24 juillet 2008
Berlin sous le charme de Barack Obama
Décidément un homme pas comme les autres: élégant, charmant, charismatique et candidat au poste du président le plus puissant de la terre. Tout Berlin est en ébullition dans l´attente, à 19 heures devant la statue de la victoire, du discours qu´il a l´intention d´adresser non seulement à l´Allemagne comme première puissance économique européenne, mais aussi à toute l´Europe et au monde entier.
Au-delà du changement…
Et tout à coup rien n´était plus comme avant, autant dans les milieux officiels politiques et économiques, que dans les rues de Berlin dans lesquelles les détournements de la circulation à la porte de Brandebourg avait causé bien de désagréments.
Avant cette visite, Angela Merkel qui a reçu chaleureusement le sénateur Obama candidat à la Maison Blanche dès son arrivée à la chancellerie, déconseilla son hôte, comme celui-ci le voulait, de faire son speach à la fameuse Brandenburgertor. Qu´à cela ne tienne, Obama ferait son adresse à quelques centaines de mètres de là, à la Statue de la Victoire. Ainsi, symboliquement, il aurait dans son dos la Siegesseule et ferait face à la Brandemburgertor.
Le sénateur américain candidat serait aussi reçu par Frank-Walter Steinmeier, ministre des affaires étrangères, et par le bourgmestre de l´état de Berlin : Klaus Wowereit qui lui demandera certainement d´honorer de son nom le livre d´or de la ville.
Cette visite a subitement éveillé un grand débat politique en Allemagne sur les relations transatlantique, l´état économique et politique de l´Amérique de Georges W. Bush, et sur les qualités et les espoirs qu´apportent l´élection d´Obama. Selon un sondage, 78% des allemands se sont prononcés pour le sénateur de l´Illinois. 22 seulement pour son adversaire McCain. S´il ne tenait qu´à l´Allemagne, les élections américaines seraient déjà conclues.
Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Forum Réalisance
Commentaires
200.000 auditeurs intéressés au rendez-vous !
Un record. Le dernier record d´adhérents d´Obama aux Etats-Unis était de 70.000. Cela veut dire beaucoup ; je défie un politicien européen ou même allemand d´atteindre le même nombre de spectateurs à un meeting politique.
Ceci dit, le choix de Berlin comme lieu de diffusion de son message aux européens est un choix symbolique qui rappelle, il y a de cela 60 ans, la fin de la deuxième guerre mondiale légua à l´Europe la guerre froide et le Mur de Berlin, lequel ne tomba qu´en 1989.
Le discours d´Obama rappela le blocus de Berlin qui ne fut vaincu qu´avec un pont aérien américain des plus spectaculaire de l´histoire humaine. Un symbole de cohésion autant que de confiance et de solidarité avec ceux qui étaient enfermés dans cette ville coupée de tout approvisionnement par les russes.
Obama a parlé aussi de : combattre un terrorisme qui devenait dangereux et indécent, de lutter contre la prolifération des armes atomiques, d´intégrer les exclus et les attardés de l´économie et du bien être, et de lutter contre la détérioration écologique de notre atmosphère, car, a-t-il dit, « au moment où je vous parle, en Inde et en Chine, de nouvelles usines produisent des autos qui viendront polluer notre air encore plus ».
Un brillant discours comme à son habitude. De grand idéal, mais détaillé et structuré dans les maux et les exigences que nous imposent l´avenir, autant que dans les nouveaux efforts que nous sommes tous tenus de produire pour rendre le monde dans lequel nous vivons meilleur et paisible.
Beaucoup de gens n´arrivent pas à comprendre le message de cet homme, ou il leur faut trop de temps pour en déchiffrer le contenu exceptionnel. Cela est dû au fait que le systématisme économique et social occidental imposé au monde a repoussé la rationalité de plusieurs générations à penser en termes analogiques, à se sectoriser ou tout simplement à suivre le courant dominant qui lui les menait n´importe où au gré des intérêts dominants. Or, nous sommes arrivés aujourd´hui – et la crise économique qui fait rage en occident le prouve – à un point où l´avenir exigeait de ceux qui avaient eu la chance de bien vivre dans la facilité et la richesse, qu´ils soient capable de bien plus de créativité et d´ingéniosité afin d´intégrer ceux qui ne savaient pas suivre ou qui n´avaient pas les moyens économiques, matériels ou technologiques de se sortir par eux-mêmes de la pauvreté. Or, les riches se cantonnaient derrière leurs acquis et n´étaient plus capables d être le moteur intégrateur de tous.
Obama a parlé aussi du Darfour, de ce scandale humain cruel et insupportable.
Un grand discours, en effet. Parce qu´il faisait appel à un meilleur idéal humain, à la solidarité transatlantique et au partage de responsabilité entre alliés solidaires, car reconnaissait-il, l´Amérique elle-même ne saurait venir à bout de tous les défis militaires que notre monde d´aujourd´hui a enflammés. Il a loué l´Europe et ses alliés pour leur participation militaire en Irak et en Afghanistan. Nous devons, a-t-il dit, à l´exemple de Berlin qui dut faire tomber les murs pour préserver la liberté et la souveraineté allemande, faire en sorte que les barrières entre les religions, les origines sociales, la couleur de peau soient abattues comme en Afrique du Sud avec l´apartheid, par exemple, entre noirs et blancs, à Belfast entre protestants et catholiques…entre juifs et chrétiens.
