29 septembre 2008
Sur le livre „Noir Canada“ et ses révélations canadiennes criminelles en Afrique
Commentaire sur Grioo. com sur l´article : http://grioo.com/ar,noir_canada_la_liberte_de_la_presse_on_connait_pas_au_canada,15241.html
Tous des salauds envers les africains
Les africains doivent cesser de se faire d´illusions Musengeshi Katata (
29/09/2008 02:09 )
Lorsque nous nous parlons de pillage et de crimes économiques minant sciemment
l´avenir et la liberté des africains, c´est à peine si les africains écoutent
ou lisent. Et pourtant, cela concerne les africains et les leurs. Mais
lorsqu´au Canada on publie un livre, tout le monde accourt. N´est-ce pas un peu
curieux ?
Les africains devraient cesser de se faire d´illusions en croyant qu´en
atterrissant en occident et avec leur sourire, ils vont changer les choses,
loin de là. Il n´y a qu´en se battant et en protestant contre ces méfaits
évidents que nous allons recouvrer le respect de nous-mêmes et celui de nos
fossoyeurs, parce qu´ils se rendront compte, ainsi que leurs sociétés, qu´ils
ne sont rien d´ autre que de beaux salauds et que leurs fameuses valeurs de liberté
ou de démocratie ne sont rien d´autre que de gros mensonges.
Et quant au respect que les occidentaux nous doivent, permettez-moi d´en rire
tant que nous les aurons pas confrontés avec la vérité et notre véhémente et
énergique protestation.
Musengeshi
Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
28 septembre 2008
L´Amérique étranglée à la corde raide d´un Bailout de 700 milliards $ ?
Ce qui étonne aux Etats-Unis en ces temps de dure quasi-récession, ce n´est pas
seulement que ce pays soit frappé par la crise économique et ses inconvénients, mais
bien que tout le monde semble sournoisement tendre la main pour s´adjuger,
honnêtement ou pas, le support financier des contribuables afin de régler ses
problèmes. Or, tous ces gens avaient toujours largement profité du capitalisme américain
d´un libéralisme plus borgne que régulateur. Où sont donc restés leurs gains et leurs épargnes passés ?
Maintenant, qu´est-ce qui a poussé les financiers du Wall Street à jouer un
aussi sale jeu à leurs propres compatriotes ; après tout, c´était leur
propre marché qu´ils noyaient dans des dettes incertaines ? Surtout en
période de latente récession. La rapacité du gain, tout simplement. Ces gens
avaient un train de vie absolument dépensier et suffisant, et la morale dépensière
et peu regardante du gouvernement Bush les aida beaucoup à faire taire leurs
scrupules. D´autre part, et cela sera déterminant, le recul financier américain
sur le marché mondial occasionné par la montée de la Chine et de quelques
autres pays tels le Vietnam, le Brésil, le Mexique, l´Afrique du Sud, l´Inde,
rétrécit la marge d´action et de gains de la Wall Street, la poussant ainsi à
se tourner vers le marché américain d´investissement. Or celui-ci, ployait sous
le coup de la crise économique ; par ailleurs, sans directives
visionnaires élaborées sur le sens économique défini de l´avenir, ce marché
américain tournait en rond et reproduisait des valeurs industrielles
traditionnelles plutôt que d´innover ou d´ouvrir de nouvelles voies vers
l´avenir. On se rabattit donc à la spéculation à la perte et à la vente et le
prêt de fausses valeurs. On créa un réseau parallèle de financement lequel
privatisait les gains et rejetait, moyennant amortissement légal de pertes à
l´imposition, les pertes à la société. Ce système connut un tel succès que les
banquiers devinrent cupides au point de croire que ce vide ballon n´exploserait
pas un jour. Du moins, lorsqu´il exploserait, ce serait sous un autre
gouvernement. Hélas, le danger d´une victoire des démocrates fit imploser le
système parce que c´était, sous Bush, une bien meilleure occasion de se faire
dédommager…pour ses propres bévues et escroqueries ! Les démocrates y
regarderaient par deux fois. D´où l´empressement de l´Administration Bush
aujourd´hui à régler cet emprunt faramineux qui risque de créer bien de
désagréments à l´économie américaine.
Ce qui dérange le plus dans cette affaire, c´est que ce sont les fautifs et
les spéculateurs inconscients qui vont, avec ce Bailout de 700 milliards $,
profiter des deniers publics. Et cette logique perverse qui, au moment où la
petite et la moyenne entreprise américaine ainsi que les salaires moyens
étaient mis à mal par la crise économique, punissait le pauvre innocent et
récompensait le riche indécent et malhonnête, cette politique blessait le bon
sens commun. Mais y a-t-il un autre moyen d´en sortir que de se livrer au
chantage de banquiers véreux et irresponsables ? Apparemment non. Parce
que c´est tout le système bancaire et financier américain qui se trouverait
dans une tourmente détruisant bien de valeurs d´épargnes privées et
industrielles, de pensions et d´emprunts qui risqueraient d´être rappelés ou de
devenir, de par la flambée des taux d´intérêt, astronomiques. Que faire ;
se trouvait-on devant le Bailout ou pas face à un choix entre la peste et le
choléra ? Après tout, le marché libéral ne devait-il pas épurer par lui-même de
ses propres hérésies ?
