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Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

29 septembre 2008

Sur le livre „Noir Canada“ et ses révélations canadiennes criminelles en Afrique

Commentaire sur Grioo. com sur l´article : http://grioo.com/ar,noir_canada_la_liberte_de_la_presse_on_connait_pas_au_canada,15241.html

 

Tous des salauds envers les africains

 

Les africains doivent cesser de se faire d´illusions Musengeshi Katata ( 29/09/2008 02:09 )
Lorsque nous nous parlons de pillage et de crimes économiques minant sciemment l´avenir et la liberté des africains, c´est à peine si les africains écoutent ou lisent. Et pourtant, cela concerne les africains et les leurs. Mais lorsqu´au Canada on publie un livre, tout le monde accourt. N´est-ce pas un peu curieux ?
Les africains devraient cesser de se faire d´illusions en croyant qu´en atterrissant en occident et avec leur sourire, ils vont changer les choses, loin de là. Il n´y a qu´en se battant et en protestant contre ces méfaits évidents que nous allons recouvrer le respect de nous-mêmes et celui de nos fossoyeurs, parce qu´ils se rendront compte, ainsi que leurs sociétés, qu´ils ne sont rien d´ autre que de beaux salauds et que leurs fameuses valeurs de liberté ou de démocratie ne sont rien d´autre que de gros mensonges.
Et quant au respect que les occidentaux nous doivent, permettez-moi d´en rire tant que nous les aurons pas confrontés avec la vérité et notre véhémente et énergique protestation.

Musengeshi Katata
"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

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28 septembre 2008

L´Amérique étranglée à la corde raide d´un Bailout de 700 milliards $ ?

Ce qui étonne aux Etats-Unis en ces temps de dure quasi-récession, ce n´est pas seulement que ce pays soit frappé par la crise économique et ses inconvénients, mais bien que tout le monde semble sournoisement tendre la main pour s´adjuger, honnêtement ou pas, le support financier des contribuables afin de régler ses problèmes. Or, tous ces gens avaient toujours largement profité du capitalisme américain d´un libéralisme plus borgne que régulateur. Où sont donc restés leurs gains et leurs épargnes passés ?

 Tirer sur la corde jusqu´à ce qu´elle casse…ou l´art de scier l´arbre sur la branche de laquelle on a trouvé refuge pendant l´inondation ?

Curieuse situation actuellement aux Etats-Unis de la crise économique accentuée par une crise financière effroyable due à des spéculateurs malhonnêtes du Wall Street. Ceux-ci, non seulement avaient endettés vilement des propriétaires incapables d´assumer les hypothèques pour lesquels on les avait, avec de faux sursis d´échéance allant jusqu´à trois ans, pris à l´hameçon ; pis, ces financiers se prêtèrent, spéculèrent ou vendirent ces hypothèques douteuses sur la place financière américaine et mondiale. 19 millions d´américains ont été ainsi abusés et on perdu leurs immobiliers lorsque les paiements vinrent inévitablement à échéance. Et lorsque la rumeur négative de ces valeurs hypothécaires atteignit les hauts étages de banques ; celui qui ne put se débarrasser rapidement de ces fausses valeurs fut pris au piège de pertes sèches. C´est ce qui a mis en difficulté de paiement et fait « nationaliser » Freddie Mac et Fannie Mae : parce qu´ils assurèrent ces transactions douteuses. La suite, on la connaît : les banques impliquées virent leurs valeurs fondre à la bourse à vue d´œil et les mis en banqueroute ou en difficultés de paiement.

 Le moins qu´on puisse dire est qu´on avait spéculé à haute échelle. Et le petit propriétaire américain n´avait été qu´un moyen, qu´un nom et une signature que tout ce système spéculatif nécessitait pour remplir les exigences légales lui permettant de commettre ses méfaits. Car la condition première de ce système d´escroquerie exigeait, au préalable, que le client ne soit pas solvable ! Afin qu´il revienne refinancer son hypothèque en signant une nouvelle hypothèque plus lourde sur le conseil de banquiers lui prédisant une revalorisation prochaine à la hausse de son immobilier. Le marché immobilier américain n´évolua pas dans ce sens comme dans les année ´90, et tandis que d´hypothèque en hypothèque le client sombraient dans les dettes, le banquier, lui, eut long bras pour s´enrichir en allouant, en vendant ces hypothèques dont il savait au préalable qu´elles ne valaient rien du tout.

Maintenant, qu´est-ce qui a poussé les financiers du Wall Street à jouer un aussi sale jeu à leurs propres compatriotes ; après tout, c´était leur propre marché qu´ils noyaient dans des dettes incertaines ? Surtout en période de latente récession. La rapacité du gain, tout simplement. Ces gens avaient un train de vie absolument dépensier et suffisant, et la morale dépensière et peu regardante du gouvernement Bush les aida beaucoup à faire taire leurs scrupules. D´autre part, et cela sera déterminant, le recul financier américain sur le marché mondial occasionné par la montée de la Chine et de quelques autres pays tels le Vietnam, le Brésil, le Mexique, l´Afrique du Sud, l´Inde, rétrécit la marge d´action et de gains de la Wall Street, la poussant ainsi à se tourner vers le marché américain d´investissement. Or celui-ci, ployait sous le coup de la crise économique ; par ailleurs, sans directives visionnaires élaborées sur le sens économique défini de l´avenir, ce marché américain tournait en rond et reproduisait des valeurs industrielles traditionnelles plutôt que d´innover ou d´ouvrir de nouvelles voies vers l´avenir. On se rabattit donc à la spéculation à la perte et à la vente et le prêt de fausses valeurs. On créa un réseau parallèle de financement lequel privatisait les gains et rejetait, moyennant amortissement légal de pertes à l´imposition, les pertes à la société. Ce système connut un tel succès que les banquiers devinrent cupides au point de croire que ce vide ballon n´exploserait pas un jour. Du moins, lorsqu´il exploserait, ce serait sous un autre gouvernement. Hélas, le danger d´une victoire des démocrates fit imploser le système parce que c´était, sous Bush, une bien meilleure occasion de se faire dédommager…pour ses propres bévues et escroqueries ! Les démocrates y regarderaient par deux fois. D´où l´empressement de l´Administration Bush aujourd´hui à régler cet emprunt faramineux qui risque de créer bien de désagréments à l´économie américaine.

Ce qui dérange le plus dans cette affaire, c´est que ce sont les fautifs et les spéculateurs inconscients qui vont, avec ce Bailout de 700 milliards $, profiter des deniers publics. Et cette logique perverse qui, au moment où la petite et la moyenne entreprise américaine ainsi que les salaires moyens étaient mis à mal par la crise économique, punissait le pauvre innocent et récompensait le riche indécent et malhonnête, cette politique blessait le bon sens commun. Mais y a-t-il un autre moyen d´en sortir que de se livrer au chantage de banquiers véreux et irresponsables ? Apparemment non. Parce que c´est tout le système bancaire et financier américain qui se trouverait dans une tourmente détruisant bien de valeurs d´épargnes privées et industrielles, de pensions et d´emprunts qui risqueraient d´être rappelés ou de devenir, de par la flambée des taux d´intérêt, astronomiques. Que faire ; se trouvait-on devant le Bailout ou pas face à un choix entre la peste et le choléra ? Après tout, le marché libéral ne devait-il pas épurer par lui-même de ses propres hérésies ?

