08 octobre 2008
Système financier mondial: la chute libre dans un dangereux gouffre de méfiance.
La confiance ne se donne pas, dit-on ; elle se mérite. Mais lorsqu´on
a abusé de ce partenaire monétaire incessible par le faux, le sournois et le
fictif; réparer devient un long chemin d´épuration qui risque de faire bien mal à
bien de petites gens innocentes. Et malgré tout, il nous faut un nouveau départ
clair, limpide...rassurant.
Si tu ne viens pas à la vertu, tôt ou tard la banqueroute viendra à
toi
"You can fool all the people for some time, and you can fool some people for all time, but you cannot fool all the people for all time." Abraham Lincoln
L´Amérique est bien en déroute économique depuis plus de cinq ans. Pour
tromper son monde, on a instauré sur le marché américain des facilités de
financement à la consommation des conditions…plutôt surprenantes. Ainsi tout
pouvait s´acheter aujourd´hui à vue et être payé dans trois ans ! Les
meubles, les voitures, les immobiliers, les voyages…Cela a trompé les
apparences économiques et précipité le consommateur américain dans une fièvre
d´achat sans retenue. Le réveil aujourd´hui est une nation qui a un endettement
privé par tête d´habitant allant au-delà de 50.000 dollars. Mais l´Etat non
plus ne donna pas un bon exemple : il jeta l´argent pas la fenêtre dans
des guerres de prestige ridicules et grotesques ou des projets militaires
n´ayant en rien la qualité ni de résoudre les problèmes de l´avenir tel que
ceux de l´énergie, ni de moderniser, par de nouveaux produits commerciaux, la
production industrielle américaine. Et maintenant que le vent froid de la
récession accélérée par une crise assommante des finances ouvrait grand ses
portes en raidissant la croissance aux Etats-Unis ; que va donc faire un
Etat qui, lors des années grasses n´a pas épargné ou gardé les pieds sur terre
qui se trouve en étroitesse obligé d´investir pour garder ou conserver son
niveau de vie ? Les temps vont être bien durs. Surtout pour les projets sociaux
tels que l´assurance maladie ou encore la restauration du système éducatif
américain public…
Ce qui s´écroulait avec cette crise financière qui mettait tout le monde à
mal, c´est, ne nous y trompons pas, toute les faussetés et toutes les douteuses
valeurs que les Etats-Unis et même le monde dans sa naïveté ou son suivisme,
ont entretenus. Et malgré les douleurs ou les inconvénients de cette impasse de
laquelle nous nous en sortirons bien en y laissant quelques plumes ; c´est
peut-être l´occasion de revoir ensemble les règles régissant notre système
économique et financier actuel en lui donnant un visage, des voies et des
méthodes d´exercice non seulement valables pour tous, mais aussi nous mettant à
l´abri de quelque abus d´usage malhonnête que ce soit. Certes, on ne peut pas
prétendre à la perfection, mais en créant des gardes fous et des principes de
règles intransigeants et contrôlés, on peut arriver à garantir au monde d´un
système international sain, du moins équitable, valable et dans l´intérêt de tous.
Toutes les solutions ou les méthodes actuelles employées à éteindre le feu
sur le marché mondial financier, à commencer par le Bailout américain de 700
milliards, les garanties des Etats européens sur les avoirs bancaires de leurs
ressortissants suivis par la promesse de secourir toute banque en difficulté…la
baisse des taux d´escompte aux Etats-Unis et en Europe ; toutes ces
solutions ou moyens d´interventions ne sortiront leurs effets que si toutes les
valeurs financières faisandées injectées sur le marché sont retirés,
transformées en valeurs réelles par rachat, ou jetées à la poubelle afin de ne
pas infecter les autres valeurs financières saines. Sans cela, la confiance ne
sera que très difficile à retrouver dans un secteur bancaire où la confiance
représente 80% de toute transaction. Cette crise, qu´on ne s´y trompe pas, ne
fait que commencer. Surtout pour les américains dont l´économie va être mise à
l´épreuve la plus dure qu´elle n´ait jamais connue. Espérons que ce grand pays
profitera de cette ébullition pour se débarrasser de ses illusions gratuites,
qu´elle résoudra au mieux ses contradictions idéelles, et qu´elle en sortira
grandie et ennoblie d´un sens de l´histoire qui nous rende la joie d´aimer ce
pays et de l´admirer envers et contre tout.
„Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu“
Forum Réalisance
A Mr. KÄ Mana et à son éloge débordant envers Antoine Gizenga
Commentaire sur l´article paru sur Le Potentiel du 29-09-2008
Trop d´éloges pour un dinosaure incapable
En vous lisant, c´est à peine si on se demande si vous êtes objectifs ou
si, comme tous les africains vous avez perdu votre cerveau au soleil de ce
continent et à la misère et la pauvreté qui y sévit. Quel chant de
reconnaissance et bravoure pour un homme politique qui nous laisse derrière lui
que débâcle, corruption, misères et pauvreté encore plus lourde qu´à son arrivée
au pouvoir sous Kabila. Il était pourtant le premier ministre de ce pays; c´était à lui de changer cela !
D´après vous les congolais devraient continuer à mourir de faim, à se débattre
avec la pauvreté, le manque d´emploi, les guerres et l´insécurité citadine
quitte à chanter ou admirer le caractère et le passé de leurs hommes politiques
dont la grande vertu n´aurait été que de ne rien changer à ce cruel tableau ?
J´ai bien peur, cher ami, que vous ne sachiez rien de la politique ou des
devoirs qu´un premier ministre a envers sa nation et son peuple. Et pardon, je
suis Lumumbiste ! Mais vous, vous semblez, pour quelqu´un qui se prétend
philosophe et théologien, délibérément ignorer les attentes trompées que le
peuple avait placé en cet homme. Personne ne lui avait dit d´aller se proposer
au pouvoir, et s´il l´a fait, c´est qu´il s´en sentait capable. Or, les résultats
sont médiocres et scandaleux pour un lumumbiste. Et ce n´est pas seulement moi
qui le dit ; lorsque De Gucht voyagea pour le Congo, il ne revint pas
plein d´éloges pour le gouvernement Gizenga et son chef d´Etat. Pas du tout.
Pour les congolais, c´est la même choses : leurs tourments et leurs désarroi
grandissent de jour en jour. Il n´y a que vous pour chanter les louanges de l´incapable
déchu !
Il n´y est
pas arrivé. Mais cela ne vous inquiète pas ; seul compte le
caractère ou le passé politique ou idéologique de l´homme. Mais,
sincèrement, d´après
vous, à quoi sert donc la conviction politique ou le caractère d´un
homme
politique ? A s´imposer et changer les chose au mieux de ses
convictions; que diable. On ne l´a pas mis au pouvoir pour contempler ses beaux yeux ou ses belles dents !
Et s´il n´y arrive pas, désolé, ce n´est rien d´autre qu´un tigre en
papier ou
un incapable tout court. Et si pour vous il a mérité des louanges...
encore une
fois désolé, mais vous ne faites pas honneur à vos études ; sinon vous
auriez déjà compris que pour le peuple, et même pour tout esprit
objectif, seuls
les résultats comptent. Ni les promesses, ni les illusions. Et monsieur
Gizenga
n´a pas fait des miracles au Congo, loin de là. A ce titre, il ne
mérite aucun compliment.
Absolument pas. Même à titre de respect de son âge avancé. Le pouvoir
ne connaît ou ne reconnaît que
les résultats, pas les vœux ou les bons souhaits. Sinon ce ne serait
pas le
pouvoir. Si vous n´en avez aucune notion, n´acclamez pas ; c´est
indécent !
Ou croyez-vous que le peuple se nourrit du caractère ou du passé de ses
homme
politiques pendant que ses femmes et ses enfants subiraient la pauvreté
la plus rance, sans revenu et sans perspective d´avenir ? Oh, là là...!
Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu
Forum Réalisance