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Forum Réalisance

Cet espace va à la recherche de l´existentialisme de l´homme noir pour lui permettre de mieux se déterminer face à l´histoire et face à la réalisation de sa liberté.

08 octobre 2008

Système financier mondial: la chute libre dans un dangereux gouffre de méfiance.

La confiance ne se donne pas, dit-on ; elle se mérite. Mais lorsqu´on a abusé de ce partenaire monétaire incessible par le faux, le sournois et le fictif; réparer devient un long chemin d´épuration qui risque de faire bien mal à bien de petites gens innocentes. Et malgré tout, il nous faut un nouveau départ clair, limpide...rassurant.

 

Si tu ne viens pas à la vertu, tôt ou tard la banqueroute viendra à toi

 

"You can fool all the people for some time, and you can fool some people for all time, but you cannot fool all the people for all time." Abraham Lincoln 

 América, ô América…si tu savais quelle boîte de pandore tu as ouvert sur le monde avec les tribulations financières de tes rapaces banquiers ! Depuis trois jours, dans toutes les bourses financières du monde, c´est la chute libre dans un gouffre sans fin qui risquait bien de finir par l ´écroulement du système économique et financier mondial. Pourquoi pourrait-on se demander. Mais parce que la confiance n´y est plus. Chaque banquier se méfie de son prochain. A raison. Après avoir lancé sur le marché international des valeurs financières faisandées d´un montant avoisinant 5.000 milliards $ pour cacher les déboires de leur économie surmenée, les américains ne sont pas capables de retirer ces valeurs vides du marché. Le plan de réparation du Bailout de 700 milliards $ décrété par George Bush et le Sénat américain outre qu´il ne semble pas être à la hauteur de réparer les dégâts, il ne semble pas non plus être en mesure de restaurer la confiance détruite dans les milieux financiers. Eh oui, ces valeurs que personne ne voulait avouer posséder dormaient encore dans les coffres forts de biens de banques choquées et intimidées…Et tout le monde craignait qu´à bout de liquidité ou d´espoir, certains banquiers n´empoisonnent un jour prochain à leur tour leur clients ou partenaires. 

 Et depuis ce lundi 6 octobre 2008, c´est la descente aux enfers de l´épuration. Le système essaie de se débarrasser par lui-même des valeurs impropres en réduisant ou en contraignant les valeurs cotées en bourse à leur plus petite expression pour éviter des retranchements trompeurs ou faussaires de la réalité. Tous les banquiers européens et autres qui s´étaient laissé abuser par les faux produits américains sous la promesse de juteuses provisions se trouvèrent, dès le vendredi 3 octobre, en chute libre. Ce qui prouve d´une part que le Bailout américain ou pas, tant que les fausses valeurs étaient en circulation, la confiance ne trouverait, chez des banquiers devenus nerveux et méfiants, pas son lit tranquille et régulier d´affaires.

 Le système financier international fondé sur le dollar et l´hégémonie américaine est-il à sa fin ? Hélas. En tout cas, les américains lui ont donné eux-mêmes le coup de grâce en y injectant, dans un énorme ballon gonflé de fâcheuses jongleries financières plus faussées que solidement financées, d´hypothèques malhonnêtes dont on se servit pour enfumer son monde avec un système encore plus trompeur d´assurances, de rating…etc. Un système hautement malveillant d´usage et d´utilisation honteuse de la malfaçon en finances. Les conséquences, on les voit aujourd´hui dans le monde entier. Et ce n´est même pas spéculatif d´affirmer que Greenspan, ce vieux maître banquier américain voyant venir l´écroulement de l´hégémonie financière américaine sur le monde et du recul économique de son pays, autorisa et soutint ces irrégularités afin de gonfler un ballon si grand que tout le monde n´y verrait que du feu. Mais il avait compté sans l´insatiable cupidité des banquiers de la Wall Street qui voyant leur stratagème réussir à en mettre plein la vue au monde, exagérèrent scandaleusement. Et non moins dangereusement.