Et à mon sens, un grand président américain a parlé. Sans le moindre doute, cet homme est grand et il est digne des fonctions qu´il brigue avec une élégance et un charisme redoutable parce qu´il est autant visionnaire réaliste qu´idéaliste. Son adversaire McCain, lui, n´est qu´une piètre figure conservatrice sans nouvel idéal. Or, ce sont les conservateurs qui ont ruiné autant l´économie que la réputation américaine de par le monde ; par ailleurs la militarisation du monde a sous Georges Bush pris des proportions dangereuses dans le monde entier. Aujourd´hui il ne suffit pas de se cantonner dans ses acquis ou sa petite logique dépassée de nanti pour être à la hauteur des exigences complexes et diverses de l´avenir ; mais il faut aussi apporter des idées nouvelles, et savoir se prévaloir de valeurs morales et éthiques qui rendent le monde meilleur. Afin de donner l´appui à tous ceux qui vacillent et contrer ou combattre efficacement ceux qui, comme le fondamentalisme extrémiste islamique, par exemple, détruisent la paix et les libertés humaines.
Shaka Bantou, j´ai dit !
Un appel politique d´un contenu exceptionnel
Il suffit de suivre l´homme Obama dans son discours politique pour arriver à la conclusion que de tous les aspirants chefs d´Etat que nous avons plus souffert qu´admiré ces dernières décennies, le discours politique de Barack Obama est l´expression la plus belle, la plus fière et la moins fausse face aux attentes et aux ambitions humaines que le monde d´aujourd´hui attend de nous. L´homme est puissant autant dans ses analyses, dans le réalisme intransigeant mais respectueux qu´il place dans les valeurs humaines les plus chères à la liberté et à l´équité sociale, dans sa foi à la cohésion et la solidarité que nous ne devons cesser tous d´attiser.
L´homme Obama a un message pour le monde, pour notre monde à tous ; et il se donne la peine, contrairement à son prédécesseur Georges W.Bush, d´en faire partager le monde entier de sa grandeur et de sa clarté. Il est profondément convaincu que non seulement nous faisions partie du même destin, mais aussi que l´orgueilleuse et plutôt prétentieuse que regardante politique du bushisme n´avait que trop cassé de porcelaine dans les relations et les moeurs internationaux. Pour n´aboutir qu´à des résultats médiocres à tous les niveaux. Cette gaucherie dans l´exercice du pouvoir, n´est-ce pas !
Cet homme sait qu´il va prendre à son élection un héritage ruiné : des banques ruinées ou affaiblies par un abus évident de leurs prérogatives au sein du système économique américain, et à la longue, ce n´est pas un aveugle protectionnisme qui les sauverait de la fragilité. 40 millions d´américains vivaient dans la pauvreté dans le pays le plus riche et le plus industrialisé de la terre ! Un pays où une femme malade pouvait décéder dans une salle d´attente devant la vue du personnel médical, du personnel de surveillance, et même de co-patient désintéressé. Ou de ces femmes enceintes qu´on renvoyait à l´accouchement parce qu´elles n´étaient pas assurées… ! Même si ces faits sont isolés, il n´en est pas moins vrai que dans le pays le plus riche et le plus puissant de la terre, on a le droit de se demander si quelque chose ne tourne pas rond. Et si une Medical Care de solidarité nationale ne serait pas d´urgence ?
Gouverner l´Amérique demain n´est pas une chose facile ; elle ne l´a jamais été. Mais cette fois, la situation économique et sociale ce de pays s´est dégradée sensiblement par la crise économique, des guerres gratuites, plus dépensières et orgueilleuses qu´utiles, et des coûts de facteurs énergétiques mondiaux devenant de jour en jour chers et disputés. D´autre part, une re-conceptualisation technologique est de rigueur dans le monde entier afin de protéger l´écologie mondiale autant que pour se garder de pénuries de sources énergétiques ou d´approvisionnement de matières premières qui, soit dit en passant, ne sont pas éternels. Et devant le manque à gagner économique et commercial occasionnés par la montée de la Chine et de l´Inde dans l´arène des produits commerciaux industriels autant que dans la consommation des matières premières accrue qui s´ensuit, le recul économique américain se fait douloureusement sentir et va bientôt atteindre, par le chômage et les restrictions sociales accompagnant généralement ce genre d´impasse, des allures socioéconomiques inquiétantes. Actuellement l´Amérique ressemblait à une juteuse pomme mûre attaquée de toute part par des vers rongeurs dérangeants qui risquaient, si on n´y mettait pas rapidement la main, de pourrir ce beau fruit en le rendant incomestible.
Ce ne sera donc pas facile pour Obama de redresser la barre du navire américain. Pas du tout. On n´a pas été sans remarquer que ce curieux scénario se relevait toujours au pouvoir américain : les démocrates assainissaient les finances et l´économie du pays, mais dès que les républicains reprenaient le pouvoir, c´était la grande bouffe et la distribution aux copains de privilèges et d´avantages ruinant tous les efforts d´assainissement et de consolidation faits ultérieurement par les démocrates ! Et pour cacher ce petit subterfuge, on gonflait les budgets militaires ou on entretenait des guerres ruineuses. Tout cela ne passait ni inaperçu, ni sans conséquences pour les fiances publiques américaines. Actuellement - et cela est valable pour tous les illusionnistes et conservateurs sous estimant l´ampleur de la crise économique actuelle – beaucoup de gens se trompent gravement sur les dangers et les douloureux inconvénients que peut revêtir la crise économique actuelle. Ils sont énormes et durables dans leurs effets négatifs. Et même un riche pays comme l´Amérique doit quitter sa nonchalance ou son insouciance dépensière des matières premières ou de facteurs énergétiques. Autant dans ces facteurs que par le coût du travail et les capacités industrielles innovatrices, il s´agit de réduire les prix à la production des biens et des services ou d´éviter qu´ils n´augmentent dangereusement.
