bat son plein et risque, si le systématisme occidental persiste à se refuser aux réformes inévitables à son assainissement, à plonger ce système dans un gouffre grandissant de perte d´objectivité et, ce faisant, de crédibilité et de confiance en lui-même. Parce qu´en s´endettant pour cacher ses déboires et son manque de solutions adéquates aux problèmes sociaux, on restreint sa propre marge d´action sociale autant qu´on alourdit les dettes reposant sur les générations futures.
La crise économique actuelle dont le centre de séisme est située aux Etats-Unis duquel la crise hypothécaire en serait le déclencheur, n´est que la cime de l´iceberg. Depuis 30 ans, le système économique mondial dominé par les occidentaux était à court de logique et d´efficience. Quoique les tenants du système avaient veillé à ce que leurs pains et leurs intérêts soient toujours prépondérants, protégés et fructueux; la logique conservative et orientée de ce système faisaient plus de pauvres et d´exclus que ne le justifiait le droit, la liberté et le respect de l´existence humaine tel quel. En y regardant de près, on était surpris de constater que la liberté, la démocratie, l´humanité dont on le capitalisme moderne se réclamait, tout ces principes avaient été vidés de leurs contenus pour les soumettre à des valeurs embusquées aux privilèges de quelques minorités servant, elles, à perpétuer et à conforter un systématisme antérieur de domination.
Tout cela aurait continué à fonctionner si...si la logique immuable de réalisation individuelle n´avait pas été détruite ou conduite à l´impasse par le chômage occidental dégradant autant les finances sociales que le contenu démocratique social des libertés dont ces pays se réclamaient. La rationalisation mécanique qu´on venta et acclama dans les années ´60 était devenue une malédiction qui renvoyait son maître à l´inutilité...et à la pauvreté. Produire, on le faisait à tout rompre, et abusivement; cependant que ce qui était vrai pour le marché intérieur l´était aussi pour l´Afrique qu´on poussa à l´endettement pour se doter d´une fausse illusion de progrès avec des routes, des usines clés sur port