Tous ceux qui argumentent, pour pousser à ce Bailout, que cela touchait
l´ordre financier et économique mondial devraient revenir sur leurs pieds.
Certes, le monde va s´en trouver éprouvé ; mais la crise économique
actuelle n est rien d´autre qu´une démocratisation ou une décentralisation
financière de la dépendance mondiale à Wall Street. Et ces banquiers
irresponsables et maraudeurs qui ont mis leur propre pays et leur propre place
en discrédit n´ont fait que justifier les craintes du monde entier face à
l´honnêteté de l´instrument américain des finances. Et selon toute
vraisemblance, doutant d´eux-mêmes ou de leurs capacités à découdre de la crise
économique qui avait logé aux Etats-Unis dans une lourde récession, les rats
quittaient le bord du navire en dérive. L´administration Bush qui n´avait pas
mis beaucoup de fierté à inciter la société á une éthique des affaires et du
patriotisme défendant des valeurs morales et sociales certaines porte une
grande responsabilité dans cette crise financière qui va empirer les
inconvénients de la crise économique. Car jeter l´argent des contribuables
aussi facilement qu´il l´a fait dans des guerres ruineuses et gratuites, tout
en manquant d´investir dans une orientation industrielle et sociale éprouvée
vers la création de nouveaux emplois et celle de nouvelles technologies
permettant d´économiser la facture américaine de l´énergie de 600 milliards $
payée chaque année aux saoudiens…le moins qu´on puisse dire, c´est que Bush
avait une bien piètre vision du pouvoir et de ses prérogatives. Ou alors, lui
et son entourage ont manqué ouvertement de talent.
Bailout accrédité…tout était-il au mieux ? En tout cas rien ne sera
rose ou facile ; il est même certain que la véritable descente américaine
dans la vallée ingrate des restrictions budgétaires et des plans sociaux
écourtés ou mis à froid, celle des pleurs et des larmes va bientôt commencer.
Et cela va durer un temps qui semblera infini à tous ceux qui vont directement
en souffrir. Parce qu´il n´y a pas de joie à s´entendre dire un jour de début
de pension que…celle-ci a été dévorée par la crise financière de George W.
Bush. Ou de perdre l´emploi sous le chômage insolent qui va s´abattre sur ce
grand pays. Heureusement…ce pays a encore un Obama pour l´aider, avec une
politique de changement, à traverser ce moment difficile de son histoire tout
en préservant ses valeurs les plus sûres et les plus belles. Espérons-le
vivement et touchons du bois.
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
26 septembre 2008
KFW, coup occasionnel d´escroquerie ou erreur bancaire grossière ?
Il faut l´avoir entendu de sa propre voix pour y croire : le jour où
la Lehman Brothers déposait son Bilan et se mettait sous la protection américaine
de l´article 11 de la loi américaine de la banqueroute bancaire lui permettant
ainsi de se protéger de ses créanciers, la KFW, une banque étatique allemande,
lui transférait 350 millions € ! Ajouté aux 186 millions perdus dans l´écroulement
de cette banque américaine de longue renommée, la KFW faisait une perte sèche
de 536 millions € du contribuable allemand.
Profiter d´une aubaine pour se remplir joyeusement les
poches ?
La nuit du 14 au t 15 septembre, pendant que le monde entier sur CNN
pouvait voir les employés de la Lehman Brothers en direct mettre à la hâte
leurs objets personnels en lieu sûr chez eux, le lendemain matin, cependant, on
apprenait que la KFW, la banque allemande du crédit pour la reconstruction,
avait viré 350 millions € au partenaire déchu. Il faut le faire. Toute l´Allemagne
a dégluti et crié au scandale.Comment des banquiers avaient-ils commis une telle bourde ?
L´affaire était d´autant curieuse qu´autant le ministre des finances, Peer
Steinbrück, que celui de l´économie, Michael Glos faisaient partie de son
conseil d´administration ! Au parlement, aucune lueur ne put être faite
sur cette heureuse transaction qui ruina le contribuable aussi curieusement.
Erreur. Une méchante erreur d´un automatisme transactionnel tout simplement.
Quant aux 186 millions € perdus dans la spéculation malheureuse de la Lehman
Brothers, il fallait bien en accepter la perte sèche.
Et si le parlement et l´opposition de la FDP, des verts allemands et de la « Gauche »
allemande se laissèrent convaincre par une absence de preuves évidentes, le
peuple de la rue, lui, ruminait et ne croyait pas au hasard d´une quelconque
erreur de la part d´un banquier. Quand il n´y a aucune trace, aucun moyen de
rappeler cet argent…tout cela était trop bien irrémédiable pour être franc. Et
c´est mon avis aussi.Un banquier de deniers publics qui faisait des virements à l´aveuglette à
une banque que le monde entier sauf lui savait de l´insolvabilité…admettez que toute
cette histoire était…pour le moins trop propre !
Pfuiiittt ! Disparu sans trace et sans recours. Allo, Lehman Brothers ?
Parti sans laisser d´adresse ! Pauvres contribuables allemands qui se
demandaient à tous les coins de rue : qui a diable reçu notre argent ?