L´Amérique est bien en déroute économique depuis plus de cinq ans. Pour tromper son monde, on a instauré sur le marché américain des facilités de financement à la consommation des conditions…plutôt surprenantes. Ainsi tout pouvait s´acheter aujourd´hui à vue et être payé dans trois ans ! Les meubles, les voitures, les immobiliers, les voyages…Cela a trompé les apparences économiques et précipité le consommateur américain dans une fièvre d´achat sans retenue. Le réveil aujourd´hui est une nation qui a un endettement privé par tête d´habitant allant au-delà de 50.000 dollars. Mais l´Etat non plus ne donna pas un bon exemple : il jeta l´argent pas la fenêtre dans des guerres de prestige ridicules et grotesques ou des projets militaires n´ayant en rien la qualité ni de résoudre les problèmes de l´avenir tel que ceux de l´énergie, ni de moderniser, par de nouveaux produits commerciaux, la production industrielle américaine. Et maintenant que le vent froid de la récession accélérée par une crise assommante des finances ouvrait grand ses portes en raidissant la croissance aux Etats-Unis ; que va donc faire un Etat qui, lors des années grasses n´a pas épargné ou gardé les pieds sur terre qui se trouve en étroitesse obligé d´investir pour garder ou conserver son niveau de vie ? Les temps vont être bien durs. Surtout pour les projets sociaux tels que l´assurance maladie ou encore la restauration du système éducatif américain public…

 Un géant aux pieds d´argile. L´Amérique s´est-elle elle-même mise dans un gouffre de méfiance internationale et de perte de possibilités économiques rejetant ce pays dans une longue et pénible récession dont elle ne sortirait que pour s´entendre dire qu´elle n´était plus le leader effectif du monde libre ? J´en ai peur. Trop de mensonges, trop de gaucheries, trop de coups bas et décidément trop d´engagements militaires sans gain aucun sinon des dépenses choquantes de finances publiques ont parsemé les 8 ans de gouvernance d´un Bush maladroit et sans le moindre talent économique et politique. L´Amérique qui était le leader réel du monde libre a oublié ou sciemment fermé les oreilles et les yeux sur le fait qu´un leader se doit non seulement de montrer l´exemple, il doit aussi être conciliateur tout en défendant un idéal de liberté et de démocratie valable pour tous, et pas imposable à tous ou la mettant toujours en position de force ou de priorité. A ce petit jeu de faussement de valeurs, on en vient, comme on le voit aujourd´hui, à confondre le droit, l´idéal et la vertu de ses étroites prétentions subjectives. Et lorsqu´à un tournant de l´histoire toutes les valeurs bâclées ou mésestimées exigeaient d´être réparées…on était acculé à redorer ses propres valeurs culturelles. Fini le faux et usage de faux, le mensonge ou la politique des demi vérités ; la réparation exigeait du solide et du sérieux. Le « Rêve américain » était-il assez fort et sûr de lui pour soutenir une telle épreuve de remise à jour de ses plus belles valeurs ? Au fait, quelles étaient-elles ? 

Ce qui s´écroulait avec cette crise financière qui mettait tout le monde à mal, c´est, ne nous y trompons pas, toute les faussetés et toutes les douteuses valeurs que les Etats-Unis et même le monde dans sa naïveté ou son suivisme, ont entretenus. Et malgré les douleurs ou les inconvénients de cette impasse de laquelle nous nous en sortirons bien en y laissant quelques plumes ; c´est peut-être l´occasion de revoir ensemble les règles régissant notre système économique et financier actuel en lui donnant un visage, des voies et des méthodes d´exercice non seulement valables pour tous, mais aussi nous mettant à l´abri de quelque abus d´usage malhonnête que ce soit. Certes, on ne peut pas prétendre à la perfection, mais en créant des gardes fous et des principes de règles intransigeants et contrôlés, on peut arriver à garantir au monde d´un système international sain, du moins équitable, valable et dans l´intérêt de tous.

Toutes les solutions ou les méthodes actuelles employées à éteindre le feu sur le marché mondial financier, à commencer par le Bailout américain de 700 milliards, les garanties des Etats européens sur les avoirs bancaires de leurs ressortissants suivis par la promesse de secourir toute banque en difficulté…la baisse des taux d´escompte aux Etats-Unis et en Europe ; toutes ces solutions ou moyens d´interventions ne sortiront leurs effets que si toutes les valeurs financières faisandées injectées sur le marché sont retirés, transformées en valeurs réelles par rachat, ou jetées à la poubelle afin de ne pas infecter les autres valeurs financières saines. Sans cela, la confiance ne sera que très difficile à retrouver dans un secteur bancaire où la confiance représente 80% de toute transaction. Cette crise, qu´on ne s´y trompe pas, ne fait que commencer. Surtout pour les américains dont l´économie va être mise à l´épreuve la plus dure qu´elle n´ait jamais connue. Espérons que ce grand pays profitera de cette ébullition pour se débarrasser de ses illusions gratuites, qu´elle résoudra au mieux ses contradictions idéelles, et qu´elle en sortira grandie et ennoblie d´un sens de l´histoire qui nous rende la joie d´aimer ce pays et de l´admirer envers et contre tout.