Tous ceux qui argumentent, pour pousser à ce Bailout, que cela touchait l´ordre financier et économique mondial devraient revenir sur leurs pieds. Certes, le monde va s´en trouver éprouvé ; mais la crise économique actuelle n est rien d´autre qu´une démocratisation ou une décentralisation financière de la dépendance mondiale à Wall Street. Et ces banquiers irresponsables et maraudeurs qui ont mis leur propre pays et leur propre place en discrédit n´ont fait que justifier les craintes du monde entier face à l´honnêteté de l´instrument américain des finances. Et selon toute vraisemblance, doutant d´eux-mêmes ou de leurs capacités à découdre de la crise économique qui avait logé aux Etats-Unis dans une lourde récession, les rats quittaient le bord du navire en dérive. L´administration Bush qui n´avait pas mis beaucoup de fierté à inciter la société á une éthique des affaires et du patriotisme défendant des valeurs morales et sociales certaines porte une grande responsabilité dans cette crise financière qui va empirer les inconvénients de la crise économique. Car jeter l´argent des contribuables aussi facilement qu´il l´a fait dans des guerres ruineuses et gratuites, tout en manquant d´investir dans une orientation industrielle et sociale éprouvée vers la création de nouveaux emplois et celle de nouvelles technologies permettant d´économiser la facture américaine de l´énergie de 600 milliards $ payée chaque année aux saoudiens…le moins qu´on puisse dire, c´est que Bush avait une bien piètre vision du pouvoir et de ses prérogatives. Ou alors, lui et son entourage ont manqué ouvertement de talent.

Bailout accrédité…tout était-il au mieux ? En tout cas rien ne sera rose ou facile ; il est même certain que la véritable descente américaine dans la vallée ingrate des restrictions budgétaires et des plans sociaux écourtés ou mis à froid, celle des pleurs et des larmes va bientôt commencer. Et cela va durer un temps qui semblera infini à tous ceux qui vont directement en souffrir. Parce qu´il n´y a pas de joie à s´entendre dire un jour de début de pension que…celle-ci a été dévorée par la crise financière de George W. Bush. Ou de perdre l´emploi sous le chômage insolent qui va s´abattre sur ce grand pays. Heureusement…ce pays a encore un Obama pour l´aider, avec une politique de changement, à traverser ce moment difficile de son histoire tout en préservant ses valeurs les plus sûres et les plus belles. Espérons-le vivement et touchons du bois.

 Musengeshi Katata

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26 septembre 2008

KFW, coup occasionnel d´escroquerie ou erreur bancaire grossière ?

Il faut l´avoir entendu de sa propre voix pour y croire : le jour où la Lehman Brothers déposait son Bilan et se mettait sous la protection américaine de l´article 11 de la loi américaine de la banqueroute bancaire lui permettant ainsi de se protéger de ses créanciers, la KFW, une banque étatique allemande, lui transférait 350 millions € ! Ajouté aux 186 millions perdus dans l´écroulement de cette banque américaine de longue renommée, la KFW faisait une perte sèche de 536 millions € du contribuable allemand.

 

Profiter d´une aubaine pour se remplir joyeusement les poches ?

 

La nuit du 14 au t 15 septembre, pendant que le monde entier sur CNN pouvait voir les employés de la Lehman Brothers en direct mettre à la hâte leurs objets personnels en lieu sûr chez eux, le lendemain matin, cependant, on apprenait que la KFW, la banque allemande du crédit pour la reconstruction, avait viré 350 millions € au partenaire déchu. Il faut le faire. Toute l´Allemagne a dégluti et crié au scandale.Comment des banquiers avaient-ils commis une telle bourde ?

L´affaire était d´autant curieuse qu´autant le ministre des finances, Peer Steinbrück, que celui de l´économie, Michael Glos faisaient partie de son conseil d´administration ! Au parlement, aucune lueur ne put être faite sur cette heureuse transaction qui ruina le contribuable aussi curieusement. Erreur. Une méchante erreur d´un automatisme transactionnel tout simplement. Quant aux 186 millions € perdus dans la spéculation malheureuse de la Lehman Brothers, il fallait bien en accepter la perte sèche.

 Si on me demandait mon avis, je dirai que l´occasion était trop belle de faire disparaître ces 350 millions € d´autant que de l´autre côté de l´Atlantique, la Lehman Brothers venait de cesser d´émettre. Parti sans laisser d´adresse. Le plus beau coup de l´année, en fait. Et même si les deux banquiers responsables avaient été virés (non sans, bien entendu une agréable indemnité de sortie), l´argent, lui restait sans trace. Un véritable tour de passe-passe réussi et sans trace.

Et si le parlement et l´opposition de la FDP, des verts allemands et de la « Gauche » allemande se laissèrent convaincre par une absence de preuves évidentes, le peuple de la rue, lui, ruminait et ne croyait pas au hasard d´une quelconque erreur de la part d´un banquier. Quand il n´y a aucune trace, aucun moyen de rappeler cet argent…tout cela était trop bien irrémédiable pour être franc. Et c´est mon avis aussi.Un banquier de deniers publics qui faisait des virements à l´aveuglette à une banque que le monde entier sauf lui savait de l´insolvabilité…admettez que toute cette histoire était…pour le moins trop propre !

Pfuiiittt ! Disparu sans trace et sans recours. Allo, Lehman Brothers ? Parti sans laisser d´adresse ! Pauvres contribuables allemands qui se demandaient à tous les coins de rue : qui a diable reçu notre argent ? Vraisemblablement personne. Faut-il vraiment le croire, que l´argent aussi aimait le ciel ? Aux Etats-Unis les valeurs se volatilisaient joyeusement ces derniers jours…en laissant des caisses de pensions, des épargneurs en désarroi. Pfuiiittt ! Et la spéculation malveillante fait d´un côté des pauvres, de l´autres…des nécessiteux de nouvelles aides financières du contribuable ! Quel monde merveilleux qu´est le nôtre n´est-ce pas ? Mais l´Allemagne avait bien fait disparaître la DDR corps et idéologie…elle en avait l´habitude et le talent occasionnel.

Musengeshi Katata

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23 septembre 2008

Le scandale du lait chinois falsifié

La Chine découvre avec horreur les conséquences désastreuses de la cupidité commerciale de ses distributeurs de lait qui avaient « élargi » ce produit alimentaire en le diluant avec de l´eau. Et pour tromper les apparences, on y ajouta la mélamine (ne pas confondre avec mélanine de la peau), produit servant à fabriquer la colle ou le plastique. Cette criminelle malfaçon a coûté la vie à 4 enfants, causé l´hospitalisation immédiate de 13.000 autres, tandis que plus de 50.000 étaient atteints d´insuffisances rénales inquiétantes.

 Un déjà vu du sens malhonnête et criminel du profit.

L´art de coller et de plastifier la société. A force de fermer les yeux sur le plagiat de ses industriels face aux produits étrangers, on en vient à éveiller un état d´esprit commercial primitif qui élève le profit au dessus de toute fierté que tout commerçant, que tout producteur et artisan place dans le produit qu´il propose à l´acheteur. Sortant du communisme de fonctionnaires bureaucrate et idéologisant, la montée industrielle et commerciale chinoise vertigineuse vers le développement a hélas un aspect regrettable : le manque évident de contrôles détaillés des produits envahissant l´immense marché chinois en gestation. La catastrophe de ce lait faussé le prouve, autant que des conséquences dont on ne peut aujourd´hui qu´évaluer approximativement des suites. scandale_du_lait_en_chine

 Les sociétés mises en causes sont Fonterra, un géant néo-zélandais de l´agroalimentaire possédant dans l´autre société chinoise directement impliquée dans cette affaire, la Sanlu, 43% des actions. La Fonterra prétend qu´elle a, depuis le mois d´août, prié son partenaire chinois à rappeler tous les produits de lait infectés du marché. Or on apprend maintenant que cette escroquerie au lait était connue depuis le mois de mars ! Par ailleurs, ô surprise, on apprend aussi que les produits de lait vendus en Chine par Nestlé étaient aussi traités à la colle et au plastifiant. Certes dans une mesure insignifiante, mais traités tout de même avec une substance qui n´avait rien à voir dans le lait. Nestlé mis à nu, retire tous ses produits de lait du marché chinois pour les remplacer prochainement par des produits sains et irréprochables. Toutes les grande surfaces de ventes dont Wal-Mart, Carrefour ont déjà retiré les produits touchés des rayons.

 On apprend aussi, et cela est très préoccupant au point de mettre en colère l´organisation alimentaire de l´ONU, que ce lait avait été, contrairement aux fausses affirmations des coupables, exporté au Bengladesh, à Taiwan, à Hong Kong, au Japon dans des petits pains chinois exportés qui furent aussitôt retirés des rayons ; ce lait avait été aussi exporté …au Burundi et au Gabon ! Et curieusement, de la part des africains, pas un mot, pas des demandes rapides d´éclaircissement afin d´établir la responsabilité commerciale, d´aider les enfants touchés à se faire soigner rapidement, et endiguer les dégâts en retirant rapidement les restes de ces postes du marché. Rien. Et je dois avouer que ce silence met en colère et prouve, encore une fois, combien l´Afrique est fragile dans la défense de ses enfants et se ses intérêts ouvertement lésés, autant qu´il lui manque, même devant des cas aussi évidents que ceux causés par le lait chinois frelaté, des mécanismes rapides de réaction.

Aujourd´hui on ne peut pas faire aveuglement confiance à l´importation. Les chinois ne font pas exception dans cette affaire, comme on le voit présentement, mais aussi par le passé où ils ont librement excellé dans l´art de falsifier les médicaments, les parfums, les pièces de rechange, les labels de qualités de créateurs occidentaux…etc, etc. Et cette affaire va peut-être leur permettre de réfléchir non seulement sur leurs différents systèmes de contrôle, mais aussi sur le mal intellectuel, qualitatif et économiques évidents qu´ils ont causé à la réputation des produits occidentaux. Et particulièrement aux africains auxquels ils vendaient quotidiennement du faux inefficace pour du vrai. Quand il s´agit de médicament, de lait, cela peut être, comme on le voit, bien mortel.

 L´Allemagne ainsi par ailleurs que toute l´Union Européenne ont demandé à la Chine de faire des éclaircissements complets dans cette affaire, afin que ce genre de situation ne vienne à se répéter. La Chine a mis sous mandat d´arrêt 28 personnes inculpées dans ce scandale, et le chef des services de contrôle de qualité en Chine a démissionné. Reste maintenant à soigner et remettre à pied les enfants malades, les adultes ne souffrant pas de cette malfaçon. On doit cependant reprocher au chinois leur fausse pudeur qui leur a fait taire, dès la prise de connaissance de ce scandale, de son origine et de son ampleur sur la société chinoiseentière. Une fierté mal placée, à mon avis, parce que tôt ou tard, il faut tout de même prendre des décisions protectrices et résoudre le problème de l´origine et des coupables.

 Nous sommes confiants que la Chine résoudra au mieux les conséquences de ce scandale ; elle a assez d´hôpitaux et de moyens financiers pour le faire. Mais qu´en est-il de l´Afrique, par exemple ? Dramatique. Et encore une fois, nous avons raison de prier les africains à se défaire de leur importinite, de protéger leurs secteurs économiques agroalimentaires de toutes importations les mettant à mal. N´est-on pas surpris que Nestlé qui fit sombrer l´élevage et l´agriculture en Jamaïque en y exportant massivement à bas prix le lait de l´Union Européenne, ainsi par ailleurs qu´au Ghana ; que ce Nestlé soit pris en flagrant délit de fraude qualitative dangereuse en Chine ? On peut ainsi, comme on l´avait si souvent fait en Afrique, assassiner tout un peuple sans qu´il ne s´en rende compte !

 Si en Afrique même les Miséréor et autres congrégations épiscopales y vendaient quid des produits médicaux dilués, quid des chiffons aliénants et sans valeur en prétendant aider l´Afrique ou en arguant qu´ainsi ces produits seraient moins chers et mieux accessibles aux pauvres africains, en fin de compte, il faut savoir ce qu´on veut ou ce qu´on défend. Et cette question n´est pas seulement posée aux africains, elle est aussi posée ouvertement aux occidentaux ou exportateurs volontairement malveillants. Car le jour où l´africain reçoit pour son enfant gravement malade un antibiotique dilué ; ce jour-là il est trop tard pour discuter ou philosopher sur la pauvreté. Quant à ceux qui, sciemment et sournoisement avec leurs envahissantes exportations agroalimentaires subventionnées vers l´Afrique où, avec des prix de dumping ils détruisaient l´agriculture et l´élevage de l´arrière pays africain ; nous leur disons encore une fois qu´ils sont malhonnêtes et qu´ils nous assassinent nous et les nôtres tout en prétendant faussement nous aider. Et cela, c´est la pire des inhumanités qui soit.

 Musengeshi Katata

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22 septembre 2008

L´odieux attentat d´Islamabad, un défi ou une déclaration de guerre ?

De qui venait donc cet odieux attentat qui a détruit l´Hôtel Marriott à Islamabad, causé une soixantaine de morts dont l´ambassadeur de la Tchécoslovaquie et plus de 250 blessés par agression suicidaire faisant exploser une bombe de 600 kg ? S´agissait-il réellement d´islamistes, et si oui, que voulaient-ils que diable, ces amis de la poudre et de l´assassinat gratuit ? 

Assez, c´est assez ; cette vermine absolutiste et criminelle déshonore toute la communauté Islamique ! 

Le président pakistanais : Asif Zardari venait à peine de faire preuve de bonne foi en demandant au parlement de lui retirer les droits que s´était adjugé son prédécesseur Pervez Musharaf, Notamment, le droit de dissoudre le parlement et celui de démettre le gouvernement. Par ailleurs, si le nouveau président affirmera, dans la même foulée et à plusieurs reprises : « l’importance d’éradiquer le terrorisme », il a également souligné qu’« il ne tolérerait aucune incursion étrangère sur son sol, au nom de la lutte contre le terrorisme ». Cette phrase aurait dû calmer et rassurer tous les nationalistes épris de paix et tous ceux qui, contrairement aux américains, voyaient, dans les victimes civiles pakistanaise des incursions américaines volontaires sur le territoire pakistanais, une situation qui risquait bien, à la longue, de soulever la colère des pakistanais et mettre fin à une alliance militaire nécessaire à combattre efficacement les Talibans.

 Le nouveau président pakistanais a aussi affirmé son intention de renforcer les liens avec les pays voisins : « la nécessité de renforcer les liens du Pakistan avec ses voisins, l’Afghanistan, l’Inde, mais aussi l’Iran, pour asseoir la stabilité de la région ». Et on le voit dans cette phrase que l´Iran, contre toute politique américaine d´isoler ce pays, fait bien partie non seulement du monde islamique, mais aussi du puzzle de la paix dans la région. Et pour finir, Asif Zardari a formulé le premier devoir du gouvernement : « La priorité du gouvernement consiste à sortir le pays de la grave crise économique dans laquelle il est plongé ».

Et ma foi, sauf les américains qui craignaient un rapprochement pakistano-iranien ou la condamnation de leurs raids militaires à l´aveuglette en territoire pakistanais, tout le monde, du moins des pakistanais, aurait dû saluer honnêtement l´entrée en service de son président. Il ne faut pas oublier que cet homme avait été condamné à 8 ans de prison par le passé pour escroquerie, corruption, trafique de drogue. Vraisemblablement son sens du devoir et sa notion du pouvoir est louable et pleinement responsable. Lui en voudrait-on personnellement ? C´est peu probable. Après tout, il venait du parti majoritaire au parlement et il a été choisi le plus normalement comme successeur légal de Musharaf.    

 Aussi, la question ne devient que plus poignante : qui avait intérêt à saborder ou torpiller l´entrée en service du nouveau président et pourquoi ? Les islamistes ? Mais ce nouveau président semblait défendre leurs droits et veiller à ce que l´aveuglette américaine ne s´abatte pas injustement sur eux. Les amis d´un Musharaf déçu et intriguant ? C´est peu probable, il savait qu´il avait acquis le pouvoir illégalement, et s´il attendait que l´impeachment le déloge, il risquait de perdre l´honneur et les avantages qu´il avait amassé pendant ces neufs ans au pouvoir.

Les islamistes fondamentalistes dans leur illogisme et cécité absolutistes ? C´est vrai qu´on se demande où ils veulent en venir ? Dominer le monde entier sans savoir ni produire des avions, des automobiles ou même être techniquement à même d´apporter des réponses satisfaisantes pour la démocratie et la liberté, envers l´écologie, l´énergie ou la technologie de l´avenir ? Et si ils restaient chez eux, ces gens qui semblaient, uniquement avec leur intolérance et leur Coran, vouloir rallier le monde entier à un Dieu Islamique unique et universel avec tous les moyens criminels et barbares. Peut-on réellement se réclamer de Dieu et assassiner volontairement des innocents et des étrangers ? Quel genre de Dieu défendait-on donc, que diable, si ce n´était un Dieu intolérant, criminel à loisir, opprimant ?

 Les occidentaux, eux aussi avaient jadis joué à ce jeu absolutiste en prétendant que Dieu était blanc et aveuglement, au gré de leurs cupides intérêts et illuminations raciales, ils parcoururent le monde et y semèrent crimes et cruautés de la plus immonde bassesse.  Aujourd´hui, c´est à peine s´il ont le courage même de s´excuser, tant ils veulent tous se défaire d´actes qui n´honoraient ni le christianisme, ni le sens éthique et moral de l´humanisme occidental à travers l´histoire. Mais eux, ils eurent la prescience d´élever la science et la technique au niveau que nous connaissons aujourd´hui. Cela, naturellement, n´excuse ou ne justifie pas leurs actes criminels passés. La morale, l´éthique humaine ne peut pas surseoir son évidence sur le droit et les libertés humaines afin que certains fassent ceci ou accomplissent cela tout en préjudiciant aux valeurs les plus fondamentales de la vie humaine. Et cela est d´autant valable quand on se réclame de Dieu, de la liberté et de la démocratie comme fondement de philosophie socioculturelle. Le crime, qu´on se le dise, ne paie jamais.

 Mais ces barbares du seul Coran intolérant et absolutiste ; de quoi peuvent-ils diable se réclamer, à part leur foi ? Ou croyaient-ils que le monde entier allait travailler pour eux, créer et inventer pour eux ou résoudre pour eux les problèmes de l´énergie, ceux de la mobilité, les problèmes économiques… ? Il faut être bien borné pour croire qu´uniquement avec quelques sourates du Coran on peut tromper le monde entier ! Possible qu´on aille au paradis un jour ; mais nous sommes sur terre ! Allez, les enfants, réveillez-vous là dedans ; il ne faut pas prendre sa petite bêtise pour de l´or pur ! A la longue, on se demande si on n´avait pas affaire à des demeurés fous dangereux tout court qui se cachaient derrière leur religion pour exercer à loisir leur primitive et peu recommandable bestialité.   

Musengeshi Katata

"Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu"

 

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18 septembre 2008

La nationalisation de l´A.I.G, une erreur stratégique aux conséquences désastreuses ?

Une crise financière américaine sous estimée mettait-elle à mal l´optimisme aveuglant des américains envers le grand amour spéculatif de leur Management financier ?

 

L´épée de Damoclès pèse sur Wall Street

 

Qui sème le vent, récolte la tempête.

 Contre tout esprit capitaliste libéral, l´Etat américain, pour sauver l´American International Group du manque de liquidité qui aurait conduit ce deuxième grand assureur du monde présent dans plus de 130 pays, a repris 79, 9% de son capital en lui prêtant 85 milliards $ à deux ans. Les répercussions de la banqueroute de cet assureur sur la place financière américaine et même sur les importantes places financières mondiales aurait provoqué, à coup sûr, un séisme à effet de domino. Et même si après cette opération de sauvetage les marchés se sont quelque peu calmés, je doute personnellement que la tempête est passée. A mon avis le séisme viendra tout de même. Pourquoi ? Mais parce que les banques et assurances américaines se sont trop joyeusement à mon sens, jetés dans la spéculation financière pour cacher qu´en réalité, et face aux dispositions monétaires énormes que disposaient ces institutions, les affaires sur le territoire américain avaient cessé d´être soutenues par de nouvelles et solides sources réelles de production. Spéculer n´est ni interdit, ni réprimandable ; seulement quand on spécule aveuglement et souvent contre les intérêts de sa petite et moyenne entreprise…pour le seul amour du profit, il faut se garder de revenir prêter á ceux qu´on a appauvri. Parce qu´alors, on se mord la queue soi-même, car ils ne sont pas réellement solvables. et si malgré tout on le fait, on a perdu le sens des réalités et celui des principes fondamentaux de son propre système économique.    

 En clair, ces institutions ayant été, sous le gouvernement Bush, libérés de tout réel contrôle bancaire efficace. Elles se crurent donc en mesure d´entretenir ou de propulser l´économie américaine dans le rêve tant adulé des jeunes technocrates américains du Wall Street : celui l´avènement de la société des services où l´argent travaillait dans le monde entier à enrichir des banquiers aux rêves et aux revenus toujours plus généreux et gourmands. On a bien essayé de se jeter sur la Chine qui était, de par son énorme marché, le meilleur filet de consistance du monde ; mais celle-ci, pressentant l´incontrôlable tutelle, s´est rétractée. Sa marche industrielle, cependant, mettait à mal toutes les industries des pays développés. Que restait-il pour les jongleurs financiers américains assoiffés ? Le marché immobilier américain, peut-être ? Celui-ci, tout en étant imposant et dynamique, était cependant étiré par les bas salaires et les pertes d´emplois conséquents à la crise économique qui frappait l´Amérique sans que celle-ci, aveuglée par sa fierté de leader mondial ou trompé par son optimisme naturel, ne veille se l´avouer sincèrement malgré tous les signes les plus persistants.

 On connaît ce qu´il en advient de prêter, pour sauver les apparences, à des clients de petite solvabilité avec l´espoir que la reprise économique viendrait réparer ce léger défaut. La crise économique, cependant, persista et les intérêts supportables lors des signatures des prêts hypothécaires augmentèrent, mettant pratiquement tous les propriétaires de revenus moyens en difficulté. On vendit alors insidieusement ces hypothèques aux autres banques et aux étrangers, afin de limiter les dégâts. Ce faisant, on empoisonnait aussi tous ceux qui s´y laissèrent allécher par ce produit bancaire avarié. Et depuis, c´est la tourmente qui vit s´effondrer tour en quelques mois 3 des 5 plus grandes banques américaines d´investissement, ne laissant survivante sur la place américaine que la Morgan Stanley et la Goldman Sachs.

Et même en permettant à ce grand assureur mondial de relever le front, le mal, lui est profond parce que toutes ces banques et sociétés d´assurance avaient des ramifications entre elles. Les conséquences vont bientôt se faire sentir. On le voit à la réserve de la Morgan Stanley ainsi que celle de la Goldman Sachs à prêter des liquidités à l´A.I.G. malgré les garanties de l´Etat. Par ailleurs, l´autorisation faite à l´A.I.G. de pouvoir emprunter 20 milliards sur une de ses filiales n´a rien changé à ses besoins immédiats de liquidité. L´A.I.G présente un actif de 1050 milliards $ (au mois de Juin) qui sont pris en garantie par l´Etat.

 A mon avis l´A.I.G. a un passif avoisinant l´ordre de 800 milliards $, et ceux-ci vont bientôt faire du bruit, un bruit indésirable et dérangeant entraînant une nouvelle vague de banqueroutes sur le marché financier américain. Parce que prêter à un banquier ou à une société d´assurances et d´investissements qui sont sensés être les plus regardants, les plus diligents dans l´art d´utiliser et d´employer l´argent qui leur est confié ou de l´investir habilement ; si ce n´est plus le cas, il y a eu abus ou irresponsable spéculation. Cette dernière hypothèse me semble la plus probable. Et dans ce cas, et pour l´A.I.G, la tourmente n´est pas finie ; elle ne fait que commencer. Avec ou sans la protection de l´Etat américain. Dans les prochains jours de nouvelles banqueroutes vont venir et à jour. Et je me demande si, d´un point de vue éthique de la philosophie économique américaine, l´Etat a bien fait d´intervenir aussi massivement avec les deniers des contribuables pour soutenir des sociétés privées.

En tout cas les actionnaires de l´A.I.G. semblent mécontents car ils se sentent lésés par les conditions imposées par la tutelle de l´Etat. Il va y avoir des suites ou des procès qui feront, vraisemblablement, voler toute cette opération de sauvetage en l´air. En tout cas je doute que tous les acteurs nationaux et internationaux agissant sur la place américaine avalent tous cette douteuse couleuvre sans se rétracter le moins du monde.

 Musengeshi Katata

„Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu“

 

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16 septembre 2008

Zimbabwe: un accord franc et résolu vers un meilleur avenir ?

L´accord solennellement ratifié ce lundi 15 septembre 2008 scellant le partage politique du pouvoir entre Mugabe (Zanu-PF), Tsvangirai (MDC) et Matambara (MDC indépendant) donne au MDC et à Tsvangirai le poste de premier ministre et 13 sièges au gouvernement, le MDC indépendant, lui, obtient 3 sièges, tandis que la Zanu de Mugabe conservait 15 sièges. En tout don un gouvernement de 31 sièges. Tout est-il dit ? 

Les premiers pas d´un grand espoir ?

 

« L´espoir est une fleur bien délicate, mais si on n´oublie pas d´arroser sa plante gracile et fière ; son éclat épanoui est d´une telle beauté, d´une telle richesse qu´il est capable d´assagir les rêves les plus exigeants sans que ni l´éclat de robe d´élégance, ni son malicieux sourire ne ternissent »

 Nous espérons vivement que cet accord conclu le 11 septembre 2008 va aller au delà des querelles de tranchées que le passé avait étendu entre l´opposition et le régime dirigiste de Mugabe. Oui, espérons que Mugabe va quitter son conservatisme dépassé pour donner la main sincèrement á Tsvangirai qui, espérons-le vivement, aura le talent de remettre ce pays sur les traces d´un meilleur avenir. Car un pays qui entretient une inflation de 11.000 % et dont les secteurs économiques ne fonctionnent plus ou pas efficacement pour remplir leurs rôles envers l´économie nationale, c´est un pays condamné à un sort ingrat. mugabe_tsan

 Cet accord met, fin à la division politique au Zimbabwe ; mais pour régler les problèmes de ce pays, il ne faut pas oublier, l´incidence forces négatives qui ont emmuré ce pays dans un gouffre économique grandissant tous les jours pour s´opposer au radicalisme d´un Mugabe manquant de stratégie pour défaire ses ennemis. Et disons-le tout de suite : ce leader de l´indépendance et de la libération de ce pays du joug colonial de Ian Smith et de l´Angleterre a été combattu avec la sournoiserie la plus systématique qui soit avec l´aval et la complicité ouverte des Etats-Unis. Surtout lorsque ce régime se donna le droit légitime de procéder à une réforme agraire réduisant les possessions abusives des fermiers blancs lesquels détenaient les meilleures terres du Zimbabwe. Cette situation qui avait été notamment aggravée pendant la guerre de libération par laquelle Ian Smith procéda, pour combattre les rebelles et les affamer pour mieux les vaincre, à l´arrosement d´Anthrax sur les terres des régions occupées par ses adversaires indépendantistes. Cela, comme on le sait, rendit ces terres 50 ans stériles. 

Au moment où Tsvangirai devient chef du gouvernement, on se demande ce qui va changer et si, contrairement à Mugabe, il a plus de talent pour mieux organiser la société, investir et inciter les investisseurs réticents face à Mugabe à investir dans le pays. S´il parviendra à dynamiser l´économie nationale abattue  et désordonnée vers une logique de production permettant à ses facteurs de redevenir fructueux et positifs afin qu´un meilleur avenir s´ouvre enfin aux zimbabwéens ? 

Il faut l´espérer. En tout cas cette démocratisation du pouvoir permet, si elle est bien et utilement employée, d´aboutir sur une bien meilleure prospérité que n´y était arrivé l´infortuné Mugabe. Le problème du Zimbabwe n´est pas seulement, comme on le croit par ailleurs dans toute l´Afrique, et même comme l´occident veut l´imposer aux africains sous une forme de culture démocratique conduisant aveuglement à l´aliénation économique et culturelle à l´occident: une question de partage ou de simple gestion du pouvoir dans la logique, la condescendance des prérogatives des intérêts occidentaux ou étrangers. Le pouvoir africain, mieux que jamais et outre qu´il doit respecter et promouvoir les intérêts des siens ; il doit lui aussi répondre aux exigences rationnelles, techniques et scientifiques créatives de moyens et d´instruments économiques, financiers et intellectuels assurant un louable avenir libre, indépendant réellement et techniquement et financièrement libre. Trop de gouvernements en Afrique oublient par trop souvent cette exigence fondamentale de l´exercice du pouvoir à ce point qu´on se demande s´ils n´étaient pas tout simplement des parvenus ou des vassaux de l´empire occidental ! Ou alors s´il ne s´agissait pas d´illuminés qui n´avaient qu´une notion surfaite, banale et expectative de leurs fonctions. 