Vraisemblablement personne. Faut-il vraiment le croire, que l´argent aussi
aimait le ciel ? Aux Etats-Unis les valeurs se volatilisaient joyeusement
ces derniers jours…en laissant des caisses de pensions, des épargneurs en désarroi.
Pfuiiittt ! Et la spéculation malveillante fait d´un côté des pauvres, de
l´autres…des nécessiteux de nouvelles aides financières du contribuable !
Quel monde merveilleux qu´est le nôtre n´est-ce pas ? Mais l´Allemagne avait
bien fait disparaître la DDR corps et idéologie…elle en avait l´habitude et le
talent occasionnel.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
23 septembre 2008
Le scandale du lait chinois falsifié
La Chine découvre avec horreur les conséquences désastreuses de la cupidité
commerciale de ses distributeurs de lait qui avaient « élargi » ce
produit alimentaire en le diluant avec de l´eau. Et pour tromper les apparences,
on y ajouta la mélamine (ne pas confondre avec mélanine de la peau), produit servant à fabriquer la colle ou le plastique.
Cette criminelle malfaçon a coûté la vie à 4 enfants, causé l´hospitalisation
immédiate de 13.000 autres, tandis que plus de 50.000 étaient atteints
d´insuffisances rénales inquiétantes.

Aujourd´hui on ne peut pas faire aveuglement confiance à l´importation. Les
chinois ne font pas exception dans cette affaire, comme on le voit
présentement, mais aussi par le passé où ils ont librement excellé dans l´art
de falsifier les médicaments, les parfums, les pièces de rechange, les labels
de qualités de créateurs occidentaux…etc, etc. Et cette affaire va peut-être
leur permettre de réfléchir non seulement sur leurs différents systèmes de
contrôle, mais aussi sur le mal intellectuel, qualitatif et économiques évidents
qu´ils ont causé à la réputation des produits occidentaux. Et particulièrement
aux africains auxquels ils vendaient quotidiennement du faux inefficace pour du
vrai. Quand il s´agit de médicament, de lait, cela peut être, comme on le voit,
bien mortel.
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
22 septembre 2008
L´odieux attentat d´Islamabad, un défi ou une déclaration de guerre ?
De qui venait donc cet odieux attentat qui a détruit l´Hôtel Marriott à
Islamabad, causé une soixantaine de morts dont l´ambassadeur de la Tchécoslovaquie
et plus de 250 blessés par agression suicidaire faisant exploser une bombe
de 600 kg ? S´agissait-il réellement d´islamistes, et si oui, que voulaient-ils
que diable, ces amis de la poudre et de l´assassinat gratuit ?
Assez,
c´est assez ; cette vermine absolutiste et criminelle déshonore toute la
communauté Islamique !
Le président pakistanais : Asif Zardari venait à peine de faire preuve
de bonne foi en demandant au parlement de lui retirer les droits que s´était adjugé
son prédécesseur Pervez Musharaf, Notamment, le droit de dissoudre le parlement
et celui de démettre le gouvernement. Par ailleurs, si le nouveau président affirmera,
dans la même foulée et à plusieurs reprises : « l’importance
d’éradiquer le terrorisme », il a également souligné qu’« il ne
tolérerait aucune incursion étrangère sur son sol, au nom de la lutte contre le
terrorisme ». Cette phrase aurait dû calmer et rassurer tous les
nationalistes épris de paix et tous ceux qui, contrairement aux américains, voyaient,
dans les victimes civiles pakistanaise des incursions américaines volontaires
sur le territoire pakistanais, une situation qui risquait bien, à la longue, de
soulever la colère des pakistanais et mettre fin à une alliance militaire nécessaire
à combattre efficacement les Talibans.
Et ma foi, sauf les américains qui craignaient un rapprochement pakistano-iranien
ou la condamnation de leurs raids militaires à l´aveuglette en territoire
pakistanais, tout le monde, du moins des pakistanais, aurait dû saluer honnêtement
l´entrée en service de son président. Il ne faut pas oublier que cet homme
avait été condamné à 8 ans de prison par le passé pour escroquerie, corruption,
trafique de drogue. Vraisemblablement son sens du devoir et sa notion du
pouvoir est louable et pleinement responsable. Lui en voudrait-on
personnellement ? C´est peu probable. Après tout, il venait du parti majoritaire
au parlement et il a été choisi le plus normalement comme successeur légal de
Musharaf.
Les islamistes fondamentalistes dans leur illogisme et cécité absolutistes ?
C´est vrai qu´on se demande où ils veulent en venir ? Dominer le monde
entier sans savoir ni produire des avions, des automobiles ou même être techniquement
à même d´apporter des réponses satisfaisantes pour la démocratie et la liberté,
envers l´écologie, l´énergie ou la technologie de l´avenir ? Et si ils
restaient chez eux, ces gens qui semblaient, uniquement avec leur intolérance
et leur Coran, vouloir rallier le monde entier à un Dieu Islamique unique et
universel avec tous les moyens criminels et barbares. Peut-on réellement se réclamer
de Dieu et assassiner volontairement des innocents et des étrangers ? Quel
genre de Dieu défendait-on donc, que diable, si ce n´était un Dieu intolérant,
criminel à loisir, opprimant ?
