09 septembre 2008
L´après Fay, Gustav, Hanna,… Ike et… Joséphine !
La saison des déluges, des inondations et des destructions immobilières a
causé cette année en Haïti, en République Dominicaine, à Cuba, en Jamaïque, en
Louisiane…des dégâts annuels considérables. Ne serait-il pas temps que ces
afflux d´énergies naturelles dévastatrices s´abattant annuellement sur les
Caraïbes et la côte américaine soient domptées, sinon contrôlées pour servir
d´énergie constructive plutôt que de subir d´année en année leurs énormes forces destructrices ?
Sortir
de l´expectative et domestiquer ces énormes masses d´énergie déployées par les
vents et les marées sauvages.
En Haïti, pays le plus pauvre du
continent américain, ces intempéries ont été particulièrement violentes et
destructrices. N´est-il pas temps d´employer ces énergies indomptées en élevant
des digues comme aux Etats-Unis ou en construisant des murs pare vents et des
barrages d´eau afin d´employer ces énergies déchaînées plutôt que de les subir
annuellement avec des évacuations fugitives indésirables qui, tout en créant de
grands frais aux pays qui pouvaient les supporter, ne changeaient rien au
retour de ces phénomènes naturels dangereux et destructeurs.
Le moins qu´on peut dire, encore une fois, est que la pauvreté ou la misère
ne paient pas : ce sont ceux qui n´avaient rien, les derniers des pauvres
qui payaient de leurs vies et de leurs biens d´infortune le prix le plus
douloureux occasionné par ces Ouragans. Et c´est peut-être ici l´occasion,
encore une fois, de cesser de se faire d´illusion et de faire des coupe-feu
permettant non seulement de briser le parcourt de ces ouragans et leurs raz de
marées dévastatrices, mais aussi d´employer ces forces naturelles déchaînées à
produire l´électricité. C´est possible. Mais comme toujours, il se pose la
question de financement…et d´imaginaire sortant de l´expectative traditionnelle
pour faire preuve de véritable utilité technologique.
La critique qu´on peut faire à Haïti et même á Cuba par ailleurs, est que
ce pays n´arrive pas à rendre justice à ses 204 ans d´indépendance. Parce que
ses élites ne remplissent pas leurs rôles ou n´en sont absolument pas à la
hauteur. A la lueur des dégâts de ces hurricanes, on a pu voir dans quel
débâcle se débattaient les populations pauvres que ce soit en Haïti, en
République Dominicaine ou à Cuba. Construire des digues côtières est coûteux,
certes, mais subir chaque année et comme on le voit présentement avec la
détérioration de l´écologie mondiale ces excursions incontrôlées de forces
destructrices n´est ni rassurant, ni propice à éclore une vie sociale et
économique stable. Car chaque année, à la même époque, les destructions
indésirables ainsi que les exodes forcées sont à l´ordre du jour.
Mieux vaut donc prévenir et prospérer pour mieux se défendre que guérir
faussement et s´encroûter à la pauvreté en souffrant indéfiniment de tous les
maux de la nature. Et encore une fois : sortir de l´expectative et de la
passivité sociale idéologique s´abandonnant à ces forces naturelles indomptées
jusqu´à ce jour pour les canaliser et les employer à servir la production
énergétique sociale humaine au lieu d´en subir indéfiniment chaque année les
déluges et les invasions. Mais pour cela, il faut sortir, bien entendu de la
misère et de la pauvreté ; autant qu´il faut employer la science et la
technique pour parvenir à rompre une situation à la longue logiquement
insupportable. Sinon…eh bien sinon on devra chaque année apprendre à nager…et
voir ses récoltes et ses efforts urbains et mat´riels s´envoler en fumée. Est-ce cela la logique
conduisant à la dignité et à la fierté humaine de sociétés averties et
responsables ?
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance