A Aimé Césaire. A titre d´oraison funèbre.

La liberté humaine a perdu un grand tribun

A mon frère le plus doué, mon maître, la voix de ma conscience et celle de notre éternel combat humain ; c´est bien de peine que tu ne sois plus des nôtres ! Et déjà, devant notre champ de bataille aux duels acharnés, ton départ nous attriste et nous esseule.Aimecesaire

Tous ceux qui ont eu la joie et la fierté d´entendre ta voix, de lire tes mots, de te savoir auprès d´eux dans le sort historique où l´existence humaine nous a conduit, ceux-là vont te regretter amèrement. Dieu merci, grand frère, nous as-tu légué ton talent qui, lui, inlassablement chantera ses vers à nos cœurs angoissés.

Maintenant, aujourd´hui que nous t´avons perdu, ton image et ton discours se sont enflammés dans nos âmes tourmentées et inassouvies de leurs plus belles attentes. Et en nous amoureux et épris de la liberté et de ses fleurs fructueuses et vives, a grandi la foi précieuse de ta fidélité.

Repose en paix, ô enfant aimé du continent éternel. Puisse nos prières émues et attendries te bercer ce voyage silencieux et sans retour qui est maintenant le tien. Nous ne t´oublierons jamais, car au fond de l´amour chaleureux de tous les femmes et hommes de bonne foi, ta droiture restera légendaire.

En toute humilité, respect et profonde admiration; et en place de tous les tiens qui ne cesseront de t´aimer,

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu 

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