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
18 septembre 2008
La nationalisation de l´A.I.G, une erreur stratégique aux conséquences désastreuses ?
Une crise financière américaine sous estimée mettait-elle à mal l´optimisme aveuglant des américains envers le grand amour spéculatif de leur Management financier ?
L´épée de Damoclès pèse sur Wall Street
Qui sème
le vent, récolte la tempête.
Et même en permettant à ce grand assureur mondial de relever le front, le
mal, lui est profond parce que toutes ces banques et sociétés d´assurance
avaient des ramifications entre elles. Les conséquences vont bientôt se faire
sentir. On le voit à la réserve de la Morgan Stanley ainsi que celle de la
Goldman Sachs à prêter des liquidités à l´A.I.G. malgré les garanties de
l´Etat. Par ailleurs, l´autorisation faite à l´A.I.G. de pouvoir emprunter 20
milliards sur une de ses filiales n´a rien changé à ses besoins immédiats de
liquidité. L´A.I.G présente un actif de 1050 milliards $ (au mois de Juin) qui
sont pris en garantie par l´Etat.
En tout cas les actionnaires de l´A.I.G. semblent mécontents car ils se sentent
lésés par les conditions imposées par la tutelle de l´Etat. Il va y avoir des
suites ou des procès qui feront, vraisemblablement, voler toute cette opération
de sauvetage en l´air. En tout cas je doute que tous les acteurs nationaux et internationaux agissant sur la place américaine avalent tous cette douteuse couleuvre sans se rétracter le moins du monde.
„Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu“
Forum Réalisance
16 septembre 2008
Zimbabwe: un accord franc et résolu vers un meilleur avenir ?
L´accord solennellement ratifié ce lundi 15 septembre 2008 scellant le
partage politique du pouvoir entre Mugabe (Zanu-PF), Tsvangirai (MDC) et
Matambara (MDC indépendant) donne au MDC et à Tsvangirai le poste de premier
ministre et 13 sièges au gouvernement, le MDC indépendant, lui, obtient 3
sièges, tandis que la Zanu de Mugabe conservait 15 sièges. En tout don un
gouvernement de 31 sièges. Tout est-il dit ?
Les premiers pas d´un grand espoir ?
« L´espoir est une fleur bien délicate, mais si on n´oublie pas d´arroser sa plante gracile et fière ; son éclat épanoui est d´une telle beauté, d´une telle richesse qu´il est capable d´assagir les rêves les plus exigeants sans que ni l´éclat de robe d´élégance, ni son malicieux sourire ne ternissent »

Au moment où Tsvangirai devient chef du gouvernement, on se demande ce qui
va changer et si, contrairement à Mugabe, il a plus de talent pour mieux
organiser la société, investir et inciter les investisseurs réticents face à
Mugabe à investir dans le pays. S´il parviendra à dynamiser l´économie nationale
abattue et désordonnée vers une logique de production permettant à ses facteurs
de redevenir fructueux et positifs afin qu´un meilleur avenir s´ouvre enfin aux
zimbabwéens ?
Il faut l´espérer. En tout cas cette démocratisation du pouvoir permet, si
elle est bien et utilement employée, d´aboutir sur une bien meilleure prospérité
que n´y était arrivé l´infortuné Mugabe. Le problème du Zimbabwe n´est pas
seulement, comme on le croit par ailleurs dans toute l´Afrique, et même comme l´occident
veut l´imposer aux africains sous une forme de culture démocratique conduisant
aveuglement à l´aliénation économique et culturelle à l´occident: une question
de partage ou de simple gestion du pouvoir dans la logique, la condescendance
des prérogatives des intérêts occidentaux ou étrangers. Le pouvoir africain, mieux que
jamais et outre qu´il doit respecter et promouvoir les intérêts des
siens ; il doit lui aussi répondre aux exigences rationnelles, techniques
et scientifiques créatives de moyens et d´instruments économiques, financiers
et intellectuels assurant un louable avenir libre, indépendant réellement et
techniquement et financièrement libre. Trop de gouvernements en Afrique
oublient par trop souvent cette exigence fondamentale de l´exercice du pouvoir
à ce point qu´on se demande s´ils n´étaient pas tout simplement des parvenus ou des vassaux de
l´empire occidental ! Ou alors s´il ne s´agissait pas d´illuminés qui
n´avaient qu´une notion surfaite, banale et expectative de leurs fonctions.
Au moment où la quatrième banque américaine, la Lehman Brothers, ce lundi 15 septembre 2008, fait son dépôt de
bilan auprès de la Cour des faillites des Etats-Unis avec un endettement de 613
milliards $ contre 639 à son passif en secouant les milieux financiers du monde
entier, et qu´une autre banque américaine : la Merril Lynch, pour échapper à la banqueroute, est vendue à 50
milliards $ à la Bank of America; rien n´est plus comme avant dans le monde des
finances dans lesquelles nous vivons. Après l´écroulement de plus de 10 banques américaines, si quelqu´un
affirme que tout va bien ; celui-là doit être bien aveugle…ou
dangereusement optimiste. Car si ceux qui prétendent ou prétendaient encore -
et cela malgré la crise économique qui sévit dans le monde entier, mais aussi
malgré l´échec évident de l´occident à réaliser ou organiser un climat d´épanouissement
économique et financier utile et valable pour tous - que nous devions suivre
leur exemple, emprunter leur logique et placer leurs intérêts au dessus des
nôtres alors que visiblement nous nous appauvrissons chaque jour encore
plus sous leur aveugle chosification ; il faut croire que ces gens ne font
aucun cas de nos droits légitimes à l´indépendance, à la réalisation
culturelle et matérielle des nôtres.