Il n´y a aucun doute : Obama est bien capable de réconcilier la société américaine comme tout l´Internet se le demande ; il peut même redorer le blason démocratique éteint de cette république unilatérale: où seul le rêve restait vrai et clamé bien haut, mais où la réalité sociale, en tout cas pour la plupart des américains noirs, était bien aigre depuis beaucoup trop longtemps. Et bien que je comprenne les ressentiments légitimes des uns ou des autres ; cet homme n´est cependant pas un jouet politique de circonstance. Et il prend la peine de le dire bien haut en divulguant le plus largement que possible ses convictions politiques. Afin que personne ne s´y méprenne et veille l´instrumenter ou l´utiliser à des buts occultes, personnels ou intentionnellement contre l´intérêt supérieur de la nation américaine. Car le danger est grand que l´establishment blanc profite qu´un noir soit au pouvoir pour s´exercer encore plus cruellement envers les noirs. Ou que les noirs de leur part se croient, parce qu´un des leurs gouvernerait ce pays, autorisés à des droits et des exigences outrageantes ou exagérée sans être prêt à prester les efforts ou de prendre les responsabilités qui les engendrent et ou les justifient. Ces deux dangers ont été longuement débattus sur les meilleures pages Internet en laissant les gens méfiants et consignés dans leurs positions. Seulement, je crois que tous ceux qui ont le courage et la volonté de mettre la main à la pâte, de participer à un réel changement responsable et géniteur d´un meilleur espace vital démocratique ; ceux-là doivent prendre leur cœur et leur courage dans leurs deux mains et participer à organiser et construire ce changement. Ce qui ne veut pas dire qu´on ne soit pas critique ou qu´on ferme les yeux si les abus d´hier se répétaient. Loin de là. Parce que si réellement il doit y avoir changement, celui-ci doit être vécu, aimé, secouru et entretenu afin qu´il profite à tous en protégeant et en défendant nos valeurs sociales et individuelles les plus belles et les plus justes.
Musengeshi Katata
FR
Il y a d´autres alternatives antagonistes ou séparatistes
1. Les occidentaux continuent comme par le passé à tromper les afro descendants, les africains et les afro américains en les transformant en bête de somme, en animaux de leurs productions tout en leur consommant devant leur nez toutes les matières premières du globe, en leur polluant l´atmosphère et en les ruinant avec un systématisme financier et économique qui les enfermait à la misère et à la pauvreté continue. Quitte à leur chanter du matin au soir des bienfaits de la liberté et de la démocratie !
Or, les temps avaient changé. La chine et l´Inde ne voulaient pas se laisser enfermer dans cet utilitarisme cruellement chosifiant. Autre chose : la race noire, même si les choses prennent toujours trop de temps avant qu´elle ne comprenne qu´on l´enc…en plein jour, avait fini par comprendre (après tout cela dure depuis 600 ans) qu´on lui prenait le bras. Les réactions, on pouvait les attendre prochainement dans une distance résolue face aux occidentaux, et peut-être le choix de partenaires chinois ou indiens pour éviter la rapacité du moloch occidental.
2. Chacun reste de son côté, c´est la césure complète. Ceux qui le peuvent s´isolent et pratiquent l´autarcie et se gardent de se laisser exploiter et ruiner par un système économique international servant aux loups et aux prédateurs étrangers à vampiriser les faibles et les sans défense. Conséquences : ceux qui le peuvent évoluent, les autres suivent cahin-caha ou sombrent dans des états relatifs de primitivité où le progrès est un vain mot, mais la dictature et l´absolutisme borné la seule référence culturelle.
Ces deux alternatives ne sont, comme on se l´imagine, pas idéale. Mais l´escroquerie exercée sur les africains jusqu´à ce jour non plus. Voilà pourquoi la réforme de l´ONU, la fin de l´exploitation capitaliste unilatérale des pays pauvres doit être combattue, ainsi que la fin du protectionnisme économique et financier élevé par les pays occidentaux riches contre les pays africains pauvres.
Et ici le discours politique d´Obama prend des points d´interrogation, car depuis toujours les africains ont donné jusqu´à leurs dernières chemises pour engraisser et enrichir l´occident qui, cependant, ne leur a réservé que le bas de son paillasson. Faut-il que cela continue pour satisfaire à un appel de rassemblement aveugle qui ne changeait rien aux inégalités et aux orientations unilatérale d´un système économique occidental emmuré à l´exploitation et au mépris des intérêts des africains ? Eh oui, rassemblement, tout cela était bien beau ; mais qui nous garantissait que les esclavagistes, les colonialistes et francafricains d´hier étaient devenus des enfants du bon Dieu ? Et à propos de Dieu, si le christianisme devait devenir notre religion à tous ; pourquoi ceux qui le pratiquent emploient cette religion pour commettre tous les méfaits criminels, malsains et inhumains ? Les américains noirs n´avaient-ils pas assez fait l´expérience qu´il ne suffisait pas seulement de croire au christianisme pour que justice et équité sociale leur soit d´office accordée ?
Nous nous trouvons, malgré tout, devant une saine et raisonnable méfiance face à un empire occidental en recul de gloire aujourd´hui à cause de la crise économique qui la secoue, et la destruction de valeurs éthique et morales que cet empire, tout au long de son histoire hégémonique, a sournoisement entretenu pourvu que ses intérêts y trouvent regain. Et sans changer de mentalité, de structures et de systématisme d´intentions, faire des appels chaleureux aux pauvres, aux exclus ou aux préjudiciés d´hier et de toujours ; à quoi cela peut-il mener ? Qui a bu boira, dit-on, ou encore comme le dit le proverbe africain : celui qui tue l´éléphant âgé pour lui enlever ses défenses et les vendre tout en élevant le petit éléphant orphelin n´a qu´un but : attendre que celui-ci soit assez grand pour lui arracher à son tour ses défenses.
Conclusion : « il ne faut jamais sous estimer les forces d´un adversaire », a dit napoléon. J´y ajouterai personnellement : ni sa capacité à réfléchir et dénouer les astuces ou les pièges volontaires qu´on lui tend. Méditerranée, Méditerranée ! Criaient déjà les européens pour essayer de trouver de nouveaux clients arabes à tromper pour renflouer leurs caisses financières éprouvées et donner à leurs industriels de nouveaux champs d´exportation. Après l´épopée d´élargissement Est européen qui ne réserva aux européens du centre qu´obligations financières, déménagement de capitaux et d´emploi, l´euphorie du gigantisme territorial avait fini par se muer en bien de soucis et d´inconvénients indésirables. Et faute est de constater que rien n´avait changé : petit pays, petits soucis ; grand pays, grands soucis. Rien n´avait changé, ou ne s´agissait-il que de se donner l illusion, comme pendant la colonisation, de grandeur et de population sur la carte du monde. A propos : 50 millions d´européens vivaient toujours dans la pauvreté. Grandeur territoriale ou pas, cela n´avait pas atténué leurs problèmes. Faut pas leurrer les gens ; à la fin on est pris dans son propre piège d´illusions.
Devant les effets néfastes de la crise économique actuelle, Frank Muntefering, ancien chef des socialistes allemands s´écriait : « Nous devons humaniser le capitalisme ! ». Eh bien il est grand temps qu´on s´y mette, parce qu´à voir les contrats que la Chine imposait aux africains dépouillés des siècles durant par un capitalisme occidental ruineux et méprisant, on se demandait si ces chinois ne profitaient pas du désespoir des africains pour leur creuser une tombe encore plus profonde que celle que leur avait creusé l´occident. Apparemment rien n´avait changé, sauf que cette fois les salauds avaient la peau jaune et les ridés. Alors, que nous reste-t-il donc à espérer ? Apparemment rien du tout, sauf que ceux qui souffrent ou qui ont été ou sont volontairement préjudiciés doivent, beaucoup mieux qu´hier, veiller jalousement sur leurs intérêts et les défendre avec toute leur intelligence et leur énergie stratégique. Parce que vraisemblablement rien n´est gratuit, et les salauds, comme on le sait, sont partout. Quant à la confiance, elle ne se donne pas, elle se mérite.
Shaka Bantou, j´ai dit et je vous remercie !
Une crainte fondée dont on parla beaucoup
Cette dernière hypothèse ne met pas le sénateur Obama sous un bon angle de vue. En effet, beaucoup de noirs américains sceptiques craignent qu´il ne s´agisse que d´une nouvelle version du nègre de service traître aux siens. Ce rassemblement dont il sonne le tambour et la clarinette ne serait rien d´autre, au moment où embarrassé l´empire occidental se sent acculé par de nouveaux arrivants à la quête industrielle et en perte de confiance pour n´avoir pas tenu ou su tenir ses promesses humanitaires et sociales, ce Blender, ce faux trompeur que jouait Obama n´avait qu´un seul but : rassembler les protestataires et les contestataires vers le nouvel échafaud que leur préparait le maître occidental cynique et incorrigible.
L´Internet peut être bien cruel, cependant, autant les américains, les sud africains, les zimbabwéens, les congolais…etc ont participés activement aux débats. Je retrace ici leurs arguments substantiellement :
- D´abord, qu´est-ce qui nous donne la garantie qu´un président Obama saura réellement changer les choses ? Après tout, les lobbies militaires, ceux de l´armement, les multinationales du pétrole, de l´alimentation… etc, tous étaient bien plus puissants et influents qu´un simple président américain. Par ailleurs, il aurait besoin d´eux pour réinvestir, relancer l´emploi. Ne va-t-on pas le pousser malgré lui à accepter ces fameux compromis dont on ne sortait plus, mais qui ne changeaient rien aux choses mais les dégradaient bien dans un sens bien voulu ?
- Depuis les temps que les partis démocrates ou républicains se relayaient au pouvoir américain en faisant chaque fois de fausses promesses aussitôt oubliées dès qu´ils étaient au pouvoir, pourquoi n´avaient-ils pas pris la peine de tenir leurs promesses, ou du moins de changer les choses ? Aujourd´hui tout à coup, par un coup magique cela serait possible ? Fallait-il vraiment le croire ? Une saine méfiance n´était-elle pas de rigueur ? Ou tout cela ressemblait drôlement à la chrétienté que l´homme blanc fit avaler aux noirs, cependant qu´avec ses prières cet homme noir frappait désespérément à la fausse porte, celle qui était destinée aux blancs ?
- Les occidentaux, et cela depuis des siècles, prétendaient que leur système de valeurs, que leurs structures sociales, que leurs politiques étaient intégratives et humanistes…Et cependant, leur Bible sous le bras, ils écumèrent le monde entier : firent l´esclavage d´africains, décimèrent les indiens natifs d´Amérique, entretinrent des guerres cupides et fratricides, soutinrent des dictateurs sanguinaires dont ils dirent qu´ils étaient des salauds mais c´était leurs salauds…la guerre du Vietnam, celle de l´Irak en étaient des exemples frappants dont on se vantait aujourd´hui alors qu´elles étaient toutes des guerres autant gratuites que grotesques…On se rappellera que henry Kissinger fit bombarder injustement Saigon en surface après la signature du traité de paix ! Aujourd´hui le gouvernement américain prétendait qu´il ne livrait pas ses citoyens à la Cour Internationale de Justice, mais Kissinger n´avait toujours pas répondu de ses crimes devant un tribunal américain. Puis venait cette histoire de Guantanamo et d´Abu Ghraib…ainsi que tous les abus qui s´en sont suivis. Si un noir avait levé la main ou simplement esquissé ce genre d´abus ; ne l´aurait-on pas criblé de balles comme la police le faisait si souvent sans sommation ?