Au moment où la quatrième banque américaine, la Lehman Brothers, ce lundi 15 septembre 2008, fait son dépôt de bilan auprès de la Cour des faillites des Etats-Unis avec un endettement de 613 milliards $ contre 639 à son passif en secouant les milieux financiers du monde entier, et qu´une autre banque américaine : la Merril Lynch, pour échapper à la banqueroute, est vendue à 50 milliards $ à la Bank of America; rien n´est plus comme avant dans le monde des finances dans lesquelles nous vivons. Après l´écroulement de plus de 10 banques américaines, si quelqu´un affirme que tout va bien ; celui-là doit être bien aveugle…ou dangereusement optimiste. Car si ceux qui prétendent ou prétendaient encore - et cela malgré la crise économique qui sévit dans le monde entier, mais aussi malgré l´échec évident de l´occident à réaliser ou organiser un climat d´épanouissement économique et financier utile et valable pour tous - que nous devions suivre leur exemple, emprunter leur logique et placer leurs intérêts au dessus des nôtres alors que visiblement nous nous appauvrissons chaque jour encore plus sous leur aveugle chosification ; il faut croire que ces gens ne font aucun cas de nos droits légitimes à l´indépendance, à la réalisation culturelle et matérielle des nôtres. 

Ainsi donc, est-il grand temps de chercher et de trouver les voies et moyens pour nous épanouir et nous développer nous-mêmes. Et ceci ne peut se faire que si, comme la Chine l´a fait, nous veillions jalousement à nos accumulations, et si surtout nous prenions à cœur d´affûter et mettre à jour nos facteurs socioéconomiques de développement. De nos jours, il ne suffit plus d´imiter, de suivre ou même de s´aliéner bêtement à la culture ou aux exportations envahissantes des autres aussi belles et aussi alléchantes soient-elles ; il faut aussi être capable, d´une part, de créativité industrielle innovatrice et, autant qu´on doit être capable de répondre, avec ses propres prémisses pratiques, géographiques et écologiques, aux défis énergétiques imminents et à celui, dans les processus de production, respectant nos besoins et nos attentes ainsi que notre environnement et sa multitude. 

Nos enfants, nos sociétés et nos cultures, de par leurs histoires ou leurs retards technologiques actuels, sont tenus à de grands efforts s´ils veulent garantir aux leurs, dans un monde devenant chaque jour plus friands et assoiffés de matières premières, d´un avenir décent et dénué de pauvreté, de manque criant ou de dépendance économique comme c´est le cas actuellement. Cela veut dire que nous devons placer tous nos efforts à former, instruire et émanciper l´intelligence et les capacités dormantes dans le cœur et les cerveaux de nos enfants. Parce que leur éclosion représente non seulement notre salut, mais aussi la projection la plus sincère et la plus fidèle…de nos propres rêves ! Et c´est le comprendre et l´assurer qui fait de tout homme d´Etat africain, de tout intellectuel de ce continent, un citoyen fiable et utile aux siens dont l´humanisme ou la philosophie sociohistorique est contemporaine et de haute cuvée parce que notamment cette pensée respecte la réalisation d´un continent longtemps bafoué et contraint à renier son identité, ses droits légitimes et les sources originelles de sa culture. Nous avons toujours accepté la liberté et les droits de tout autre que nous. Hélas, notre histoire ne nous l´a que trop appris, les autres ne nous acceptent que dans la mesure où nous concédons à l´image qu´ils attendent de nous, ou dans la mesure où nous servons leurs intérêts en négligeant les nôtres. Ceci est négation contre laquelle nous devons nous élever avec la plus ferme de toutes nos énergies rationnelles.

Musengeshi Katata

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14 septembre 2008

Sur le génie de l´inventrice Ngalula Mubenga Sandrine

Commentaire sur Congo Connect

 Nous nous assassinons, malgré tout nous-mêmes !

 

Un brillant exemple qui, hélas, fait plus mal qu´il ne soulage parce qu´il ne sert aucunement á l´Afrique. Bien au contraire, ces inventions seront réalisées et reviendront nous être vendues, ce qui ne nous permettra ni d´avancer, ni de protéger nos accumulations sociales. Chaque fois que nous achetons une voiture produite à l´étranger, nous investissons dans la société et le système économique d´où provient cette voiture. Et cela veut dire que nous nous appauvrissons en ce sens que nous ne permettons pas à nos épargnes de tourner et servir á notre propre société. La différence de cet exemple Ngalula Mubenga Sandrine avec l´esclavage est tout simplement qu´elle en jouira peut-être personnellement.

Pour le Congo ou l´Afrique, cependant, tout deviendra par-là encore pire, parce que ses enfants, au lieu de travailler chez eux, vont vendre leur intelligence à ceux qui, des siècles durant, n´ont rien fait d´autre que d´oppresser et opprimer les leurs.

Si certains y voient une quelconque raison de fierté, moi pas; et ce n´est pas que je ne reconnaisse pas les mérites ou l´intelligence de cette ex patriote, loin de là; mais du point de vue de l´avenir de l´Afrique ou du Congo, rien n´a changé. Pourquoi devrai-je alors me réjouir de quelque chose qu´on va bientôt employer pour mieux nous asservir ? Je sais que l´économie est une science complexe, mais certaines évidences sont flagrantes et du bon sens commun: ce qui ne t´enrichit pas mais travaille contre toi n´est pas dans ton intérêt.

Je me réjouirai que cette intelligente ingénieure se joigne à nous pour lutter afin que les dinosaures politiques au Congo et dans toute l´ Afrique comprennent enfin leur incapacité et cesse d´appauvrir et de terroriser économiquement la jeunesse et l´avenir de ce continent. Alors elle aura, dans un sens, oeuvré dans le bon sens. Je rappelle que chez Bombardier au Canada, le plus grand constructeur aéronautique de cette société est...d´origine congolaise. Personne ne doute du génie africain ou congolais, mais si le contexte social ne leur permet pas de s´épanouir et de servir ce continent avec leur savoir et leurs efforts, les acclamer quand ils brillent à l´étranger n´arrange en rien nos problèmes. Même si nous en sommes singulièrement fiers. Parce que demain leur intelligence sera employée à nous détrousser encore mieux qu´hier. C´est aussi simple que cela.

Vous permettrez alors que je reste réservé, malgré tout. Et elle me comprendra bien si je dis: "Bidi tenta kuetu, anu ne keba peba". Je sais qu´elle n´a pas le choix…vu la gabegie et le marasme contextuel actuel au Congo et même de toute l´Afrique ; j´en conviens. Mais cela ne change rien ni à la réalité, ni à notre combat actuel d´acclamer ceux qui se réalisaient ailleurs pendant que de milliers et de milliers d´autres subissaient chez nous un délaissement scandaleux et criminel ne conduisant leurs sociétés respectives qu´à la mendicité, à la misère et la pauvreté chronique à l´avenir. Car ce n´est pas, lorsque les génies iront créer et inventer ailleurs en y créant l´emploi que chez nous, tombant du ciel, l´emploi et le développement économique nous sera offert gratuitement ! Faut pas rêver la bouche et les yeux ouverts. 