Ainsi donc, est-il grand temps de chercher et de trouver les voies et
moyens pour nous épanouir et nous développer nous-mêmes. Et ceci ne peut se
faire que si, comme la Chine l´a fait, nous veillions jalousement à nos
accumulations, et si surtout nous prenions à cœur d´affûter et mettre à jour
nos facteurs socioéconomiques de développement. De nos jours, il ne suffit plus
d´imiter, de suivre ou même de s´aliéner bêtement à la culture ou aux
exportations envahissantes des autres aussi belles et aussi alléchantes soient-elles ; il faut aussi être capable, d´une part, de créativité industrielle
innovatrice et, autant qu´on doit être capable de répondre, avec ses propres
prémisses pratiques, géographiques et écologiques, aux défis énergétiques imminents et à
celui, dans les processus de production, respectant nos besoins et nos attentes
ainsi que notre environnement et sa multitude.
Nos
enfants, nos sociétés et nos cultures, de par leurs histoires ou leurs
retards technologiques actuels, sont tenus à de grands efforts s´ils
veulent
garantir aux leurs, dans un monde devenant chaque jour plus friands et
assoiffés
de matières premières, d´un avenir décent et dénué de pauvreté, de
manque
criant ou de dépendance économique comme c´est le cas actuellement.
Cela veut
dire que nous devons placer tous nos efforts à former, instruire et
émanciper
l´intelligence et les capacités dormantes dans le cœur et les cerveaux
de nos
enfants. Parce que leur éclosion représente non seulement notre salut,
mais
aussi la projection la plus sincère et la plus fidèle…de nos propres
rêves ! Et c´est le comprendre et l´assurer qui fait de tout homme
d´Etat
africain, de tout intellectuel de ce continent, un citoyen fiable et
utile aux
siens dont l´humanisme ou la philosophie sociohistorique est
contemporaine et
de haute cuvée parce que notamment cette pensée respecte la réalisation
d´un continent longtemps bafoué et contraint à renier son identité, ses
droits légitimes et les sources originelles de sa culture. Nous avons toujours accepté la liberté et les droits de tout autre que nous. Hélas, notre histoire ne nous l´a que trop appris, les autres ne nous acceptent que dans la mesure où nous concédons à l´image qu´ils attendent de nous, ou dans la mesure où nous servons leurs intérêts en négligeant les nôtres. Ceci est négation contre laquelle nous devons nous élever avec la plus ferme de toutes nos énergies rationnelles.
Musengeshi Katata
" Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
14 septembre 2008
Sur le génie de l´inventrice Ngalula Mubenga Sandrine
Commentaire sur Congo Connect
Un brillant exemple qui, hélas, fait plus mal qu´il ne soulage parce qu´il
ne sert aucunement á l´Afrique. Bien au contraire, ces inventions seront
réalisées et reviendront nous être vendues, ce qui ne nous permettra ni
d´avancer, ni de protéger nos accumulations sociales. Chaque fois que nous
achetons une voiture produite à l´étranger, nous investissons dans la société
et le système économique d´où provient cette voiture. Et cela veut dire que
nous nous appauvrissons en ce sens que nous ne permettons pas à nos épargnes de
tourner et servir á notre propre société. La différence de cet exemple Ngalula
Mubenga Sandrine avec l´esclavage est tout simplement qu´elle en jouira
peut-être personnellement.
Pour le Congo ou l´Afrique, cependant, tout deviendra par-là encore pire,
parce que ses enfants, au lieu de travailler chez eux, vont vendre leur
intelligence à ceux qui, des siècles durant, n´ont rien fait d´autre que d´oppresser
et opprimer les leurs.
Si certains y voient une quelconque raison de fierté, moi pas; et ce n´est
pas que je ne reconnaisse pas les mérites ou l´intelligence de cette ex
patriote, loin de là; mais du point de vue de l´avenir de l´Afrique ou du
Congo, rien n´a changé. Pourquoi devrai-je alors me réjouir de quelque chose
qu´on va bientôt employer pour mieux nous asservir ? Je sais que l´économie est
une science complexe, mais certaines évidences sont flagrantes et du bon sens
commun: ce qui ne t´enrichit pas mais travaille contre toi n´est pas dans ton
intérêt.
Je me réjouirai que cette intelligente ingénieure se joigne à nous pour
lutter afin que les dinosaures politiques au Congo et dans toute l´ Afrique comprennent
enfin leur incapacité et cesse d´appauvrir et de terroriser économiquement la
jeunesse et l´avenir de ce continent. Alors elle aura, dans un sens, oeuvré
dans le bon sens. Je rappelle que chez Bombardier au Canada, le plus grand
constructeur aéronautique de cette société est...d´origine congolaise. Personne
ne doute du génie africain ou congolais, mais si le contexte social ne leur
permet pas de s´épanouir et de servir ce continent avec leur savoir et leurs efforts, les
acclamer quand ils brillent à l´étranger n´arrange en rien nos problèmes. Même
si nous en sommes singulièrement fiers. Parce que demain leur intelligence sera
employée à nous détrousser encore mieux qu´hier. C´est aussi simple que cela.