- Mais revenons à la fameuse responsabilité dont parlait si suavement le grand Obama. Comment diable allait-il réparer les dommages psychologiques, moraux, intellectuels et financiers causés à des gens qu´on a contraint à se renier eux-mêmes pour n´être qu´objets d´utilité sociale qu´on utilisait à bas prix et qu´on contraignait par-là même à vivre dans des Ghetto pauvres, sales et délabrés ? Oui, comment contait-il changer tout cela ; ou ne s´agissait-il de ne rien changer du tout, tout en prétendant que le changement viendrait un jour si on se laissait de nouveau tromper et abuser ? De quoi parlait-on que diable ; d´une responsabilité qu´on attendait du pauvre et de l´opprimé et pas du riche ?
- Changement ? Oui, changement ; mais comment ce changement se ferait-il si les moyens de production étaient détenus par certains et que les autres leur étaient soumis ou contraints à subir les agréments de leurs profits ? Changement, oh oui ; certainement. Mais alors tout le monde devait changer ; pas seulement ceux qu´on avait privé de longs des décennies et des décennies sans fin de moyens…de changement !
Je m´arrête ici. On a parlé aussi de l´Afrique, des exportations ruineuses (mon thème favori), des prix agricoles de dumping, des écoles publiques américaines où le niveau instructif était bas et dégradé, des bas salaires, de la criminalité autant policière que civile…
Cette discussion m´a montré à quel point, lorsqu´on allait au fond des choses, le cœur des noir était enflé d´amertume, de désespoir et de rêves écornés. Et je me demande vraiment si Barack Obama est à mesure, s´il est élu, de répondre aux attentes de tous ces gens. Et l´ai bien peur, comme l´a reconnu un commentateur, que les noirs ne pouvaient que se tourner vers l´avenir pour réclamer quoi que ce soit en veillant que celui-ci ne leur soit pas aussi amer que le passé. Et c´est peut-être le moment aujourd´hui d´être plus vigilant qu´hier. Parce que sinon, selon toute vraisemblance, on demandait toujours aux noirs de croire, de suivre, de faire des sacrifices ou de se montrer raisonnable; mais ce qu´on lui réservait était toujours de bas prix, de petite moyenne ou des rêves qui avaient auparavant été censurés ou autorisés par d´autres que lui-même. Est-ce vraiment là le changement ?
Musengeshi Katata
FR
Des soubressauts de désemparés
Quoique ces arguments soient légitimes et mêmes plausibles, je doute qu´ils s´appliquent à Obama ou à sa belle Michelle. Je fais remarquer à tous ces gens qu´Obama, à la fin de ses études, a refusé un poste de 240.000 $ par an pour aller travailler dans les œuvres sociales dans les quartiers pauvres où il gagnait 60.000 $ par an ! Personne ne l´y avait obligé. Ce genre d´engagement ne trompe pas sur le cœur de cet homme. Je défie ceux qui le critiquent aujourd´hui de faire le même choix de valeurs dans les mêmes circonstances.
En fait, on découvre ici le défaut phénoménal de l´homme noir : celui de ne pas aimer l´intelligence, ou de ne pas savoir reconnaître celui qui les défend le plus fidèlement. Et ce défaut s´étire dans toute a race noire comme un sentier écoeurant qui poussait cette race à participer à l´assassinat de ses vrais tribuns comme Patrice Lumumba, Malcolm X, Martin Luther King, Ruben Um Niobé, Amilcar Cabral, Steve Biko, Thomas Sankara etc ou de ne pas avoir su les défendre contre ceux qui, plus tard, s´avérèrent être les plus grands fossoyeurs de la liberté et de la souveraineté des noirs.
Aujourd´hui ces noirs désemparés acclamaient et admiraient des dictateurs et des fantoches politiques tels Blaise Campaoré, ou des analphabètes du pouvoir tel Joseph Kabila…et la liste était longue en Afrique. Une honteuse et injurieuse confusion qui ruinait aujourd´hui ce continent de jour en jour plus profondément en l´enfonçant dans la misère et la pauvreté la plus rance. Aux Etats-Unis, au premier front de la soumission des noirs, c´était la même chose : ceux qui en était sorti avec la musique ou le sport se couvraient de chaînes en or ou jetaient l´argent par la fenêtre pour se guérir de leurs origines incertaines. Pourquoi ou qu´est-ce qui les empêchait de créer des industries pour embaucher leurs frères noirs ? Je vais te dire ce que je pense : ils en sont tout simplement incapables. La race noire aime trop la facilité, autant qu´elle se repose trop vite pour jouir de victoires momentanées. Elle ne se donne que très peu la peine d´aller au fond des choses, d´être persévérant ou de mettre sur pied et soutenir sa propre philosophie de l´existence. On préférait, quitte à ruminer et faire de fausses réclamations, à s´abandonner aux blancs qui eux, bien entendu organisaient l´hégémonie des leurs. Ce qui n´est que compréhensible si les noirs, aussitôt gagnant, se jetaient dans la jouissance de joies primaires.
Les africains et les afrodescendants ne sont aucunement différents les uns des autres : si les occidentaux n´avaient pas, comme en Afrique du Sud ou aux Etats-Unis, structuré et organisé la société, ils seraient encore à se débattre avec leurs médiocrités comme en Afrique continentale. Il faut arriver à vaincre cette banalité congénitale à la facilité ou au manque de recherche détaillé de la meilleure expression existentielle. Cela explique que nous soyons tous en retard technologique, scientifique, dans la gestion et l´organisation de nos pays respectifs. Et ce n´est ni à coup de grosses prières ou de fausses traditions canailles que nous arriverions à changer les choses. Il faut changer de mentalité, et c´est dire : mieux rationaliser les structures cognitives sociales et individuelles, et naturellement mieux motiver et instruire à la critique objective la formation des jeunes cadres africains.
