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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

25 août 2008

La RDCongo croulant sous le poids exténué des revendications sociales

Que des médecins se mettent en grève, quoi de plus normal dans un pays ; après tout en Allemagne les médecins avaient fait aussi fait leur grève cette année. Par ailleurs, en France, en Belgique, en Italie …bref, ce sont des revendications salariales courantes dans n´importe quelle société du monde. Pourquoi en serait-il différemment en RDCongo de Kabila ?

Une gestion cabalistique, aventureuse, dangereusement naïve

Le grand drame des sociétés noires ou africaines, c´est que leurs élites se contentent de gérer cahin-caha le présent au lieu de faire preuve d´imagination et de créativité en investissant dans l´avenir du travail et de la productivité prévenant les problèmes sociaux à venir. Tout cela avait à voir avec une élite cupide, corrompue, sans vision et sans feuille de route de la direction dans laquelle la société devait se diriger rapidement pour donner rapidement à chacun de ses membres le revenu, la sécurité et l´assurance sociale à laquelle il aspire profondément. Et investissant mal ou dilapidant les investissements en erreurs et bagatelles, les élites incapables, tout en souscrivant à l´immédiateté (surtout la leur), conduisent leurs sociétés à toute vitesse vers le crash inévitable alors de la misère et de la pauvreté. Car celui qui n´investit pas aujourd´hui, ne peut pas récolter demain ; c´est bien connu. Et les problèmes sociaux, eux, deviennent de jour en jour poignants et insolubles.

Ce phénomène de cerce vicieux de la pauvreté et du sous développement on le trouve partout où les élites (surtout africaine) n´ont qu´une notion primaire de la gestion et de la l´exercice du pouvoir en tant que tel. On cafouillait, on balbutiait, on empruntait comme le dernier des manants pour cacher ses échecs, et parce qu´on ne savait ni produire, ni rentabiliser efficacement ses emprunts dans des investissements fructueux, on s´enfermait dans une ruineuse dépendance face à ses emprunteurs…qui en profitaient, soit dit en passant pour faire avaliser leurs conditions douanières ou accélérer la vente des matières premières dont ils étaient si friands pour leurs industries. Le RDCongo croit toujours aujourd´hui qu´en vendant ses matières premières ce pays arriverait à sortir de sa pesante situation, or, de décennie en décennie, elle apprend à ses dépendants que sans un autre talent que celui de consommer ou de mal gérer, le trou sous ses pieds s´agrandissait dangereusement.

Les occidentaux reprochent (à raison) au gouvernement Kabila d´avoir joué au troc avec les chinois pour 9 milliards d´échangeur et de routes contre des matières premières dont le prix chaque jour augmentait. Celui qui n´a pas de grandes notions d´économie doit se dire ceci : au fait, ce qui énervait les occidentaux était qu´ils étaient, à la longue, comme le RDCongo, perdants dans cette affaire. Pourquoi ? Parce qu´en réalité les chinois protégeaient avec cet économisme primitif leurs coûts de production et ainsi, outre qu´ils étaient déjà les moins chers sur le marché mondial des produits industriels finis ou semi finis et de coûts de main d´œuvre ; ils économiseraient en valeurs sonnantes tout se débarrassant (le temps des travaux effectués actuellement en Afrique par approximativement 800.000 de chinois), d´une main d´œuvre inutilisée ou sans emploi effectif. On avait le loisir, tout en s´assurant de matières premières africaines, de se préparer à intégrer ces travailleurs chinois à l´étranger dans un système mieux structuré et organisé plus tard.

