19 juillet 2008
Comment guérir les cultures africaines de leurs inconséquences ?
Un continent malade de ses propres défauts : ignorance, inconséquences rationnelles, superficialité, irréalisme, absolutisme inconvenant du pouvoir, manque de culture critique objective, passivité…etc, etc
L´univers de l´attardé en mal de confiance en soi
Quand on voit ce qui se passe actuellement en Afrique, c´est à peine si on ne peut pas s´empêcher de se demander : diable, que se passe-t-il ; comment réfléchit-on sur ce continent pour avoir, par exemple, fermé les yeux sur les crimes journaliers et publics du Darfour ?
Ou encore : comment expliquer qu´un continent qui a besoin de toute sa main d´œuvre pour se développer, comment tarde-t-il à donner et organiser l´emploi qui est, comme on le sait, le seul moyen de changer les choses en créant la plus value permettant de sortir du manque ? Au lieu de cela, on adoptait une politique d´importation et de dépendance à l´aide étrangère qui ruinait autant les sociétés du travail autant que de ses accumulations sociales qui allaient engendrer ailleurs à l´étranger la prospérité et l´avenir économique.
Comment cela s´explique-t-il ? Se trouverait-on devant quelque chose de diabolique, d´un courant incontrôlable qui s´abattrait sur les africains et leur enlèverait le bon sens et la raison, ou l´Afrique, par manque d´orientation et sous un complexe d´attardé essayant, comme le noyé s´accrochant à un bris de navire, de sauver les apparences en s´accrochant à de précaires et non moins superficiels allures de modernité pour guérir (mal) ses profonds manquements ?
Oui, comment s´expliquait-on que les africains, au lieu de renforcer l´éducation et l´instruction de leurs enfants ; au lieu de dynamiser et d´objectiver sévèrement les facteurs fondamentaux de toute architecture sociale ambitieuse d´atteindre le plus sûrement que possible ses buts de réalisation…que tous ces facteurs étaient scandaleusement négligés ?
En fait, c´est à se demander : à quoi jouait-on donc ? Voulait-on se tromper soi-même ou voulait-on tromper son monde ? Dans l´un ou l´autre des cas, ne perdait-on pas sur son propre avenir ? Ou l´Afrique, ce continent attardé aux chiffres tellement effrayants qu´on s´en cachait avec l´aide étrangère et des allures, des apparences en définitive suicidaires de consommation tapageuse de produits étrangers. Ce qui souffrait de cette hérésie, c´était pourtant le plus important de toute culture humaine : la créativité et l´ingéniosité de responsabilité existentielle ! De quoi voulait-on indéfiniment vivre, de l´aide et de la créativité des étrangers ? Que ferait donc les enfants et les intellectuels africains ? Se ronger les ongles, se vendre à l´étranger ou mourir de faim et de pauvreté ? Il faut savoir ce qu´on veut, en somme…où on trouve, on produit ses moyens de subsistance !
On ne peut pas toujours reprocher aux étrangers de détruire la confiance et l´assurance créative et intellectuelle des africains depuis toujours pour les assimiler ou les assujettir à leur culture dominante et hégémonique, si, lorsqu´on a le pouvoir de contrer et de protéger les siens de ces effets et de ces intentions primitives néfastes, on se mettait soi-même à scier les fondements du redressement culturel avec une désinvolture de la plus surprenante irresponsabilité ! Le pouvoir en Afrique, c´est connu, est ou usurpé par des charlatans ou exercé par des innocents incapables dangereux pour l´avenir de ce continent. Mais comment changer les choses si les peuples ignorants et peu avertis de critères de choix et d´appréciation de leurs prétendants au pouvoir, autant que des profondes et sévères exigences déontologiques que nécessitent la gestion et l´organisation de la chose publique ; si ces pauvres étaient sciemment aveuglés pour les contraindre à élire des arrivistes et des aventuriers malintentionnés à la tête de son pouvoir ?
Oui, comment sortir de ce cercle vicieux qui ruinait les africains de leurs chances sociohistoriques en les menant tout droit au désastre ? Parce que, ne nous faisons aucune illusion : si les étrangers déversaient chez nous à loisir leurs excédents commerciaux, cela détruisait notre agriculture, notre élevage et nos petites structures de production. Et si par surcroît ces mêmes étrangers consommaient à pleines gorges nos matières premières en nous polluant l´atmosphère…un jour prochain nous nous trouverons devant des matières premières qui avaient changé de main et étaient devenus si chers que nous ne saurions, dans notre pauvreté, les racheter. Nos enfants seront confrontés demain avec une détérioration écologique mondiale qu´ils n´avaient ni provoquée, ni profité des fruits et avantages industriels qu´on y aurait retiré. Peut-on dire ce jour-là que nous avons aimé et protégé nos enfants comme il se doit de dangers évidents ? Ou pourrait-on dire aussi ce jour-là : l´africain a toujours été incapable, ce n´est pas nouveau. Encore une fois ? Comme toujours… ? Pas brillant, vraiment pas brillant. Il n´y a pas de raison d´être fier de soi. Tonnerre, ça doit cesser ce dilettantisme criminel ou pas…?
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
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