Personne ne peut empêcher quiconque de faire ses petites remontrances, même si elles sont en réalité l´expression d´un ou de plusieurs complexes mal digérés. Ou même de la basse jalousie, comme tout le monde le sait. Cela n´empêche de reconnaître que Barack Obama est intelligent, brillant dans ses exposés, et absolument up to date en politique. Ainsi par ailleurs que sa femme Michelle qui dépasse de loin le niveau politique moyens des femmes noires en général. Il faut savoir en faire son parti.
Un américain m´a interpellé pour me dire que le voyage d´Obama en Europe était une réponse aux caricatures du « The New Yorker », et celles qui avaient été faites au Japon sur son slogan : change. Si c´est le cas, cet homme a trouvé la réponse qu´il fallait à ces bassesses. Et encore une fois, cela doit faire réfléchir les noirs et leur montrer que cet homme est réellement un enrichissement pour la lutte humaine pour la liberté et la démocratie dont les définitions avaient été truquées par les occidentaux en prétendant que ces libertés ou ces démocraties n´étaient vraies ou valables que pour eux. Les autres devaient s´accommoder de ce qu´on leur réservait. Ces temps-là sont révolus, nous le savons bien ; mais pour changer réellement les choses, nous devons aussi prendre nos responsabilités en mains, et ne pas attendre que quiconque nous lance ou nous réserve sa coupable ou bienveillante générosité.
Shaka Bantou, j´ai dit !
Un américain corps et âme
Un congolais m´a dit : n´oubliez pas, malgré son offensive de charme ; cet homme est un américain de corps et d´âme. Je lui ai répondu : le contraire me surprendrait bien. Cela veut dire, a-t-il continué, qu´il défendra les intérêts américains d´abord et envers et contre tous; et si ceux-ci sont opposés aux nôtres… ? Il parle de changement, mais l´Amérique première dépensière des matières premières du monde entier va-t-elle changer de politique de consommation, défendre la liberté autrement qu´en défendant ses intérêts propres ?
Oui, je reconnais que nous ne sommes pas sortis de l´auberge, lui ai-je répondu. Mais peut-être ce changement de politique qui s´annonce avec Obama va-t-il nous permettre de mieux faire prévaloir nos intérêts et nos revendications. Qui sait ? Peut-être sommes-nous arrivés à un point où le jusqu´auboutisme militaire, la fourbe guerre de mainmise et d´influence par des dictateurs et des criminels politiques va enfin prendre fin sur notre cher continent, parce que l´Amérique et tout l´occident reconnaîtraient qu´on peut obtenir de meilleurs résultats en protégeant des valeurs humaines sincères, plutôt qu´à les enfouir dans la boue pour jouir de résultats immédiats qui cependant, à la longue, faisaient perdre à ces pays le respect et l´amitié de bien de peuples luttant légitimement pour leur liberté.
L´avenir nous le dira. Seul le peuple américain lui-même choisit son destin aux urnes et à ses prétentions et conditions. Espérons qu´il le fera cette fois-ci mieux que la fois passée avec Georges W. Bush face au pauvre Kerry.
Tout l´occident est en émoi, actuellement. Personne, même s´il le voulait, ne peut changer de politique ou d´option industrielle d´orientation parce que les autres risqueraient d´en profiter sans bouger le petit doigt. Et cependant, le temps presse : la Chine, sans apporter le moindre éclair technologique au moulin de la science de la production actuelle, arrive à grands pas en copiant, en polluant et en employant des système de production aujourd´hui décriés consommant l´énergie à tout rompre. Si cela continue, la confrontation sera inévitable, autant que les prix des matières énergétiques vont prendre un renchérissement qui deviendra bientôt insupportable.
Oui, Obama aura du pain sur la planche. Mais je suis persuadé qu´il a le talent pour prendre les décisions et les orientations utiles qui s´imposent. S´il est élu, bien entendu. Le peuple américain…n´a pas toujours eu la main heureuse. Qu´en sera-t-il cette fois ? Changement réconciliant ou conservatisme borné ? Personne ne le sait.
Musengeshi Katata
FR
A la "Revue de la Presse" allemande ce dimanche
Au fait j´attendais ce moment, parce que les différents journalistes qui y sont invités révèlent dans leurs discussions des tendances profondes de la société allemande. Du moins de la bourgeoisie du milieu comme on l´appelle en Allemagne. Et j´ai été à la fois agréablement comme désagréablement surpris. Mais parlons d´abord de l´effet en France et en Angleterre du discours d´Obama. Les français, ainsi que les anglais semblent avoir été déçus qu´Obama n´ait pas pris le temps d´un brillant speach comme en Allemagne. Mais tout le beau monde politique allemand a été sidéré de voir qu´un étranger, et par surcroît un simple candidat puisse réunir une telle foule de 200.000 adhérents pendant la semaine à son appel. Absolument effrayant. Parce si un politicien allemand arrivait à déplacer 10 à 15.000 personnes à son meeting ; c´est déjà une sensation ! Et du coup les journalistes se demandaient que pouvait bien contenir de nouveau ce qu´Obama a dit au public ? Apparemment rien de nouveau ? Non, rien de nouveau ; mais alors, comment s´explique cet enthousiasme pour quelqu´un que le commun public connaît à peine ?
