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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

19 juillet 2008

Le pape d´une église chrétienne en perte évidente de crédibilité

Pèlerin infatigable, le Pape Benoît XVI (Ou Bénédicte XVI) parcourait le monde entier pour rassurer ses ouailles dans la foi de leur église, cependant que partout où ses pas le conduisaient, d´incessantes accusations s´élevaient, révoltées contre les exactions sexuelles commises par ses prêtres envers des enfants, des adultes, des classes sociales.

Une foi ambiguë, plutôt coupable qu´irréprochable

Le Pape visite actuellement l´Australie où les congrégations catholiques de la jeunesse de tous les continents (168 pays) y ont envoyé leurs délégués pour participer á la 23ième journée sa jeunesse. Et déjà il doit s´excuser publiquement pour les méfaits commis par une centaine de ses prêtres actuellement accusés d´abus sexuels sur des enfants, des adultes. B_n_dicte_XVI

On croit se répéter une vieille chanson devenue bien chrétienne qu´on avait dernièrement entendue lors de sa visite aux Etats-Unis. Et on se demande si cette habitude à s´excuser allait continuer à marquer ses pas dans le monde entier…

Apparemment la foi chrétienne était en crise, parce que se réclamer de Dieu ou lui vouer sa foi, et perpétrer malgré tout des actes criminels et abusifs envers des innocents…surtout de la part de ceux qui avaient prêté serment à la foi et à son église. Cela choquait et révoltait bien plus d´un. Et apparemment la foi ne rendait pas le croyant meilleur ou plus vertueux que le commun des mortels non croyant ; mais alors, à quoi donc servait cette foi ? A héberger des homosexuels criminels et abusifs, ou l´église donnait-elle prétexte à des prêtres de petites vertus pour exercer, sous le couvert de leurs sacerdoce, leurs bas instincts ?

Aux Etats-Unis on avait, comme dans bien d´autres pays, essayé d´étouffer ces scandales, Dieu merci, sans y parvenir. L´église dut payer des sommes considérables aux victimes. Les associations australiennes de défense des victimes, elles aussi exigeaient autre chose que de chaudes excuses publiques. Avec ce genre de vides excuses, on pouvait tromper les africains, les aborigènes d´Australie ou les indiens du Canada avec de grandes scènes publiques d´excuses ; cette fois cependant, et comme aux Etats-Unis, les organisations défendant les victimes réclamaient réparations financières et assistance psychologique.

On a beau minimiser ou banaliser ces abus commis par des représentants de l´église sur leurs ouailles ; tout cela ne faisait ni disparaître le vrai scandale que ces abus soulevaient sur la foi elle-même d´une part, et de l´autres, sur une église qui employait des criminels potentiels pour la servir. Et elle allait même jusqu´à faire d´ignobles pressions, dans certains cas, pour intimider les victimes et leurs familles et les contraindre à se taire ! Cette persévérance dans la fausseté, n´est-ce pas ?

Pour bien comprendre, ou apprécier de ce qui se passe dans l´église catholique actuellement, il suffit d´aller dans son passé. Dans les derniers cinq cent ans, par exemple. On serait surpris que l´église ait recommandé, accompagné et supporté l´esclavage des africains dès 1554 avec le consentement explicite du Pape Nicolas V. Cette église, dans ses représentant autant que par son institution. si on devait la juger par son passé, elle représenterait plus l´enfer du crime, de l´intrigue criminelle militaire et civile, des abus et de la perdition morale que du paradis et du bon Dieu dont elle se réclame aujourd´hui sans bien savoir où il se trouve. Et vraisemblablement ses propres prêtres n´échappent pas au pêcher de s´exercer illégalement sur des tiers innocents. A qui voudra-t-on donc faire croire que la foi chrétienne rend meilleur ? Il n´y a que les idiots pour le croire. Ou ceux qui, volontairement, veulent se laisser tromper et abuser. Or, avoir la foi ou croire en Dieu, cela ne veut pas dire qu´on doit se laisser mener en bateau, ou qu´on se refuse, pour une raison ou pour une autre, à la quête individuelle ou collective de perfection. Et si l´église prétend représenter Dieu, elle doit, sur toute la ligne de son existence et son ministère, faire preuve qu´elle protège et encense les plus belles et les plus justes des valeurs humaines. Parce qu´il n´existe pas de Dieu qui recommande à son église ou à ses croyants d´aller assassiner les autres, de leurs priver de droits et de libertés, de les piller et de les violenter à longueur de siècles pour quelque raison que ce soit ! Alors ? Surtout ne pas se laisser…

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

Forum Réalisance

Posté par Musengeshi Kat à 22:59 - critique et objectivité - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Comment guérir les cultures africaines de leurs inconséquences ?

