La saison des déluges, des inondations et des destructions immobilières a causé cette année en Haïti, en République Dominicaine, à Cuba, en Jamaïque, en Louisiane…des dégâts annuels considérables. Ne serait-il pas temps que ces afflux d´énergies naturelles dévastatrices s´abattant annuellement sur les Caraïbes et la côte américaine soient domptées, sinon contrôlées pour servir d´énergie constructive plutôt que de subir d´année en année leurs énormes forces destructrices ? 

Sortir de l´expectative et domestiquer ces énormes masses d´énergie déployées par les vents et les marées sauvages. 

En Haïti, pays le plus pauvre du continent américain, ces intempéries ont été particulièrement violentes et destructrices. N´est-il pas temps d´employer ces énergies indomptées en élevant des digues comme aux Etats-Unis ou en construisant des murs pare vents et des barrages d´eau afin d´employer ces énergies déchaînées plutôt que de les subir annuellement avec des évacuations fugitives indésirables qui, tout en créant de grands frais aux pays qui pouvaient les supporter, ne changeaient rien au retour de ces phénomènes naturels dangereux et destructeurs. 

Le moins qu´on peut dire, encore une fois, est que la pauvreté ou la misère ne paient pas : ce sont ceux qui n´avaient rien, les derniers des pauvres qui payaient de leurs vies et de leurs biens d´infortune le prix le plus douloureux occasionné par ces Ouragans. Et c´est peut-être ici l´occasion, encore une fois, de cesser de se faire d´illusion et de faire des coupe-feu permettant non seulement de briser le parcourt de ces ouragans et leurs raz de marées dévastatrices, mais aussi d´employer ces forces naturelles déchaînées à produire l´électricité. C´est possible. Mais comme toujours, il se pose la question de financement…et d´imaginaire sortant de l´expectative traditionnelle pour faire preuve de véritable utilité technologique. 

La critique qu´on peut faire à Haïti et même á Cuba par ailleurs, est que ce pays n´arrive pas à rendre justice à ses 204 ans d´indépendance. Parce que ses élites ne remplissent pas leurs rôles ou n´en sont absolument pas à la hauteur. A la lueur des dégâts de ces hurricanes, on a pu voir dans quel débâcle se débattaient les populations pauvres que ce soit en Haïti, en République Dominicaine ou à Cuba. Construire des digues côtières est coûteux, certes, mais subir chaque année et comme on le voit présentement avec la détérioration de l´écologie mondiale ces excursions incontrôlées de forces destructrices n´est ni rassurant, ni propice à éclore une vie sociale et économique stable. Car chaque année, à la même époque, les destructions indésirables ainsi que les exodes forcées sont à l´ordre du jour. 

Mieux vaut donc prévenir et prospérer pour mieux se défendre que guérir faussement et s´encroûter à la pauvreté en souffrant indéfiniment de tous les maux de la nature. Et encore une fois : sortir de l´expectative et de la passivité sociale idéologique s´abandonnant à ces forces naturelles indomptées jusqu´à ce jour pour les canaliser et les employer à servir la production énergétique sociale humaine au lieu d´en subir indéfiniment chaque année les déluges et les invasions. Mais pour cela, il faut sortir, bien entendu de la misère et de la pauvreté ; autant qu´il faut employer la science et la technique pour parvenir à rompre une situation à la longue logiquement insupportable. Sinon…eh bien sinon on devra chaque année apprendre à nager…et voir ses récoltes et ses efforts urbains et mat´riels s´envoler en fumée. Est-ce cela la logique conduisant à la dignité et à la fierté humaine de sociétés averties et responsables ?

 Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

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