Et ici on a perçu la peur incroyable qu´il y avait dans le journalisme allemand de ne pas avoir compris ou interprété justement ni le contenu réel du discours du candidat républicain, ni sa portée réelle sur les manifestants qui étaient venus l´acclamer. Ce danger existait-il vraiment ? A mon avis oui. En occident on s´est habitué à des politiciens pâles, d´éloquence médiocre ou de dialectique bancale qui se retiraient à loisir derrière des symboles conservateurs ou familiers pour cacher leur embarras. Obama, lui, avec son intelligence aigue et subtile leur a servi un plat que beaucoup de journalistes, contrairement aux auditeurs d´Obama, eurent difficile à comprendre. Pourquoi ? Mais parce que ils étaient tous habitués à juger en catégorie pour servir à leurs lecteurs leurs versions épurées des choses ; or, Obama lui ne prêtait plus à interprétation : il était clair et limpide, et faisait appel à des valeurs humaines que tout le monde connaissait et se souhaitait idéalement.
Et personnellement, je crois que le fait qu´Obama fasse montre d´un idéal politique supérieur dans son éthique et ses intentions à celui que le monde occidental a toujours servi au monde ; ce fait a drôlement secoué l´establishment conservateur allemand moyen. D´autant que les industriels allemands se sont clairement exprimés pour Obama !
Cela tenait du miracle, cette obamania qu´on arrivait à situer les origines autant qu´à freiner ou contrôler. Et cela blessait bien de gens habitués à manipuler l´information ou à prétendre la faire.
On s´empressait de dire que cette visite n´avait aucune incidence sur les élections ; mais qui l´avait affirmé ? En tout cas pas Obama. Après tout le peuple qui votait était américain, pas allemand. Mais alors, pourquoi discutait-on aussi véhémentement ? C´était bien autour d´un homme…exceptionnel même si on ne voulait pas le reconnaître parce qu´il était…noir ?
La discussion dans cette émission m´a fait comprendre combien les choses, autant pour les blancs conservateurs, sont compliqués. En fait cette crise économique dont les premières véritables secousses commencent à se faire sentir en Allemagne, en Angleterre et en France, cette descente aux enfers économiques de la restriction d´économies piétinantes ou en recul de croissances crée des réflexes surpris et sidérés. En effet, il faut se mettre á l´idée que cette culture occidentale a tous les atouts technologiques, financiers, systématiques et militaires les plus influents de la terre…et cependant, elle est en crise !
Et j´ai eu la nette impression que le fait qu´Obama soit noir ou considéré comme tel vienne en faire appel à des valeurs idéales d´union, de solidarité, d´intérêt universel commun, de désarmement atomique…cela avait blessé ou humilié bien d´occidentaux dans leurs orgueil. Parce qu´ils avaient tous pris l´habitude de tromper leur monde, de fausser ou d´entraver l´épanouissement des autres si leurs intérêts le leur dictaient. Et derrière cette pensée il y avait autant le mensonge d´une démocratie de résultat sélectif, une liberté dont on se réclamait ou se défendait, mais qui avait un curieux vice de construction : on la réclamait pour soi tout en la refusant à d´autres ! Et le fait que cet américain était noir revenait encore une fois en mémoire ou dans le spectre inavoué de la discussion…et malgré tout, mettait l´esclavage au banc des accusés.
Rien à dire, Obama va changer l´histoire humaine s´il est élu, et cela foncièrement. Parce que ce que les noirs ne disent pas, sa présence seule le dit. Et je pense que ce sera à tous points de vue un moment enrichissant pour les véritables contenus de nos valeurs humaines.
Shaka bantou, j´ai dit !
Obama hier dimanche live sur CNN à 19 heures ET à Chicago
Obama a été invité à la convention unioniste de la presse de couleur comptant 6.000 journalistes. Cette convention a lieu tous les 4 ans.
Je croyais que nous étions, nous africains et afrodescendant les seuls à ressasser notre histoire, erreur. Un journaliste indien natif américain a demandé à Obama, au cas où il serait élu, ce qu´il comptait faire pour réparer les dommages et les injustices causés pendant 500 ans aux indiens d Amérique ! Comme on le voit personne n´a oublié ni son histoire, ni ses blessures. La réponse m´a bien plu : il faut veiller à ce que le rêve américain, par l´éducation accessible à tous, par l´embauche et par une intégration absolument égale, que ce rêve reste accessible et valable pour tous.
Et lorsqu´on lui a demandé ce qu´il pensait de ce que son adversaire disait de son voyage en Europe, il a dit notamment ne pas comprendre qu´on crique ou fasse tant d´affaire de son voyage ; lorsque McCain est allé au Mexique, à Porto Rico, en Colombie…personne ne s´en est inquiété ou a fait des commentaires…
Sinon sur le fond, Obama a fait d´une grande assurance dans ses réponse. En Allemagne, cependant, sa déclaration de permettre au contribuable américain d´épargner en faisant prendre aux alliés européens plus de responsabilités militaires en Afghanistan, ce qui permettrait de baisser les impôts aux Etats-Unis et donc de financer une nouvelle création d´emplois…cette déclaration a soulevé les conservateurs allemands scandalisés qui prétendent qu´ils se refusent à une instrumentalisation afin que l´Amérique fasse des épargnes. Après tout, cette guerre est américaine. Les européens défendent leurs sécurités respectives en Afghanistan, pas les épargnes américaines.