Tout cela avait mis tout l´occident en rage, et lorsqu´un Kabila penaud vint à Paris chez Sarkozy jouer à Perette et le pot au lait, celui-ci lui fit bien remarquer qu´il ne pouvait pas demander la remise de ses dettes pour s´endetter de nouveau tout en bazardant ses garanties aux chinois. Pourquoi ne pas aller s´endetter chez les chinois, au fait ? Les belges, eux, ne savaient plus comment il fallait faire comprendre aux congolais que leur aide de 280 millions € devaient être employés dans l´intérêt avenir des deux pays et pas à payer éternellement des frais de personnel politique et administratif qui n´arrivait qu´à pondre, avec un aveuglement et un dilettantisme renversant, des œufs de pigeon ! Or, pour la petite Belgique, le temps pressait, comme pour le RDCongo car la concurrence industrielle menaçante que développait la Chine, l´Inde, et d´autres pays tels que le Brésil, le Vietnam ou l´Argentine et le Mexique allait déplacer les centres commerciaux et financiers vers la Chine principalement. Ce courant économique qui se raffermissait de jour en jour n´était pas nécessairement favorable à la petite enclave européenne belge qui risquait de perdre graduellement ses hauts revenus commerciaux. Et en plein vieillissement de population, endetté publiquement à plus de 95 %...on se souhait un RDCongo pouvant fructifier rapidement les investissements qu´on ferait chez lui. Mais voilà…au Congo on détruisait le capital humain et financier sans l´utiliser ou le placer fructueusement. Une scandaleuse situation qui n´arrangeait personne : ni les générations avenir congolaises, ni la sécurité et la stabilité sociale de ce pays ; et encore moins les intérêts de la Belgique ou ceux des deux pays.

Ce n´est pas du tout hasard qu´un ex premier ministre belge, Yves Leterme, devient journaliste providentiel (accrédité officiellement par deux journaux belges) ces derniers jours à Pékin ! Il n´a rien d´un journaliste ; la preuve : le 15 juillet 2008, il chanta la Marseillaise au lieu d´entonner la Brabançonne ! Cette bourde, n´est-ce pas…Il s´agit plutôt pour lui de jouer l´attaché économique libre préparant le terrain ou les relations chinoises avec les hommes d´affaires belges voulant profiter de leur présence sur le plus grand marché du monde. Il est accompagné de Karel de Gucht lequel, à plusieurs reprises notamment, avait rumine sur la gestion économique du RDCongo. Mais apparemment, ou les congolais ne se rendaient pas compte de ce qui leur arrivait, ou ils étaient blindés par leurs faux optimismes médiocrates.

En Angola les congolais étaient chassés comme des indésirables honnis, or ces angolais oublient que le zaïre de Mobutu avait hébergé plus d´un millions de réfugiés angolais pendant pratiquement toute la période de la guerre civile d´Angola. Ce rejet, pour ceux qui chantent à longueur de journée faussement de l´Unité Africaine, de la fraternité ou du pan africanisme et autres illusions vides sans le moindre contenus d´exigence réaliste économiques et sociaux, rappelle à s´y méprendre au vomissement criminel des Sud africains face à plus pauvres qu´eux d´origine zimbabwéenne, mozambicaine…etc. Or, ceux-ci ont eux aussi, des siècles auparavant, en tant qu´esclaves ou ouvriers forcés creusés les mines dont l´Afrique du Sud est fière aujourd´hui. L´africain et sa naïveté ou son manque de détermination sociohistorique…Cela changera-t-il un jour ? Peut-on toujours croire que dans le Marathon de la vie on peut rattraper ceux qui étaient partis une heure avant vous ? Et si cela était vrai pour la vie d´un peuple, d´une race ou d´un continent ; quand on se trouve en handicap, faut-il y ajouter la cécité, le flegmatisme ou l´engagement intelligent à réussir ? On peut faire des erreurs, certes ; mais répéter ces erreurs à longueur de siècles ou se laisser chosifier, abuser continuellement par ses propres erreurs ou ses ennemis étrangers… ? 

Tant que les gouvernements africains, et mêmes haïtiens, guadeloupéens, dominicains ne comprendront pas que la pauvreté rend mauvais et médiocre ; qu´il faut investir tous les efforts intellectuels, physiques et financiers pour briser ce cercle vicieux qui, à la longue, ne mène qu´à la débauche et à la pauvreté chronique…les choses ne changeront, hélas pas. D´autant que la plupart du temps toute société piégée a difficile mentalement et objectivement à rompre cette logique perverse qui la poursuit dans toutes ses activités sociales. Rares sont les cerveaux supérieurs au sein de la société sachant dénouer ce noeud gordien se répétant inlassablement de génération en génération en condamnant des enfants et des femmes innocents à vivre une vie étriquées et pauvre à tous points de vue. Cela n´est ni dans l´intérêt des individus, ni de leurs sociétés…encore moins de leurs cultures. Alors, toujours à croire que l´aide et la mendicité est un moyen de vaincre la pauvreté et le sous développement ? Qu´en est-il de produire, que diable ; d´utiliser l´imaginaire et la créativité de ses propres enfants pour réaliser leur propre avenir ? Tout le monde le ferait sauf la race noire en serait dispensée, ou attendrait qu´on lui déroule un tapis rouge où elle n´aurait plus qu´à déguster les fruits des efforts et s´exercer selon la place qu´on voudrait bien lui attribuer ? Il faut se méfier de rêves gratuits...seuls ceux dont on a entretenu soi-même les limites et le contenu sont réellement fidèles à satisfaire aux exigences brûlantes de nos attentes. Si nous en avons... 

Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

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Posté par Musengeshi Kat à 14:37 - Le tissu économique de l´avenir - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Adieu Beijing, bonjour la Chine

Si le président de l´IOC Jacques Rogge dit : „ces jeux ont été extraordinaires“… „La Chine s´est ouverte au monde, le monde a plus appris de la Chine et la Chine a plus appris du monde. Je crois que cela s´avèrera positif dans l´avenir. “ il n´exagérait ni ne cachait rien. La Chine a prouvé un don exceptionnel d´organisation à domicile du plus grand rendez-vous international qui existe au monde.

 

La signature d´un géant ambitieux et fier de son savoir faire

 

Quand le rideau est tombé avec une élégance toute féerique, c´est à peine si on ne regrettait déjà pas que ces quinze jours soient arrivés à leur fin ; tant la Chine, il faut sincèrement l´avouer, nous avait tous enchanté. Certes, il y a eu ceux qui auraient bien aimé qu´on parla de dissidents, de pages Internet bloqués…de tout ce que l´occident aimait à reprocher à la Chine tout en oubliant elle-même que ni dans son histoire, ni même aujourd´hui où en Afrique et ailleurs, comme à Accra au Ghana, ou il y a encore quelques temps à Abidjan en Côte d´Ivoire, sciemment, on y déversait ses déchets toxiques ou ses ordinateurs délabrés. Ou encore cette histoire de 103 enfants enlevés au Tchad…Non, il ne faut pas croire que la Chine, pour certaines choses, ne méritait pas critique, loin de là. Mais les Jeux Olympiques sont de nature sportives, comme l´IOC, vouloir aller jouer les Jésus Christ en Chine quand soi-même on avait la conscience historique tourmentée par les plus sales cochonneries de l´histoire humaine…Il faut tout de même posséder une petite dose de retenue…et d´humilité. Surtout si ce pays, comme le disait un touriste allemand interviewé sur la rue è Pékin „ Il ne faut pas oublier l´effort gigantesque qu´a fait ce pays pour rendre possible le bien-être de ses 1,3 milliards d´âmes. Seulement avec la démocratie plein la bouche on n´arrive pas au succès ; il faut aussi de l´effort, de la discipline, de l´assiduité… “ 

Ô combien vrai a été cette remarque publique. Il suffirait de regarder les africains s´égosiller autour de la démocratie et des droits humains…pour se rendre compte qu´on les menait de plein jour en bateau. La démocratie n´est pas le but de n´importe quel société ; c´est un instrument de gestion et de fonctionnement politique de la société. Le bien être des individus, leurs réalisation ou l´assagissement de leurs tourments, par contre, sont le premier devoir de toute société humaine ! L´occident elle-même ne prend le mot de démocratie si pompeusement en bouche que depuis qu´elle s´est industrialisée et qu´elle a donné un bien être respectable à ses sociétés. Avant, elle avait fait les quatre cent coups de par le monde : depuis l´esclavage jusqu´aux assassinats d´élites du tier5s monde ou aujourd´hui encore avec une francafrique sournoise et criminelle tout en jouant faussement le démocrate et le civilisé. Il n´y a que les africains qui ne se rendaient pas compte aujourd´hui qu´ils payaient depuis longtemps les factures occidentales de main d´œuvre gratuite hier avec l´esclavage, aujourd´hui avec le pillage de matières premières, l´immigration forcée des élites africaines, ainsi que l´envahissement commercial de produits agricoles et industriels au prix de dumping…ce africains achetaient eux-mêmes leur appauvrissement et leurs misères. Celui qui jouait à ce jeu pouvait-il encore aller en Chine jouer les Saints Michels ? Il faut en avoir le toupet, oui… 