 Musengeshi Katata

„Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu“

 

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Posté par Musengeshi Kat à 15:03 - Le tissu économique de l´avenir - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

A Mr. KÄ Mana et à son éloge débordant envers Antoine Gizenga

Commentaire sur l´article paru sur Le Potentiel du 29-09-2008

 

Trop d´éloges pour un dinosaure incapable

 

En vous lisant, c´est à peine si on se demande si vous êtes objectifs ou si, comme tous les africains vous avez perdu votre cerveau au soleil de ce continent et à la misère et la pauvreté qui y sévit. Quel chant de reconnaissance et bravoure pour un homme politique qui nous laisse derrière lui que débâcle, corruption, misères et pauvreté encore plus lourde qu´à son arrivée au pouvoir sous Kabila. Il était pourtant le premier ministre de ce pays; c´était à lui de changer cela !

 Je ne sais pas si j´ai bien compris ; d´après vous les congolais devraient se féliciter de son caractère, de ses orientations politiques malgré qu´il n´arriva à aucun résultat palpable et sonnant pour leurs portes monnaies et leurs avenirs ? Dites-moi, est-ce une blague ou vous avez reçu votre diplôme universitaire sans savoir distinguer le devoir politique accompli de l´incompétence croulante pure et simple ?

D´après vous les congolais devraient continuer à mourir de faim, à se débattre avec la pauvreté, le manque d´emploi, les guerres et l´insécurité citadine quitte à chanter ou admirer le caractère et le passé de leurs hommes politiques dont la grande vertu n´aurait été que de ne rien changer à ce cruel tableau ?

J´ai bien peur, cher ami, que vous ne sachiez rien de la politique ou des devoirs qu´un premier ministre a envers sa nation et son peuple. Et pardon, je suis Lumumbiste ! Mais vous, vous semblez, pour quelqu´un qui se prétend philosophe et théologien, délibérément ignorer les attentes trompées que le peuple avait placé en cet homme. Personne ne lui avait dit d´aller se proposer au pouvoir, et s´il l´a fait, c´est qu´il s´en sentait capable. Or, les résultats sont médiocres et scandaleux pour un lumumbiste. Et ce n´est pas seulement moi qui le dit ; lorsque De Gucht voyagea pour le Congo, il ne revint pas plein d´éloges pour le gouvernement Gizenga et son chef d´Etat. Pas du tout. Pour les congolais, c´est la même choses : leurs tourments et leurs désarroi grandissent de jour en jour. Il n´y a que vous pour chanter les louanges de l´incapable déchu !

 Alors, permettez-moi de vous dire ceci : il y a un bout de temps qu´on remarque que les instruits (vous remarquerez que je ne vous traite pas d´intellectuel parce qu´à mon sens vous manquez totalement d´objectivité) africains sont désorientés et hors sujet ; mais vous, vous avez gagné la palme d´or de la fausseté en faisant l´éloge de quelqu´un qui, justement parce qu´il était lumumbiste et armé d´expérience, aurait dû être plus diligent et plus assidu à changer au mieux la fortune quotidienne des congolais.

Il n´y est pas arrivé. Mais cela ne vous inquiète pas ; seul compte le caractère ou le passé politique ou idéologique de l´homme. Mais, sincèrement, d´après vous, à quoi sert donc la conviction politique ou le caractère d´un homme politique ? A s´imposer et changer les chose au mieux de ses convictions; que diable. On ne l´a pas mis au pouvoir pour contempler ses beaux yeux ou ses belles dents ! Et s´il n´y arrive pas, désolé, ce n´est rien d´autre qu´un tigre en papier ou un incapable tout court. Et si pour vous il a mérité des louanges... encore une fois désolé, mais vous ne faites pas honneur à vos études ; sinon vous auriez déjà compris que pour le peuple, et même pour tout esprit objectif, seuls les résultats comptent. Ni les promesses, ni les illusions. Et monsieur Gizenga n´a pas fait des miracles au Congo, loin de là. A ce titre, il ne mérite aucun compliment. Absolument pas. Même à titre de respect de son âge avancé. Le pouvoir ne connaît ou ne reconnaît que les résultats, pas les vœux ou les bons souhaits. Sinon ce ne serait pas le pouvoir. Si vous n´en avez aucune notion, n´acclamez pas ; c´est indécent ! Ou croyez-vous que le peuple se nourrit du caractère ou du passé de ses homme politiques pendant que ses femmes et ses enfants subiraient la pauvreté la plus rance, sans revenu et sans perspective d´avenir ? Oh, là là...!

 Musengeshi Katata

Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu

 

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Posté par Musengeshi Kat à 01:36 - critique et objectivité - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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