Personnellement si on me demandais mon avis, je dirai que même cette guerre afghane n´est pas gagnable sur un terrain aussi difficile que celui de l´Afghanistan. Alexandre le Grand, Napoléon, et dernièrement les russes ont tous fait l´expérience combative et irréductible de ces afghans. Les enfants dont on tuait les pères aujourd´hui au combat vont prendre les armes demain pour les venger. Par ailleurs, ce qui fait la force des talibans aujourd´hui, c´est d´une part la vente de la drogue qui leur permet d´acheter armes et munitions, et de l´autre le fondamentalisme taliban (élève du mollah Omar) avec son pouvoir absolu sur la femme. Endiguer le commerce de la drogue et libérer sans condition la femme de tous les aspects vestimentaires, culturels ou éducatifs qui pourraient entacher sa complète émancipation lorsque ces talibans seraient revenus. La démocratie, ou une autre vision sociale plus ouverte à la discussion aurait la chance de s´imposer dans la société civile afghane et d´y développer une meilleure tolérance culturelle vis-à-vis du monde extérieur.
Je doute que si les choses restent comme elles sont une quelconque victoire puisse couronner la campagne militaire des alliés. A la longue, ils ne peuvent tout de même pas éliminer toute la population afghane ! Et si l´islam de la doctrine de Mullah Omar restait maître de la société, l´exportation d´extrémistes reprendrait aussitôt quelques années plus tard. Autre chose : je pense aussi qu´il faudrait fermer La Deoband au Pakistan : cette école islamique fondamentaliste formant des extrémistes à la pelle.
Nous n´avons rien contre l´islam, mais lorsque l´islam se radicalise et devient terroriste…le monde n´a pas de choix. Et à mon sens, au lieu de demander continuellement aux européens de payer les pots cassés d´islamistes enragés, il serait temps que les pays islamiques du Golfe et d´ailleurs soient financièrement et militairement engagés dans cette histoire, car après tout ce sont leurs enfants qui font des crimes de par le monde. Cela leur permettra peut-être de changer ou de réfléchir sur l´éducation musulmane qu´ils prodiguent à leurs enfants. Car même l´islam doit accepter la tolérance et le respect des autres cultures et libertés spirituelles. En Afrique actuellement les islamistes croient qu´ils sont en droit de reconquérir ce continent. L´histoire de Darfour n´est qu´un aspect de ce mépris évident de ceux qui ont une autre croyance que l´islam. Ceci doit prendre fin, Arabie Saoudite ou pas.
Musengeshi Katata
FR
Abama a disqualifié les politiciens européens à Berlin
Choqués par les 200.000 auditeurs qui ont suivi l´invitation d´Obama à la statue de la victoire, les politicciens occidentaux et mêmes leurs peuples se sont posés, par des sondages, plusieurs questions de mise au point. A la question de savoir si les politiciens européens représentaient valablement leurs électeurs dans leurs décisions politiques, la réponse a été NON à 94% ! Et on est toujours, dans les milieux politiques conservateurs, a la fois admirateur et déconcerté devant le succès d´un New comer qui n´était même pas encore élu ! Quand il le sera, quelle sera donc sa popularité, si pas écrasante ?
Cette réaction mitigée dans les milieux politiques conservateurs européens s´explique qui du fait que celui-ci n´a pas oublié les bourdes criantes de Georges W. Bush; ces conservateurs souhaiteraient que les européens se distancient d´une trop grande américanisation dont on ne sonnaissait que trop bien les surprises. Or...le phénomène Obama, lui, était irrésistible. Et ce n´est pas seulement parce que cet homme est un américain noir, mais aussi parce qu´après des siècles interminables de destruction culturelle et d´exactions physiques et mortales en tous genres de la part de l´empire occidental hégémonique, la plupart des jeunes occidentaux issus de cette culture d´oppression envers les noirs furent agréablement surpris qu´un brillant représentant des opprimés ait cultivé en lui de meilleures valeurs humaines que les occidentaux eux-mêmes ne les avait entretenus dans leurs propres idéaux sociaux. Etonnant, surprenant et encourageant à la fois. Parce que cela prouvait que si l´homme noir le veut, et malgré toutes ses blessures et les méchancetés qui avaient été exercées sur lui, il pouvait cependant être positif et devenir un partenaire éthique et moral respectable pour l´avenir.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
FR
Ces fausses voix jalouses américaines !
J´ai lu dans la presse que certains journalistes américains et mêmes des gens de la rue ont qualifié les allemands de guerroyeur et de lécheur de cu pour minimiser ou discriminer l´accueil et le succès qu´a connu Obama en Allemagne. Et même si cela est vrai au 20ième siècle où les allemands en avaient fait des vertes et des pas mûres ; les américains oublient qu´ils sont eux-mêmes des descendants d´européens qui massacrèrent les indiens d´Amérique légitime propriétaires de ce continent, leur prirent leur terre et les enfermèrent dans des réservoirs comme des animaux ! Or, ni la guerre de Corée, du Vietnam, d´Irak ou aujourd´hui de l´Afghanistan ne peut laisser qualifier l´Amérique de pays pacifique ! Même pas sa criminalité sociale ne justifie d´un statut de muezzin de la non violence. Alors ?
On a seulement cherché la petite bête pour s´étaler, en bon analphabète de sa propre histoire, sur le dos d´un Obama qui avait prouvé par-là qu´il était ouvert d´horizon. Non, messieurs pas sur ce ton ; il serait urgent pour ces petits esprits de se guérir de leurs ignorances. Ou était-ce, encore une fois, une façon comme une autre d´exercer envers son nègre de service de son droit de propriété sur sa personne et ses mouvements ? Ces malheureux incurables ! On croyait que ce petit racisme bas et sournoisement rageur était fini aux Etats-Unis…comme on peut se tromper, n´est-ce pas ! Et ce pays se prétendait encore le plus démocratique et le plus libre de la terre ? Ce que cela veut dire, hein ! Pauvre Amérique…
Shaka Bantou, j´ai dit !
Forum Réalisance
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