Musengeshi Katata

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10 septembre 2008

Sauvegarder Fannie Mae et Freddie Mac, cela va-t-il sauver un système gangrené ?

Fannie Mae et Freddy Mac, ces deux géants du refinancement hypothécaire américain qui, pour préserver les tantièmes de leurs actionnaires durant des années, avaient eu recours à des prêts « douteux » pour cacher leurs déboires, seront mis sous tutelle de l´Etat américain (FHFA) afin, croit-on, de sauver le marché hypothécaire américain et tranquilliser les créanciers de ces deux financiers dans le monde. Mais cette sauvegarde est-elle saine ; va-t-elle vraiment sauver ces deux sociétés gangrenées par leurs dettes et un immobilier américain perdant continuellement chaque mois 10 á 15% de ses valeurs, ou ne fera-t-elle qu´entraîner le contribuable américain dans un gouffre sans fin dont il ne s´en sortirait qu´en crachant sang et eau ?

 L´art de faire payer aux autres le prix de ses malversations 

 

Le sauvetage de Fannie Mae et Freddie Mac a soulagé les places boursières en Asie et en Europe. Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet a salué «une décision bienvenue » et le Fonds monétaire international a estimé que ce plan contribuera à améliorer «les perspectives économiques et financières mondiales ».Chacun espérant ainsi rentrer, tant bien que mal, dans ses frais occasionnés par l´achat de ce que j´appelle des hypothèques pourries sournoisement cédées aux étrangers tout en sachant qu´elles étaient sans issues positives. Cela, hélas, ne me laisse pas présager un sens d´affaires recommandable.

Et au delà de toute appréciation subjective, cette histoire ne va-t-elle pas, ne met-elle pas la crédibilité du libéralisme financier américain si haut prisé en doute ? Par ailleurs, même si aux dire de l´Etat américain, celui-ci prêterait aux deux hypothécaires en banqueroute 100 milliards par tête ; leurs problèmes s´en trouveraient-ils pour autant résolu quand on sait que fin septembre une dette de 223 milliards $ empoignant ces deux sociétés hypothécaires arrivait à échéance. Un sur trois des ménages américains se trouvaient en passe de subir des coûts hypothécaires plus élevées que la valeur de son immobilier... 

Autrement dit : les choses ne faisaient que commencer à se dégrader pour le système hypothécaire américain. Ce serait peut-être l´occasion de le restructurer et l´assainir définitivement afin que le contribuable américain ne soit pas toujours pris comme le dindon de la farce par ceux qui, lorsqu´ils faisaient des bénéfices employaient toute leur influence à payer le moins d´impôt que possible, et lorsqu´ils faisaient des pertes, ils continuaient à s´offrir à eux et à leurs actionnaires des honoraires exorbitants pour venir faire chanter le contribuable et lui faire payer les pots cassés. Ce genre d´escroqueries aux finances publiques ne devraient pas, dans un système libéral, être entretenus ou supportés. A la fin, cela revient à un subventionnisme financier tout court. Avec le mauvais goût qu´il a été acquis en forçant la main des finances publiques. Déjà on entend les pas des constructeurs automobiles américains voulant, eux aussi, être subventionnés dans un ordre de 50 milliards $. Nous y voilà. La boîte aux pandores est ouverte…Combien de temps encore le système de financement économique américain pourra-t-il, en entretenant ces « sauvetages », se dire libéral ? Dans cette affaire, on avait hélas l´impression que face au moteur en panne, l´Etat américain choisissait de changer…de chauffeur !

 

Le mal, en fait, est plus profond qu´on ne le pense, ou qu´on ne veuille l´avouer publiquement. En effet, depuis que l´état américain, pour cacher ses déboires sur son marché national de l´emploi, et comprimer à la baisse les coûts des revenus industriels pour permettre aux firmes américaines de rester compétitives sur le marché international ; cet état a créé un secteur officiel grandissant de bas salaires subventionnés par l´aide sociale (Job à 1 $), l´économie américaine avait baissé la culotte et donné à tout le monde, et particulièrement aux allemands, des raisons de fausser la concurrence et les lois du libéralisme économique sur les marchés nationaux et mondiaux. Et depuis, une forme nouvelle d´esclavage avait remplacé le bon travail bien payé. On y gagnait beaucoup moins tout en faisant le même travail qu´hier, quitte à aller quêter les subventions de l´aide sociale pour nouer les deux bouts. Etait-ce mieux que le chômage ? Bien sûr. Mais la fierté et la morale de vivre honorablement de ses efforts avaient disparu. Mais pendant que la classe moyenne s´évaporait aux Etats-Unis comme en Allemagne, les sociétés commerciales, elles, continuaient à faire bénéfices sans avoir à payer des salaires honorables. Et ces sociétés réclamaient encore à corps et à cris de payer moins d´impôts ou pas du tout !

 

Le problème donc, si on veut, n´est pas seulement Fannie Mae et Freddy Mac ; mais bien celle d´une société américaine acculée économiquement, et qui, contre tout sain économisme, jetait ses propres ouvriers, sa propres classe moyenne en pâture à une nouvelle forme d´exploitation qui les appauvrissait au lieu de les payer adéquatement afin qu´à leur tour ils consomment et financent leurs immobiliers et leurs petites entreprises sans heurts. Les conséquences ? L´écroulement prochain et l´appauvrissement des salaires moyens : ceux qui représentait, dans toute société industrielle moderne, le moteur de 80 % de l´emploi et des revenus moyens. On misait, à tort, sur les multinationales et les géants financiers aux tentacules internationales ; mais comme on le voit avec Fannie Mae et Freddy mac, c´étaient des géants aux pieds d´argile lorsque leurs clients s´écroulaient. C´est donc l´art de se mordre la queue ou de croire qu´en soutenant l´institution tout en étouffant son client qu´on résolvait la crise. Autre chose me déplait personnellement dans la manière par laquelle Fannie Mae et Freddy Mac ont voulu résoudre leur impasse : notamment en prêtant, contre toute réserve professionnelle et d´usage courante, á des clients financièrement faibles. Puis de se débarrasser le plus rapidement que possible des hypothèques avariées avant que la bombe n´éclate. Cela dénotait un calcul…pour le moins peu regardant pour la loi la plus précieuse des hypothèques : ne prêter qu´avec une marge raisonnable de sécurité. La forêt, dit implicitement Shakespeare, ne doit pas faire oublier l´arbre…

 

Produire plus, produire mieux, cela résolvait-il la crise économique américaine ? Oui et non. Produire, tout cela est bien ; encore faut-il vendre ! Et si, comme l´Amérique ainsi que tout l´occident l´avaient pratiqué, on avait appauvri sciemment ses futurs clients ou on les avaient systématiquement empêchés de s´épanouir économiquement avec des méthodes de dumping, de corruption, de guerres d´instabilité et d´endettement factices et assujettissant ; qui achèteraient donc demain leurs produits coûteux ? L´actuelle situation économique de quasi saturation en occident avaient fait de chacun un concurrent acharné produisant lui-même et protégeant jalousement ses balances de paiement. La Chine ? Elle devenait de plus en plus rapidement (un peu trop rapidement pour les occidentaux ennuyés) un concurrent de taille autant dans ses prix que dans la synergie imposante de son dynamisme financier dont l´énorme capacité de marché serait bientôt capable de dicter ses priorités au monde entier. Et derrière la Chine se profilait déjà l´Inde…En occident, on avait, et cela depuis plus de vingt ans, pris l´habitude de repousser les problèmes dans l´avenir en espérant que les jours meilleurs reviendraient. Et depuis vingt ans on s´endettait, mais les jours meilleurs, eux, se faisaient toujours attendre.