Vous permettrez alors que je reste réservé, malgré tout. Et elle me comprendra
bien si je dis: "Bidi tenta kuetu, anu ne keba peba". Je sais qu´elle
n´a pas le choix…vu la gabegie et le marasme contextuel actuel au Congo et même
de toute l´Afrique ; j´en conviens. Mais cela ne change rien ni à la réalité,
ni à notre combat actuel d´acclamer ceux qui se réalisaient ailleurs pendant
que de milliers et de milliers d´autres subissaient chez nous un délaissement
scandaleux et criminel ne conduisant leurs sociétés respectives qu´à la mendicité, à la misère et la pauvreté chronique à l´avenir. Car ce n´est pas, lorsque les génies iront créer et inventer ailleurs en y créant l´emploi que chez nous, tombant du ciel, l´emploi et le développement économique nous sera offert gratuitement ! Faut pas rêver la bouche et les yeux ouverts.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
10 septembre 2008
Sauvegarder Fannie Mae et Freddie Mac, cela va-t-il sauver un système gangrené ?
Fannie Mae et Freddy Mac, ces deux géants du refinancement hypothécaire américain qui, pour préserver les tantièmes de leurs actionnaires durant des années, avaient eu recours à des prêts « douteux » pour cacher leurs déboires, seront mis sous tutelle de l´Etat américain (FHFA) afin, croit-on, de sauver le marché hypothécaire américain et tranquilliser les créanciers de ces deux financiers dans le monde. Mais cette sauvegarde est-elle saine ; va-t-elle vraiment sauver ces deux sociétés gangrenées par leurs dettes et un immobilier américain perdant continuellement chaque mois 10 á 15% de ses valeurs, ou ne fera-t-elle qu´entraîner le contribuable américain dans un gouffre sans fin dont il ne s´en sortirait qu´en crachant sang et eau ?
Le sauvetage de Fannie Mae et Freddie Mac a soulagé les places boursières
en Asie et en Europe. Le président de la Banque centrale européenne,
Jean-Claude Trichet a salué «une décision bienvenue » et le Fonds
monétaire international a estimé que ce plan contribuera à améliorer «les
perspectives économiques et financières mondiales ».Chacun espérant
ainsi rentrer, tant bien que mal, dans ses frais occasionnés par l´achat de ce
que j´appelle des hypothèques pourries sournoisement cédées aux étrangers tout
en sachant qu´elles étaient sans issues positives. Cela, hélas, ne me laisse
pas présager un sens d´affaires recommandable.
Et au delà
de toute appréciation subjective, cette histoire ne va-t-elle
pas, ne met-elle pas la crédibilité du libéralisme financier américain
si haut prisé en doute ?
Par ailleurs, même si aux dire de l´Etat américain, celui-ci prêterait
aux deux
hypothécaires en banqueroute 100 milliards par tête ; leurs problèmes
s´en
trouveraient-ils pour autant résolu quand on sait que fin septembre une
dette
de 223 milliards $ empoignant ces deux sociétés hypothécaires arrivait
à échéance. Un sur trois des ménages américains se trouvaient en passe
de subir des coûts hypothécaires plus élevées que la valeur de son
immobilier...
Autrement dit : les choses ne faisaient que commencer à se dégrader pour le système hypothécaire américain. Ce serait peut-être l´occasion de le restructurer et l´assainir définitivement afin que le contribuable américain ne soit pas toujours pris comme le dindon de la farce par ceux qui, lorsqu´ils faisaient des bénéfices employaient toute leur influence à payer le moins d´impôt que possible, et lorsqu´ils faisaient des pertes, ils continuaient à s´offrir à eux et à leurs actionnaires des honoraires exorbitants pour venir faire chanter le contribuable et lui faire payer les pots cassés. Ce genre d´escroqueries aux finances publiques ne devraient pas, dans un système libéral, être entretenus ou supportés. A la fin, cela revient à un subventionnisme financier tout court. Avec le mauvais goût qu´il a été acquis en forçant la main des finances publiques. Déjà on entend les pas des constructeurs automobiles américains voulant, eux aussi, être subventionnés dans un ordre de 50 milliards $. Nous y voilà. La boîte aux pandores est ouverte…Combien de temps encore le système de financement économique américain pourra-t-il, en entretenant ces « sauvetages », se dire libéral ? Dans cette affaire, on avait hélas l´impression que face au moteur en panne, l´Etat américain choisissait de changer…de chauffeur !