L´idéal, ne nous en cachons pas, c´est que la démocratie, le respect des droits et des libertés avoisinent avec le progrès et le bien être de la société. Ces qualités culturelles donnent à la société un cachet de maturité de sa philosophie sociale qui place, dans toute appréciation sociohistorique, cette société en haute estime humaine. Mais aucune société jusqu´aujourd´hui n´a été capable de réunir toutes ces conditions en même temps. Les grecs avaient beau philosopher sur la démocratie, ou même les romains ; cela ne les a pas empêchés de faire des esclaves ou d´en justifier juridiquement la détention. Or, et c´est de logique primaire, priver à un être humain de ses droits civils ou humains ; c´est mettre fin ipso facto à toute prétention démocratique aussi humbles oient-elles. Car on ne peut pas se donner des droits et des libertés qu´on refuse aux autres pour quelques raisons fallacieuses ou gratuites que ce soit ! Il n´y a que les racistes et les esclavagistes pour prétendre après coup à la démocratie pour cacher leurs méfaits en se donnant ainsi une fausse peau de mouton. 

Non, je crois que l´occident est drôlement mal à l´aise face à une Chine qu´on croyait incapable…après tout lors de la guerre des boxers on l´avait bien humiliée en lui  vendant de l´opium pour…un médicament occidental ! Curieux tout ce que l´histoire occidentale peut mettre à jour, n´est-ce pas ? Aujourd´hui cependant ces mêmes européens et américains condamnaient énergiquement la consommation de ce « médicament » chez eux ! Et pourtant, même au parlement européen des traces précises furent relevée : là où tous étaient innocents. Légalement. 

Toute ceci ne veut en aucun cas dire que la Chine devrait continuer à priver ses citoyens de droits ou de libertés ou même soutenir en Afrique comme au Soudan des régimes criminels. Tout s´apprend, dit-on ; surtout si les gens ont réussi à se sortir de la pauvreté et des tracas primaires. Et ici la Chine a fait la preuve qu´elle était à mesure de respecter et de promouvoir librement les attentes et les rêves de ses enfants en leur garantissant un avenir puissant et remarquable au monde. Cela, je le sait, ne plait pas à tout le monde parce que, cela se voit déjà, ce pays a un potentiel et un dynamisme économique et financier quatre à cinq fois plus grand que celui des Etats-Unis. Et pratiquement, c´est la fin de l´hégémonie occidentale sur le monde que la Chine a déclenché. 

Nous nous souhaitons tous, c´est évident, une Chine puissante ; mais aussi une Chine qui apporte quelque chose de nouveau au monde, au lieu de venir reproduire les mêmes antagonismes ou les mêmes alliances méprisantes des droits et des libertés humaines que le capitalisme de la colonisation et la francafrique a entretenu partout dans les pays sous développés. Les conséquences pour les pays qui ont subi ce joug capitaliste et ses perversions ont été profondes; elles ont contredit le développement de ces pauvres victimes en leur infligeant des mentalités surfaites et aliénées ayant difficile à se motiver adéquatement à leurs propres indépendances et libertés de réalisation. Ici la Chine pourrait faire beaucoup en soutenant, contrairement aux occidentaux, l´évolution économique positive de ses clients de demain. Et espérons qu´elle emploiera son influence grandissante pour pacifier les conflits de la faim et du pouvoir révolté ou désaccordé qui abondaient en périphérie incertaine et désarçonnée. Mais tout cela n´est qu´un vœu. Mais puisque cette Chine a prouvé qu´elle était ambitieuse, peut-être poussera-t-elle son ambition jusqu´à aimer la liberté et la démocratie qui se fait autrement qu´avec le crime, l´esclavage ou l´escroquerie des pauvres. Qui sait ? Elle s´est déjà donné beaucoup de peine pour purifier l´air qu´ont respiré les athlètes et les touristes des jeux…Tout est possible si la Chine le veut ; il suffit seulement d´y mettre de la bonne foi.

Musengeshi Katata
Muntu wa Bantu Bantu wa Muntu
 

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Posté par Musengeshi Kat à 02:07 - Le tissu économique de l´avenir - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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