 

A l´occasion des présidentielles américaines, on a eu l´occasion de percevoir le gouffre ou le dilemme américain actuel : un choix ou une danse indécise entre un conservatisme dépassé défendu par les républicains et le changement prôné par Obama et le parti démocrate. Et sans ici prendre aveuglement parti pour les démocrates, nous estimons que ceux-ci ont raison. Car à force de s´accrocher à des valeurs et des structures éprouvées hier, certes, mais aujourd´hui inadéquates et inflexibles à rendre justice à un économisme mondial changeant et autrement exigeant  par l´arrivée de la Chine, notamment, sur le marché commercial mondial ; on perd du temps et des ressources à soutenir ou soigner un cheval malade qui ne fera plus long feu. Or, devant le renchérissement des coûts de l´énergie et des matières premières prochain, il faut absolument investir dans de nouvelles formes d´énergie plus écologiques et des technologies épargnant les matières premières tout en étant autant efficace que par le passé, sinon plus efficaces. Ce défi n´est pas seulement dicté par le coûts des matières premières ; il est aussi dicté par la création de nouveaux emplois et de nouveaux produits commerciaux. Le gouvernement Bush a, en 8 ans de gouvernance, hélas, manqué de voir les choses comme il le fallait en croyant, comme par le passé, que seul la poudre des canons et les pressions et embargos économiques résolvaient le problèmes. Si hier cette logique avait eu ses moments de satisfaction, aujourd´hui cependant elle n´avait qu´une valeur de mépris.

 

Tout aujourd´hui, pour les sociétés industrialisées occidentales, se jouera au nombre de leurs clients et de leurs exportations. Celui qui méprise ou appauvrit ses clients ou les moleste ne doit pas s´étonner si son avenir devient maigre et esseulé. Ce corollaire a une conséquence logique : le client doit, lui aussi s´épanouir pour rester un client crédible, financièrement indépendant et assidu dans ses échanges commerciaux. Or, dans leur rapacité et leurs complexes hégémoniques les occidentaux avaient pris la fâcheuse habitude de ruiner volontairement leurs clients avec des techniques et des moyens divers. Et beaucoup ne voyaient pas encore venir le train qui exigeait d´eux de changer de fusil d´épaule ; cependant que sans cela les clients appauvris d´hier ne deviendraient pas à coup de bâton magique riches et acheteurs à loisir. C´est donc, ne le cachons pas, la fin d´une époque qui se déroule devant nous. Et celle-ci exige des exclus d´hier qu´ils cessent de tourner en rond, qu´ils investissent à long terme et efficacement dans leurs bien-être et leurs développements futurs. Cela est prioritairement vrai pour l´Afrique. Et si maintenant quelqu´un n´a pas saisi l´analogie qu´il y a entre le client du contexte national de celui du contexte international ; celui-là se refuse tout simplement à voir les choses telles qu´elles sont. 

Musengeshi Katata

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Posté par Musengeshi Kat à 02:13 - Le tissu économique de l´avenir - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 septembre 2008

L´après Fay, Gustav, Hanna,… Ike et… Joséphine !

La saison des déluges, des inondations et des destructions immobilières a causé cette année en Haïti, en République Dominicaine, à Cuba, en Jamaïque, en Louisiane…des dégâts annuels considérables. Ne serait-il pas temps que ces afflux d´énergies naturelles dévastatrices s´abattant annuellement sur les Caraïbes et la côte américaine soient domptées, sinon contrôlées pour servir d´énergie constructive plutôt que de subir d´année en année leurs énormes forces destructrices ? 

Sortir de l´expectative et domestiquer ces énormes masses d´énergie déployées par les vents et les marées sauvages. 

En Haïti, pays le plus pauvre du continent américain, ces intempéries ont été particulièrement violentes et destructrices. N´est-il pas temps d´employer ces énergies indomptées en élevant des digues comme aux Etats-Unis ou en construisant des murs pare vents et des barrages d´eau afin d´employer ces énergies déchaînées plutôt que de les subir annuellement avec des évacuations fugitives indésirables qui, tout en créant de grands frais aux pays qui pouvaient les supporter, ne changeaient rien au retour de ces phénomènes naturels dangereux et destructeurs. 

Le moins qu´on peut dire, encore une fois, est que la pauvreté ou la misère ne paient pas : ce sont ceux qui n´avaient rien, les derniers des pauvres qui payaient de leurs vies et de leurs biens d´infortune le prix le plus douloureux occasionné par ces Ouragans. Et c´est peut-être ici l´occasion, encore une fois, de cesser de se faire d´illusion et de faire des coupe-feu permettant non seulement de briser le parcourt de ces ouragans et leurs raz de marées dévastatrices, mais aussi d´employer ces forces naturelles déchaînées à produire l´électricité. C´est possible. Mais comme toujours, il se pose la question de financement…et d´imaginaire sortant de l´expectative traditionnelle pour faire preuve de véritable utilité technologique. 

La critique qu´on peut faire à Haïti et même á Cuba par ailleurs, est que ce pays n´arrive pas à rendre justice à ses 204 ans d´indépendance. Parce que ses élites ne remplissent pas leurs rôles ou n´en sont absolument pas à la hauteur. A la lueur des dégâts de ces hurricanes, on a pu voir dans quel débâcle se débattaient les populations pauvres que ce soit en Haïti, en République Dominicaine ou à Cuba. Construire des digues côtières est coûteux, certes, mais subir chaque année et comme on le voit présentement avec la détérioration de l´écologie mondiale ces excursions incontrôlées de forces destructrices n´est ni rassurant, ni propice à éclore une vie sociale et économique stable. Car chaque année, à la même époque, les destructions indésirables ainsi que les exodes forcées sont à l´ordre du jour. 

Mieux vaut donc prévenir et prospérer pour mieux se défendre que guérir faussement et s´encroûter à la pauvreté en souffrant indéfiniment de tous les maux de la nature. Et encore une fois : sortir de l´expectative et de la passivité sociale idéologique s´abandonnant à ces forces naturelles indomptées jusqu´à ce jour pour les canaliser et les employer à servir la production énergétique sociale humaine au lieu d´en subir indéfiniment chaque année les déluges et les invasions. Mais pour cela, il faut sortir, bien entendu de la misère et de la pauvreté ; autant qu´il faut employer la science et la technique pour parvenir à rompre une situation à la longue logiquement insupportable. Sinon…eh bien sinon on devra chaque année apprendre à nager…et voir ses récoltes et ses efforts urbains et mat´riels s´envoler en fumée. Est-ce cela la logique conduisant à la dignité et à la fierté humaine de sociétés averties et responsables ?

 Musengeshi Katata

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Posté par Musengeshi Kat à 19:11 - Impact de l´actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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