Le mal, en fait, est plus profond qu´on ne le pense, ou qu´on ne veuille l´avouer publiquement. En effet, depuis que l´état américain, pour cacher ses déboires sur son marché national de l´emploi, et comprimer à la baisse les coûts des revenus industriels pour permettre aux firmes américaines de rester compétitives sur le marché international ; cet état a créé un secteur officiel grandissant de bas salaires subventionnés par l´aide sociale (Job à 1 $), l´économie américaine avait baissé la culotte et donné à tout le monde, et particulièrement aux allemands, des raisons de fausser la concurrence et les lois du libéralisme économique sur les marchés nationaux et mondiaux. Et depuis, une forme nouvelle d´esclavage avait remplacé le bon travail bien payé. On y gagnait beaucoup moins tout en faisant le même travail qu´hier, quitte à aller quêter les subventions de l´aide sociale pour nouer les deux bouts. Etait-ce mieux que le chômage ? Bien sûr. Mais la fierté et la morale de vivre honorablement de ses efforts avaient disparu. Mais pendant que la classe moyenne s´évaporait aux Etats-Unis comme en Allemagne, les sociétés commerciales, elles, continuaient à faire bénéfices sans avoir à payer des salaires honorables. Et ces sociétés réclamaient encore à corps et à cris de payer moins d´impôts ou pas du tout !
Le problème donc, si on veut, n´est pas seulement Fannie Mae et Freddy Mac ; mais bien celle d´une société américaine acculée économiquement, et qui, contre tout sain économisme, jetait ses propres ouvriers, sa propres classe moyenne en pâture à une nouvelle forme d´exploitation qui les appauvrissait au lieu de les payer adéquatement afin qu´à leur tour ils consomment et financent leurs immobiliers et leurs petites entreprises sans heurts. Les conséquences ? L´écroulement prochain et l´appauvrissement des salaires moyens : ceux qui représentait, dans toute société industrielle moderne, le moteur de 80 % de l´emploi et des revenus moyens. On misait, à tort, sur les multinationales et les géants financiers aux tentacules internationales ; mais comme on le voit avec Fannie Mae et Freddy mac, c´étaient des géants aux pieds d´argile lorsque leurs clients s´écroulaient. C´est donc l´art de se mordre la queue ou de croire qu´en soutenant l´institution tout en étouffant son client qu´on résolvait la crise. Autre chose me déplait personnellement dans la manière par laquelle Fannie Mae et Freddy Mac ont voulu résoudre leur impasse : notamment en prêtant, contre toute réserve professionnelle et d´usage courante, á des clients financièrement faibles. Puis de se débarrasser le plus rapidement que possible des hypothèques avariées avant que la bombe n´éclate. Cela dénotait un calcul…pour le moins peu regardant pour la loi la plus précieuse des hypothèques : ne prêter qu´avec une marge raisonnable de sécurité. La forêt, dit implicitement Shakespeare, ne doit pas faire oublier l´arbre…
Produire plus, produire mieux, cela résolvait-il la crise économique américaine ?
Oui et non. Produire, tout cela est bien ; encore faut-il vendre ! Et
si, comme l´Amérique ainsi que tout l´occident l´avaient pratiqué, on avait appauvri
sciemment ses futurs clients ou on les avaient systématiquement empêchés de s´épanouir
économiquement avec des méthodes de dumping, de corruption, de guerres d´instabilité
et d´endettement factices et assujettissant ; qui achèteraient donc demain
leurs produits coûteux ? L´actuelle situation économique de quasi
saturation en occident avaient fait de chacun un concurrent acharné produisant
lui-même et protégeant jalousement ses balances de paiement. La Chine ?
Elle devenait de plus en plus rapidement (un peu trop rapidement pour les
occidentaux ennuyés) un concurrent de taille autant dans ses prix que dans la
synergie imposante de son dynamisme financier dont l´énorme capacité de marché
serait bientôt capable de dicter ses priorités au monde entier. Et derrière la
Chine se profilait déjà l´Inde…En occident, on avait, et cela depuis plus de vingt
ans, pris l´habitude de repousser les problèmes dans l´avenir en espérant que
les jours meilleurs reviendraient. Et depuis vingt ans on s´endettait, mais les
jours meilleurs, eux, se faisaient toujours attendre.
A l´occasion des présidentielles américaines, on a eu l´occasion de percevoir le gouffre ou le dilemme américain actuel : un choix ou une danse indécise entre un conservatisme dépassé défendu par les républicains et le changement prôné par Obama et le parti démocrate. Et sans ici prendre aveuglement parti pour les démocrates, nous estimons que ceux-ci ont raison. Car à force de s´accrocher à des valeurs et des structures éprouvées hier, certes, mais aujourd´hui inadéquates et inflexibles à rendre justice à un économisme mondial changeant et autrement exigeant par l´arrivée de la Chine, notamment, sur le marché commercial mondial ; on perd du temps et des ressources à soutenir ou soigner un cheval malade qui ne fera plus long feu. Or, devant le renchérissement des coûts de l´énergie et des matières premières prochain, il faut absolument investir dans de nouvelles formes d´énergie plus écologiques et des technologies épargnant les matières premières tout en étant autant efficace que par le passé, sinon plus efficaces. Ce défi n´est pas seulement dicté par le coûts des matières premières ; il est aussi dicté par la création de nouveaux emplois et de nouveaux produits commerciaux. Le gouvernement Bush a, en 8 ans de gouvernance, hélas, manqué de voir les choses comme il le fallait en croyant, comme par le passé, que seul la poudre des canons et les pressions et embargos économiques résolvaient le problèmes. Si hier cette logique avait eu ses moments de satisfaction, aujourd´hui cependant elle n´avait qu´une valeur de mépris.