Un continent malade de ses propres défauts : ignorance, inconséquences rationnelles, superficialité, irréalisme, absolutisme inconvenant du pouvoir, manque de culture critique objective, passivité…etc, etc

L´univers de l´attardé en mal de confiance en soi

Quand on voit ce qui se passe actuellement en Afrique, c´est à peine si on ne peut pas s´empêcher de se demander : diable, que se passe-t-il ; comment réfléchit-on sur ce continent pour avoir, par exemple, fermé les yeux sur les crimes journaliers et publics du Darfour ?

Ou encore : comment expliquer qu´un continent qui a besoin de toute sa main d´œuvre pour se développer, comment tarde-t-il à donner et organiser l´emploi qui est, comme on le sait, le seul moyen de changer les choses en créant la plus value permettant de sortir du manque ? Au lieu de cela, on adoptait une politique d´importation et de dépendance à l´aide étrangère qui ruinait autant les sociétés du travail autant que de ses accumulations sociales qui allaient engendrer ailleurs à l´étranger la prospérité et l´avenir économique.

Comment cela s´explique-t-il ? Se trouverait-on devant quelque chose de diabolique, d´un courant incontrôlable qui s´abattrait sur les africains et leur enlèverait le bon sens et la raison, ou l´Afrique, par manque d´orientation et sous un complexe d´attardé essayant, comme le noyé s´accrochant à un bris de navire, de sauver les apparences en s´accrochant à de précaires et non moins superficiels allures de modernité pour guérir (mal) ses profonds manquements ?

Oui, comment s´expliquait-on que les africains, au lieu de renforcer l´éducation et l´instruction de leurs enfants ; au lieu de dynamiser et d´objectiver sévèrement les facteurs fondamentaux de toute architecture sociale ambitieuse d´atteindre le plus sûrement que possible ses buts de réalisation…que tous ces facteurs étaient scandaleusement négligés ?

En fait, c´est à se demander : à quoi jouait-on donc ? Voulait-on se tromper soi-même ou voulait-on tromper son monde ? Dans l´un ou l´autre des cas, ne perdait-on pas sur son propre avenir ? Ou l´Afrique, ce continent attardé aux chiffres tellement effrayants qu´on s´en cachait avec l´aide étrangère et des allures, des apparences en définitive suicidaires de consommation tapageuse de produits étrangers. Ce qui souffrait de cette hérésie, c´était pourtant le plus important de toute culture humaine : la créativité et l´ingéniosité de responsabilité existentielle ! De quoi voulait-on indéfiniment vivre, de l´aide et de la créativité des étrangers ? Que ferait donc les enfants et les intellectuels africains ? Se ronger les ongles, se vendre à l´étranger ou mourir de faim et de pauvreté ? Il faut savoir ce qu´on veut, en somme…où on trouve, on produit ses moyens de subsistance !

On ne peut pas toujours reprocher aux étrangers de détruire la confiance et l´assurance créative et intellectuelle des africains depuis toujours pour les assimiler ou les assujettir à leur culture dominante et hégémonique, si, lorsqu´on a le pouvoir de contrer et de protéger les siens de ces effets et de ces intentions primitives néfastes, on se mettait soi-même à scier les fondements du redressement culturel avec une désinvolture de la plus surprenante irresponsabilité ! Le pouvoir en Afrique, c´est connu, est ou usurpé par des charlatans ou exercé par des innocents incapables dangereux pour l´avenir de ce continent. Mais comment changer les choses si les peuples ignorants et peu avertis de critères de choix et d´appréciation de leurs prétendants au pouvoir, autant que des profondes et sévères exigences déontologiques que nécessitent la gestion et l´organisation de la chose publique ; si ces pauvres étaient sciemment aveuglés pour les contraindre à élire des arrivistes et des aventuriers malintentionnés à la tête de son pouvoir ?

Oui, comment sortir de ce cercle vicieux qui ruinait les africains de leurs chances sociohistoriques en les menant tout droit au désastre ? Parce que, ne nous faisons aucune illusion : si les étrangers déversaient chez nous à loisir leurs excédents commerciaux, cela détruisait notre agriculture, notre élevage et nos petites structures de production. Et si par surcroît ces mêmes étrangers consommaient à pleines gorges nos matières premières en nous polluant l´atmosphère…un jour prochain nous nous trouverons devant des matières premières qui avaient changé de main et étaient devenus si chers que nous ne saurions, dans notre pauvreté, les racheter. Nos enfants seront confrontés demain avec une détérioration écologique mondiale qu´ils n´avaient ni provoquée, ni profité des fruits et avantages industriels qu´on y aurait retiré. Peut-on dire ce jour-là que nous avons aimé et protégé nos enfants comme il se doit de dangers évidents ? Ou pourrait-on dire aussi ce jour-là : l´africain a toujours été incapable, ce n´est pas nouveau. Encore une fois ? Comme toujours… ? Pas brillant, vraiment pas brillant. Il n´y a pas de raison d´être fier de soi. Tonnerre, ça doit cesser ce dilettantisme criminel ou pas…?

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

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Posté par Musengeshi Kat à 19:41 - critique et objectivité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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