Tout aujourd´hui, pour les sociétés industrialisées occidentales, se jouera
au nombre de leurs clients et de leurs exportations. Celui qui méprise ou
appauvrit ses clients ou les moleste ne doit pas s´étonner si son avenir
devient maigre et esseulé. Ce corollaire a une conséquence logique : le
client doit, lui aussi s´épanouir pour rester un client crédible, financièrement
indépendant et assidu dans ses échanges commerciaux. Or, dans leur rapacité et
leurs complexes hégémoniques les occidentaux avaient pris la fâcheuse habitude
de ruiner volontairement leurs clients avec des techniques et des moyens
divers. Et beaucoup ne voyaient pas encore venir le train qui exigeait d´eux de
changer de fusil d´épaule ; cependant que sans cela les clients appauvris
d´hier ne deviendraient pas à coup de bâton magique riches et acheteurs à
loisir. C´est donc, ne le cachons pas, la fin d´une époque qui se déroule
devant nous. Et celle-ci exige des exclus d´hier qu´ils cessent de tourner en
rond, qu´ils investissent à long terme et efficacement dans leurs bien-être et
leurs développements futurs. Cela est prioritairement vrai pour l´Afrique. Et
si maintenant quelqu´un n´a pas saisi l´analogie qu´il y a entre le client du
contexte national de celui du contexte international ; celui-là se refuse tout simplement à voir
les choses telles qu´elles sont.
Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance
09 septembre 2008
L´après Fay, Gustav, Hanna,… Ike et… Joséphine !
La saison des déluges, des inondations et des destructions immobilières a
causé cette année en Haïti, en République Dominicaine, à Cuba, en Jamaïque, en
Louisiane…des dégâts annuels considérables. Ne serait-il pas temps que ces
afflux d´énergies naturelles dévastatrices s´abattant annuellement sur les
Caraïbes et la côte américaine soient domptées, sinon contrôlées pour servir
d´énergie constructive plutôt que de subir d´année en année leurs énormes forces destructrices ?
Sortir
de l´expectative et domestiquer ces énormes masses d´énergie déployées par les
vents et les marées sauvages.
En Haïti, pays le plus pauvre du
continent américain, ces intempéries ont été particulièrement violentes et
destructrices. N´est-il pas temps d´employer ces énergies indomptées en élevant
des digues comme aux Etats-Unis ou en construisant des murs pare vents et des
barrages d´eau afin d´employer ces énergies déchaînées plutôt que de les subir
annuellement avec des évacuations fugitives indésirables qui, tout en créant de
grands frais aux pays qui pouvaient les supporter, ne changeaient rien au
retour de ces phénomènes naturels dangereux et destructeurs.
Le moins qu´on peut dire, encore une fois, est que la pauvreté ou la misère
ne paient pas : ce sont ceux qui n´avaient rien, les derniers des pauvres
qui payaient de leurs vies et de leurs biens d´infortune le prix le plus
douloureux occasionné par ces Ouragans. Et c´est peut-être ici l´occasion,
encore une fois, de cesser de se faire d´illusion et de faire des coupe-feu
permettant non seulement de briser le parcourt de ces ouragans et leurs raz de
marées dévastatrices, mais aussi d´employer ces forces naturelles déchaînées à
produire l´électricité. C´est possible. Mais comme toujours, il se pose la
question de financement…et d´imaginaire sortant de l´expectative traditionnelle
pour faire preuve de véritable utilité technologique.
La critique qu´on peut faire à Haïti et même á Cuba par ailleurs, est que
ce pays n´arrive pas à rendre justice à ses 204 ans d´indépendance. Parce que
ses élites ne remplissent pas leurs rôles ou n´en sont absolument pas à la
hauteur. A la lueur des dégâts de ces hurricanes, on a pu voir dans quel
débâcle se débattaient les populations pauvres que ce soit en Haïti, en
République Dominicaine ou à Cuba. Construire des digues côtières est coûteux,
certes, mais subir chaque année et comme on le voit présentement avec la
détérioration de l´écologie mondiale ces excursions incontrôlées de forces
destructrices n´est ni rassurant, ni propice à éclore une vie sociale et
économique stable. Car chaque année, à la même époque, les destructions
indésirables ainsi que les exodes forcées sont à l´ordre du jour.
Mieux vaut donc prévenir et prospérer pour mieux se défendre que guérir
faussement et s´encroûter à la pauvreté en souffrant indéfiniment de tous les
maux de la nature. Et encore une fois : sortir de l´expectative et de la
passivité sociale idéologique s´abandonnant à ces forces naturelles indomptées
jusqu´à ce jour pour les canaliser et les employer à servir la production
énergétique sociale humaine au lieu d´en subir indéfiniment chaque année les
déluges et les invasions. Mais pour cela, il faut sortir, bien entendu de la
misère et de la pauvreté ; autant qu´il faut employer la science et la
technique pour parvenir à rompre une situation à la longue logiquement
insupportable. Sinon…eh bien sinon on devra chaque année apprendre à nager…et
voir ses récoltes et ses efforts urbains et mat´riels s´envoler en fumée. Est-ce cela la logique
conduisant à la dignité et à la fierté humaine de sociétés averties et
responsables ?
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"
Forum Réalisance